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Vos questions sur Gbagbo à la CPI

le Dimanche 24 Mars 2013 à 09:37 | Lu 844 fois



Vos questions sur Gbagbo à la CPI
Le conseiller du procureur de la CPI, Pascal Turlan, a répondu aux questions d'internautes africains sur la détention de Laurent Gbagbo à La Haye.

1. Qu’est-ce que l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo mange-t-il en prison ?
Il mange les plats préparés par le centre de détention. On peut supposer qu’ils sont plutôt de type néerlandais, mais s’il souhaite avoir des ingrédients ou des plats particuliers qui viennent de chez lui ou de sa région, il peut le demander. Il peut acheter des produits sur une liste et faire la cuisine lui-même.

2. Que fait Gbagbo en prison pendant la journée ?
Il est détenu dans une cellule individuelle, comme tous les détenus de la Cour. C’est une cellule d’environ dix mètres carré avec un lit, un bureau, des étagères, un placard, des toilettes, une télévision. Il a un système d’interphone pour appeler les gardes. Il peut faire du sport et il peut marcher dans la cour du centre de détention et il peut lire les livres de la bibliothèque par exemple.

3. Les victimes du célèbre prisonnier, sont-elles les bienvenues à La Haye ?
Devant la CPI les victimes peuvent demander à participer aux procédures, elles peuvent exposer leurs vues et défendre leurs intérêts, avec l’autorisation et sous le contrôle des juges. 199 victimes ont été autorisées à participer à ce stade de la procédure. Elles sont représentées par un avocat."

4. Combien de meurtres font un crime contre l’humanité, selon la CPI ?
Un crime contre l’humanité ne se définit pas directement par le nombre de victimes. Il est défini dans le statut de Rome, c’est-à-dire la loi qui fonde la Cour. C’est une liste d’actes interdits comme le meurtre, le viol, la persécution ou les traitements inhumains, qui sont commis dans le cadre d’une attaque systématique ou généralisée lancée contre une population civile en connaissance de cette attaque.″

5. Pourquoi la CPI ne condamne pas à mort celui qui a tué plus de 1 000 personnes ?
Le droit de la Cour pénale internationale ne prévoit pas la peine de mort. Si une personne est reconnu coupable devant la CPI, elle peut être condamnée , entre autres peines, à trente ans de prison au maximum, ou dans certains cas extrêmes à la prison à vie.

6. Pourquoi existe-t-il des audiences à huit clos ?
La justice doit être visible, doit être transparente. Le principe devant la CPI est celui de la publicité des débats. Parfois il est nécessaire d’organiser des audiences à huis clos pour assurer la protection de certains témoins ou d’autres personnes vulnérables tel que les enfants ou les victimes de violences sexuelles.

7. D’où est-ce que la CPI tire ses ressources financières ? N’est-ce pas surtout l’Union européenne qui finance la CPI ?
La Cour est financée par les contributions des 122 Etats parties qui ont signé le statut de Rome. Le continent africain est un des continents les plus représentés à la CPI. S’il est vrai que les Etats européens représentent une grande partie des plus gros contributeurs, c’est parce que les Etats financent à proportion de leurs capacités respectives.

8. Ces sources financières, de quelle façon pourraient-elles influencer la CPI ?
La contribution au budget de la Cour n’a aucun lien avec le travail judiciaire de la Cour, ni avec les enquêtes, les poursuites, les stratégies pénales ou les procédures devant la Cour. Dans de nombreux cas les Etats africains ont demandé à la CPI d’intervenir : la RDC, l’Ouganda, la Centrafrique, la Côte d’Ivoire. Ces pays nous ont demandé d’enquêter et de poursuivre les auteurs des crimes commis contre leur population.

9. Laurent Gbagbo est accusé de crimes de guerre tandis qu’Alassane Ouattara, également suspect de crimes de guerre, est libre. La CPI a-t-elle reçu des demandes politiques ?
Bien sûr que non. Il faut amener en justice les auteurs des crimes les plus graves. Le moment auquel le bureau du procureur parvient à obtenir assez de preuves qui lui permettront d’amener quelqu’un devant la justice, ne doit pas être interprété politiquement. Lorsque nous aurons d’autres personnes suspectes de crimes que nous souhaiterons amener devant la Cour, le même processus se répètera.

10. La CPI ne se laisse-t-elle pas tromper par les leaders actuels, très souvent les rivales des hommes politiques persécutés à La Haye ?
Ce n’est pas vrai. Pour nous le critère c’est : des crimes ont été commis, des enquêtes se sont déroulées, des preuves ont été rassemblées, des témoignages recueillis. Voilà ce qui nous permet de penser que telle ou telle personne doit être amenée devant la justice. Ce qui compte ce sont les victimes.

11. Pourquoi la CPI ne parle pas de la crise de 2002, lorsque la rébellion attaquait la Côte d’Ivoire ?
Nous avons informé les juges que nous avions des informations sur des crimes qui auraient été commis entre 2002 et 2010. Les juges nous ont autorisé à enquêter sur cette période aussi. Donc l’enquête est ouverte sur la situation en Côte d’Ivoire. Elle peut porter sur l’ensemble des crimes qui auraient été commis entre 2002 et 2010 et lors des violences post-électorales de 2010-2011.

12. Est-ce qu’un jour vous inviterez également le président ivoirien actuel Alassane Ouattara devant la Cour à La Haye ?
On ne peut jamais répondre à des questions concernant des individus. La Cour mène des enquêtes qui portent sur toutes les parties aux violences post-électorales, quelle que soit leur affiliation politique ou leur fonction. Nous verrons où les éléments de preuves rassemblés nous conduirons.

Dimanche 24 Mars 2013
Vu (s) 844 fois



1.Posté par kone cote divoire* le 24/03/2013 14:04 | Alerter
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