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Zié Coulibaly « que la justice soit équitable dans tous les camps » en Côte d’Ivoire

L'Afrique en mouvement - Afrik53.com : Infos 7J/7 le Lundi 31 Mars 2014 à 19:09 | Lu 11780 fois



Interview réalisée par Léon SAKI

Discret mais très actif pour la paix et la réconciliation dans son pays, M. Zié Coulibaly est un jeune cadre avec qui il faudra désormais compter dans la nouvelle Côte d’Ivoire en chantier. Président de la Fondation Atouhou et chef de cabinet de Niamien N’goran à l’Inspection générale d’État, le jeune cadre du PDCI entend désormais tronquer ses attributs militants contre ceux d’un « vagabond de la paix et de la réconciliation », dans la même vision que celui qui l’a tout le temps inspiré : Le Président Félix Houphouët-Boigny.

A propos du transfèrement de Charles Blé Goudé, sujet très brulant en ce moment, M. Zié Coulibaly est Ssans détour : Dans la dynamique du processus de réconciliation nationale, certains ivoiriens ne doivent pas avoir l’impression d’être visés et d’autres libres. Entretien…

A quel objectif répond la création de la fondation atouhou ?

La création de la fondation atouhou répond à l’appel du chef de l’état, le président de la république qui au sortie du golf a mis en place la CDVR (Commission, Dialogue, Vérité et Réconciliation) pour créer un cadre institutionnel et réglementaire. Et lors de l’investiture de la CDVR à Yamoussoukro, le président de la république a demandé à tous les ivoiriens de s’approprier le sujet de la réconciliation nationale. C’est dans ce cadre bien précis que nous avons mis en place cette ONG pour répondre à cet appel et apporter notre modeste contribution au travail important que la CDVR a fait. Mais nous pensons que partout où les ivoiriens se trouvent, dans les champs, dans les hameaux, dans les restaurants, la réconciliation est un processus important et chacun doit pouvoir se l’approprier.

Le PrixAtouhou pour la paix et la réconciliation a alors été créé pour récompenser mais surtout pour encourager ceux qui prennent des initiatives pour la réconciliation nationale de façon volontaire. Vous savez pour moi, la réconciliation est un processus pérrein, un processus naturel. Partout où il y a des personnes et Quelque soit le cadre, il existe toujours des personnes qui prennent des initiatives pour approcher leurs voisins, des individus qui prennent des initiatives pour approcher leur concitoyens. Ces personnes-là, l’ONG Atouhou a décidé d’aller les chercher pour les sortir de leur silence, de l’obscurité pour les mettre sous la lumière afin de montrer à la face de la nation et à l’international, la dimension de leurs œuvres de sorte à ce qu’ils servent d’exemple et de modèle.

Quel bilan faites-vous à présent en termes d’acquis ?

Pour nous, le bilan est positif et notre premier acquis, c’est le pari de la mobilisation que nous avons réussi. Ensuite, nous sommes à notre 3è édition et le prix se bonifie au fil du temps. Le prix Atouhou pour la réconciliation et la paix a été labélisé à travers le changement de design, ce qui constitue un autre acquis. Quatrième acquis, nous avons mis en place une cellule d’observation qui a multiplié le nombre de récipiendaires mais l’innovation de taille qui a été instaurée est sans nul doute la construction des appâtâmes de la réconciliation. C’est pour nous une innovation de taille car nous pensons que la réconciliation est un phénomène pérrein.

Partout où nous sommes passés nous devons permettre aux ivoiriens et à tous ceux qui vivent dans ces villages de continuer à parler et à communier. Ainsi donc, l’innovation de taille, c’est de récompenser les villages, les villes où les communautés qui se sont illustrées par des actes volontaires de réconciliation par la matérialisation de notre passage en construisant un appâtâmes de 100 places afin que les uns et les autres continuent de parler de paix et de réconciliation. Pour nous donc, l’objectif est atteint mais la mission n’est pas terminée.

Après trois éditions organisées sur fond propre, y a t-il des soutiens qui se déclarent au vu du bilan qui semble enthousiaste ?

Pas pour l’instant car, nous avons mis en place le cadre organique de notre ONG qui nous a permis d’engager des recherches de partenariat. Nous avons adressé beaucoup de courriers à beaucoup d’entreprises citoyennes, à beaucoup de partenaires et nous attendons les réponses. nous estimons qu’avec un peu de patience et de lobbying, notre attente portera fruit. La réconciliation est liée au développement et nous pensons que les entreprises qui investissent en Côte d’Ivoire ont besoin de stabilité, de cohésion sociale, de paix, c’st pourquoi elles ont intérêt à nous appuyer et à nous encourager à poursuivre l’œuvre de recherche de la paix et de la cohésion sociale. Elles ne doivent pas nous encourager à nous décourager.

Quelle est l’attitude de la cdvr à l’égard de la fondation ?

La CDVR a de bonnes relations avec la fondation.

Au fil des éditions, le prix Atouhou se bonnifie, avez-vous affirmé. Alors quelle innovation envisagez-vous pour la prochaine édition ?

