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Voici le cancer qui ronge la Côte d’Ivoire-Gbagbo, Ouattara : Qui a gagné la présidentielle ?

le Mardi 22 Novembre 2011 à 07:17 | Lu 1028 fois



Voici le cancer qui ronge la Côte d’Ivoire-Gbagbo, Ouattara : Qui a gagné la présidentielle ?
Depuis le 28 novembre 2010, la Côte d’Ivoire est coupée en deux camps partagés entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara ; deux camps convaincus chacun d’avoir gagné le scrutin présidentiel. Comment réconcilier ces deux camps, sans la vérité ? Dans l’analyse qui suit, l’Ivoirien Soro Jean Yves, démontre la nécessité de recoller les morceaux en passant par cette douloureuse vérité que les nouvelles autorités ivoiriennes et leurs parrains étrangers étouffent à la kalachnikov pour espérer régner en « paix ».

Pardonnez-moi de recentrer le débat. Le débat autour des résultats de l’élection présidentielle 2010 est inévitable parce qu’il est purificateur.

I-L’inévitable débat

De nos jours, la politique est entrée dans une phase de communication plus que d’information. La communication exaspère l’opinion quand elle en prend conscience mais celle-ci succombe lorsque la manœuvre est subtilement menée. Les vainqueurs du coup d’Etat du 11 avril, appuyés par des officines de communication passées maîtres dans l’art de la désinformation, du travestissement des faits et de la réalité, du dénigrement et de l’intoxication systématiques, ont choisi la subtilité pour faire triompher leur «vérité médiatique» au profit de leur champion, M. Alassane Ouattara.

Par doses médiatiques, ils s’ingénient à faire croire à l’opinion que la crise postélectorale est survenue du fait de l’entêtement du président Laurent Gbagbo à s’accrocher au pouvoir alors qu’il a été battu dans les urnes, le 28 novembre 2010. Pis, dans leurs entreprises machiavéliques de diabolisation du président Laurent Gbagbo et de son régime, ils vont jusqu’à soutenir que l’acharnement de Laurent Gbagbo à vouloir conserver le pouvoir qu’il a perdu a provoqué une crise postélectorale marquée par des affrontements qui ont fait plus de 3.000 mots.

Les crimes de sang qui exigent sont transfèrement devant la Cour pénale internationale (Cpi). Laurent Gbagbo est présumé coupable ! Aussi, à leurs yeux, le débat autour des résultats de l’élection présidentielle 2010 n’est-il plus à l’ordre du jour. Les seuls débats actuels qui valent la peine d’être menés sont autour du transfèrement de Laurent Gbagbo devant la Cpi pour répondre de ses crimes de sang et la participation aux élections législatives du 11 décembre 2011.

Pour éviter de parler tout seul, tout le temps…

Qui peut ne pas les entendre, tant qu’ils parlent ! En France, le président Nicolas Sarkozy et son ministre des Affaires étrangères, M. Alain Juppé, s’extasient à longueur de sorties médiatiques sur l’intervention de l’armée françaises en Côte d’Ivoire qu’ils présentent comme un modèle de réussite pour avoir rétabli la démocratie en délogeant le «dictateur» Laurent Gbagbo du pouvoir et en y installant le «vainqueur» incontesté et incontestable, le «démocrate» Alassane Ouattara. Madame Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste français, candidate malheureuse à l’investiture de sa formation politique pour la présidentielle de mai 2012 en France, déclare, sur la chaîne cryptée Canal + au cours de l’émission «Dimanche +», le 25 septembre 2011, que «Monsieur Alassane Ouattara a bien fait de saisir la Cour pénal internationale pour crimes contre son peuple commises par Monsieur Laurent Gbagbo ».

