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 <title>AFRIK53 : Actualité Africaine, politique, economique, sociale  &amp; Internationale</title>
 <subtitle><![CDATA[nouvelle afrique, actualité africaine, jeune afrique, africa1, abidjan.net, afrik, afrique eco, afrique asie, afrik53 ,  gabon, senegal, RDC, congo brazza , cote ivoire, tchad,  togo, benin, centrafrique, guinée equatoriale, économie africaine,  afrique francophone, la  dispora africaine, afrique economique, afrique internationale, afrique magazine, afrique magazine, afrique economique, la voix de l'afrique]]></subtitle>
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 <updated>2010-09-09T08:26:50+02:00</updated>
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   <title>Retraites : un continent en quête de cotisants Partager</title>
   <updated>2010-09-08T15:33:00+02:00</updated>
   <id>http://www.afrik53.com/Retraites-un-continent-en-quete-de-cotisants-Partager_a1914.html</id>
   <category term="News Monde" />
   <published>2010-09-08T15:29:00+02:00</published>
   <author><name>Source : Jeune Afrique</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’Afrique comptera 200 millions d’habitants de plus de 60 ans en 2050. Soit cinq fois plus de retraités potentiels qu’aujourd’hui. Un défi majeur attend les pays subsahariens francophones, où le système par répartition est encore défaillant.     <div>
      Quarante-cinq milliards d’euros : c’est le montant estimé du déficit des caisses de retraite en France en 2020. Calqués sur le modèle hexagonal, les régimes de retraite d’Afrique subsaharienne n’en sont pas là, mais ils doivent, eux aussi, s’assurer de leur équilibre financier pour garantir leur pérennité et leur capacité à procurer un véritable revenu de substitution aux salariés partis à la retraite à 60 ans (en théorie) dans la plupart des pays : Cameroun, Bénin, Sénégal, Centrafrique…       <br />
              <br />
       Au Congo, en revanche, les hommes se retirent à 65 ans, les femmes à 60. Au Burkina Faso, les ouvriers ont le droit de quitter leur activité professionnelle à 56 ans, les employés, à 58, les cadres, à 60, les médecins et les enseignants, à 63 ans.       <br />
              <br />
       Malgré ces quelques particularités, les États ont tous opté pour le système par répartition en vigueur en France, fondé sur la solidarité entre les générations (les actifs cotisent pour financer les pensions des inactifs). Un principe qui n’existe que sur le papier. Car la comparaison s’arrête là. Selon la Banque mondiale, environ 90 % de la population active ne bénéficie d’aucune couverture sociale.       <br />
              <br />
       Parmi ceux qui peuvent compter sur une pension de retraite : les travailleurs du secteur public et les salariés des entreprises privées les plus importantes, ainsi que les cadres des multinationales, des organismes internationaux ou des banques, qui cotisent parfois à deux caisses, celle de l’État et celle de l’entreprise. Certaines de ces sociétés n’hésitent pas à faire de la cotisation retraite un élément de leur package destiné à séduire les cadres les plus performants.       <br />
              <br />
       Caste de privilégiés       <br />
              <br />
       De l’autre côté de la barrière, les indépendants – malgré parfois des rémunérations confortables –, les personnes à faibles revenus et celles qui travaillent de façon intermittente ou évoluent dans l’informel sont tenus à l’écart de cette « caste de privilégiés ». « La question de la retraite doit être analysée à l’aune de la société tout entière, recommande le Camerounais Thomas Babissakana, responsable d’un cabinet d’ingénierie financière. Se limiter à en examiner le fonctionnement pour les 10 % de “privilégiés” revient à accepter une injustice légalisée par les États. L’Afrique subsaharienne est engluée dans un système où les prestations ne profitent qu’à une poignée de personnes, la majorité ignorant jusqu’à l’existence de ces services modernes. »       <br />
              <br />
