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Situation politique en Côte d`Ivoire : Tout sur le retour de Coulibaly Gervais

le Mardi 19 Juillet 2011 à 09:31 | Lu 1002 fois



Publié le mardi 19 juillet 2011 | Soir Info - Le retour en Côte d'Ivoire de Gervais Coulibaly, ex-porte-parole de Laurent Gbagbo, chef de l'Etat déchu le 11 avril 2011 et l'annonce de

la création de son parti politique, livrent, peu à peu, leurs secrets. Ce retour, selon des sources dignes de foi, a été négocié par son neveu, le commandant Touré Vetcho, auprès du Premier ministre Guillaume Soro. « C'est le commandant Touré Vetcho qui a effectué toutes les démarches auprès des autorités ivoiriennes en vue de faciliter le retour de son oncle », révèle notre source. Coulibaly Gervais qui a annoncé la création de son parti politique, « a été démarché » par les nouvelles autorités ivoiriennes pour leur servir de « lièvre » dans l'opposition, notamment au sein du Cnrd.

Un « deal » qui devrait être récompensé par un poste ministériel après les élections législatives de décembre prochain. L'ancien homme fort du dispositif politique de Laurent Gbagbo est rentré en Côte d'Ivoire le jeudi 07 juillet 2011, en provenance du Ghana. Il a atterri dans la capitale ghanéenne le 31 mars 2011, en provenance de la France, où il conduisait une mission pour le compte de Laurent Gbagbo, au plus fort de la crise post-électorale. Si l'ancien sous-préfet de Zikisso, dans la région du « Sud-Bandama », ne nie pas ses liens de parenté avec Touré Hervé dit Vetcho, qui, selon lui, est son neveu, cela n'a pas été déterminant dans son retour et ne saurait avoir une influence sur ses choix politiques. « Je suis et je reste gbagboïste.

Jamais je ne le renierai. Je suis rentré en Côte d'Ivoire après avoir pris contact avec le ministre de l'Intérieur », nous a-t-il confié le lundi 18 juillet, lorsque nous l'avons joint au téléphone. Il ( le ministre de l'Intérieur ) m'a dit, vous pouvez rentrer. Vous êtes libre de rentrer en Côte d'Ivoire ». Il soutient qu'il y a des « gens, au Fpi » qui souhaitaient le voir passer à la « guillotine » des nouvelles autorités du pays. Et comme ce n'est pas le cas « on manigance pour me salir ». « Je suis rentré en Côte d'Ivoire. Et comme on ne m'a pas coupé la tête, ça gêne des gens au Fpi. Moi, je n'ai jamais été du Fpi. Bien qu'étant avec Laurent Gbagbo, j'étais en dehors du Fpi. Je ne suis pas au Fpi, où est donc leur problème.

Je précise que mon parti, le Cap-Udd est au Cnrd », accuse et précise Coulibaly Gervais. Des langues placent Coulibaly Gervais dans le cercle des protégés de feu, le colonel Issa Diakité, ancien ministre de l'Intérieur issu des Forces nouvelles, dans le gouvernement Seydou Elimane Diarra. Histoire de le rapprocher de l'ancienne rébellion des Forces nouvelles dont Issa Diakité était l'une des figures emblématiques. Après les accords de Linas-Marcoussis, Issa Diakité est entré au gouvernement, avant de casser la pipe peu après.

« Tout le monde sait qu'Issa Diakité, alors ministre de l'Intérieur, m'a fait beaucoup de torts à cause de Gbagbo. Il n'a jamais été mon parrain. Mon parrain, c'est Emile Boga Doudou ( ex-ministre de l'Intérieur dans le régime de Laurent Gbagbo et tué aux premières heures de la rébellion en 2002). Boga Doudou est l'ami de mon frère aîné Coulibaly Climano Jérôme avec qui il avait un cabinet d'avocats… Ceux qui me présentent comme son poulain veulent me rapprocher des Forces nouvelles. Je n'ai pas d'accointances avec les Forces nouvelles. Si j'étais avec les Forces nouvelles, j'aurai, au moins, été leur ministre dans les gouvernements successifs. Si j'étais dans la rébellion, ma maison de Katiola n'aurait pas été incendiée. C'est vrai, Touré Vetcho est mon neveu. C'est vrai Tuo Fozié est mon jeune frère. Mais ça ne fait pas de moi un élément des ex-Forces nouvelles », se défend Gervais Coulibaly.

L'annonce de la création de son parti est restée en travers de la gorge de certains cadres et militants du Front populaire ivoirien ( Fpi) qui l'assimilent à un acte de trahison. Au sein de Lmp, on continue de s'interroger sur l'opportunité de la création de ce parti, qui vient davantage affaiblir ce mouvement pro-Gbagbo, surtout qu'elle intervient après le départ d'un autre Koulibaly. On se dit d'autant plus étonné qu'un préfet, de par sa fonction, et frappé de droit de réserve, ne saurait, sauf en cas de mise en disponibilité, créer un parti politique. Or ici, Coulibaly Gervais n'est ni à la retraite, ni dans une situation de mise en disponibilité. Comment a-t-il pu créer son parti sans être frappé d'interdiction? « Je suis un homme qui dérange… Il faut que les gens sachent que je suis certes préfet, mais je ne suis pas en fonction. J'ai le titre de préfet, j'ai le grade de préfet hors grade, mais je ne suis pas en fonction. Je suis donc libre de créer un parti politique et libre de faire de la politique », fait-il valoir. Coulibaly Gervais qui, dès son retour a été longuement reçu en audience par le ministre de l'Intérieur, Ahmed Bakayoko, pense, comme Koulibaly Mamadou, « qu'il ne faut pas faire de la libération de Gbagbo un préalable », mais d'adopter une certaine « pédagogie », une approche qui pousse loin toute forme de violence, même verbale à l'encontre des nouvelles autorités.

Cependant, il ne condamne pas les sorties fracassantes de Blé Goudé et de certains cadres Fpi en exil mais, il se dit plutôt en phase avec l'esprit de la démarche faite récemment par Odette Lorougnon (Offpi), Sébastien Dano Djédjé, auprès d'Henri Konan Bédié à Daoukro. « La politique de la chaise vide n'est pas une bonne chose. Laurent Gbagbo a dit, à Korhogo que « nous devrions rentrer maintenant dans la phase politique de la résolution de la crise. Moi, je suis d'accord avec cette idée. Il faut que nous allions négocier pour que ceux qui sont en prison sortent.

C'est bien, ce que Blé Goudé fait. Mais, je pense que c'est mieux qu'il y ait des gens qui vont au contact des nouvelles autorités ivoiriennes. Il y a des gens qui ont peur de revendiquer leur soutien à Laurent Gbagbo. Moi, je le revendique. Je ne le renierai jamais. Mon parti est au Cnrd », a-t-il insisté. Tout en manifestant son hostilité relativement aux critiques qui lui sont faites quant aux supposées accointances qu'il aurait avec les nouvelles autorités en vue de liquider le Fpi, Coulibaly Gervais est resté droit dans ses bottes de soutien à Laurent Gbagbo.

Armand B. DEPEYLA

Mardi 19 Juillet 2011
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