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Un ex-combattant previent, "Dieu sera sans pitié pour Hamed Bakayoko…"

L'Afrique en mouvement - Afrik53.com : Infos 7J/7 le Samedi 17 Janvier 2015 à 08:19 | Lu 1750 fois

Samba Koné, cet ex-combattant et ex-fondateur de la Brigade d’Abobo qui deviendra plus tard le commando invisible, lors de la crise électorale ivoirienne, anciennement président de la jeunesse du Nord et actuel porte-parole du Comité de moralisation et de sensibilisation, livre sa lecture de la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire. Il ne manque de pas faire quelques égratignures. Interview…



Quelle lecture sécuritaire faites-vous de l’année électorale ?

Nous sommes très respectueux de la liberté. La stabilité de l’environnement sécuritaire est mitigée, dans la mesure où il y a encore des individus qui se promènent avec des armes dans les villes, les villages et campements. Cette année est électorale, que le gouvernement mette tout en œuvre pour que cesse cette situation de conflit permanent et laisser la police et la gendarmerie s’occuper de la sécurité des Ivoiriens. Les microbes continuent de semer le désordre, les dozos font la loi dans les villages avec des kalachnikovs. C’est grave ; alors que nous approchons la période électorale.

Nous disons que nous ne sommes pas satisfaits de la situation des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire. Il y a des centaines d’ivoiriens parmi lesquels des ex-combattants qui sont en détention depuis des années. Qu’ils soient rapidement jugés selon le droit. Pour les prisonniers politiques, que l’on sache exactement leur situation.

Il est temps que l’on arrête des propos agressifs en cette période de réconciliation. C’est pourquoi nous avons été choqués lorsqu’un membre du gouvernement en l’occurrence le ministre de l’Intérieur a dit : «Nous serons sans pitié pour les récalcitrants». C’est grave !

Lorsque tu es sans pitié pour ton semblable, Dieu sera sans pitié pour toi. Et il le sera pour celui qui a tenu ses propos. Qu’il sache que le poste qu’il occupe, il n’est pas le premier à l’occuper. Qu’il se souvienne où sont ceux qui l’ont occupé et qui tenaient ce genre de propos. Qu’il fasse une analyse psychologique de sa carrière politique et qu’il fasse le bilan.

Est-ce le pouvoir qui lui fait tenir de tels propos selon vous ?

C’est même au-delà de la folie du pouvoir. Il n’a pas encore la crainte de Dieu. Car il y a des gens avant lui qui ont tenu de tels propos. C’est pourquoi je leur dis à eux tous dans le gouvernement de faire le bilan de leur carrière politique. Qu’est-ce qu’ils ont appris avant d’être au pouvoir. Est-ce que tels propos peuvent apaiser les Ivoiriens ? Qu’ils continuent de mettre à l’épreuve, Dieu.


Est-ce aussi son positionnement comme l’opinion le dit, pour le combat avec Soro Guillaume de l’après Ouattara?

Je le dis, le combat de personnes perd toujours. Il y a eu le combat Soro-IB, on connait la suite. Si des personnes pensent qu’elles doivent se construire à travers des combats de personnes, qu’elles continuent. Ce qui nous intéresse, c’est comment faire pour que le Nord, le Sud, l’Est et l’Ouest soient unis.

Que le président Alassane Ouattara sache que ce n’est pas tout le monde accusé d’être sujet agitateur qu’il faut mettre en prison. Trop d’arrestations créent le désordre et la haine. De vengeance en vengeance, on finit par tomber.

Les ex-combattants ne sont pas encore sortis de la tourmente?

Nous avions dénoncé ce qui se passe au sein des FRCI bien que nous ne sommes pas militaires, mais les gens ne nous écoutent pas. Aujourd’hui on assiste à des affrontements en leur sein. Que le président règle cette situation. Il y a plus de 40.000 ex-combattants qui ne sont pas situés sur leur sort, notamment la réinsertion, l’intégration et le financement de leur démobilisation, et ça, c’est un danger.

On leur promet 800 mille francs CFA, c’est inadmissible après avoir sacrifié quinze années de leur vie pour une lutte. Les jeunes ne sont pas contents. Les jeunes gens grognent. Nous sommes en 2015, une année électorale, que tous nos amis ex-combattants détenus dans les prisons soient purement et simplement libérés. A un moment donné dans la vie, il faut savoir pardonner. Quand un père enferme son fils dans une même cage que les poulets et autres, la nuit viendra où il ne saura pas d’où vient le danger. Il faut mettre fin à cette situation…


Vous convenez qu’il y a des armes aux mains d’individus qui ne sont pas des corps habillés. Il y a une opinion qui soutient qu’en réalité c’est une milice entretenue par le pouvoir au cas où il serait mis en difficulté par d’autres forces. En quelque sorte des unités en réserve. Partagez-vous cette opinion ?

Vous savez, le président Alassane Ouattara dit qu’il est Mandela ivoirien. Mais je ne crois pas que Mandela ait soutenu de telles actions. Il est informé de ce que les gens disent officiellement et officieusement car il a un service de renseignement. C’est à lui de faire le bilan afin d’éviter à la Côte d’Ivoire le chaos.

