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Soro à la tête de l’Assemblée nationale: Barack Obama dit niet!

le Lundi 2 Janvier 2012 à 08:52 | Lu 1257 fois



Soro à la tête de l’Assemblée nationale: Barack Obama dit niet!
Le régime Rhdp est très embarrassé en ce moment. Et pour cause, selon des sources diplomatiques concordantes, les Etats-Unis d’Amérique de Barack Obama ne veulent pas de Guillaume Soro​ à la présidence du parlement ivoirien. Du coup, Ouattara range sa promesse électorale à la saint glinglin.

Le premier ministre ivoirien peut dire adieu à l’idée de devenir le président de l’Assemblée nationale qui trottinait dans sa tête. Si Guillaume Soro peut être député et s’affubler de l’honorabilité de cette fonction, ce ne sera pas le cas pour son ambition de trôner sur l’hémicycle ivoirien. La raison est que le président américain, Barack Obama, qui suit l’actualité ivoirienne de près, n’en veut pas du tout. « Les Etats-Unis n’accepteront pas un chef rebelle à la tête d’une institution comme l’Assemblée nationale », aurait menacé en substance le patron de l’administration américaine.

C’est l’information qui ressort avec insistance depuis un moment. Elle a été confirmée par nos sources qui précisent que la représentation diplomatique américaine d’Abidjan s’est tout simplement chargée de transmettre cette injonction aux nouvelles autorités ivoiriennes. Séparément. D’abord au président Alassane Dramane Ouattara​. Ensuite à son premier ministre Guillaume Soro, le concerné lui-même. Les chancelleries se sont passé le mot et il ne serait pas surprenant que dans les jours qui viennent les diplomates occidentaux en poste à Abidjan embouchent la même trompette pour maintenir la pression.

C’est un véritable coup de pied dans la fourmilière Rhdp, ce que vient de faire le président Barack Obama si son blocus est maintenu. Un sanglant coup d’Etat a échoué le 19 septembre 2002, dans leur repli les meneurs bénéficiant de la complicité du 43è Bataillon d’infanterie de marine (43èBima) de l’armée française ont formé un kyste au centre de la Côte d’Ivoire. Coupant de fait le pays en deux parties dont ils annexeront la partie nord. Connus dès les premières heures sous des noms de mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI), mouvement de la jeunesse patriotique (MjP), mouvement populaire ivoirien du grand ouest (MPIGO), les rebelles vont créer deux grandes subdivisions.

L’une miliaire dirigée par des chefs de guerre et l’autre politique dirigée par un Secrétaire général, Guillaume Soro. A l’issue de l’Accord politique de Ouagadougou signé en mars 2007, Guillaume Soro devient le Premier ministre du président Laurent Gbagbo​ déchu, le 11 avril 2011, par les forces étrangères menées par l’armée française. Tout au long de cette période qui part du coup d’Etat raté le 19 septembre 2002 à l’après 11 avril 2011, soit neuf (09) ans, les organisations internationales et nationales des droits de l’homme n’ont pas manqué d’établir des rapports sur les exactions et les massacres des forces rebelles dirigées par l’actuel Premier ministre du président Ouattara.

La rébellion des Fn est officiellement et tacitement dissoute dès la dissolution des ex-Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (Fds-Ci) et la formation des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) par ordonnance présidentielle du président Ouattara qui est le chef suprême. Cette fusion absorption est consécutive à l’arrestation du président Laurent Gbagbo par les forces coalisées, dirigées par l’a France. Mais dans les faits les Forces nouvelles sont solidement en place sous un autre vocable. Et depuis la prise du pouvoir par Ouattara et Soro, les exactions, les tueries et les assassinats ciblés sur les populations soupçonnées d’être pro-Gbagbo sont le lot quotidien des populations ivoiriennes.