       Avec une pyramide des âges composée d’une forte population jeune et d’une petite minorité de seniors, tout régime par répartition aurait pourtant de beaux jours devant lui au sud du Sahara. Malheureusement, les multiples crises économiques, les politiques d’ajustements structurels à partir des années 1980, gelant les recrutements sur des décennies, ont profondément nui au développement des secteurs économiques créateurs d’emplois.       <br />
              <br />
       Depuis, la capacité des actifs à cotiser pour les inactifs s’amenuise. Au Sénégal, dans les années 1970 et 1980, six salariés cotisaient pour un retraité. En 2010, on est passé à deux pour un. Et 124 000 personnes seulement (secteurs public et privé confondus) bénéficient d’une pension. Cette tendance devrait perdurer, voire s’amplifier, avec la baisse de la mortalité. L’Association internationale de la sécurité sociale (AISS) estime à environ 40 millions le nombre de personnes âgées de 60 ans ou plus sur le continent. Ce chiffre devrait doubler en 2030 et dépasser les 200 millions en 2050.       <br />
              <br />
       « Dans la sous-région, la question des retraites se pose davantage en termes de réduction du chômage, estime Roger Tsafack-Nanfosso, professeur de sciences économiques à l’université Yaoundé-II. L’État doit améliorer le climat des affaires et permettre au privé de produire, de créer des richesses et de recruter. C’est indispensable pour élargir l’assiette des cotisations et proposer des niveaux de retraite acceptables. »       <br />
              <br />
       Car déjà les régimes de retraite sont en proie à de fortes tensions de trésorerie. À en croire un responsable de la Caisse générale de retraite des agents de l’État (CGRAE) ivoirienne, c’est la vie même du système des retraites qui est en jeu, avec un déficit de 53 milliards de F CFA (81 millions d’euros) pour l’année 2010. Et les retraites anticipées n’arrangent rien. Si la retraite est à 60 ans au Congo, une personne de 50 ans ayant suffisamment cotisé peut partir par anticipation. Conséquence : la Caisse de retraite « perd » dix années de cotisations sociales, mais elle doit aussi anticiper le paiement d’une pension avant terme !       <br />
              <br />
       Toutefois, les exemples du Cameroun et du Gabon démontrent qu’il est possible de donner une nouvelle vie à ces organismes chargés des retraites. Lorsque l’actuel ministre camerounais de l’Économie, Louis-Paul Motazé (voir interview), a pris la direction de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) en 1999, il découvre une structure exsangue, minée par la mauvaise gestion, les fraudes et le peu d’empressement des entreprises à verser leurs cotisations. Son arrivée marque le début d’une période d’assainissement et de recherche de fonds pour payer les pensions de retraite.       <br />
              <br />
       Ainsi, depuis 2001, une convention de partenariat lie la CNPS à l’administration fiscale avec comme conséquence l’assimilation des cotisations sociales aux créances fiscales. Leur recouvrement forcé devient plus efficace… Par ailleurs, les entreprises désireuses de répondre aux appels d’offres pour les marchés publics doivent être à jour de leurs cotisations. Cette stratégie se révèle payante : les cotisations passent de 49 milliards de F CFA en 1999 à plus de 90 milliards fin 2008. L’embellie est telle que la CNPS cherche à placer le surplus collecté dans des produits financiers ou bancaires, pour anticiper l’augmentation du nombre de retraités.       <br />
              <br />
       Des délais raccourcis       <br />
              <br />
       Pour ce qui est du service aux usagers, des aménagements permettent aujourd’hui aux retraités camerounais de percevoir leur pension trois mois après leur départ. Il est loin le temps où il fallait patienter cinq ans ! Au Gabon voisin, cinq jours suffisent désormais pour payer les pensions sur l’ensemble du territoire, contre 45 précédemment pour la seule ville de Libreville.       <br />
              <br />
