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Une nouvelle Constitution pour la Côte d’Ivoire : Une nécessité ?

News en temps réel - Info en temps réel & Utile 7J/7 le Mardi 25 Octobre 2016 à 07:19 | Lu 494 fois

Les différentes interventions, réactions et manifestations de toutes parts contre ou pour l’adoption d’une nouvelle Constitution pour la Côte d’Ivoire montrent l’intérêt que les Ivoiriens portent à ce qui constitue le socle capital sur lequel leur pays doit reposer pour se développer, dans l’Union et la Discipline. On le sait, ce sujet n’est pas d’aujourd’hui, depuis la disparition de celui qu’on a toujours appelé le Père de la Nation, Houphouët Boigny, le thème de la Constitution a toujours fait l’objet de débats houleux et contradictoires.



En s’interrogeant sur cette attitude, qui n’est simplement l’amour que portent les compatriotes pour leur Patrie, on est en droit de s’interroger sur les objectifs et intérêts que renfermerait ce projet. En d’autres termes en quoi une nouvelle Constitution pour ce pays, qui vient de vivre des moments si douloureux ces dernières années, est-elle nécessaire ?

Cette interrogation me parait tout autant impérieuse en ces temps continuellement secoués par des évènements politiques et sociaux. C’est dans cette optique que j’ai jugé opportun, à la veille de la date du 30 octobre, date supposée celle du Référendum, de vous soumettre mon opinion dans ce débat.

Avant d’exposer ici ce qui m’intrigue au fond de moi, il me semble plus judicieux d’aborder le sujet directement, sans ambages, pour poser la question de savoir s’il n’est pas, à la vérité, capital de repartir sur une nouvelle base afin de garantir une bonne atmosphère d’un Vivre-ensemble, après ce que nous venons de vivre d’aussi atroces. Quelles leçons avons-nous tiré de ces moments tragiques et honteux en rapport avec la politique menée par ceux qui se sont décidés à le faire ? À quoi devrait ressembler cette nouvelle Bâtisse, dont la bonne atmosphère mérite d’être garantie afin d’assurer une cohabitation saine et pacifique ?

Qui serait apte, au point de vue des compétences et de l’honnêteté, à contribuer à l’élaboration des conditions de la construction de cette Bâtisse ?

Ces réflexions touchent simplement le problème de Conscience. La conscience d’avoir une même Demeure et celle d’y appartenir tous, bien entendu avec ceux et celles qui aiment notre chère Patrie.
En réfléchissant bien, il apparait que ceux qui veulent diriger notre Patrie ne semblent pas être animés par cette conscience. Il suffit de repasser en mémoire les différents régimes qui se sont succédé. À chacun ses intentions et ses tares ! Lamentable. Bref, arrêtons-nous là et revenons à la nécessité qu’il y a ou pas d’adopter une nouvelle Constitution pour notre pays, et pourquoi.

De la concertation avant la fondation d’une nouvelle République

À mon sens, une nouvelle Constitution en ces moments d’incertitude, d’instabilité sociale et politique ne saurait revêtir d’intérêt, son adoption à cette heure n’est utile ni nécessaire. La soumission d’un tel projet, même par un référendum, n’est fondé sur aucune Conscience des réalités actuelles. Or il le faut, au regard de notre Histoire commune, du caractère composite de nos peuples, etc. Facteurs qui n’apparaissent pas avoir été pris en compte dans la politique et les projets de ceux qui se sont succédé à la Primature après le Père de la Nation.

D’autre part, l’absence de guerre, dans une si délétère atmosphère actuelle, dans laquelle la peur semble ronger les esprits, gronder à chaque instant dans les ventres des Ivoiriens, ne doit pas justifier la mise en branle d’une telle entreprise. Non !

C’est dire, très clairement, que l’adoption d’une Nouvelle Constitution s’avère toutefois salutaire, comme nombreux d’Ivoiriens le pensent. Par contre, il est hautement important que sa soumission soit précédée d’un dialogue national, après le règlement juste des conflits sociaux et politiques que nous avons menés et subis. Car n’oublions pas que l’injustice crée le désordre. Ce serait stupide, disons-le tout net, de s’aventurer éperdument vers un probable inconnu périlleux, sachant dans les entrailles les conséquences inéluctables que cela pourraient engendrer. Etre au pouvoir ne devrait pas inciter à se boucher les oreilles ou à se crever les yeux.