Des morts, assassinats, charniers, expropriation quasi-quotidiennes sur la vie des populations sont dénoncés par les organisations de protection des droits humains et des organisations de la société civile non gouvernementale (Ong). Humann Wrights Watch, Amnesty international, Croix rouge internationale. La dernière dénonciation mi-décembre est celle de l’Ong International crisis group (Icg) dans lesquelles les nouvelles autorités ivoiriennes sont mis au banc des accusés.

Le premier ministre Guillaume Soro et certains de ses plus proches collaborateurs militaires, dont des principaux chefs de guerre (Fofié Kouakou de Korhogo, Losseni Fofana de Man, Eddy Médi de Danané, Touré Hervé de Katiola, Djakaridka Koné alias Zakaria de Vavoua, Chérif Ousmane de Bouaké) sont respectivement épinglés dans au moins une ou deux exactions sur les populations. Tous risquent de passer devant le tribunal international (Tpi).

Vieille astuce. Guillaume Soro, Secrétaire général de la rébellion des Forces nouvelles dont les crimes meublent les annales des organisations des droits de l’homme, tente vainement de se tirer la couverture. Sa toute dernière trouvaille est l’Assemblée nationale du pays qu’il a divisé en 2022. Lors des élections législatives de décembre 2011, il s’est présenté candidat dans sa ville natale, Ferké, où il a raflé la mise. Tout puissant Secrétaire général des Forces nouvelles, Soro rechigne toujours à démissionner des ses postes : la primature acquise sous Gbagbo et maintenue par Ouattara et celui de Secrétaire général de la rébellion des Forces nouvelles. L’appétit grandissant, Guillaume Soro lorgne depuis un moment la présidence de l’Assemblée nationale.



L’immunité parlementaire que lui confère son titre de député de la nation ne suffit plus à sa carrure tant et si bien que c’est tout l’appareil de la législation ivoirienne dont il veut s’accaparer. Rebelle qui ne s’en cache pas dans un livre éponyme «Pourquoi je suis devenu rebelle», le Secrétaire général de la rébellion des Forces nouvelles a poussé loin le bouchon et blesse les sensibilités. Au point où le président des Etats-Unis d’Amérique dont les rebelles ivoiriens ont bénéficié du mutisme au plan diplomatique, s’est cru obligé de réagir. Comme pour dire que tous les rubiconds ne sont pas à franchir.

Certes, on peut beaucoup accorder au «rebelle Soro» mais pas d’injure publique contre les valeurs démocratiques chères aux citoyens américains. En outre, si l’injonction de Barack Obama peut réjouir démocrates et défenseurs des droits de l’homme, ce n’est pas le cas pour Henri Konan Bédié. Comme dit l’adage : on ne peut faire des omelettes sans casser les oeufs. Le gros perdant dans l’affaire, c’est bel et bien le Pdci-Rda. Car, «si l’on refuse à Soro la présidence du parlement ivoirien, où voulez-vous qu’il s’en aille? Nulle part ailleurs qu’à la primature qu’il gardera par devers lui.

L’institution devient dès lors sa propriété privée au détriment de l’allié du Pdci-Rda à qui promesse électorale avait été faite. Voici ce qui explique l’embarras du président Ouattara.» Tente d’expliquer un diplomate africain que nous avons joint par téléphone. Alassane Dramane Ouattara avait déjà du mal à satisfaire son allié qu’il appelle affectueusement «mon grand frère Bédié» le temps d’une campagne électorale. Maintenant que les Etats-Unis s’en mêlent cela complique sa tâche. Si Soro n’a pas la garantie d’être président du parlement ivoirien, il est inutile pour Bédié de rêver. Le président du vieux parti devra attendre la saint glinglin. A moins qu’il ne se produise un revirement de situation en sa faveur.

Simplice Allard

al08062317@yahoo.fr

Source: Le Temps

Lundi 2 Janvier 2012
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1.Posté par Marie d le 02/01/2012 12:04 | Alerter
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