       La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a également mis sur pied une stratégie de recouvrement des cotisations, et la grande majorité des entreprises les acquittent. De son côté, Brazzaville travaille à l’élaboration d’un système de retraite automatique. Dès la fin de sa carrière, sans démarches préalables, tout agent pourra bénéficier de ses droits.       <br />
              <br />
       Impulsées depuis 2002 par la Conférence interafricaine de prévoyance sociale (Cipres), ces réformes butent néanmoins sur l’immense secteur informel. Au point que le véritable défi consiste en priorité à déterminer les moyens d’étendre cette protection aux travailleurs de ce secteur, installés de manière plus ou moins légale dans leur activité. Surtout que, selon la Banque mondiale, 97 % des créations d’emploi ont lieu dans l’informel. Certaines de ces branches d’activité pourraient faire l’objet d’un suivi au travers d’organismes comme les chambres de commerce, d’agriculture ou d’artisanat. Grâce à cet encadrement, la prévoyance retraite pourrait être mieux structurée.       <br />
              <br />
       À Nairobi, un régime de pension consacré au secteur informel a été lancé par la Kenya National Jua Kali Co-operative Society Limited. Basé sur les cotisations individuelles (20 shillings kényans au minimum par jour, soit environ 0,19 euro, épargnés via les services de transfert d’argent), il cible 8,5 millions de personnes dans les PME. Il est destiné à devenir le plus important du pays et à s’étendre par la suite à toute la région de l’Afrique orientale. Selon l’Autorité des prestations de retraite, seuls 15 % des 10 millions de travailleurs sont couverts actuellement par un régime de retraite. 70 % des non-inscrits appartiennent au secteur informel.       <br />
              <br />
       De son côté, Roger Tsafack-Nanfosso propose d’autres pistes pour assujettir les travailleurs de l’informel à la législation sur les retraites, sans pour autant les pénaliser ou entraver leur activité. « Au Cameroun, par exemple, ils paient l’impôt libératoire [imposition annuelle sur le chiffre d’affaires, NDLR]. On peut imaginer qu’une part de cet impôt soit affectée à une caisse de retraite au prorata de ce que le travailleur aura versé. Parallèlement, les individus pourraient se prendre en charge au moyen d’assurances privées diverses, en incitant les entreprises de la microfinance à concevoir des produits plus attractifs. »       <br />
              <br />
       On le constate, le chantier est vaste. Et tous les États n’affichent pas encore la volonté politique de prendre le problème à bras-le-corps. À moins que le prochain Forum mondial de la sécurité sociale, du 29 novembre au 4 décembre au Cap, en Afrique du Sud, ne réserve d’agréables surprises.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Bienvenue chez les riches !</title>
   <updated>2010-09-08T15:26:00+02:00</updated>
   <id>http://www.afrik53.com/Bienvenue-chez-les-riches-!_a1913.html</id>
   <category term="News Monde" />
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   <published>2010-09-08T15:21:00+02:00</published>
   <author><name>Média Libre - Afrik53.com</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Petits plaisirs et gros caprices, les fortunes africaines ne font pas exception. La recherche du luxe et de l’excellence n’a pas de limite. Voyage au cœur d’un club très sélect.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.afrik53.com/photo/2333559-3263622.jpg" alt="Bienvenue chez les riches !" title="Bienvenue chez les riches !" />
     </div>
     <div>
      Riche. Adjectif et nom masculin. Qui a de la fortune, possède des biens et spécialement de l’argent en abondance. Les critères quantitatifs d’appartenance à la « tribu » des nantis demeurent flous, mais n’ergotons point pour quelques zéros. On est riche par rapport à un environnement donné. L’être à Courchevel, Los Angeles, Saint-Tropez ou Londres, ne requiert pas les mêmes montants sur son compte en banque qu’à Dakar, Abidjan ou Tunis.       <br />
              <br />
