Média Citoyen Libre
Afrik53.com
Afrik53 - Actualité Africaine , abidjan, cote d'ivoire :  infos du jour 7j sur 7,  nouvelle afrique , infos du jour,  infos afrique  , actualité ivoirienne  ,  infos cote d'ivoire ,  actu Afrique , actu cote d'ivoire , news afrique, abidjan.net
Média Africain Libre & Infos Utiles
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

Transfert de Gbagbo à la CPI : le film d’un déchirement

le Mercredi 30 Novembre 2011 à 10:03 | Lu 1026 fois



Aéroport de Korhogo. Décollage du Président Gbagbo hier nuit (29/11) pour La Haye. De afp
Aéroport de Korhogo. Décollage du Président Gbagbo hier nuit (29/11) pour La Haye. De afp
Par Le Nouveau courrier le 30/11/11 - Alassane Ouattara l’a appelé de tous ses vœux, au point d’en faire un axe central de son programme de gouvernement. Hier, la CPI a formellement inculpé le président Gbagbo. Et l’a immédiatement

transféré à La Haye. La journée d’hier, mardi 29 novembre 2011, a été particulièrement chargée et harassante hier pour le président Gbagbo à Korhogo. En fin de matinée, ce mardi, assisté de ses avocats, il reçoit la visite d’un magistrat de la Chambre d’accusation de la Cour d’appel d’Abidjan. Qui doit venir, lui a-t-on dit, pour vérifier ses conditions de détention. Le président Gbagbo croit que cette visite fait partie de la réponse à la requête qu’il a émise : pouvoir marcher dans la cour de sa «cachette» deux heures par semaine. Quand la délégation d’Abidjan arrive à son lieu de détention, elle ne prend même pas la peine de s’asseoir. Une lettre lui est tout simplement tendue. Quand il interroge ses hôtes sur son contenu, il n’a droit qu’à des mines gênées. On lui explique que puisque le courrier lui est adressé, il doit en avoir la primeur. C’est donc avec surprise qu’il se rend compte qu’il s’agit d’un mandat d’arrêt émis par la Chambre préliminaire de la CPI.

«Que devons-nous faire maintenant ?», demande-t-il, en substance. Il lui est demandé de suivre ses hôtes au tribunal pour que le mandat d’arrêt lui soit officiellement signifié et qu’il réagisse. Ses avocats nationaux, surpris, demandent un report pour concertation. Un refus leur est opposé. De vifs échanges s’ensuivent. Face à la situation, le président Gbagbo choisit de parler à ses avocats. Pour lui, la décision de son inculpation est une décision politique. Et au vu de la volonté du nouveau régime de le transférer devant La Haye le plus tôt possible, obtenir un répit ne servirait à rien. Après avoir donc pris connaissance des documents, il les signe, sous l’œil vigilant de ses défenseurs. La procédure ivoirienne est ainsi mise en veilleuse, le régime ayant opté pour son transfèrement à La Haye, prétendu gage d’une vraie réconciliation. A partir de cet instant, les choses vont s’accélérer. Le président Laurent Gbagbo, qui a fait revenir Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié de France en 2001, devient le premier ivoirien contraint à l’exil. En dépit de la Loi fondamentale.
Laurent Gbagbo aux Ivoiriens : «Ne pleurez pas, soyez forts…»

Le président Gbagbo, qui a toujours œuvré pour le bien-être des Ivoiriens, est resté fort et digne face à cette autre épreuve qui, assurément, afflige les patriotes voiriens et les démocrates, épris de paix. C’est donc fort logiquement qu’il refuse que les Ivoiriens qui l’ont soutenu et le soutiennent encore sombrent dans la détresse. Voici son message au peuple ivoirien, par le biais de ses avocats, présents à ses côtés à Korhogo : «Ne pleurez pas, soyez forts et courageux, le temps est un autre nom de Dieu». Aux environs de 17h 40, le président Gbagbo qui n’a pas mangé de la journée, ayant été retenu au tribunal toute la journée, regagne – sous la surveillance des hommes de Fofié Kouakou – la villa où il est maintenu en résidence surveillée depuis sa déportation à Korhogo, au lendemain de son arrestation.