La prochaine innovation, c’est la diaspora. N’oublions pas que 2014 est année préélectorale, donc le prix de décembre prochain aura un caractère assez important. Nous allons essayer d’attirer l’attention du politique sur la nécessité de maintenir la réconciliation et la nécessité de faire exprimer la démocratie. Dans le mois d’avril je suis attendu en Angleterre, qui va devenir pour nous la capitale de la fondation Atouhou et chaque mois d’avril nous seront en Angleterre pour encourager les ivoiriens qui sont au niveau de la diaspora et qui pensent à la réconciliation. Décembre va être réservé pour l’organisation du prix au niveau de la Côte d’Ivoire et le mois d’avril celui de la diaspora œuvrnnt pour la réconciliation. A tous ceux qui pensent réconciliation, nous leur donnons rendez-vous à Londres pour venir prendre leur prix pour continuer à œuvrer de façon volontaire.

Les sujets les plus actuels en ce moment, c’est le recensement général et la remise de Blé Goudé à la CPI par le gouvernement ivoirien, quel le regard que porte la fondation sur ces deux évènements ?

Nous pensons que le recensement fait partie du fonctionnement normal de l’état. C’est un acte de développement qui demande l’implication de tous. Je voudrais saisir l’opportunité pour lancer un appel à tous les ivoiriens afin que cette opération soit une réussite totale puisqu’il s’agit de savoir combien nous sommes. il s’agit d’une action nécessaire à l’Etat et aux organisations internationales pour mener des projets de planification efficace. A titre d’exemple, il ya un PND qui a été élaboré par la Côte d’Ivoire et pour cela, il se pose le besoin de savoir l’effectif de la population de sorte à déterminer la population active et inactive.

Le recensement intervient également pour définir notre programme d’actions qui aspire à faire de la Côte d’ivoire un pays émergent pour 2020. Sur la question du transfèrement de Blé Goudé à la CPI, moi je pense que c’est un processus qui est en cours. vous savez bien que très que la CPI, dans le processus de la réconciliation nationale, avait entrepris une grande investigation sur la Côte d’Ivoire, donc ce qu’il faut dire, c’est qu’au-delà du transfèrement de Blé Goudé à la Haye, en tant qu’ONG qui œuvre pour la réconciliation nationale, nous voulons émettre le souhait que la justice soit équitable. Qu’il y ait une justice qui soit équitable dans tous les camps et qu’on n’ait pas l’impression qu’il y a une justice qui regarde uniquement dans un seul sens.

Donc, en tant que structure non gouvernementale, le regard que nous avons porte à dire que c’est un processus qui est enclenché et qui, nous l’espérons au nom de la réconciliation, ira à son terme comme l’a exprimé le ministre de l’intérieur. Cela, dans l’objectif que la Côte d’Ivoire donne l’exemple de justice équitable afin que tout ceux qui ont fait du tort à ce pays répondent de leurs actes. N’oublions pas que le thème de notre récent prix était réconciliation, justice et croissance économique. Le regard que nous avons, c’est de souhaiter que la justice soit équitable pour tous et équitable dans tous les deux camps.

Avez-vous une adresse particulière à l’endroit des ivoiriens d’ici et ceux de la ?

Aux ivoiriens d’ici, je peux dire que la Côte d’Ivoire de l’émergence est en marche. Aujourd’hui, la crise est derrière nous et nous sommes entrain de panser les plaies. J’invite donc les ivoiriens à se mobiliser pour monter dans le train du développement et à encourager l’action gouvernementale. Le pays a trop souffert et on ne peut se plaire à demeurer toujours dans le passé. A un certain moment donné il faut bien qu’on s’arrête, on tourne la page et qu’on puisse avancer.

Aux ivoiriens de la diaspora je demande de continuer à œuvrer pour la réconciliation nationale là où ils se trouvent. Vous savez, les ivoiriens de la diaspora, de l’extérieur sont des personnes qui ont un regard constat sur le pays. A travers leurs opérations, ils participent la construction de la Côte d’Ivoire. Ils soutiennent leurs familles au pays. Je pense que la diaspora a un rôle important à jouer au niveau de la réconciliation, c’est en cela que je les exhorte à se mobiliser autour de la Côte d’Ivoire afin de prendre ensemble le train du développement et de l’émergence

Interview réalisée par Léon SAKI

Afrik53.com : Infos 7J/7
Lundi 31 Mars 2014
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1.Posté par ALLEHAHIN le 01/04/2014 12:42 | Alerter
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Cet interview est sans intérêt. Tout le monde peut il parler sans être inquiété dans cette république bananière? Arrêter distraire les honnêtes qui continuent de souffrir dans leur chair. Oui vous pouvez aller vous réconcilier avec les Mamadou, bineta, yacouba, soro et autres... Bandes d'hypocrites.

2.Posté par Fatim le 01/04/2014 15:12 | Alerter
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Je n ai pas le temps de lire ces betises. Ce mr etait ou quand Ble a ete transfere a la CPI? Surtout qu il arrete de nous parler de reconciliation. Nous ne nous sentons pas concerner. D ailleurs, c est quoi ce machin qu il dirige? Tchrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr

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