       Si l’on veut être plus précis, et étudier quelques chiffres, parlons donc des milliardaires (1 011 recensés officiellement dans le monde, cinq fois plus qu’il y a dix ans) ou des millionnaires (10 millions, en 2009). En dollars ou en euros, peu importe. Mais gardons à l’esprit qu’il ne s’agit là que de ceux qui ont été « certifiés ». Les autres, les rois de l’informel, et ils sont nombreux en Afrique, échappent à tous les radars.       <br />
              <br />
       Moins de millionnaires       <br />
              <br />
       Qui sont-ils ? Où et comment vivent-ils ? Que font-ils de leur argent ? Si pénétrer complètement leur univers est loin d’être chose aisée – tant ils rechignent à étaler leur opulence hors des sentiers battus par leurs pairs – les lieux qu’ils fréquentent, leurs lubies et les nouvelles pratiques à la mode échappent de moins en moins au commun des mortels.        <br />
              <br />
       L’argent que l’on possède – et non celui que l’on dépense – lui, demeure un sujet tabou. En Afrique plus qu’ailleurs : pas de statistiques ou presque sur les patrimoines ou les capitaux, pas d’équivalent local du classement organisé par le magazine américain Forbes consacré aux seuls milliardaires. On devine, on suppose, on imagine. Et souvent, on se trompe…       <br />
              <br />
       Terre de fantasmes par excellence, l’Afrique recèle moins de riches qu’ailleurs dans le monde. On dénombre 100 000 millionnaires sur le continent, contre 400 000 au Moyen-Orient, 500 000 en Amérique latine, 3 millions pour la zone Asie-Pacifique comme pour l’Europe et 3,1 millions en Amérique du Nord.        <br />
              <br />
       Et quand on est riche en Afrique, on l’est tout de même bien moins qu’ailleurs (moins de dix milliardaires africains). Last but not least : il y a plus de riches chez les anglophones que chez les autres. La corrélation avec le poids économique de leurs pays est une évidence : l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Égypte sont les seules nations à abriter ces fameux milliardaires. Chez les francophones, les nababs demeurent des « nains »…       <br />
              <br />
       Fortunes express       <br />
              <br />
       La plupart de nos amis fortunés, les riches d’aujourd’hui s’entend, ont construit leur fortune en peu de temps, si on les compare à leurs prédécesseurs, par ailleurs bien moins nombreux. Fini (ou presque) l’import-export des produits de base et des matières premières, vive les télécoms, les banques, l’agroalimentaire, l’énergie ou les nouvelles technologies. Les économies fermées et les monopoles d’État sont désormais un lointain souvenir. Comme les marchés s’élargissent sans cesse, désormais, on peut faire fortune extrêmement rapidement.       <br />
              <br />
       Concernant les pratiques, les similitudes entre les Africains et les autres sont légion. Et pour cause, dans cet univers aux codes parfois étranges, on aime copier son voisin et, surtout, le dépasser. La course au plus beau, au plus grand ou au plus cher est un sport relativement bien partagé. Pour leurs « petits » plaisirs, les grandes fortunes du continent dépensent donc leur argent comme les autres : d’abord les biens de luxe (voitures, bateaux, avions, etc.) puis les bijoux, l’art, les voyages, le sport (golf, chevaux), les collections (vins, antiquités, etc.).       <br />
              <br />
       L’enquête qui suit vous invite au voyage (voir sommaire ci-dessous). Plages de sable blanc, resorts de luxe inaccessibles, spas, golfs, yachting, bonne chère et vins délicats sont au menu. D’Alger au Cap, en passant par Abidjan, Marrakech, Tunis, Dakar, Yaoundé ou encore Libreville, les portes d’un univers qui a nourri tant de fantasmes s’ouvrent. Bonne lecture, en attendant, pourquoi pas, de faire un jour partie de ce club très sélect…       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="http://www.afrik53.com/Bienvenue-chez-les-riches-!_a1913.html" />
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  <entry>
   <title>Grèves en Afrique du Sud : le jeu dangereux des syndicats</title>
   <updated>2010-09-08T14:45:00+02:00</updated>
