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Transfèrement de Gbagbo à La Haye : Les preuves d'un complot international s'accumulent

le Jeudi 1 Décembre 2011 à 19:09 | Lu 926 fois



Transfèrement de Gbagbo à La Haye : Les preuves d'un complot international s'accumulent
Les grandes puissances, France en tête, et leur «correspondant local» en Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, ont-ils vraiment l'intention d'ôter à la Cour pénale internationale (CPI) le maigre crédit qui lui restait ? A voir la désinvolture avec laquelle la question du transfèrement du président Laurent Gbagbo à La Haye a été gérée, on a de nombreuses raisons de répondre par l'affirmative. Au lendemain de l'arrivée du fondateur du Front populaire ivoirien (FPI) à La Haye, revue des différents éléments qui attestent indubitablement du caractère profondément politique, donc extra-juridique, de l'opération. L'ONUCI a été totalement écartée de la procédure.

Dimanche dernier, dans l'après-midi. Alors que des informations persistantes présentent comme imminent le transfèrement à La Haye du président Gbagbo, un de ses proches prend attache avec un responsable de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire, à un niveau assez élevé. Qui refuse de prendre au sérieux les «rumeurs» au sujet du projet que nourrit le régime Ouattara et ses relais internationaux. Et multiplie les arguments pour expliquer qu'un transfert à La Haye est «impossible» en l'état actuel des choses. Comédie ? Pas du tout.

L'ONUCI, dont la Division des droits de l'homme est incontournable au point de vue logistique pour toute instance internationale qui veut enquêter sérieusement sur les graves violations des droits de l'Homme qui ont eu lieu sur le territoire ivoirien, a été totalement mise de côté pour des raisons mystérieuses par un Louis Moreno-Ocampo qui tenait à sa démarche solitaire et biaisée. Bert Koenders, patron de l'ONUCI, n'a d'ailleurs pas caché cette information troublante. «L'ONUCI n'est pas impliquée dans cette décision», a-t-il affirmé hier, disant sobrement qu'il «prend note du transfèrement». Vous avez dit bizarre...

L'enquête invisible des plus rapides de l'histoire des enquêtes de ce type

Le procureur Louis Moreno-Ocampo est-il un surdoué ? En tout cas, sans le concours de l'ONUCI, sans que la majorité des victimes s'étant constituées auprès de la CPI n'aient vu le moindre magistrat ou auxiliaire de justice officiel, il a réussi à boucler une enquête par nature extrêmement complexe - puisqu'il s'agit d'établir des faits et d'avoir des preuves sur les chaînes de responsabilités - en moins de... deux mois, et entre deux rendez-vous avec Alassane Ouattara - le premier à Abidjan, le second dans l'appartement parisien de l'ancien directeur général adjoint du FMI.

Ce sont ces étrangetés qui ont fait tiquer Christian Chartier, directeur du centre d'observation de la justice internationale et transitoire de l'université de Limoges, et ancien porte-parole du Tribunal pénal international pour l'ex- Yougoslavie (TPIY), donc bon connaisseur de ce type d'environnement. Lors d'une interview accordée à la radio France Inter, il a tancé Ocampo : «Il aurait voulu faire en sorte que l'on comprenne que la justice internationale peut être instrumentalisée à des fins politiques qu'il n'aurait pas pu mieux faire».

Rappelant que le procureur de la CPI a commencé son travail sur le dossier ivoirien seulement le 3 octobre, il a affirmé que «cette enquête est d'une rapidité suspecte», et que le mandat d'arrêt qui en est sorti «est quand même d'un vague extrêmement inquiétant». Si les chefs d'accusation sont faciles à formuler, «encore faudrait-il les étayer», avertit-il. «Dans le mandat d'arrêt, on parle de violences contre des communautés ethniques et religieuses spécifiques sans pour autant les désigner. Il y a quand même des choses troublantes dans cette affaire et que je trouve extrêmement inquiétantes pour la CPI», a-t-il poursuivi. Laquelle CPI «existe depuis dix ans et n'a pas rendu à ce jour un seul jugement ne serait-ce qu'en première instance». Rappelons-le : ce n'est pas là «un extrémiste proche de Gbagbo» qui parle, mais bel et bien un universitaire français renommé, ancien porteparole du TPIY !

Des méthodes d'investigation incroyablement douteuses !

Ocampo n'a donc eu recours ni à la Division des droits de l'homme de l'ONUCI ni à des magistrats convoyés par la CPI. Mais a collaboré avec des ONG dont la plus douteuse est la Coalition pour la CPI, une structure locale dirigée par Ali Ouattara, un bras séculier du RDR. «Nos parents sont morts pour rien», affirment d'ores et déjà certains déplacés de Duékoué. Qui ont parlé aux envoyés de la fameuse association inconnue avant la guerre postélectorale, malgré les intimidations de ceux qui affirmaient que ceux qui viendraient dénoncer Ouattara et les FRCI seraient tués.