Ce qui en résulte, souvent inattendu, est amèrement regrettable. L’histoire de l’Humanité, donc celle de notre pays – même à côté de nous –, regorge déjà quantités d’exemples. Je m’étonne que des dirigeants méprisent, minimisent encore le pouvoir qu’a le Peuple. Et pourtant les nôtres (en Afrique) sont dominés par les jeunes, cette frange-là qui se caractérise par son énergie. C’est le lieu de noter ici cette belle citation de Mirabeau : « Il est aisé de démuseler le peuple, mais on ne le remusèle pas comme on veut. » Nous sommes capables de nous entendre pourvu que nous en comprenions l’intérêt, l’intérêt du Vivre-ensemble pacifique, pourvu que nous le voulions. Ne dit-on pas que la Volonté est le plus puissant de tous les leviers ?

On peut de là se poser la question, qu’en est-il au fait de mon opinion personnelle sur le contenu de cette prétendue Constitution ?

Belle interrogation ! Eh bien, à ce point, je reviens quelque peu sur ce que j’ai consigné ci-avant, allusion faite en réalité à l’esprit même du texte. La procédure à la rédaction de cette nouvelle Constitution me semble déjà dépourvue de bonnes intentions. Car, dans une si complexe situation politique et sociale, il aurait fallu procéder autrement. D’abord en passant par un dialogue social pour permettre de recueillir les aspirations des populations, après ces éprouvantes années de crises socio-politiques et de guerres, dialogue social qui devrait résulter d’une consultation sociale, ensuite par le choix des personnes qui seront désignées pour la rédiger, sur la base de la confiance, de probité et bien sûr de la compétence.

Car le bon fonctionnent des Institutions ne peut être possible que par l’action des hommes compétents et probes. Voilà en réalité la source de nos problèmes ! Faisons tout simplement allusion à la façon dont nos élections sont organisées : du recensement des électeurs jusqu’au à la proclamation des résultats, en passant par le déroulement des scrutins. Triste. Par conséquent, je ferai l’impasse sur le contenu ici. Tel n’est pas le but de cette contribution. On pourrait à cet effet se référer à celles des compatriotes, qui s’en sont souciés avec clarté et rigueur, envers lesquels je suis reconnaissant.

Des priorités du moment

Au vu de ce qui vient d’être étalé, l’on peut comprendre les conditions que je juge primordiales avant l’élaboration d’une nouvelle Constitution. Elles résultent tout simplement d’une prise de conscience profonde, reposant sur les souffrances atroces et morbides que nous avons tous vécues, de près comme de loin.

Pour tout dire, l’adoption d’une nouvelle Constitution est assurément inopportune, elle ne revêt aucun intérêt à cette heure. Il suffit de jeter un regard interrogateur sur la situation actuelle du pays après ces années de guerres, de méfiance, de peur, de souffrances particulières. Il suffit de méditer sur les attitudes de notre jeunesse, désemparée, ébranlée par le désœuvrement et éperdue par l’incertitude de leur l’avenir, et pourtant appelée un jour à jouer un rôle déterminant dans leurs régions, à relever les défis futurs du pays dans cette impitoyable concurrence mondiale.

Il suffit d’aller dans les hôpitaux pour constater encore, avec amertume, les soins dont bénéficient les malades à cette ère hautement dominée par les prouesses scientifiques et technologiques. Il suffit d’accompagner nos braves paysans sur les lieux de leurs durs labeurs champêtres en ces moments incroyablement marqués par le progrès technique. Il suffit de vivre l’insalubrité nauséabonde qui règne ici et là dans les rues, sans évoquer la nuisance infernale qui troublent la quiétude des populations.

Il suffit de parler de l’insécurité qui est devenue un véritable souci pour tous. Il suffit de penser à ces nombreux ivoiriens contraints à l’exil pour les raisons que l’on sait. Bref.

Certes on ne peut nier la mise en exécution de certains chantiers de constructions et de réfactions, mais il y a trop à faire d’urgence pour s’adonner à une entreprise aussi périlleuse qu’est l’instauration d’une nouvelle Constitution au peuple ivoirien ! À l’inverse, il est impératif d’examiner de prime abord, de penser avec conscience et honnêteté l’atmosphère dans laquelle un meilleur Vivre-ensemble, par conséquent pacifique te fraternel, serait possible après ces décennies de tragédies.

Blaise Ahua
Enseignant, Écrivain


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Mardi 25 Octobre 2016
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