   <id>http://www.afrik53.com/Greves-en-Afrique-du-Sud-le-jeu-dangereux-des-syndicats_a1912.html</id>
   <category term="News Monde" />
   <published>2010-09-08T14:43:00+02:00</published>
   <author><name>Média Libre - Afrik53.com</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Auteur : Jasson Urbachchi       <br />
       La grève dans le service public est devenue une norme en Afrique du Sud. Nous sommes au milieu de la saison de grève et l’actualité est une fois de plus dominée par les masses de fonctionnaires grévistes brandissant des pancartes où l’on peut lire : « Nous disons non à des salaires de misère » et « Nous disons non à 6% d'augmentation ». Mais quelles sont les conséquences des grèves ? Outre les effets immédiats - les perturbations dans les services publics – il y a des effets à long terme plus coûteux qui doivent être reconnus.        <br />
              <br />
       Les syndicats ignorent souvent le fait que la productivité des travailleurs est le principal déterminant du niveau de salaire que les employeurs sont disposés à payer et une augmentation législative du prix du travail n'augmente pas la productivité des travailleurs. Entre 1990 et 2000, selon les recherches effectuées par Adcorp, la productivité du travail a augmenté de 3,3 % par an, et la rémunération réelle a augmenté proportionnellement de 1,9 % par an.       <br />
              <br />
        En revanche, entre 2001 et 2010, la productivité du travail a diminué de 2 % par an, tandis que la rémunération réelle a augmenté de près de 3 % par an. À l'heure actuelle, la rémunération réelle augmente à un taux de 13,8 points de pourcentage au-dessus du niveau qui peut être justifié par l'inflation et la croissance de la productivité du travail. De toute évidence, cela démontre qu’au cours de la dernière décennie, les syndicats ont bénéficié d'un pouvoir excessif : quand ils voulaient une augmentation, ils l'ont obtenu.        <br />
              <br />
       Ce qui est souvent négligé est que l'augmentation des niveaux de salaires affecte directement les opportunités d'emploi et le taux de chômage. Selon les dernières données de Stats SA, 4,3 millions de personnes étaient au chômage au premier trimestre de 2010, soit un taux de chômage de 25,2 %. Ajoutez les demandeurs d’emploi, ceux qui ont renoncé à chercher du travail tout simplement parce qu'ils croient qu'il n'y en a aucun de disponible, et vous obtiendrez 1,8 millions de chômeurs supplémentaires.        <br />
              <br />
       Au final, le nombre total de chômeurs s’élève à 6,1 millions et le taux de chômage effectif est de 32,4 %. Par rapport à l'an dernier, environ 750.000 autres emplois ont été perdus.        <br />
       Comment les syndicats ont-ils atteint ce niveau sans précédent de pouvoir ? Il faut reconnaître qu’en Afrique du Sud les syndicats du travail ont joué un rôle économique, politique et social dans la transition de l'apartheid à la démocratie.       <br />
              <br />
        Lorsque les sud-africains noirs étaient exclus de la participation politique pendant les années d'apartheid, les syndicats sont devenus effectivement leur porte-parole. Il était donc naturel que la COSATU, la plus grande Fédération des syndicats depuis 1994, devienne une composante essentielle de ce qui est maintenant l'alliance tripartite.       <br />
              <br />
       Avec des syndicats formant une partie intégrante de notre société, on peut facilement perdre de vue leur rôle de premier plan - augmenter les salaires et améliorer les conditions de travail de leurs membres par rapport aux autres travailleurs à productivité égale - une tâche qu'ils accomplissent avec beaucoup d'habileté.        <br />
              <br />
       Dans ce processus, ils constituent inévitablement un obstacle à la concurrence potentielle - en général d’individus peu qualifiés prêts à accepter des salaires plus bas plutôt que d'affronter le chômage et la conséquence de la faim pour eux-mêmes et leurs familles. Les travailleurs dans le secteur syndiqué sont protégés. Mais, en général, les inégalités se creusent car bien que certaines personnes gagnent de l'argent, des millions d'autres sont effectivement empêchées d'intégrer le marché du travail.        <br />