Aux Etats-Unis d’Amérique, le président Barack Obama, intervenant le mercredi 21 septembre 2011 à la tribune de la 66ème session de l’Assemblée général des Nations Unies, à New York, s’est « réjoui de l’issue de la crise postélectorale qui passe à ses yeux, comme la chute des régimes qu’il qualifie de dictatoriaux (Moubarad, Kadhafi, Ben Ali), pour un carrefour de l’histoire, une leçon ». Parce qu’à l’en croire, «le peuple ivoirien a vaincu la «tyrannie » de Gbagbo qui n’a pas accepté sa défaite. M. Alassane Ouattara déclare sur la chaîne française TF1, le mardi 13 septembre 2011, que « Laurent Gbagbo sera jugé en Côte d’Ivoire pour crimes économiques. Mais, en ce qui concerne les autres crimes, Laurent Gbagbo répondra devant la CPI ».

Intervenant sur la question des législatives, M. Ouattara conseille au Front populaire (Fpi) de ne pas commettre la même erreur que son parti, le Rassemblement des Républicains (Rdr) qui a boycotté les élections législatives en décembre 2000. Dans la continuité, le président Henri Konan Bédié, en fidèle lieutenant de M. Alassane Ouattara, estime, sur France 24, le jeudi 15 septembre 2011, que «Laurent Gbagbo ne peut échapper à la justice à cause des atrocités et des crimes de sang dont il est l’auteur, sans oublier les nombreuses crimes économiques pour lesquels il est déjà inculpé ».

Il ajoute que pour un jugement équitable, son sort sera scellé par la CPI qui, pour l’heure, effectue des investigations ». Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, M. Hamed Bakayoko «ne tolère pas les débordements, que ce soit du point de vue du langage, que ce soit du point des actes», à l’occasion de la tenue d’un meeting. «Des mesures immédiates suivront » dès qu’il constate « l’existence de propos subversifs». Il revient ainsi au seul ministre Hamed Bakayoko d’instaurer un ordre moral et politique puisqu’il est le seul d’entre tous à détecter et à qualifier les propos subversifs.

L’on devine alors aisément que tous propos invitant au débat autour de l’élection présidentielle 2010 seront considérées comme subversifs. Le ministre des Droits de l’homme, M. le Généma Koulibaly, dans une sortie inopportune parce que faite au lendemain de l’installation officielle de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdr), assène, le vendredi 13 septembre 2011 à Paris : «J’ai expliqué au président de la CPI l’importance pour la réconciliation nationale de cette procédure. Si l’ex-président n’était plus sous notre responsabilité, sur le territoire de la République, cela faciliterait le processus de réconciliation et contribuerait à dépassionner la suite du débat, notamment les élections législatives».

L’idée on ne peut plus manifeste est d’éloigner le président Gbagbo pour le couper définitivement du peuple ivoirien avec lequel il a signé un pacte de confiance, de solidarité et d’avenir. Comme dans un ballet bien réglé, la Cpi a annoncé le 4 octobre 2011 l’ouverture d’une enquête sur les crimes de sang commis en Côte d’Ivoire durant la période postélectorale. Cette autorisation de l’ouverture de l’enquête donnée par la chambre préliminaire ne concerne que, curieusement la période qui court à partir du 28 novembre 2011, période demandée par M. Ouattara, partie prenante à la crise.

Et la vérité est travestie

M. Eugène Dié Kacou, président du Conseil national de la presse (Cnp) censure les journaux libres parce qu’ils ont « une tendance inacceptable» à la manipulation des faits et de la réalité lorsqu’ils révèlent à l’opinion que le chef d’Etat actuel a été installé par coup d’Etat et son « régime » installé par la France, tandis que Laurent Gbagbo est vu comme renversé par l’armée française, voire prisonnier du chef de l’Etat français ». En effet, pour le président de Lmp, «ce procédé utilisé à foison dans certains journaux traduit, loin du souci d’informer les lecteurs, une tendance inacceptable à la manipulation des faits et de la réalité ». Pour lui, «les faits uniques», c’est que le «président de la République de Côte d’Ivoire exerce son mandat actuel des suites d’élections démocratiques reconnues par la communauté nationale et internationale et, pour lequel, il a été officiellement investi dans ses charges ».

