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Soutiens financiers à Ouattara, Bédié et son épouse: Les révélations de Laurent Gbagbo

L'Afrique en mouvement - Afrik53.com : Infos 7J/7 le Samedi 9 Août 2014 à 07:25 | Lu 1963 fois



Dans le livre du journaliste français, François Mattéi, consacré au président Gbagbo et à la crise ivoirienne, l’ex-chef de l’Etat parle des allocations viagères qu’il a attribuées, durant dix ans, à Alassane Ouattara et au couple Bédié. Kobenan Adjoumani, porte-parole du Pdci-Rda, avait tenté de nier les faits devant les journalistes lors qu’une conférence de presse, lundi dernier, à la maison du Pdci à Abidjan-Cocody. Voici les extraits du livre qui confondent Adjoumani et les autres.

LA CPI, UNE COUR AFRICAINE ?

« J’ai appris avec consternation que Ie président destitué de Côte d’Ivoire, Gbagbo, a été transfère à la Cour pénale internationale, Ie mardi 29 novembre 2011 en totale violation du Code international des procédures et au mépris des exigences de la paix en Côte d’Ivoire. Ce transfert fait suite à une procédure tellement rapide, qu’il peut être légitimement décrit comme un enlèvement... », déclare Jerry Rawlings, président du Ghana entre 1992 et 2000.

Comme d’autres, il est surpris et choqué par le procédé judiciaire expéditif employé à Korhogo. « Cet empressement à inculper et à faire transférer Gbagbo [qui n’a pas couru s’échapper durant le bombardement de son palais] comme un criminel de droit commun défie la logique d’une quête de véritable réconciliation et d’une paix durable en Côte d’Ivoire ». Le coup a été monté à Paris le jeudi 24 novembre 2011. Alassane Ouattara s’y trouve, il vient tout exprès rencontrer Nicolas Sarkozy et Luis Moreno Ocampo pour une réunion gardée secrète.

Gbagbo est tombé, il s’agit de finir le travail. Le procureur de la CPI rentre de Libye où il se trouvait encore la veille, tentant d’inculper le fils de Kadhafi. Saïf al-Islam est visé par la justice internationale. Le procureur est rentré au plus vite en Europe quand il a su que les juges de la CPI avaient validé le mandat d’arrêt du président Gbagbo. Il saute dans un avion pour venir discuter à Paris avec le « deus ex-machina» de l’opération, le président français et Ouattara, les modalités du transfert du président Gbagbo. Pas de temps mort.

Le vendredi 25 novembre 2010, mes avocats ont appris en consultant le dossier à Abidjan que j’allais être interrogé le lundi suivant, le 28, par un juge d’instruction dans le cadre de la procédure pour crimes économiques ouverte en toute illégalité, puisque ne respectant ni la loi ni la Constitution ivoirienne. Le juge d’instruction devait se rendre à Korhogo. Mes avocats ont immédiatement, toutes affaires cessantes, saute dans une voiture.

D’Abidjan. Korhogo iI y a 600 kilomètres d’une route difficile, mal carrossée, infestée de « coupeurs de route» [bandits de grands chemins]. Mes avocats ont pris tous les risques.
A Korhogo, surprise, ils croisent dans les rues des greffiers et des juges de la cour d’appel d’Abidjan. Au moment de l’interrogatoire mené par le juge au palais de Justice, j’ai flairé le traquenard. Dans un premier temps, j’ai refuse de répondre aux questions. J’ai souligné que tout cela. était illégal. Le juge a remis l’interrogatoire au lendemain, mardi.

Ce jour-la, mardi 29, alors que l’interrogatoire a repris un magistral se précipite dans la salle où nous nous trouvons et nous annonce que la CPI demande mon transfert à La Haye. Mes avocats objectent que seule la cour d’appel est habilitée à traiter d’une telle requête, et que si audience il doit y avoir elle doit se tenir au siège de cette cour à Abidjan. « Tous les magistrats de la cour d’appel sont ta, nous rétorque-t-on, inutile d’aller à Abidjan I »

Le piège... Par e-mail, vu l’urgence, maitre Altit transmet a ses confrères un mémoire en défense qu’ils vont utiliser tout en demandant un report légitime fondé sur les dispositions du Code de procédure pénale et sur les standards internationaux. Les juges refusent. Moi, je savais que les dés étaient pipés, et j’ai regardé toute cette minable comédie d’un œil résigné. L’audience a commence.
Mes avocats ivoiriens, ceux qui étaient présents, ont voulu s’exprimer. C’est à peine si les juges les ont écoutes. Mais ils ont été courageux, ils ont insiste et ont fini par faire résonner la voix du droit et de la raison. Cela n’a pas suffi.