              <br />
       Il est donc intéressant de savoir pourquoi dans l'après-apartheid en Afrique du Sud, le parti au pouvoir poursuit sa relation avec un syndicat. L'ANC avait besoin des syndicats dans les années 1980 et 1990 mais aujourd’hui il a créé un monstre économique. Le gouvernement doit commencer à penser aux pauvres sud-africains ordinaires – noirs et blancs.        <br />
              <br />
       Il aura besoin de peser les risques de protéger les droits acquis contre les risques d’augmenter les troubles et l'inquiétude parmi les pauvres chômeurs africains du Sud. Ce dernier groupe est plus instable et imprévisible – la politique juste et intelligente à suivre est de maximiser les opportunités pour les pauvres chômeurs avant que l'agitation civile n’éclate.        <br />
              <br />
       Les alliés politiques au pouvoir font face à des choix peu enviables, mais nécessaires ; s’ils ne font rien, ils risquent des troubles civils comme avec les protestations contres la piètre qualité des services municipaux, protestations qui semblent en grande partie menées par des chômeurs ; s’ils tentent d'acheter la paix sur une longue période avec l'argent des contribuables, ils risquent de nuire à l'économie et de détruire des emplois syndiqués, et s'ils veulent ouvrir les portes aux chômeurs pour intégrer le marché de travail, les syndicats s’y opposeront.       <br />
              <br />
        Le gouvernement doit se décider quant à savoir si dans la lutte contre le chômage, il faut regarder le tableau d'ensemble qui inclut les chômeurs ou répondre aux intérêts des travailleurs déjà en place. L'avenir du pays en dépend.       <br />
       Jasson Urbach est analyste à la Free Market Foundation en Afrique du Sud.       <br />
       Publié en collaboration avec UnMondeLibre.org       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>L’Afrique est la nouvelle frontière  de la croissance verte</title>
   <updated>2010-09-08T14:41:00+02:00</updated>
   <id>http://www.afrik53.com/L-Afrique-est-la-nouvelle-frontiere-de-la-croissance-verte_a1911.html</id>
   <category term="News Monde" />
   <published>2010-09-08T14:39:00+02:00</published>
   <author><name>Média Libre - Afrik53.com</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Bonjour       <br />
              <br />
       A l’heure où l’Occident qui est rentré dans une longue spirale de croissance faible avec un fort niveau d’endettement et un taux chômage élevé qualifiés par Bill GROSS et Mohamed EL-ARIAN de « new normal » regarde prioritairement vers l’EST, les africains devraient amener les investisseurs et les décideurs mondiaux à se tourner vers le berceau de l’humanité.       <br />
              <br />
        En effet l’Afrique est LA solution aux quatre crises globales (économique, écologique, agricole et énergétique). A l’intersection de ces quatre enjeux se trouvent la croissance verte et le social-green business qui pourraient servir de tremplin pour le passage de la décennie aux Trentes Glorieuses.        <br />
              <br />
       Quel serait l’impact d’un ambitieux plan de relance vert sur l’émergence de l’Afrique et la relance de l’économie mondiale ? Voilà une question qui mériterait réflexion. Le développement propre de l’Afrique passera nécessairement par un découplage entre la croissance économique et la consommation des matières premières et d’énergies fossiles.        <br />
              <br />
       Pour atteindre cet objectif nous sommes condamnés à INNOVER constamment. D’ailleurs d’innovation il a été beaucoup question lors du récent forum de l’OCDE. L’impulsion de l’économie décarbonée est fortement tributaire du contexte législatif et les décideurs politiques sont ici interpellés.       <br />
