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Verdict de la libération provisoire de Gbagbo: Juste un mois d’attente…

le Vendredi 11 Octobre 2013 à 00:00 | Lu 874 fois



Verdict de la libération provisoire de Gbagbo: Juste un mois d’attente…
Il faudra encore attendre avant de connaître la décision des juges de la Cpi. Hier, c’était les arguments pour ou contre la libération, même provisoire, du président Gbagbo.

Tout le monde s’y est trompé. A l’évidence. Car l’audience qui s’est tenue hier à La Haye a juste permis aux parties et participants de présenter leurs arguments quant à une éventuelle mise en liberté provisoire du président Laurent Gbagbo. A ce jeu, c’est tout naturellement la défense du président Gbagbo, conduite par Me Emmanuel Altit, qui a été la plus offensive. L’avocat a minutieusement décrit les circonstances nouvelles qui devraient amener Mme Silvia Fernandez de Gurmendi et la Chambre préliminaire I de la Cpi à mettre le président Gbagbo en liberté.

Selon lui, l’environnement national a énormément évolué depuis la dernière décision de maintien en détention prise le 11 juillet 2013. Ce changement s’illustre, a-t-il précisé, par la libération des prisonniers politiques pro-Gbagbo et plus particulièrement de Pascal Affi N’Guessan, le président du Front populaire ivoirien (Fpi), parti de Laurent Gbagbo. Me Altit est allé plus loin. Pour l’avocat français de Laurent Gbagbo, le fait que les ambassadeurs des Etats-Unis, de la France, des Nations unies et de l’Union africaine aient reçu les dirigeants du Fpi dès leur sortie de prison est une raison supplémentaire de croire que le parti de Laurent Gbagbo ne fait pas peur.

D’ailleurs, Me Emmanuel Altit a rappelé des propos du Premier ministre Daniel Kablan Duncan à BBC-Afrique selon lesquels Laurent Gbagbo peut parfaitement rentrer en Côte d’Ivoire s’il est remis en liberté par la Cpi et que cela ne poserait aucun problème. Me Altit n’a pas omis les propos d’Alassane Ouattara qui s’est réjoui de la libération des prisonniers pro-Gbagbo en indiquant clairement que la place des personnalités de leur rang n’était pas en prison.

L’avocat de Gbagbo voit toutes ces déclarations et actes des autorités ivoiriennes comme une volonté d’agir dans le sens de la réconciliation en Côte d’Ivoire qui mérite d’être accompagnée par la Cour pénale internationale. «La décision des autorités ivoiriennes de ne pas transférer Simone Gbagbo à la Cpi est un geste d’apaisement ; cela signifie que, pour ces autorités, il n’y a pas de danger», a ajouté Me Altit.

Pendant l’audience d’hier, l’accusation, représentée par le procureur Eric Mc Donald, appuyé peu après par le représentant légal des victimes, a essayé de convaincre la Chambre de ce qu’il n’y aurait eu aucune circonstance nouvelle pouvant justifier une mise en liberté du président Laurent Gbagbo. Il a encore une fois évoqué le fameux réseau dont bénéficierait Laurent Gbagbo et qui pourrait lui permettre de se soustraire à la justice. Il a notamment parlé des exilés du Ghana dont on ne saurait de quoi ils vivent depuis plus de deux ans et qui constitueraient un soutien réel pour Laurent Gbagbo. Le procureur Mc Donald a sorti de son chapeau une histoire de deux comptes bancaires qui appartiendraient à Laurent Gbagbo et à son épouse et dont il ne saurait pas s’ils ont été gélés.

Sur tous ces points, Me Altit a clairement indiqué que le procureur ne pouvait convaincre la Chambre de maintenir Laurent Gbagbo en prison alors qu’il avoue ne rien savoir sur les comptes dont il parle. «Après deux ans d’enquêtes et avec tous les moyens dont il dispose et la collaboration des autorités locales, le procureur nous dit qu’il ne sait rien», a ironisé Me Altit. A contrario, l’avocat de Laurent Gbagbo a affirmé que ses propres enquêtes démontrent que lesdits comptes ont bel et bien été gélés.
Quant aux moyens dont disposeraient les exilés du Ghana, Me Altit a soutenu que cela relève de l’affabulation. «Les affirmations du procureur ne reposent sur aucun élément probant», a-t-il insisté. Tout comme il a indiqué que le procureur n’apportait aucun élément en soutien à ses accusations de risques de fuite ou encore d’obstruction aux enquêtes. «Depuis deux ans, les autorités ivoiriennes n’ont jamais fait état d’une obstruction aux enquêtes», s’est-il défendu.

«Le problème ici, c’est que le procureur est resté figé dans un contexte révolu comme s’il ne prenait pas acte de la nouvelle situation», s’est désolé l’avocat de Laurent Gbagbo.
Pour lui, la Chambre devrait faire comme les autorités ivoiriennes qui discutent avec les dirigeants du parti de Laurent Gbagbo, ne les considèrent pas comme un danger, n’ont jamais dit qu’ils faisaient obstruction aux enquêtes et qui, en plus, ne voient pas une libération de Laurent Gbagbo comme une catastrophe.

Emmanuel Altit a expliqué que Laurent Gbagbo «reste une personnalité très populaire non seulement dans son pays mais également en Afrique». Il est le leader de l’un des partis les plus importants du pays et représente une bonne partie de la population et de nombreuses personnalités se réclament de lui.
Le conseil principal de la défense de M. Gbagbo est convaicu qu’il y a énormément d’élements qui montrent un changement de circonstances qui induit une nouvelle perception des choses.

«Il est évident que la détention du président Gbagbo n’est pas aujourd’hui nécessaire pour garantir sa comparution d’autant que les garanties sont particulièrement complètes… Je n’en dis pas plus. La détention du président Gbagbo n’est plus nécessaire aujourd’hui pour assurer le bon déroulement de l’enquête. Elle n’est pas non plus nécessaire pour éviter la continuation des crimes que les autorités ivoiriennes elles-mêmes considèrent ne pas exister.

En revanche, le maintien en détention aura des conséquences déraisonnables et irrémédiables sur l’état de santé du président Gbagbo»,a clairement fait savoir Me Altit.

Ce que l’avocat de Laurent Gbagbo s’est abstenu de dire, c’est la question qui a été débattue à huis clos en l’absence du procureur et du représentant légal des victimes. Cette séance, loin des regards insdiscrets, a réuni les juges, la défense et le greffe de la Cpi. On a pu comprendre, au détour de quelques phrases lâchées ici et là, qu’il s’agissait d’examiner les garanties offertes par un éventuel pays d’accueil.



Augustin Kouyo
Notrevoie

Vendredi 11 Octobre 2013
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