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Squelette supposé de Kieffer : les zones d’ombre d’une étrange « découverte »

le Dimanche 8 Janvier 2012 à 09:59 | Lu 677 fois



Squelette supposé de Kieffer : les zones d’ombre d’une étrange « découverte »
En début d’après midi d’hier, les médias occidentaux principalement reprenaient en boucle une information selon laquelle le squelette du journaliste Guy-André Kieffer aurait été retrouvé. Là où les choses semblent intriguer, c’est le lieu où ces restes ont pu être découverts. Un autre scénario «parisien» de l’affaire Guy-André Kieffer ! Hier, les chaines françaises d’informations passaient en boucle l’information au sujet d’un squelette découvert à Issia et qui se trouverait être celui du journaliste franco-canadien.

Si l’annonce de la probable découverte (puisque non encore confirmée par des analyses ADN) du squelette du franco-canadien demeure une avancée spectaculaire dans le dossier, cette découverte présente néanmoins des zones d’ombre qui suscitent plusieurs interrogations. Jusqu’à présent, rien, absolument rien, ne semblait guider le juge Ramaël vers une piste liée à Issia, une ville située à près de 400 kilomètres d’Abidjan.

C’est dans cette localité que curieusement les restes de Kieffer auraient été découverts comme par enchantement. Et coïncidence pour coïncidence, Issia est la localité d’origine du ministre Paul-Antoine Bohoun Bouabré dont le nom a longtemps été cité par les médias français dans la short-list des «coupables idéaux» dans l’enlèvement du journaliste franco-canadien.

Il reste que l’affaire Guy-André Kieffer rebondit spectaculairement après l’entrée en scène d’un ex-rebelle qui s’est présenté comme l’un des coauteurs du crime, perpétré selon ses dires «sur commande» d’un homme du clan Ouattara, en première ligne dans la filière cacao. Un des objectifs est d’incriminer le camp Gbagbo. Dans un témoignage diffusé par Le Nouveau Courrier, cet informateur que nous avons surnommé «Gorge profonde» donnait des détails trop troublants pour être rejetés du revers de la main. Notre rédaction n’a pas été sa première confidente.

Avant de nous parler, «Gorge profonde» s’est d’abord confié à un homme politique ivoirien de premier plan dont nous taisons pour l’instant l’identité. Ce dernier l’a, selon ses dires, alors dirigé vers un professionnel français du renseignement : Jean-Yves Garnault. Cet homme au profil trouble, manifestement lié aux services secrets français, exécutant des missions de l’ombre de la Mitterrandie à la fin des années 1990 en France, a travaillé pour le président Gbagbo, notamment dans le domaine délicat des écoutes téléphoniques.

Très vite soupçonné de déloyauté, il a été progressivement écarté après le début de la guerre le 19 septembre 2002, mais a réussi à garder son bureau à l’immeuble MUPOSTEL, où il jouait les électrons libres – alimentant notamment Guy-André Kieffer et un certain nombre de journalistes de la presse internationale en «informations» hostiles à son patron officiel. Rallié officiellement à Ouattara durant la guerre post-électorale, il est dans le sillage du nouveau pouvoir, et plus que jamais au service de la France officielle.



Tout sur le rôle de l’étrange Jean-Yves Garnault, figure française du renseignement à Abidjan




C’est Jean-Yves Garnault qui recueille le témoignage de «Gorge profonde», le met en relation avec les services du juge Patrick Ramaël et recueille ce que l’ex-rebelle présente comme des affaires arrachées à Guy-André Kieffer avant sa mort, 72 heures avant l’arrivée à Abidjan de Patrick Ramaël, et qui pourraient servir à confirmer le sérieux de ses propos. Contacté par Le Nouveau Courrier à travers le numéro de téléphone fourni par…

«Gorge profonde», Jean-Yves Garnault affirme d’emblée ne rien savoir de l’affaire. Par la suite, il nous rappelle pour savoir jusqu’à quel point nous sommes informés. Le lendemain de la parution de notre premier article, il nous appelle pour confirmer qu’il a été en contact avec «Gorge profonde», qu’il a effectivement recueilli son témoignage et des effets présentés comme ceux de Kieffer. Mais il affirme avoir été «peut-être manipulé», allant jusqu’à nous accuser d’être à l’origine de cette manipulation, vu notre «bord». Puis il nous suggère d’écrire que lui et nous avons été manipulés, et nous dit que «là haut», on pourrait beaucoup nous en vouloir, et que notre démarche est dangereuse. Si ce n’est qu’une intox de bas étage dont il s’agit, qui pourrait donc nous en vouloir ?

