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Violence politique, coup d’Etat et rébellion armée : Le RDR, des mains souillées du sang des Ivoiriens

le Samedi 20 Juillet 2013 à 08:00 | Lu 6690 fois



Violence politique, coup d’Etat et rébellion armée : Le RDR, des mains souillées du sang des Ivoiriens
En Côte d’Ivoire, la violence politique est une marque déposée du Rdr. Ouvrons les yeux pour mesurer le parcours de Ouattara et son parti dans le sang des Ivoiriens.

«Je frapperai ce régime moribond et il tombera», a déclaré Alassane Dramane Ouattara en 1999, alors dans l’opposition. Il prévenait ainsi Henri Konan Bédié qui était au pouvoir. En décembre 1999, Bédié est renversé par un coup d’Etat mené par des proches de Ouattara. Lequel putsch est accueilli avec enthousiasme par Ouattara qui déclarait que l’on avait affaire à une «une révolution des œillets». C’est un fait qui restera collé à la peau d’Alassane Dramane Ouattara. «Je rendrai ce pays ingouvernable », a-t-il encore menacé en 2001. Effectivement, Alassane Dramane Ouattara a rendu la Côte d’Ivoire ingouvernable. Toute sa dimension d’homme violent rejaillit de ses propos.


Cet homme s’était très tôt signalé à son arrivée. Premier ministre d’Houphouët-Boigny, c’est sur ses instructions que pour la première fois en Côte d’Ivoire, les policiers ont investi les mosquées pour y gazer les musulmans sous prétexte de contrôler la carte de séjour. Impensable ! Il a désacralisé les lieux de culte des musulmans, pourtant il prétend être un des leurs. C’est sous son autorité que la Force d’intervention rapide para commando (Firpac) a mené nuitamment une expédition punitive à la cité universitaire de Yopougon. C’était précisément dans la nuit du 18 mars 1992.

Des étudiants sans défense en plein sommeil ont été surpris par les armes pour être froidement violentés et même tués. Des étudiantes, ont été violées et des étudiants portés disparus. Ailleurs, le Premier ministre aurait opté immédiatement pour une démission. Mais Alassane Dramane Ouattara, qui se sentait soulagé par ce carnage des militaires n’a pas condamné cet acte. Scandalisé, le Front populaire ivoirien (FPI), parti de l’opposition, et des démocrates ivoiriens exigent une commission d’enquête pour faire la lumière sur cette descente punitive. Cette commission a établi les responsabilités des militaires. Or, les militaires n’agissent pas sans ordre.

Ouattara, un parcours singulier avec les armes

A la grande surprise des Ivoiriens, Houphouët-Boigny et son Premier ministre refusent de sanctionner les militaires qui se rendus coupables des tueries. Le premier prétextant qu’il ne peut pas retourner son propre couteau contre lui. On comprend alors que les militaires sont le couteau du président de la République et du Premier ministre qui avait tout le pouvoir. Parce que Houphouët était au soir de sa vie. A cette époque, Alassane Ouattara n’a pas demandé pardon aux victimes. Ahuri par ce mépris, le Fpi projette une marche pour protester contre la banalisation du massacre des étudiants. C’était minimiser Ouattara. Qui a profité pour mettre la commune du Plateau à feu et à sang dans l’objectif d’éliminer Laurent Gbagbo et ses camarades, et tuer ainsi la démocratie naissante. Gbagbo et plusieurs démocrates sont arrêtés et jetés en prison. Ouattara venait encore de s’illustrer violent.

A la mort d’Houphouet-Boigny, sachant bien que la Constitution indiquait clairement sa succession par le président de l’Assemblée nationale, Ouattara a tenté de faire de la résistance. Il n’a pas voulu rendre la démission de son gouvernement au tout nouveau président de la République. Il entendait ainsi prendre le pouvoir. Dans sa volonté d’empêcher Bédié dans sa prise constitutionnelle du pouvoir, feu Philippe Grégoire Yacé, président du Conseil économique et social (Ces), qui voulait offrir le pouvoir à Ouattara, disait : «La maison brûle», pour faire croire qu’il y avait péril en la demeure. Mais Laurent Dona Fologo lui a rétorqué en rassurant : «Il n’y a pas du feu à la maison».

Malgré tout, le passage de Bédié sur les antennes de la télévision pour annoncer qu’il succédait à Houphouet a failli être contrarié. Parce que Ouattara avait donné l’ordre à la police de boucler le périmètre de la télévision ivoirienne pour empêcher son accès à Bédié. La CRS, la FIRPAC et la gendarmerie ont failli s’affronter C’était déjà un avant-goût des putschs.