Les juges de Korhogo étaient en contact permanent avec les responsables de la CPI, à La Haye, leur communiquant à tout instant les développements de l’audience. Koffi Fofié et ses hommes présents dans la salle, armes de kalachnikovs, s’impatientent bruyamment quand ils sentent que les juges perdaient de leur enthousiasme.

Ça s’est passé comme ça, et ça n’a rien a voir avec le droit... ni avec rien de normal, d’ailleurs. On ne m’a même rien donné à manger de la journée ... Après l’audience, les gardes m’ont emmené en me disant que je rentrais dans la maison où j’étais détenu, et que je pourrais revoir mes avocats le lendemain. Les avocats y ont cru !

C’est ainsi que le transfert a la CPI se déroule quasi clandestinement dans un habillage juridique bricolé en toute hâte.

Dans la voiture de Kouakou Fofié, mon geôlier, qui me transportait, j’ai vu que nous dépassions la route de la maison. J’ai demandé où nous allions : « On ne s’arrête pas? » II m’a répondu : « Non, on va l’aéroport. Il n’est pas éclairé et votre avion doit partir avant la nuit, à 18 heures 30. » « Ou est-ce que je vais? » II n’a pas eu le courage de me le dire. II a dit : « Abidjan. » J’ai rigolé, ça j’avais compris. II n’a pas osé répondre. Je crois qu’iI a eu honte. En fait, nous sommes allés jusqu’a l’aéroport de Korhogo. Et de là, on m’a mis dans l’un des deux avions officiels de la présidence et direction La Haye.

A Paris, les avocats du Président aussi ont compris. Emmanuel Altit et son équipe prennent leur billet pour La Haye. Dans la nuit du mardi au mercredi 30 novembre, l’avion qui transporte Laurent Gbagbo se pose à Rotterdam-The-Hague-Airport, d’où le Président est transféré transi de froid vers La Haye. Personne n’a juge bon de lui donner un pull dans cette nuit d’hiver.

Dans le fourgon cellulaire, le président Gbagbo, étourdi, fatigue, vêtu d’une simple chemisette ivoirienne à fleurs fabriquées à Abidjan - une « Pathe’O » rendue mondialement célèbre par Mandela - d’un pantalon léger, et de sandales se dirige vers la prison de la CPI. C’est dans cette tenue pour le moins inadaptée, que celui qui fut le premier magistrat de son pays pendant dix ans, arrive au petit matin a Scheveningen.

Ouattara a parfois déclaré dans des interviews que j’étais pour lui plus qu’un ami, un frère l Je ne crois pas ... J’ai fait en sorte qu’il puisse rentrer en Côte d’Ivoire après que Konan Bédié lui ait collé un mandat d’arrêt international qui l’avait contraint à l’exil pour falsification de documents d’identité. J’ai ensuite pris les dispositions pour qu’il puisse se présenter à l’élection de 2010, alors que la Constitution, qu’il avait lui-même votée en 2000, le lui interdisait. Je n’ai jamais bloqué sa pension. Pendant les dix années où j’ai été au pouvoir, j’ai continué à lui faire payer ses 8 millions de francs CFA au titre de son ancien poste de Premier ministre, et de la même façon, Bédié et son épouse, qui avaient été Président et Première dame, ont reçu pendant dix ans, lui, 22 millions, et elle, 8 millions mensuels.

Par ailleurs, je ne crois pas qu’un homme d’Etat légitimement élu, et illégalement mis en difficulté par des gens en armes, se soit plus prête que moi à la négociation.

Comme une fin de bobine, la dernière séquence défile en accéléré, puis s’interrompt d’un coup. Gbagbo est dans la boite. Vite fait, bien fait, le film est bouclé, pense-t-on à Paris, à Washington, à La Haye, à Abidjan.
Je le leur ai dit, à La Haye, quand j’ai été présenté à eux la première fois, le 5 décembre 2011 : ça ne sert à rien d’agir comme. On peut faire les choses normalement.

Cf. Livre « Pour la vérité et la justice/ Côte d’Ivoire :
Révélations sur un scandale français »
Pages 247- 250


Afrik53.com : Infos 7J/7
Samedi 9 Août 2014
Vu (s) 1963 fois



1.Posté par axel leandre le 10/08/2014 10:00 (depuis mobile) | Alerter
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rien que GBAGBO pour sauver mon afrique.