Le fait est que «Gorge profonde» nous a informés, avant que les médias n’en parlent, de la venue «prochaine» de Patrick Ramaël à Abidjan, de ses différents rendez-vous. Il nous a aussi donné le numéro de téléphone ivoirien du juge français, grâce auquel nous l’avons contacté.

Très vite, le Ramaël nous a demandé de le rappeler… ce que nous avons essayé de faire sans succès par la suite. Le fait est aussi que «Gorge profonde» était en train de négocier des «garanties» avec le magistrat français, quand il a reçu, selon son témoignage, des menaces très claires d’une des figures centrales de l’ex-rébellion, informé de ses contacts avec Jean-Yves Garnault et les services du magistrat français. Depuis, il est injoignable. Et un tout autre épisode de l’affaire Kieffer est en train de se jouer. Comme par hasard, la dépouille du journaliste franco-canadien, qu’il disait être capable de localiser, aurait été retrouvée, mais à plusieurs centaines de kilomètres de la zone qu’il a indiquée. Comme s’il fallait absolument brouiller les pistes…



Le témoignage ambigu du frère de Guy-André Kieffer




Quel est l’élément qui a précipité l’arrivée du juge Ramaël à Abidjan ? Pourquoi «Gorge profonde» en savait-il autant ? Que sont devenus les effets attribués à Kieffer qu’il a donnés à Jean-Yves Garnault ? Des questions sans réponses. Le témoignage de Bernard Kieffer, frère du journaliste, en rajoute à la confusion.

Le juge Ramaël aurait entrepris ses fouilles «sur la foi d’informations qu’il a obtenues voilà quelque temps». Alors que le président Gbagbo était au pouvoir. A l’époque, "le juge n'avait pu aller vérifier le témoignage (sur l'emplacement du squelette) car c'était en pleine zone contrôlée par le camp Gbagbo", a affirmé Bernard Kieffer. Pourquoi avoir attendu huit longs mois pour aller vérifier des informations disponibles depuis bien longtemps ? Pourquoi, lors de son séjour ivoirien de novembre dernier, Kieffer n’a pas effectué de fouilles à Issia puisqu’il avait déjà les informations qu’il a au final utilisées ?

«Il semblerait que la personne qui a informé le juge a vu le corps au moment où il a été enterré à cet endroit-là. C'était un Blanc, il ne savait pas qui c'était. Mais il l'a reconnu quelques jours après, quand il a vu les photos de mon frère dans la presse», ajoute Bernard Kieffer. Qui, en dehors d’une des personnes impliquées, peut donc voir précisément le corps d’une personne enterrée en catimini dans une zone rurale, bien loin – en principe – du tout-venant ? Le fameux informateur du juge a-t-il été mis en examen ? Mystère. Il faut croire qu’en dehors d’une dépouille dont l’identité n’a pas été confirmée par un test ADN, on n’en saura pas plus sur cette sombre affaire où de nombreuses fausses pistes toujours très médiatiques ont déjà été agitées… par le juge Ramaël.



Gérard Koné
Nouveau Courrier

Dimanche 8 Janvier 2012
Vu (s) 677 fois



1.Posté par assiekokore le 08/01/2012 17:50 (depuis mobile) | Alerter
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Pourquoi c'est maintenant que gbagbo n'est plus au pouvoir que ce Mr vient dire que c'est le pouvoir en place qui a tué kieffer alors qu'au temps de gbagbo il pouvait les dénoncer et bénéficier d'une protection.Et puis nous savons tous comment les choses se sont passées,qui est implique et qui ne l'est pas.Arrêtez de vous ridiculiser parce que tout le monde sait la vérité.Les ivoiriens ne sont pas dupes,soyez sérieux.

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