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lutte de positionnement ou rupture idéologique: Comment sortir le FPI de la crise

L'Afrique en mouvement - Afrik53.com : Infos 7J/7 le Jeudi 20 Novembre 2014 à 10:54 | Lu 677 fois



lutte de positionnement ou rupture idéologique: Comment sortir le FPI de la crise
Le 4 juillet 2014, le Président du Fpi, Pascal Affi N'Guessan, a pris une décision réaménageant profondément le Secrétariat Général.

Certains membres de la Direction du Parti, mécontents de cette décision, ont aussitôt saisi le Comité de Contrôle, au travers d’une pétition, et alerté l’opinion publique, par médias interposés.
Il s’agissait pour eux, d’une part, de contester la conformité de cette décision avec les principes élémentaires et les procédures jurisprudentielles qui régissent la gouvernance du Fpi et, d’autre part, qualifier cette décision de tentative de passage en force et d’acte de nature à fragiliser le parti et à mettre en mal sa cohésion et son unité.

Le Comité de Contrôle, vidant son délibéré au Comité central extraordinaire du 14 août 2014, déclare « en tous points, non conforme aux textes et à la pratique en vigueur au sein du parti, la Décision présidentielle en date du 4 juillet 2014 portant réaménagement du Secrétariat général... ».
Il a en conséquence recommandé au Président « le retrait en l’état » de sa décision et « d’en référer au Comité Central préalablement à l’adoption de toute nouvelle décision portant sur le même objet ».

Mais, face aux graves risques de dérapage de ce débat qui avait commencé à échapper aux protagonistes et aux structures du Parti, lesdits protagonistes ont accepté de s’en remettre à un Comité de Médiation constitué de personnes de bonne volonté, à l’effet de ramener le calme et la sérénité dans le Parti.
Conformément aux résultats obtenus par le Comité de Médiation, lesquels ont été acceptés par toutes les parties et endossés par le Comité Central, lors de sa réunion extraordinaire du 14 août 2014, le président Affi a pris une autre décision, en annulation de celle du 4 juillet 2014 querellée, qui a été présentée au Comité Central extraordinaire du 14 août 2014 et un Congrès a été convoqué pour les 11, 12, 13 et 14 décembre 2014, notamment pour discuter de la ligne idéologique et renouveler les organes dirigeants du Parti, en particulier sa Présidence.

Cette crise n’a cependant pas pris fin. Elle continue de se manifester au niveau de chaque organe du Parti (Comité central, Secrétariat Général, Fédérations, etc.), dans la presse et sur les réseaux sociaux, entre partisans de tel ou tel dirigeant, telle ou telle prise de position.

Cette crise est présentée par certains comme une simple lutte de positionnement des uns et des autres pour le contrôle de l’appareil du Parti (I). Pourtant, certains arguments développés par les mêmes ou d’autres laissent à penser qu’il s’agit en fait d’une véritable rupture idéologique à l’intérieur du Parti (II).
Dans ces conditions, la tâche du prochain Congrès est absolument cruciale pour l’avenir du Fpi, en ce qu’il devra trouver les solutions adaptées et efficaces à cette crise (III).

I – UNE SIMPLE LUTTE DE POSITIONNEMENT EN VUE DU CONTRÔLE DE L’APPAREIL DU PARTI

Certains camarades de la direction du Parti ou d’autres cadres en Côte d’Ivoire, de la diaspora ou en exil, soutiennent, dans les conversations privées, au cours des réunions des organes, dans la presse ou sur les réseaux sociaux, que la crise qui a éclatée le 4 juillet 2014 est en réalité l’épilogue ou une étape d’une guerre de positionnement entre individus pour le contrôle de l’appareil du parti.

Ils précisent même que cette guerre remonte à juillet 2001 avec l’accession du camarade Affi N’Guessan à la présidence du Parti, au grand dam, selon eux, des mêmes camarades qui, aujourd’hui, s’opposent à lui, qui sont appelés « frondeurs » ou « pétitionnaires » et qui, toujours selon eux, sont conduits par Laurent Akoun sous la « dictée » de Simone Ehivet Gbagbo.

Il convient de rappeler ici que cette accession d’Affi à ce poste s’est faite grâce à son adoubement par Sangaré Abou Drahamane qui l’a recommandé à Laurent Gbagbo pour être le candidat unique, devant le Congrès, de la direction du Parti.

Ainsi, de tout ce qu’on entend, les camarades protagonistes de cette crise n’auraient aucun argument politique réel ou objectif, seraient uniquement guidés par des sentiments, selon les cas, d’ingratitude, de trahison, de jalousie et de méchanceté gratuite et une simple volonté d’accéder ou de se maintenir aux postes de direction du Parti.

