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Une semaine après son arrestation: Ce qui se passe dans le village d'Amadé Ouérémi

le Lundi 27 Mai 2013 à 06:10 | Lu 846 fois

Une semaine après l'arrestation du chef de guerre Amadé Ouérémi le samedi 18 mai 2013 dans le Mont Péko, nous nous sommes rendus à Bagohouo, village de M. Ouérémi situé à 25 kilomètres de Duekoué, pour en savoir un peu plus sur la situation qui y prévaut.



Une semaine après son arrestation: Ce qui se passe dans le village d'Amadé Ouérémi
Il est 8 h, lorsque nous quittons Duekoué à l’aide d’une moto. Après quelques minutes de route, nous voici au 1er corridor sur l’axe Duekoué-Kouibly, où ce trouve Bagohouo, notre destination. Juste le temps de quelques échanges avec les forces de sécurités, nous continuions notre chemin. 10 minutes plus tard, nous sommes à Blody, où un second barrage est dressé. Les éléments présents à ce corridor sont plutôt occupés à contrôler les pièces d’identité et celles afférentes aux véhicules.

A 15 kilomètres de ce corridor, nous trouvons Yrozon, un village totalement défiguré par les affres de la crise militaro-politique déclenchée en 2002. Nous trouvons un autre corridor où gendarmes et FRCI conjuguent leurs efforts pour la sécurité dans cette localité. Nous traversons le corridor et nous voici à Bagohouo.

A l’entrée du village, des gendarmes et militaires veillent au grain. Nous trouvons également un magasin de stockage de café et de cacao, situé non loin du centre de santé dudit village. Un peu plus loin, nous apercevons une voie qui, dit-on, serait celle que mène dans le Mont Péko. A ce niveau, certains éléments des forces ivoiriennes se reposent sous des tentes. Ils auraient fait des patrouilles durant toute la nuit et seraient très fatigués, apprend-on.

A 600 mètres de ce poste, se trouve l’ancien camp de l’ONUCI, qui sert de Quartier général à un impressionnant détachement d’éléments des FRCI venus de Gagnoa, man, Yamoussoukro etc...

Les témoignages des populations

Avec ce dispositif de sécurité, les populations vaquent tranquillement à leurs occupations. Celles qui résident dans la sous-préfecture de Bagohouo, ainsi qu'à Nidrou, principalement des Burkinabé, ont accueilli leurs frères et sœurs sortis de la réserve du Mont Péko. Certaines familles autochtones apportent aussi une assistance à leurs connaissances venues de cette zone forestière. Tout se passe bien, selon des témoignages recueillis sur place. « Les occupants de la forêt classée retournent progressivement dans leurs plantations depuis 4 jours. D’autres vont chercher des vivres et reviennent dormir au village. Certains préfèrent rester dans leurs campements respectifs. Mais, il y a beaucoup qui ont décidé de partir dans leur pays d’origine qui est le Burkina Faso. Nombreux sont aussi ceux qui ont opté de rester dans les campements non loin du parc en attendant une décision officielle du gouvernement », a fait savoir le porte parole de la notabilité du village de Bagohouo, Sossié Charles. D'autres habitants du village se sont réjouis de la présence des forces de sécurité dans cette zone après l'arrestation d'Amadé Ouérémi.

« Ils sont là pour sécuriser les populations et leurs biens jusqu'à nouvelle ordre. C’est pourquoi nous pouvons aller travailler tranquillement dans nos plantations », a indiqué Sawadogo Mady, un des occupants de la forêt classé qui est sorti et s'est installé à Nidrou. Il a ajouté que les forces de sécurité sensibilisent les populations quant à leur retour dans leurs plantations. « Selon eux, le temps du déguerpissement n’est pas encore arrivé. Et cela est du ressort du gouvernement ». Toutefois, nous avons appris que depuis le vendredi 24 mai, l’Autorité pour le Désarmement, la Démobilisation et la réinsertion (ADDR) entreprend un recensement des populations sorties du Mont Péko, et celles qui résident dans les villages environnants. Ce recensement viserait à apporter une assistance aux personnes sorties de la forêt classée et aux familles d’accueil. Mais concerne également les combattants du chef de guerre Amadé Ouérémi, qui doivent d’être désarmés. Ceux des occupants qui sont encore installés dans cette réserve ont un délai de 3 mois au plus, pour quitter les lieux, faute de quoi, l’État utilisera la force.

Les éléments d'Amadé introuvables, les populations inquiètes

Depuis l’arrestation de l'ex- chef de guerre du Mont Péko, ses éléments ne sont plus visibles dans les villages de Nidrou et de Bagohouo. Ils sont presque introuvables, alors que par le passé, selon des témoins, ils étaient bien présents dans le village. Cette absence inquiète considérablement les populations vivant dans cette localité, qui craignent surtout une éventuelle vengeance de la part des lieutenants d'Amadé Ouérémi, arrêté et conduit en prison à Abidjan.

Face à cette situation, le chef du village de Bagohouo, M. Sou Pélé a demandé aux populations de ne pas mettre les pieds à la lisière, encore moins dans le Mont Péko, où des éléments d'Amadé pourraient tendre des embuscades. Cela explique d'ailleurs la forte présence des éléments des forces de sécurité dans cette localité, les fréquentes patrouilles pour dissuader d'éventuels auteurs d'attaques, et rassurer les populations.

K.K.Théodore (région du Guémon)
Soir Info

Lundi 27 Mai 2013
Vu (s) 846 fois



1.Posté par Hermann N'da le 27/05/2013 14:10 | Alerter
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K K Théodore, BAGOHOUO est donc devenu le village de AMADE OUEREMI, le génocidaire venu du Faso? Tu gagnerais simplement à appeller les choses par leurs noms.

Tu aurais pu te rendre au Burkina Faso et nous rapporter des informations dignes d'un vrai travail professionnel d'investigation au lieu de te promener à vélo dans les champs de manioc ici en CI.

Du grand n'importe quoi hein!!!

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