Ayant échoué de près dans sa tentative de prendre le pouvoir par la force, Ouattara a décidé de casser le PDCI-RDA, le parti d’Houphouët, alors qu’il se réclame pourtant de l’houphouétisme. Comment peut-on être houphouétiste et vouloir déchirer le parti que le Vieux de Yamoussoukro a laissé en héritage ? Drôle d’héritier ! Avec le Rdr, on aura entendu tout le discours belliqueux révélateur de la violence qui fonde ce parti. «On ne veut pas que je sois candidat parce que je suis musulman et du nord». Par une telle déclaration, Ouattara cherchait à ameuter la communauté internationale pour dire qu’il est exclu pour son appartenance religieuse et ethnique. C’est dangereux de lâcher de tels propos. «Les Ouattara font toujours ce qu’ils disent», a-t-il poursuivi. Pour dire qu’il met toujours à exécution ses menaces.

Champion toutes catégories de coups d’Etat

Le coup d’Etat survient alors et emporte Bédié. De façon stratégique, pour masquer la responsabilité de Ouattara dans le coup d’Etat, le général Robert Guéi a été porté au pouvoir afin de gérer la transition militaire et préparer l’accession de ce dernier au pouvoir. Mais quand les choses ont commencé à prendre une autre tournure, les militaires pro-Ouattara ont maintes fois tenté d’éliminer Robert Guéi. Ayant encore échoué, le Rdr et Ouattara récidivent sous Gbagbo porté au pouvoir fin 2000 après des élections.

Leur quotidien «Le Patriote», proche du RDR, divise la Côte d’Ivoire. Une façon de préparer les esprits sur une quelconque discrimination dont seraient victimes les filles et fils du nord. Mais il faut rappeler que, depuis 1990, ce journal se montrait très nocif en traitant Laurent Gbagbo de tous les noms. «Attention, un épileptique en politique» ou en encore «La femme de Gbagbo était enceinte de quelqu’un d’autre».
Arrivé au pouvoir par les urnes, Laurent Gbagbo ne connaîtra pas de repos. Il subira les attaques répétées du Rdr. Qui multiplie les tentatives de déstabilisation. Le complot de la Mercedes noire était réel et le discours de Ouattara l’attestait bien. «S’ils veulent qu’on mélange ce pays, on va le mélanger», déclarait-il dans la cour familiale d’Amadou Gon au quartier résidentiel à Korhogo en juillet 2002 lors des campagnes des conseils régionaux. «Je n’attendrai pas 5 ans pour arriver au pouvoir», a-t-il révélé.

Le couronnement de tout ce parcours est évidemment la rébellion armée.

Cette rébellion a coupé et occupé le pays en respectant le tracé fait par «Le Patriote». Qui parle de tout et accuse Laurent Gbagbo sans dire qui a envoyé la rébellion. Tous les chefs rebelles et tous ceux qui ont animé la rébellion se sont fait élire députés ou maires sous l’étiquette du Rdr après la prise du pouvoir par leur mentor le 11 avril 2011. La preuve, Guillaume Soro, chef rebelle, est député Rdr de Ferké. Alain Lobognon dont le nom rebelle est Adjudant Beugré s’est fait élire sous l’étiquette Rdr à Fresco. Sidiki Konaté, chef rebelle, est devenu député Rdr de Man.

Ben Souk, rebelle, est député-maire Rdr à Dabou. Soro Kanigui, rebelle et grand compagnon de Fofié Kouakou, a été élu député Rdr de Sirasso. La liste est longue. Ousmane Coulibaly dit Ben Laden, chef de guerre, est fait préfet de région par Ouattara. Même au pouvoir, Amadou Soumahoro, Sg du Rdr, promet: «Celui qui s’attaque à Ouattara ira au cimetière». Il avait aussi promis d’aseptiser l’ouest. Et c’est fait avec le massacre des déplacés du camp de Nahibly à Duékoué. De nombreuses fosses communes existent encore et sont surveillées. Des ossements de ce massacre ont été découverts et envoyés à Abidjan pour une autopsie. On attend toujours les résultats de cette autopsie. Que de morts sans justice ni pardon sur la conscience du Rdr.


Benjamin Koré
Notrevoie

Samedi 20 Juillet 2013
Vu (s) 6690 fois



1.Posté par nea le 20/07/2013 08:39 (depuis mobile) | Alerter
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Merci frère Koré pour ce rappel des faits à cette soi disante communauté internationale et à certains caciques du rdr tels joël nguessan , venance konan et consors qui ne voient pas le bout de leur nez et veulent changer l''histoire de la CI .

2.Posté par kouadio le 20/07/2013 10:35 (depuis mobile) | Alerter
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monsieur tu a faire un expose qui est tellement fraie que je suis content.Tout ivoirien doit acheter ce journal notro voie d'aujourd'hui et garde bien et faire lire aux freres RDR qu'ils prenent consiences.Ce monsieur n'est pas venir nous aranger quand tu lire bien son arriver a faire reccurer notre pays vingt en arriere je vous remerci.

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