De mon point de vue, même si la compétition est un fait banal et normal dans un parti politique démocratique comme le Fpi, ces explications sont assez superficielles et ne résistent pas à une analyse sérieuse.

En effet, premièrement, ces protagonistes, qu’ils soient en Côte d’Ivoire ou à l’étranger, en prison, en exil ou en liberté, sont les mêmes que ceux qui ont dirigé le parti depuis qu’Affi en est devenu le président, hormis ceux qui l’ont quitté pour diverses raisons (décès, démission, etc.). Pourquoi donc des camarades qui ont été ensemble dans les mêmes organes depuis 2001, sous la rébellion, pendant et après la crise post-électorale, se lanceraient-il tout à coup, maintenant, dans une course de positionnement dévastatrice pour l’unité du Parti ? Seraient-ils tous devenus fous ? Je ne crois pas.

Deuxièmement, cette situation n’a pas changé avec l’exemplaire reprise de fonction du président Affi après sa sortie de prison jusqu’à la sortie de la décision du 4 juillet. Ces mêmes camarades ont continué de travailler ensemble, dans le même Secrétariat Général sans problèmes extraordinaires signalés.
Troisièmement, jusqu’à preuve du contraire, l’élément déclencheur de la crise est un acte inattendu du président, pas d’une rébellion interne. Quel positionnement rechercherait Affi alors qu’il est déjà président ? Non, il y a plus.

Quatrièmement, la convocation du Congrès, qui aurait pu justifier le déclenchement d’une course de positionnement, n’a été décidée par le comité central que sur proposition du comité de médiation qui s’est mis en place après l’éclatement de la crise.
Cinquièmement, le seul fait, pour le comité de médiation et le comité central de retenir la tenue d’un congrès pour régler définitivement la crise montre bien qu’il ne s’agit pas d’une simple et banale lutte de positionnement. Le rôle du congrès est plus noble.

II – UNE RUPTURE IDEOLOGIQUE A L’INTERIEUR DU PARTI

De mon point de vue, la crise qui secoue le parti est politique. Elle n’est pas qu’une banale lutte de positionnement. Elle marque, entre les camps qui s’affrontent, une véritable rupture idéologique, notamment par rapport à la ligne idéologique originelle et actuelle du Fpi.

Le nœud de cette rupture me semble se trouver dans la ligne idéologique souverainiste qui fonde le Fpi dont le projet de société vise à bâtir une société solidaire, c’est-à-dire de semblable, une société libérée, libératrice et de libertés. Cette ligne est traduite dans le dispositif actuel de l’article 4 des Statuts : « le Fpi rassemble en une union volontaire les femmes et les hommes épris de justice et de liberté, engagés contre toute forme de domination sur la Côte d’Ivoire et en Côte d’Ivoire ».

Naturellement, en tant que militants du Fpi, nous avons à répondre aux questions suivantes : sur la base des expériences cumulées de l’exercice du pouvoir, de la guerre imposée par la rébellion, de la crise post-électorale, de l’arrestation et de la déportation du président Gbagbo, de l’installation au pouvoir de Ouattara ainsi que des morts, emprisonnements et exils et autres souffrances qui en ont résulté, que faisons-nous ? Gardons-nous les mêmes principes et la même idéologie, ou devons-nous les changer, en faire une relecture, les ramollir ou les durcir ? Pourquoi et comment ?

Je ne sais pas si le débat interne et préalable que nécessite le traitement efficace d’un tel sujet a eu lieu, notamment au niveau de la haute direction exécutive du Fpi. Mais il est constant et incontestable que les camps et les alliances qui se constituent ainsi que les opinions qui s’expriment s’affrontent sur les réponses possibles à y donner.

Ainsi, tous ceux qu’on appelle « frondeurs », ceux qui disent « Gbagbo ou rien », « il faut remettre Gbagbo au centre » ou encore « libérer Gbagbo, c’est libérer la Côte d’Ivoire » sont ceux qui militent pour le maintien de cette ligne idéologique souverainiste telle qu’initialement voulue par Laurent Gbagbo et les fondateurs du parti, quitte à adapter sa mise en œuvre.

Face à eux, il y a ceux qui disent « la Côte d’Ivoire ou le Fpi d’abord, Gbagbo après » ; « il faut entrer dans le jeu politique » ; « pour libérer Gbagbo, il faut d’abord revenir au pouvoir d’état » ou encore « les trois piliers du pouvoir en Côte d’Ivoire sont certes le peuple, mais surtout la communauté internationale et les institutions». Ceux-là estiment qu’il faut revoir, voir changer de façon drastique notre ligne et notre stratégie politiques. Manifestement, ils font le constat que cette ligne politique souverainiste a échoué, en même temps que Gbagbo. Ceux-là, pour moi, sont en rupture idéologique avec le Fpi selon Gbagbo, et ils doivent l’assumer.