Dans la vie, il y a un temps pour se battre pour le pouvoir et il y a un temps de son exercice pour bâtir. Il faut savoir bâtir. C’est à lui de bâtir. Mais il ne faut pas bâtir avec le sang d’innocentes personnes. C’est grave et dangereux ! Tous ces affrontements que nous voyons ne font que couler le sang d’innocentes personnes. Car en Côte d’Ivoire, aujourd’hui les armes qui circulent sont plus que les sacs de riz dans les maisons. C’est cela la réalité du quotidien des ivoiriens.

Le président doit le savoir et y mettre fin. Tout le monde n’a pas la chance de dépasser cinq ans de mandat présidentiel. Il y en a eu dans ce pays qui ont tenté de dépasser 10 mois de pouvoir, ils n’ont pas pu…S’il a eu cinq ans, c’est à lui de faire le bilan.

S’il continue de s’accrocher aux idées de personnes qui disent qu’il faut entretenir des milices, la Côte d’Ivoire risque de se retrouver bientôt dans la situation du Cambodge, sous Pol Pot. Beaucoup de pays qui se sont retrouvés dans cette situation n’ont pu se relever jusqu’à ce jour…

Nous constatons que le gouvernement actuel ne dirige plus les affaires de l’Etat ; mais un gouvernement qui dirige ses propres affaires de fin de mandat. Il faut faire attention à cela. Parce que des gens qui sont au pouvoir depuis quinze ans et qui sont dans le même dispositif d’esprit que certaines personnes qui ont combattu, c’est tout à fait normal qu’ils tiennent des discours guerriers. Des personnes qui se disent comment faire pour tuer des gens pour se maintenir. Si cela continue, ce sera grave pour les tenants du pouvoir.

Vous êtes ex-combattants, membre du Comité national de sensibilisation, pour la paix quel est votre apport pour la stabilité ?


Nous interpellons toute la communauté internationale à mettre fin à cette situation car les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Je voudrais dire qu’il faut faire la volonté de Dieu en ayant sa crainte. Car vous pouvez prier pour éviter la guerre, mais si Dieu dit qu’il aura la guerre, vous ne pouvez pas l’éviter. Il faut faire la volonté de Dieu. C’est d’accepter d’aimer son prochain, de pardonner, c’est reconnaitre le bien fait par autrui. C’est de quitter dans l’ingratitude. Eviter la vengeance !

La justice, ce n’est pas seulement se retrouver devant les tribunaux, c’est aussi reconnaître ce que chacun a fait à un moment pour l’autre, pour ce pouvoir. Il faut écouter ceux qui se plaignent, ceux qui se sentent rejeter. Car la pierre rejetée peut devenir la dernière pierre à être utilisée pour l’édifice. Mais malheur à celui sur qui cette pierre tombera. Nous ne souhaitons plus que des citoyens de ce pays qui ont choisi la politique comme moyen de participer au développement de leur pays soient empêchés de manifester et de tenir des meetings…C’est grave !

Le pouvoir pense que les 40.000 ex-combattants que vous êtes, représentez une menace, est-ce le cas ?

Je pense qu’on ne dit pas d’un serpent qui est dans ta maison qu’il est menaçant, surtout qu’il n’y a pas d’ampoules allumées. Le gouvernement ne représente plus une lumière qui guide. Quand il n’y a pas une lumière dans une maison, on ne peut que craindre le serpent qui y est entré, même le serpent lui aussi craint. Si on a décidé d’être un gouvernement qui ne représente plus une lumière pour la maison, on n’a pas à craindre le serpent qui y est entré ! Il faut faire très attention, car je le répète, aujourd’hui les armes qui circulent sont plus que les sacs de riz dans les maisons des ivoiriens.

Que le gouvernement se réveille et fasse la justice pour tous les Ivoiriens. Chacun a ses raisons de colère. Mais nous les ex-combattants, nous avons pris les armes pour la liberté, la justice, la paix…que les arrestations inutiles prennent fin. Que l’exclusion et l’arbitraire combattus prennent fin. Aujourd’hui il y a des personnes qui se disent dans l’actuel gouvernement qu’il n’y a plus d’hommes en armes en face, alors elles peuvent faire ce qu’elles veulent. C’est grave et dangereux !

Surtout qu’il n’y a plus la CDVR devant nous, c’est qu’il n’y a plus de chauffeur dans le car de la réconciliation. Or il faut des gens qui accompagnent le président dans sa quête de réconciliation. Il faut tout faire pour sauver la Côte d’Ivoire avant les élections. Que le président Ouattara Alassane ne dise pas : ‘‘Que dois-je faire pour remporter les élections ?’’.

Sinon le car dans lequel il se trouve lui aussi va dérailler. Nous lui demandons de se présenter comme un homme qui aime sa nation. Il a dit cette parole :’’Tous ceux qui ont commis des crimes contre l’humanité et crimes de guerre seront traduits devant la justice. Qu’il respecte cette parole en restant conséquent envers lui-même. Acceptons le principe de la justice qui est un pilier fort d’une nation. Donc le président doit respecter son engagement et sa parole, afin que cesse l’arbitraire. Je vous remercie, monsieur, et je salue tous les acteurs des médias et de la presse pour leur contribution pour un


Le titre est de la rédaction

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Afrik53.com : Infos 7J/7
Samedi 17 Janvier 2015
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