Alors, dans cette conviction, M. Eugène Dié Kacou tranche, de façon péremptoire : « Ces faits étant établis et de notoriété, le CNP prévient qu’à compter de la publication du présent communiqué, il sera intraitable sur les écrits à caractère subversif et insultant non seulement pour les autorités en place mais, également, pour le peuple ivoirien qui a dans la transparence, élu son président » (déclaration des journaux victimes du 11 avril 2011, JV11, suite aux dernières menaces du CNP contre la presse libre dans ce nouveau courrier, lundi 26 septembre 2011, p.5).

Comme à son habitude, dans un éditorial au brulot, M. Venance Konan, directeur général de Fraternité Matin, quotidien d’Etat, va jusqu’à traiter de « sorcière » Mme Agoh Marthe, première vice-présidente de l’Assemblée nationale, qui a eu l’évidence de revenir dans Notre Voie du mercredi 26 octobre 2011, sur le débat que l’on croyait clos autour des résultats de la présidentielle 2010. S’érigeant en tuteur des Ivoiriens, M. Venance Konan déclare que ceux-ci «ne vont pas passer leur vie à débattre de cette question stérile. Ils ont autre chose à faire. Ils ont un avenir à bâtir avec M. Ouattara ».

D’autres, comme MM. Young Jin Choi et Soro Guillaume, faisant fi de leur immense responsabilité dans la crise ivoirienne, vont sans vergogne de pseudo révélation en pseudo révélation. Selon eux, au cours des différentes audiences, ils se sont évertués à faire comprendre au président Gbagbo qu’il avait perdu les élections et qu’il devait céder le pouvoir à M. Ouattara, vainqueur de l’élection présidentielle. Puisque Gbagbo est historien, l’histoire de la Côte d’Ivoire saura lui être reconnaissante en le faisant figurer au « panthéon » des grands hommes de la Côte d’Ivoire. La révélation est facile lorsque l’on a réduit au silence tous les contradicteurs possibles.

Leurs témoignages manquent de crédibilité quand l’on sait qu’ils sont l’alpha et l’oméga de la crise ivoirienne. Le Peuple ivoirien, lui, est devenu suffisamment adulte pour avoir sa propre lecture de la crise et pour détecter les mensonges d’Etat. Il est vrai que le prévisible transfèrement des chefs de la rébellion devant la Cpi, suscite une peur panique en leur sein. Aussi, comme à leur habitude, continuent-ils à tirer sur tout ce qui bouge au risque de se faire brûler par le feu qu’ils ont eux-mêmes allumé. La ficelle est trop grosse et, inévitablement, le piège va se refermer sur eux.

Une autre catégorie s’oppose à l’ouverture de la boîte de pandore qu’est le débat autour du scrutin présidentiel 2010 au nom du « silence, on réconcilie ! », une autre variante du « silence, on développe !» qui a rythmé notre quotidien du temps du parti unique. Au nom de la réconciliation, tout ce qui fâche doit être occulté. Posture bien difficile pour une commission dite de vérité, de dialogue et de réconciliation pompeusement mise en place ! Le Premier ministre Charles Konan Banni, président de ladite commission, lui, choisit l’esquive lorsque la question lui est posée. M. N’Gouan Patrick, coordonnateur national de la convention de la société civile, opte pour un savant jeu d’équilibre.

En effet, le 12 octobre 2011, tout en condamnant « vigoureusement l’agression perpétuée par des sympathisants du Rassemblement des Républicains (Rdr) contre les militants et dirigeants du Front populaire ivoirien (Fpi) lors du meeting de ce parti à Koumassi, le samedi 8 octobre 2011 », M. N’Gouan amoindrit la portée de sa condamnation lorsqu’il « appelle les partis politiques et tous les acteurs politiques à se garder de faire des spéculations sur les résultats de l’élection présidentielle qui ne sont plus à l’ordre du jour ». Dans un autre ordre d’idées, qui prête encore une oreille attentive aux propos de tous ceux qui soutiennent que le président Gbagbo a gagné les élections ? Pour la Côte d’Ivoire, ces « hérétiques » ont le droit à l’écoute même s’ils ne disposent pas des puissants canaux de communication de la communauté internationale.

