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Samba Kéita, ami personnel de Laurent Gbagbo : « La libération de Gbagbo est la condition à la paix »

le Samedi 4 Janvier 2014 à 09:13 | Lu 1267 fois



Ami de Laurent Gbagbo, Samba Kéita qui vit à Téhini (Bouna), estime que seule sa libération peut ramener la paix dans le pays.
Notre Voie: A Téhini, on vous connait comme l’ami personnel du président Laurent Gbagbo. Pouvez-vous nous parler de votre amitié avec Gbagbo ?

Samba Kéita: Effectivement, je suis l’ami personnel du président Laurent Gbagbo. Nous nous sommes connus avant son accession au pouvoir. Notre amitié est restée intacte jusqu’aujourd’hui.

N.V.: Est-ce que vous vous voyiez quand il était président de la République?

S.K.: Vous savez, Laurent Gbagbo n’abandonne jamais ses amis et connaissances. C’est ce qui est intéressant chez lui. Quand il est devenu président, nous nous sommes revus. Deux ans après son élection, il y a eu la rébellion armée. Dans la crise, il a fait une tournée qui l’a conduit à ici à Téhini. C’est à cette occasion que le président Gbagbo a demandé à me voir.

N.V.: C’est seulement ici à Téhini qu’il vous a revu?

S.K.: Quand il m’a revu à Téhini, il m’a invité à Bondoukou où je suis allé le rencontrer.

N.V.: Concrètement qu’est-ce qu’il a fait pour vous ?

S.K.: Je remercie sincèrement le président Gbagbo. Quand il m’a reçu à Bondoukou, il m’a demandé ce que je voudrais qu’il fasse pour moi. Je continuais de l’appeler toujours camarade Laurent pendant qu’il était au pouvoir. Je lui ai dit que je suis malade et que je voudrais qu’il s’occupe de ma santé.

Le président Gbagbo m’a envoyé à la Polyclinique sainte Anné-Marie ( Pisam) d’Abidjan où j’ai été hospitalisé pendant un mois. J’ai été très bien soigné. Vous connaissez l’homme Gbagbo, il partage beaucoup. Après mes soins, il m’a plusieurs fois reçu chez lui pour échanger avec moi. J’ai plusieurs fois mangé à la même table que lui. Il ne sait jamais repousser quelqu’un. Il sait toujours reconnaitre ses amis et connaissances. Un autre président à sa place ne le ferait pas. Après mes soins, il m’a offert un véhicule de type 4X4. Il m’a fait beaucoup d’autres dons et a remis des moyens pour que je retourne chez moi avec tous les honneurs. Je ne peux jamais oublier ce que Gbagbo a fait pour moi.

N.V.: Aujourd’hui Gbagbo n’est pas là. Que ressentez-vous ?

S.K.: C’est très difficile. Le jour où Laurent Gbagbo a été arrêté, j’ai failli mourir. J’ai fait une crise pendant des semaines. Parce que je n’ai pas supporté ce qui lui est arrivé. Ma famille et moi avons tous pris un grand coup. Nous n’avons pas mangé des semaines. Nous ne sommes pas sortis de chez nous. Mais j’ai espoir. Je fais des prières et je crois qu’il va revenir en Côte d’Ivoire en bonne santé.

N.V.: Après l’arrestation de Gbagbo, avez-vous été particulièrement menacé ?

S.K.: Oui, des gens en armes sont venus chez moi pour emporter tout ce que je possédais. Ils m’ont pris mes biens et le véhicule que Gbagbo m’a offert.

N.V.: Le président du Fpi, Pascal Affi N’Guessan, appelle les Ivoiriens à la paix et à la réconciliation. Etes-vous prêt ?
S.K.: Personne n’est contre la réconciliation. Mais, moi l’ami de Gbagbo, il est difficile d’aller à la réconciliation sans la libération de Gbagbo. Sa libération est la condition à la paix. On réconcilie deux personnes.

N.V.: On accuse votre ami d’être un tortionnaire qui aurait tué les Ivoiriens. Que répondez-vous ?

S.K.: Gbagbo n’a pas tué les Ivoiriens. Au temps d’Houphouët-Boigny, nous avons mené la lutte avec Gbagbo sans prendre les armes. Son arme, c’est la parole et non les fusils. Je le connais très bien. Il aime son pays et il a toujours aimé le dialogue.

N.V.: Qui a érigé Téhini en département ?

S.K.: C’est à ma demande que Gbagbo a érigé Téhini en département. Voyez, vous-même, la distance entre Bouna et Téhini. Nous sommes à près de 93 km de Bouna. Nous étions bien loin de l’administration. J’ai demandé le département et Gbagbo m’a compris. Il n’a pas hésité à ériger Téhini en département.

N.V.: Que pensez-vous des armes qui circulent illégalement à Téhini et dans tout le pays ?

S.K.: Dans notre région, les gens portent toujours les armes. Les barrages existent et les armes sont encore là. Je demande au gouvernement de désarmer les ex-combattants.

Interview réalisée à Téhini par Benjamin Koré
Notrevoie

Samedi 4 Janvier 2014
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