       De la rencontre de l’ONU à la fin de ce mois en passant par les conférences de Nagoya sur la biodiversité et de Cancun sur le climat, nous devons saisir ces tribunes non pas en tant que pays pauvres mais comme des Etats qui regorgent d’énormes potentiels à saisir dans presque tous les secteurs d’activités.        <br />
              <br />
       La définition d’une stratégie ambitieuse de croissance verte et de social-green business permettrait au continent non seulement de mobiliser les fonds carbone ou biodiversité, d’impliquer les sociétés transnationales sur la base de leurs politiques RSE mais aussi de répondre aux attentes d’une opinion publique mondiale sensible au changement climatique tout en créant de nombreux emplois verts sur le continent.        <br />
              <br />
       Contrairement aux idées largement répandues, l’Afrique a moins besoin de leaders politiques mais plus d’experts de très haut niveau capables d’assurer une transversalité entre les différentes politiques sectorielles pour sortir du paradoxe de la rareté dans l’abondance et transformer le continent en leader de la croissance verte.        <br />
              <br />
       La bataille de la matière grise sera probablement la clé du succès pour être la locomotive  du nouvel ordre économique mondial dans un contexte globalisé où un simple clic permet d’accéder à une pléthore d’informations.            <br />
       A suivre :       <br />
              <br />
       - 8 octobre à Marseille (France): Formation sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE)       <br />
       - 18 et 19 octobre à Lyon (France): Forum Eau et Energie en Afrique http://www.adeafrance.org/        <br />
       - 20 et 21 octobre à Genève (Suisse): EMA Invest http://www.emainvest.com/fr/programme.html        <br />
       - 8 au 10 Novembre à Pointe-Noire (Congo) : Formation sur la stratégie et le reporting RSE dans le contexte africain       <br />
       - 17 au 19 Novembre 2010 à Evian (France) : 5 ème édition Forum International pour un Développement Durable http://www.planetworkshops.org/fr/index.html        <br />
       - Novembre 2010 à Bamako (Mali): Premier Forum Africain du Développement Durable organisé par l'Union Africaine        <br />
               <br />
       Thierry Téné       <br />
              <br />
       Tel : +33 (0) 6 21 93 91 45       <br />
              <br />
       Directeur de A2D Conseil www.a2dconseil.eu        <br />
              <br />
       Président de l’Association Alternatives Nord-Sud/Sud : ALTERNOSS       <br />
              <br />
       Chroniqueur « social-green business »       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Togo : Le Frac redoute un chaos</title>
   <updated>2010-09-08T14:18:00+02:00</updated>
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   <category term="Togo" />
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   <published>2010-09-08T14:17:00+02:00</published>
   <author><name>Source : Koaci</name></author>
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      <img src="http://www.afrik53.com/photo/2333360-3263300.jpg" alt="Togo : Le Frac redoute un chaos" title="Togo : Le Frac redoute un chaos" />
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      Les leaders du Front républicain pour l’alternance et le changement (Frac) étaient face à la presse ce matin du mardi 7 septembre 2010, à Lomé. C’est dans le cadre d’une conférence de presse, qui a permis à Jean-Pierre Fabre et ses collègues, de faire une description de la situation politique actuelle, marquée par une « régression de l’Etat de droit » , au Togo.       <br />
              <br />
       « Depuis l’élection présidentielle du 04 mars 2010, le climat politique et social au Togo ne cesse de se dégrader davantage, chaque jour qui passe. Le Gouvernement se livre à une violation systématique de la Constitution et des droits de l’homme, révélant ouvertement par ses actes, la volonté de porter atteinte à l’intégrité physique des citoyens, et spécifiquement, à celle des dirigeants de l’opposition », mentionne une déclaration signé par Jean-Pierre Fabre, au nom du Frac.       <br />
              <br />