Aux environs de 18 heures, la nouvelle de son transfèrement à La Haye, à bord d’un avion qui attendait à l’aéroport de Korhogo, fait le tour du monde. L’information sera confirmée quelques heures plus tard par des sources proches des avocats de Laurent Gbagbo. La nouvelle a profondément ému les Ivoiriens qui ont vite regagné leurs domiciles. Tous s’indignaient de l’attitude des nouveaux dirigeants et formulaient des prières à l’endroit de Laurent Gbagbo. Un digne fils de Côte d’Ivoire que Ouattara envoie croupir a mille lieues de la terre de ses ancêtres. L’histoire le retiendra.
Stéphane Bahi

Guy Labertit (France) et Félix Atchadé (Sénégal) « La CPI, instrument de la justice des vainqueurs »
par La rédaction le 30/11/11 à 2:21

C’est par une procédure confidentielle que celui qui a dirigé pendant plus de dix ans la Côte d’Ivoire, le Président Laurent Gbagbo, est déféré à La Haye devant la Cour pénale internationale (CPI). Par la nature arbitraire de son acte qui enfreint la légalité et ressort de la justice des vainqueurs, la CPI confirme qu’elle ne dit pas le droit. En prétendant juger le Président Gbagbo, elle n’est qu’un instrument politique au service des puissances occidentales qui continuent de dominer l’essentiel du continent africain et ses richesses naturelles, qui continuent d’étouffer ceux qui aspirent à une authentique souveraineté, plus de cinquante après les indépendances. C’est depuis la fin des années 1960 le sens du combat de Laurent Gbagbo, opposant, qui a promu le multipartisme face au parti unique, de Laurent Gbagbo, Président, qui entendait que les Ivoiriens aient la maîtrise de leur destin.

Comment tolérer qu’un simple litige électoral national après une campagne que tous avaient jugé exemplaire ait pu conduire, sans que ne soient recomptés les bulletins de vote, à une intervention armée sans précédent de la France ordonnée par le Président Sarkozy qui a outrepassé les résolutions de l’ONU allant jusqu’à bombarder la résidence présidentielle. C’est par la force de l’armée française appuyée par l’ONUCI, parfois mise devant le fait accompli, qu’un Président, Alassane Ouattara, a été imposé à la Côte d’Ivoire, au mépris de la souveraineté des institutions ivoiriennes. Sept mois après son installation, celui qui s’est appuyé pendant huit ans sur une rébellion armée, cautionnant toutes formes de violence, pour se maintenir sur l’échiquier politique ivoirien, jette le masque. Les cadres de l’ancienne majorité présidentielle restent détenus, l’opposition est muselée, les journalistes sont arrêtés ou licenciés en masse. La France maintient à bout de bras, tant au plan financier que sécuritaire ce pouvoir né d’une rébellion armée contre les institutions républicaines de la Côte d’Ivoire, et issu de résultats frauduleux du scrutin du 28 novembre 2010.

Comment croire à l’équité du procureur de la CPI Moreno Ocampo qui a bâclé son enquête partiale en terre ivoirienne et se trouvait au domicile parisien du président Ouattara trois jours avant l’annonce officielle du mandat d’arrêt ? Plus que jamais la libération du Président Gbagbo et de tous les détenus politiques en Côte d’Ivoire peut créer les conditions indispensables à la réconciliation et à la paix en Côte d’Ivoire.

Félix ATCHADÉ et Guy LABERTIT

Mercredi 30 Novembre 2011
Vu (s) 1026 fois



1.Posté par FLANTINTIN le 30/11/2011 10:52 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Je ne suis pas surpris de ce transfèrement.Mais j'ai un mot à dire à mon Président GBAGBO:"Vous voyez, il ne faut jamais mettre sa confiance en un homme, mais en Dieu seul! En effet, vous lui avez donné un ticket pour rentrer de son exil (article 48 const.), lui, il vous donne un ticket pour être extradé et livré.

Mais, sache que Dieu est juste et sa justice sera rédoutable pour les injustes..". hein! PISSANCI A MAGNI DÊH.

2.Posté par theophile le 01/12/2011 14:30 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
je voudrais que vous fassiez parvenir mon message au président GBAGBO.Monsieur le président sachez que vous etes et vous resterez pour nous un modèle que ce soit au plan politique,et humaniste.pour cela je vous demande de ne pas pensez vengeance car il est à DIEU ni de pensre haine et rencoeur.seulement si vous aimez et pensez le bien de votre peuple,remettez vous à DIEU et bénissez le pour tous ce qui arrive à votre pays car en réalité ce n'est pas vous qui ètes transferé à la cpi mais tout le peuple ivoirian.Le DIEU D'ABRAHAM D'ISAAC et de JACOB à des projet à court terme de bonheur et non de malheur.Que son saint NOM soit bénit

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Afrik53.com : Chers intervenants, injure = exclusion définitive de notre site

Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Afrik53.com . Si votre site se veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.

Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.

Injure = Exclusion définitive

Histoire Côte d'Ivoire | C.I - Revue Politique | C.I - Revue Société | C.I - Revue Economie | Revue Infos Plus | Gbagbo & Blé Goudé | C.I - Simone Gbagbo | C.I - FPI | Les Réactions | C.I - Affaire à suivre | C.I - Sport | Alerte Prévention | C.I - Education | C.I - Faits Divers | Débat Ivoirien | Révolution Permanente | Interviews | Droit de réponse | Afrik53.com | Interpellation | C.I-Présidentielle 2015 | Culture / Evènements









Les Articles les plus lus

Bien Vivre en Bonne Santé


Incroyable !