Bien entendu, aucune protection particulière n'a été accordée aux survivants. Les «enquêteurs» d'Ali Ouattara sont repartis après une virée de quarante-huit heures à Duékoué, et certains déplacés les accusent déjà d'avoir utilisé les images des victimes et des maisons des autochtones détruites. Comment des amateurs de l'investigation judiciaire, affiliés à un parti politique, non assermentés, peuvent-ils donc avoir la haute main sur un travail de cette importance? Ocampo, qui se prépare à laisser un dossier «pourri» à son successeur après avoir rempli sa mission - livrer Gbagbo - devrait s'expliquer sur ses méthodes de travail, plus que douteuses.

Un mandat d'arrêt aux allures grotesques


Bien entendu, nous reviendrons dans nos prochaines éditions sur le mandat d'arrêt lancé par la CPI contre le président Laurent Gbagbo. Il est en effet assez ridicule par endroits. Par exemple quand il lui attribue un patronyme imaginaire : Laurent Koudou Gbagbo. Faut-il rappeler que le nom à l'état-civil de Laurent Gbagbo est... Gbagbo Laurent, tout simplement? La CPI prétend en plus que le fondateur du FPI est né à Mama, alors qu'il est né à Babré. Et puis, que vient faire l'ethnie de Laurent Gbagbo dans un mandat d'arrêt ? C'est anecdotique, mais ce sont ces détails qui trahissent les légèretés. De plus, la CPI affabule quand elle affirme «au vu des éléments de preuve, la Chambre conclut qu'il y a des motifs raisonnables de croire qu'au lendemain des élections présidentielles en Côte d'Ivoire, les forces pro-Gbagbo ont attaqué la population civile à Abidjan et dans l'ouest du pays, à partir du 28 novembre 2010. Elles ont pris pour cible des civils qu'elles pensaient être des partisans d'Alassane Ouattara, et les attaques étaient souvent dirigées contre des communautés ethniques ou religieuses spécifiques».

La guerre postélectorale n'a en effet pas commencé de manière automatique le 28 novembre, et c'est bien le camp Ouattara qui l'a préparée et lancée, comme le laissent penser les déclarations affirmant que le commando invisible s'est structuré bien avant le premier tour du scrutin présidentiel et les images où l'on voit les combattants des FRCI encadrés par Guillaume Soro sur ordre de Ouattara, aller armés à l'assaut de la RTI sous le couvert d'une «marche pacifique». Mais le plus important n'est pas là. C'est en justifiant le transfèrement de Gbagbo à La Haye que la CPI finit de se couvrir de ridicule. «Enfin, la Chambre est convaincue que l'arrestation de Laurent Gbagbo est nécessaire pour :

i) garantir qu'il comparaîtra devant la Cour ;

ii) garantir qu'il n'usera pas de son pouvoir politique ou de ses moyens financiers pour faire obstacle à l'enquête ou en compromettre le déroulement; et

iii) empêcher la commission d'autres crimes». Comment un homme en prison à Korhogo, sans aucune communication téléphonique, sans visites de ses proches, pouvait-il avoir le pouvoir de nuisance justifiant qu'il soit déplacé dans une prison où il pourra recevoir plus de visites, téléphoner et surfer sur Internet ? En réalité, ceux qui peuvent aujourd'hui user de leur pouvoir pour faire obstacle aux enquêtes, ceux qui peuvent commettre d'autres crimes aujourd'hui sont bien les tenants du pouvoir Ouattara et leurs tueurs, qui continuent d'être en liberté dans des zones meurtries comme l'Ouest de la Côte d'Ivoire ? Mais, bien entendu, il n'y a aucune urgence à les mettre hors d'état de menacer les survivants... Jusqu'où ira l'hypocrisie internationale ?

