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Soupçonnés de vouloir déstabiliser le régime : Des hommes d'IB se défendent et font des révélations

le Mercredi 4 Décembre 2013 à 07:11 | Lu 1570 fois

Ils refusent qu'il leur soit attribué une quelconque velléité de déstabilisation du régime Ouattara. Les hommes de feu Coulibaly Ibrahim, alias IB, qui formaient avec lui le commando invisible à Abobo PK 18 pendant la crise post-électorale, et qui ont fondu dans la nature après son assassinat le mercredi 27 avril 2011, soulignent qu'ils ne nourrissent aucun esprit de vengeance et n'ont aucun problème avec le pouvoir actuel.



Ils sont cependant obligés de se terrer pour des raisons de sécurité. A travers une conversation téléphonique le samedi 30 novembre, puis le dimanche 1er décembre 2013, celui qui s'est présenté à nous comme un très proche collaborateur du patron du commando invisible, s'est voulu très clair. « Nous ne nous reconnaissons pas dans de quelconques projets de déstabilisation et refusons d'être étiquetés comme des mercenaires. Tous nos éléments sont là, Jacques Bauer, le chef des opérations du commando invisible, est bien là.

Mais il y a des personnes du pouvoir qui veulent nous voir disparaître, et qui nous accusent de tous les péchés d'Israël », indique ce lieutenant de IB, qui a souhaité garder l'anonymat. Différents articles de presse ont souvent présenté les membres du commando invisible comme de potentiels déstabilisateurs tapis dans l'ombre qui attendent le bon moment pour frapper. Très aguerris aux pratiques de la guérilla urbaine, ils sont soupçonnés de participer aux attaques armées perpétrées en Côte d'Ivoire, notamment contre les positions des Forces républicaines de Côte d'Ivoire, les commissariats de police et les brigades de gendarmerie.

Mais eux se disent surpris des accusations, et les récusent tout en bloc. Pour ce pro-IB avec qui nous avons échangé le week-end dernier, tout a basculé le 27 avril 2011, lorsque leur patron a été tué. « A partir de là, nous avons compris que nos vies étaient en danger. Mais comme le général IB, nous n'avons jamais refusé le désarmement. La preuve, c'est qu'en juin 2011, nos éléments ont été désarmés en présence de l'Onuci et du général Michel Gueu. Nos éléments ont donc tous des cartes de démobilisés. Nous sommes inscrits dans une base de données qui se trouve aux mains des autorités. Mais de juin 2011 jusqu'à ce jour, nous sommes abandonnés », a-t-il déploré, et de proposer « qu'au lieu de traiter les hommes de IB comme des mercenaires, il faut plutôt veiller à les réinsérer ».

Mais où sont-ils ? Comment les retrouver ? Et que font-ils ? « Nous sommes là où nous pouvons être », répond notre interlocuteur. « Chacun vaque à ses occupations. Ceux qui avaient des petits métiers avant la guerre ont repris leur travail. Les gens ont nos contacts, s'ils veulent nous rassembler, ils savent ce qu'ils doivent faire. Mais pour cela, il faut garantir la sécurité », ajoute t-il. Ce fidèle de l'ex-sergent chef des Fanci fera ensuite savoir que Young Jin Choï, l'ancien patron de l'ONUCI pendant la crise post-électorale, était l'une des personnalités les plus fréquentes à leur QG de PK 18. Il allait s'enquérir de leur nouvelle et tout savoir sur leurs activités. Également le ministre Hamed Bakayoko, qui selon lui, leur envoyait de temps à autres des émissaires pour échanger. « C'est la preuve que la présence du commando invisible n'a pas été que négative. Mais aujourd'hui, où sont passés tous ces émissaires et ses contacts qu'on avait avec nous.

Partout où nous nous présentons, auprès des structures en charge de la réinsertion, nous ne sommes pas les bienvenus. Que voulez-vous que nous fassions alors ? », s'interroge t-il. Il fera remarquer qu'ils sont des laissés pour compte parce que certaines personnes ont gonflé les effectifs des personnes à réinsérer en y faisant entrer des parents et connaissances. « On nous dit qu'il y a 64000 ex-combattants à désarmer. Mais si nous étions 64000, sans compter ceux qui sont morts, face aux forces de Laurent Gbagbo, la guerre n'aurait pas autant duré », fait-il remarquer, avant d'appeler les autorités à se tourner résolument vers eux pour régler leur problème.

Hamadou ZIAO
Source : L'Inter

Mercredi 4 Décembre 2013
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