Alors, Laurent Gbagbo demeure le président…


Le président Laurent Gbagbo : «Je tiens à rappeler solennellement que je demeure le président légitime et légal de la Côte d’Ivoire parce que j’ai gagné l’élection présidentielle…Monsieur le président de la République, souffrez que je vous rappelle que la Côte d’Ivoire reste un Etat souverain au même titre que la France. A ce titre, la Côte d’Ivoire possède une Constitution comme la France. Elle s’est dotée d’organes de gestion de l’Etat pour réguler les rapports sociaux à l’image de ce qui se passe en France » (Le ministre Koné Katinan, Représentant et Porte-parole du président Gbagbo : « Le Président écrit au président français », dans Aujourd’hui, mercredi 14 septembre 2011, n°063 p.2). Mme Agoh Marthe, première vice-présidente de l’Assemblée nationale appelle au rassemblement de tous les fils et filles de la Côte d’Ivoire pour une discussion sérieuse et sans passion autour de ce qui s’est passé, de la compréhension de nos textes fondamentaux afin de nous réconcilier véritablement ».

Pour la première vice-présidente, toute la problématique de la réconciliation tourne autour de la compréhension des textes fondamentaux ivoiriens qui ont servi à désigner le vainqueur de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Monsieur le ministre de l’Equipement et de l’Assainissement, porte-parole du Gouvernement Aké NGbo, ex-directeur général du Bureau national d’Etudes techniques et de Développement (Bnetd), Docteur-ingénieur des ponts et chaussées, M. Ahoua Don Mélo, impliqué dans le processus électoral, à travers la structure SILS-Technology, démonte scientifiquement, dans une contribution, qu’Alassane Ouattara a perdu les élections en Côte d’Ivoire, et mis en place une fraude gigantesque à travers la Commission électorale indépendante (CEI) qu’il contrôlait (Aujourd’hui, mercredi 14 septembre 2011, p.4, n°63). Monsieur Guy Labertit, délégué Afrique du parti socialiste français pendant 10 ans (1996-2006) révèle que la communauté internationale a bien préparé son «affaire».


Demain, la suite...


Séraphin Abdou Dagnogo, L’Ivoirien qui ne veut pas mourir idiot




Mardi 22 Novembre 2011
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1.Posté par abiola le 22/11/2011 16:53 | Alerter
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merci mon frere heureusement que tes parents ont eu la bienveillance de te mettre a l'ecole tu ne mourras pas idiot

2.Posté par abiola le 22/11/2011 16:53 | Alerter
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merci mon frere heureusement que tes parents ont eu la bienveillance de te mettre a l'ecole tu ne mourras pas idiot

3.Posté par AZERT le 22/11/2011 23:54 | Alerter
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Marche Européenne pour la libération du président Gbagbo

http://www.kamayiti.com/kamayiti_tv/viewvideo/554/kamayiti/marche-europeenne-pour-la-liberation-du-president-gbagbo/Page-1-15.html

GBAGBO L’EQUATION INSOLUBLE DE L’IMPERIALISME

http://gmu6.infomaniak.ch/access/www.kamayiti.com/nph-proxy.cgi/010101A/http/www.kamayiti.com/kamayiti/201111211456/opinion/gbagbo-lequation-insoluble-de-limperialisme-1456/id-menu-2466.html

4.Posté par Zongo le 23/11/2011 09:01 | Alerter
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Merci mon frère depuis le Sénégal je partage avec tristesse vos idées ici développées. L'histoire donnera raison à l'historien qu'est resté Laurent Gbagbo ce grand panafricaniste.

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