       Le Front qui est à l’avant-garde d’une historique contestation populaire sans trêve, de la réélection de Faure Gnassingbé depuis 5 mois, a énuméré un certain nombre d’actes illustrant l’ampleur de la régression de l’Etat de droit au Togo. « Interdictions systématiques ou violentes répressions des manifestations de contestation, arrestations et détentions arbitraires des militants de l’opposition, confiscation sans aucune procédure judiciaire préalable de biens des militants de l’opposition, grave atteinte à la liberté de culte, substitution du pouvoir judiciaire par le gouvernement pour trancher un litige opposant deux parties d’une même formation politique. .. ».       <br />
              <br />
       Selon le Secrétaire général du Pacte socialiste pour le renouveau ( Psr), Me. Abi Tchessa, par ailleurs ancien Garde des sceaux, ministre de la justice dans le premier gouvernement d’union sous Faure Gnassingbé, « le pouvoir exécutif a remis en cause, l’équilibre des pouvoirs qui est le fondement de l’Etat de droit et de la démocratie ». L’avocat s’exprimant lors de la conférence de presse, a assuré que le Frac « fera tout pour que cette lutte, aboutisse à un progrès démocratique global ».       <br />
              <br />
       Le Frac a également insisté particulièrement, sur l’usage abusif des grenades par les forces de sécurité. « Les forces de l’ordre, sous l’autorité du gouvernement, font un usage abusif des grenades lacrymogènes non conventionnelles et s’en servent délibérément pour porter atteinte à l’intégrité physique des responsables de l’opposition », a déclaré Eric Dupuy. Les cas de l’ancien Président de l’Assemblée nationale et leader de « l’Alliance » (membre du Frac), Dahuku Péré et celui de Jean-Pierre Fabre, dont le pare-brise arrière du véhicule a été soufflé par un jet de grenade lacrymogène, ont été cités.       <br />
              <br />
       La déclaration lue par M. Dupuy, est également revenue sur l’agression dont a été victime M.Fabre, de la part du Capitaine Kondo de la gendarmerie nationale. L’officier a asséné un coup de matraque à l’Honorable député qui venait de lui tourner le dos, pour prendre place dans sa voiture, après avoir fait le constat d’un empêchement d’une veillée de prières au Temple Méthodiste de Salem, à Lomé. « Le Capitaine Kondo, n’échappera pas à la justice. Les procédures sont en cours », a précisé le président du groupe parlementaire de l’Ufc, à l’Assemblée nationale. Ce dernier tout en émettant des doutes sur le fonctionnement de l’appareil judiciaire, a néanmoins, réaffirmé sa volonté d’« aller jusqu’au bout de son intention de porter plainte », dans cette affaire. A noter que le même officier a asséné un coup au front, au Secrétaire général de l’Addi, également.       <br />
       Pour sa part, l’ancien Premier ministre, Agbéyomé Kodjo, a dénoncé « l’attitude de désinvolture de Faure Gnassingbé, qui semble dire, je ne vous dois rien, en sachant qu’il n’est pas l’élu du peuple ». Son collègue, Aimé Gogué (Addi) a appelé à une adhésion populaire à la lutte que mène le Frac, en vue de la « libération du peuple ». L’ancien Vice-recteur de l’Université de Lomé, a fustigé le silence de la représentation nationale, suite à l’agression du Député Fabre, par le Capitaine Kondo.       <br />
              <br />
       « Si rien n’est fait, il est à craindre que le Togo sombre dans un chaos », avertit le Frac dans sa déclaration, lors de sa conférence de presse, tenue au siège de Sursaut-Togo, de Kofi Yamgnane. Les responsables du front ont réaffirmé malgré tout, leur attachement à la lutte pacifique. « Ce qui ne peut cependant pas exclure que d’autres citoyens, optent pour une autre voie », fera remarquer Agbéyomé Kodjo.       <br />
              <br />
       De l'autre côté; selon nos toutes dernières informations, le Président Faure serait revenu en catastrophe d'un voyage au Rwanda au Togo laissant, dans son départ précipité, une partie de la délégation sur place à Kigali.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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