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Côte d’Ivoire/ CEI : Que deviennent les dissidents ?

L'Afrique en mouvement - Afrik53.com : Infos 7J/7 le Jeudi 9 Octobre 2014 à 12:41 | Lu 669 fois



Le vendredi 3 octobre dernier, le gouvernement ivoirien a annoncé, après un conseil de ministres extraordinaire, l’élargissement du bureau de la Commission centrale de la CEI. Celui-ci passe de 6 à 9 membres désormais avec l’ajout d’un poste de 4e vice président et de 2 secrétaires adjoints.
Pour comprendre cette nouvelle disposition, revenons à la dernière sortie du président Alassane Ouattara dans le Iffou.

On se souvient, au terme d’une visite de quatre jours dans le Iffou et à Daoukro, le fief de l’ancien président Henri Konan Bédié, le chef de l’Etat Ivoirien Alassane Ouattara s’était livré à une mise en garde à l’encontre de l’opposition qui refuse d’intégrer la Commission électorale indépendante (CEI) chargée d’organiser la présidentielle d’octobre 2015. Au cours de ce déplacement, il avait clairement laissé entendre que la politique de la chaise vide serait un bien mauvais calcul.
Aussi pour Alassane Ouattara, pas question de revenir sur la nomination de Youssouf Bakayoko à la tête de la CEI.

Et si l’opposition du Front populaire ivoirien (FPI) et de l’Alliance des forces démocratiques de Côte d'Ivoire (AFD) conteste la reconduction, jugée pas assez consensuelle, du président de la Commission électorale indépendante à la tête de cette instance, le président Ouattara, pour sa part, estime qu’il faut à présent aller de l’avant.

Fallait-il supprimer la CEI ?

Trêve de tergiversations, le FPI et l’AFD ont toujours le choix de revenir au sein de la Commission dont ils ont claqué la porte. Le chef de l’Etat ivoirien les a d’ailleurs appelés à réintégrer cette instance qui organisera la présidentielle de 2015, au nom de la transparence et de la pluralité.
Mais avec ou sans eux, le processus électoral se poursuivra, avait-t-il expliqué en substance. « Après tout, les commissions électorales de ce type existent dans les pays en crise, or la Côte d’Ivoire a dépassé ce stade. Si ça continue, je laisse de côté la Commission et je demande au ministère de l’Intérieur d’organiser les élections », avait déclaré le président.

Une mise en garde que l’opposition ivoirienne a eu le temps d’apprécier.
Les conséquences de cette mise en garde au sein de l’AFD
Depuis cette mise en garde du chef de l’état, c’est le branle-bas au sein de l’Alliance des forces démocratiques. Alors que le comité central du FPI, principal parti de l’opposition campe sur sa position du retrait de son représentant de la CEI, les alliés du FPI au sein de l’AFD par la voix de son porte parole, Danielle Boni Claverie estime qu’il faille continuer la discussion avec le gouvernement et trouver une solution. Au cours d’une conférence de presse tenue le 8 septembre à Abidjan, Danièle Boni-Claverie, première vice-présidente de l’Alliance des forces démocratiques (Afd: coalition de l'opposition incluant le Fpi), a indiqué que cette alliance reste ouverte à toute reprise des discussions au sein de la Commission électorale indépendante (Cei) afin de lever le blocage.

« Tant que nous n’aurons pas été entendus, nous suspendons la participation de nos représentants aux travaux de la commission », avait-t-elle dit. Elle ajoutera aussi qu’il ne s’agit nullement pour eux de "démissionner ou de quitter la Cei".

L’alliance, a-t-elle révélé, soutient ses représentants et toutes les personnalités qui ont décidé de suspendre leur participation aux travaux de la Cei. Toutefois, a-t-elle dit, l’opposition ne compte pas être à la Cei, à titre figuratif.

Le FPI demande l’arbitrage de l’ONUCI

Finalement alors que l’aile dure du parti de Laurent Gbagbo continue de mettre la pression sur Pascal Affi Nguessan afin que celui-ci retire le représentant du FPI de la CEI, des missions secrètes seront envoyées auprès du ministre de l’intérieur mais aussi de la représentante spéciale du secrétaire général de l’Onu en Côte d’ivoire en vue de trouver une solution. Et c’est le très discret diplomate Alcide Djédjé qui est mis à la tache.

Aperçu plusieurs fois dans les bureaux respectifs du ministre Hamed Bakayoko et Mme Aichatou Mindaoudou, celui-ci aurait obtenu la promesse d’une ouverture du bureau de la commission centrale de la CEI. Le problème reste qu’après cette négociation pour une intégration avec dignité au sein du bureau de la CEI, on se demande si le FPI y revient seul ou avec les autres membres qui avaient claqué la porte le même jour du vendredi 5 septembre, lors du vote des membres du bureau de la commission centrale.

Ce qui va se passer

En politique, il y a un adage qui dit, « on ne fait pas la passe à son adversaire » ou encore « quand l’on vous envoie, sachez vous-même vous envoyez par la suite ».

Le FPI en négociant l’ouverture du bureau de CEI à plus de membres aurait à l’idée que c’est bien uniquement pour ses deux représentants. Un poste de vice président et un autre de secrétaire adjoint. Mais le gouvernement qui n’a pas voulu que satisfaire l’AFD a décidé d’inclure un trois poste. Celui d’un 3e secrétaire adjoint. Selon des informations en notre possession, l’AFD obtiendra comme promis cette fois-ci les postes de 4e vice présidente et de 2e secrétaire adjoint. Le dernier poste de 3e secrétaire adjoint pourrait revenir soit au MFA soit au RHDP.

Ainsi décidé, les autres représentants à savoir l’église catholique et les ONG non confessionnelles qui avaient par solidarité claqué la porte après la sortie de l’AFD, non seulement n’auraient plus été associés aux négociations avec le gouvernement mais risquent de raser les murs de la CEI sinon y revenir sur la pointe des pieds. On l’avait prévenu, l’église catholique qui devrait transcender les clivages politiques et faire en sorte que tous les protagonistes s’entendent en se proposant comme médiateur au sein même de la commission électorale indépendante avait décidé de suivre la voie des politiciens qui eux avaient toutes les raisons d’imposer leur opinion.

Enfin, le FPI ou l’alliance qui n’a pas souhaité avoir un poste de figurant au sein du bureau de la CEI acceptera-t-il d’occuper le poste de 4e vice président là où il voulait le poste de 1er vice président ? Ou bien va-t-on assister à une permutation entre le représentant du chef de l’état (1er vice président) et le représentant du FPI (qui est promu au poste de 4e vice président) ?

En tout cas en attendant la révision de la loi portant élargissement des membres du bureau de la commission centrale de la CEI, puis sa promulgation par le chef de l’état, l’actuel bureau lui continue son travail avec la mise en place des différentes commissions.

Affaire à suivre…

Philippe Kouhon (Africa Tv)


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