On aura noté que, de quelque côté qu’on se situe, la clé de voute de ce débat demeure Laurent Gbagbo, c’est-à-dire, au-delà de sa personne, l’essentiel de son combat et de ses idées politiques et de la trace qu’il veut laisser dans l’histoire.

III – COMMENT SORTIR DE LA CRISE

La crise étant politique, ses solutions doivent être politiques. C’est pourquoi je souhaite que les militants et sympathisants arrêtent, notamment dans la presse et sur les réseaux sociaux, de se mettre en spectacle avec des arguments et attaques ad hominem, en dessous de la ceinture et à la vie privée des uns et des autres.

A mon avis, à un mois du Congrès, si nous voulons éviter que les vaincus ne soient réduits à quitter le parti, il nous faut, d’ici là, rechercher ardemment une synthèse entre les deux positions. D’ailleurs, pour un parti de gauche, la réaction et le chantier premiers auraient dû être de rechercher cette synthèse. Force est de constater que cela n’a jamais été fait.

Il est encore temps, et, à mon avis, il appartient au président du parti d’en prendre l’initiative. Ne pas le faire serait constitutif d’une grave faute politique.
Au cas où une telle initiative n’interviendrait pas, je propose que le Congrès, notre organe suprême, se charge de réaliser cette indispensable synthèse. Le cas échéant, au lieu de se contenter d’élire un individu, le Congrès devra trancher le débat entre ces deux positions qui seraient exposées par leurs tenants sous forme de motions.

A l’issue du débat et du vote, le leader de la motion vainqueur serait déclaré élu président du parti. Cette motion aurait le poste de secrétaire général ainsi que la majorité des postes au Secrétariat Général et au Comité central. Quant à celle qui aurait perdu, il lui serait attribué un nombre de postes dans ces deux organes suivant le pourcentage obtenu lors du vote.

Gnahoua G. Ambroise Représentant du Fpi au Sénégal

Afrik53.com : Infos 7J/7
Jeudi 20 Novembre 2014
Vu (s) 677 fois



1.Posté par dosso le 20/11/2014 14:46 | Alerter
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rupture idéolique quel gros mot français en plus puisque cela me surprend parce qu'au FPI cela n'existe pas et n'existera jamais parce qu'AFFI N'GUESSAN sera emmené à créer son parti parce que le FPI aura toujours des idées quant il s'agit de promouvoir le bien fait de ce peuple ,donc arrêtez de dire n'importe quoi parce qu'on sait nous ivoiriens que de la même façon cette france a grillé MAMADOU KOULIBALY c'est pareil pour AFFI qui déjà grillé ,

2.Posté par dosso le 20/11/2014 14:47 | Alerter
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rupture idéologique quel gros mot français en plus puisque cela me surprend parce qu'au FPI cela n'existe pas et n'existera jamais parce qu'AFFI N'GUESSAN sera emmené à créer son parti parce que le FPI aura toujours des idées quant il s'agit de promouvoir le bien fait de ce peuple ,donc arrêtez de dire n'importe quoi parce qu'on sait nous ivoiriens que de la même façon cette france a grillé MAMADOU KOULIBALY c'est pareil pour AFFI qui déjà grillé ,

3.Posté par adoulo le 20/11/2014 16:14 | Alerter
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NOUS MILITANTS DU FPI DE LA DIASPORA NE RECONNAISSONS PAS AFFI NGUESSAN POUR CONDUIRE DESORMAIS LE FPI.TOUT CE QU'IL FAIT OU TOUTES LES ACTIONS QU'IL ENTREPREND ,M AFFI LE FAIT EN SON NOM PERSONNEL ET A SES RISQUES ET PERILS.CAR NGUESSAN N'A PAS PARTICIPE A LA CREATION DU FPI.IL ETAIT EN DEHORS DU FPI.UNE FOIS LE FPI CREE ET EST VENU AU POUVOIR ,C'EST A PARTIR DE CET INSTANT QUE LE PDT GBAGBO LUI A FAIT APPEL PAR LE TRUCHEMENT DE SASAN KOUAHO.DONC AFFI N'A PAS PREPARE LE REPAS MAIS A ETE SIMPLEMENT INVITE AU REPAS .QUE MONSIEUR AFFI LAISSE LES BONS MORCEAUX DE VIANDES DANS LA SAUCE ,QU'IL ATTENDE D'ETRE SERVI.QUE AFFI NGUESSAN NE DETRUISE PAS LE FPI.

4.Posté par assie le 20/11/2014 16:32 | Alerter
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IL N'YA PERSONNE EN COTE D'IVOIRE POUR GILFER AFFI NGUESSAN?J'ARRIVE CE SALAUD D'AFFI NGUESSAN.

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