Jeudi 1 Décembre 2011
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1.Posté par SILUE SEKONGO le 02/12/2011 05:22 | Alerter
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EN MATIERE DE JUDICATURE, L'IMPARTIALITE SUBJECTIVE DU MAGISTRAT, QU'IL SOIT DU PARQUET OU DU SIEGE, SUPPOSE UNE ATTITUDE DE SA PART. A SAVOIR SE TENIR OBJECTIVEMENT A EQUIDISTANCE DES PARTIES. MAIS QU'ONT CONSTATE NOS CONTEMPORAINS DANS LE CAS REVOLUTIONNAIRE DE LA C.I ? ALORS QUE DESVICTIMES ONT POTE PLAINTE CONTRE OUATTARA & SORO, LE PLUS QUE CORROMPU OCAMPO, SANS PUDEUR, COURT APRES OUATTARA EN C.I ET PARTOUT A PARIS POUR RECEVOIR SES PERDIEMS EN VUE D'UNE RETRAITE IMMERITEE, APRES AVOIR FAIT ARRETER ARBITRAIREMENT LA VRAIE VICTIME QU'EST GBAGBO. DES LOES, EN QCOMMENT LA FAMEUSE CPI PARVIENDRA A ETABLIR LA PREUVE DE SON INDEPENDANCE, DE SA CREDIBILTE ? OCAMPO A TOUT FOUTU EN L'AIR AVANT DE S'EN ALLER. MAIS DIEU, LE JGE JUSTE L'ATTEND PATIEMMENT A LA FIN DES QUELQUES ANNEES QU'IL A ENCORE A PASSER SUR CETTE TERRE. IL EXPLIQUERA DEVANT L'ETERNEL EN QUOI GBAGBO DONT LE REGIME A ETE ATTAQUE DANS LA NUIT DU 18 SEPTEMBRE 2002, ET LES PLUS PROCHES COLLABORATEURS ASSASSINES FROIDEMENT PAR LES HOMMES DE OUATTARA ET SORO, EST PLUS COUPABLES QUE CES DERNIERS. JE SUIS SENOUFO DE C.I MAIS MON EDUCATION AU BOIS SACRE NE ME PERMET PAS D'EPOUSER DE TELLES INJUSTICES CRIANTES.

2.Posté par SILUE SEKONGO le 02/12/2011 05:38 | Alerter
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A QUELQUE CHOSE, MALHEURE EST BON. LE CAS DE LA C.I A DEJA DECULOTE, DEMYSTIFIE, EN TOUT CAS PROFANE CETTE CURIEUSE CPI. ET C'EST CELA QUI EST INTERESSANT DANS CETTE AFFAIRE. QUOI QUE SE DEMELANT POUR EXTRAIRE LES VRAIS COUPABLES DE L'ETAU INEVITABLE DE LA VRAIE JUSTICE, LES OBSERVATEURS ATTENDENT COMMENT LA CPI, IN FINE, SE PRENDRA VRAIMENT POUR SE DETOURNER DES JUSTES POURSUITES CONTRE OUATTARA ET SORO. C'EST EN CELA QUE LE CAS DE LA C.I EST UN CAS D'ECOLE. DEPUIS SA CREATION, LA CPI N'A PAS ENCORE ETE CONFRONTEE A UNE PAREILLE SITUATION, C'EST-A-DIRE, CELLE DANS LAQUELLE UN PRESIDENT ELU VOIT SON REGIME ATTAQUE APRES SEULEMENT 1 ANS DE GOUVERNANCE. IL RESISTE PENDANT 8 ANS EN SIGNANT DES ACCORDS POUR QUE LA REBELLION MONTEE PUISSE DISPARAITRE. LA COMMUNAUTE DITE INTERNATIONALE NE L'Y AIDE PAS. IL EST OBLIGE D'ALLERA UNE ELECTION PRESIDENTIELLE AVEC DES HOMMES EN ARMES QUI N'ATTENDENT QU'UNE CHOSE AU TERME DU SCRUTIN : ENTENDRE QUE CELUI POUR QUI ILS CONFESSENT AVOIR PRIS LES ARMES SOIT DANS TOUS LES CAS DECLARE ELU. A CETTE FIN, CES HOMMES EN ARME COMMETTENT TOUTES SORTES D'EXACTIONS LE JOUR DU SCRUTIN. LES OBSERVATEURS OCCIDENTAUX DE CETTE ELECTION EN SONT TEMOINS MAIS NE PEUVENT LE RELAYER PARCE QUE LE SEUL BUT DE CETTE MASCARADE, C'EST DE DECLARER ELU CELUI EN QUI LE PEUPLE DE C.I NE SE RECONNAIT PAS. AINSI, TOUTES LES DECISIONS DES INSTITUTIONS NATIONALES COMPETENTES SERONT IGNOREES. LA REBELLION REPREND SERVICE. ELLE COMMET LES PIRES ATROCITES SUR LES POPULATIONS CIVILES. MAIS A LA SUITE D'UN MONTAGE, SEUL L'ASSASSINAT VIRTUEL DE 08 FEMMES A ABOBO EMEUT LA CPI QUI A POURTANT ETE SOLLICITE DEPUIS 2003 SUITE AUX TUERIES MASSIVES DES HOMMES DE OUATTARA ET DE SORO. UNE TELLE SITUATION NE S'EST JAMAIS PRODUITE, NI DANS LE CAS DE CHARLES TAYLOR, NI DANS CELLE BEMBA QUI SONT TOUS DES CHEFS REBELLES. GBAGBO EST UN DEMOCRATE. AUJOURD'HUI, IL EST UN OS DANS LA GORGE DE LA CPI. LE MONDE ENTIER REGARDE.. LA C.I RETIENT SON SOUFFLE...

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