2.Posté par Filsdafric le 10/08/2014 12:53 | Alerter
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Que l'on ne me dise surtout pas que KOUDOU LAURENT GBAGBO n'a jamais vu pousser la mauvaise graine nqu'étaient WATTRA-ZONGO-KABORE Dramane-Le-Rouge et son complice BEDIE-BABIÈ !
Difficile d'être plus naïf que lui, surtout lorsqu'on est Président de la République et qu'on détient tout le dispositif de Renseignement pour la Sécurité de son pays ! Jusqu'à signer un décret contre-nature attribuant la Nationalité Ivoirienne à.. ZONGO-KABORE-Dramane !
Et cela " Au nom de la ...DEMOCRATIE ! " Quelle Démocratie ???
Existe-t-elle quelque part sur cette terre où seule la RAISON d'ETAT règne en Maitre Absolu ?
Voilà ! Nous pouvons pleurnicher sur le sort de notre bienaimé mais il faut bien un jour reconnaitre que de lui-même il a élevé DEUX PETITS SERPENTS DONT IL A ETE LE PREMIER A ETRE MORDU...C'est la dure loi de la vie.

3.Posté par Filsdafric le 10/08/2014 12:53 | Alerter
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Que l'on ne me dise surtout pas que KOUDOU LAURENT GBAGBO n'a jamais vu pousser la mauvaise graine nqu'étaient WATTRA-ZONGO-KABORE Dramane-Le-Rouge et son complice BEDIE-BABIÈ !
Difficile d'être plus naïf que lui, surtout lorsqu'on est Président de la République et qu'on détient tout le dispositif de Renseignement pour la Sécurité de son pays ! Jusqu'à signer un décret contre-nature attribuant la Nationalité Ivoirienne à.. ZONGO-KABORE-Dramane !
Et cela " Au nom de la ...DEMOCRATIE ! " Quelle Démocratie ???
Existe-t-elle quelque part sur cette terre où seule la RAISON d'ETAT règne en Maitre Absolu ?
Voilà ! Nous pouvons pleurnicher sur le sort de notre bienaimé mais il faut bien un jour reconnaitre que de lui-même il a élevé DEUX PETITS SERPENTS DONT IL A ETE LE PREMIER A ETRE MORDU...C'est la dure loi de la vie.

4.Posté par Hermann nda le 10/08/2014 13:09 | Alerter
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KOBENAN Adjoumani qui croyait pouvoir démentir ces faits irréfutables s'est récemment fourvoyé au cours d'une conférence de presse en reconnaissant publiquement que BEDIE a bel et bien perçu ces sommes. Il tenté de divertir tout le monde en ajoutant que GBAGBO aussi percevait 10 000 000 CFA mensuels sous le régime de BEDIE.

Lors de ce one man show, Adjoumani expliquait que ces sommes étaient versées à BEDIE par l'Etat de CI et non par GBAGBO, et ce, en vertu des textes en vigueur.

Ce que Adjoumani a oublié de préciser c'est que le projet de loi qui a conduit aux paiements de diverses indemnités aux anciens présidents d'institutions en CI ont été initiés par GBAGBO. BEDIE lui- même n'y a jamais pensé quand il était aux affaires. Peut-être croyait-il qu'il resterait éternellement au pouvoir.

Quant aux 10 000 000 cfa que BEDIE prétend avoir versé à GBAGBO quand ce dernier était encore dans l'opposition, si cette information s'avérait juste, l'ivoirien ordinaire que je suis continue à se demander à quoi répondait une telle largesse? Pourquoi BEDIE se sentait-il obligé de donner de l'argent au principal opposant à son régime? Accordait-il les mêmes avantages à l'ensemble des opposants à son régime ? Quels étaient les fondements juridiques d'un tel acte ? Était-ce une tentative de corruption?

Si toutes ces questions restent sans réponses, Adjoumani n'aura pas rendu service à N'ZUEBA . Bien au contraire.

5.Posté par jumeau le 10/08/2014 18:58 (depuis mobile) | Alerter
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yako le MESSI! Seul Dieu repondra un jour à tes larmes.

6.Posté par virus le 11/08/2014 01:44 | Alerter
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MR N DA ADJOUMANI est un aboyeur public quand ils auront fini de se prostituer politiquement ils vont se ressaisir

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