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Rencontre alliance - pdci hier à daoukro: Affi pose les vrais problèmes à Bédié

L'Afrique en mouvement - Afrik53.com : Infos 7J/7 le Jeudi 14 Août 2014 à 04:44 | Lu 7078 fois



A l’issue de la rencontre hier à Daoukro avec Henri Konan Bédié, président du Pdci-Rda, le président Pascal Affi N’Guessan, président en exercice de l’Alliance des Forces démocratiques de Côte d’Ivoire (AFD-CI), a fait le point à la presse. Nous vous proposons ci-dessous l’intégralité de l’échange avec les journalistes.

Pascal Affi N’Guessan : La visite que nous venons de rendre au président Henri Konan Bédié participe de la campagne de communication et de lobbying que l’Alliance des Forces démocratiques de Côte d’Ivoire a entreprise depuis plusieurs mois par rapport à la situation politique nationale, au dialogue politique de façon générale mais de façon toute particulière par rapport à la mise en place du bureau de la commission électorale indépendante. Situation toute particulière parce que, comme vous le savez, la Côte d’Ivoire commence à entrer dans la phase des élections de 2015.

Et ces élections-là représentent un enjeu capital pour tout le pays. Ce sont des élections qui doivent permettre au pays de se donner de nouveaux dirigeants. Et la qualité ainsi que la légitimité de ces élections auront un impact tout particulier sur la situation politique, économique et sociale. Toute la Côte d’Ivoire est dans l’expectative. Comment faire pour que le processus électoral à venir permette au pays de tourner la page de toutes les violences qu’il a connues ces vingt dernières années, de retrouver la stabilité qui est la première condition du développement. Et à travers cette stabilité, de retrouver la paix chez les populations.

Nous devons faire en sorte que la Côte d’Ivoire retrouve sa place dans le concert des nations démocratiques, apaisées et au travail pour leur prospérité et pour leur développement. C’est cela l’enjeu. En tant qu’acteurs politiques, nous ne pouvons pas ne pas nous sentir concernés et interpellés par cette échéance.

C’est pour quoi nous avons engagé un certain nombre de contacts pour que la CEI qui va être mise en place jette les bases des futures élections apaisées répondant aux critères que nous avons évoqués. Dans ce cadre nous avons déjà dit que la loi qui a été prise ne va pas dans le sens de nos attentes mais que cela peut être corrigé si tous les acteurs électoraux se mettent d’accord pour que le bureau de la CEI qui va être mis en place soit consensuel, que ce bureau garantisse la confiance de tous les acteurs.

Que ce bureau permette à tous les acteurs de se sentir rassurés et à travers ces acteurs électoraux, à toute la population ivoirienne, de savoir que le pays engage ce processus électoral dans une perspective de paix et de stabilité. Car, si nous ratons cette échéance, si nous ratons ce démarrage, nous craignons que la Côte d’Ivoire ne bascule à nouveau dans des violences et qu’on ne s’enlise dans la violence.

Or, le pays a trop souffert. Depuis plus de vingt ans, on peut dire que le pays ne travaille pas. Nous allons d’affrontement en affrontement. Il y a un moment pour chaque chose. Et nous considérons que c’est notre responsabilité de tout mettre en œuvre pour que cette avalanche d’affrontements, de morts, de souffrances, de pleurs, de destructions, prenne enfin fin avec les échéances électorales à venir.

Et c’est pour cela que vous avez décidé d’envoyer des représentants au sein de la CEI ?

PAN : C’est pour cela que nous sommes venus, parce que nous avons pu obtenir avec le gouvernement, le principe d’une CEI consensuelle. Mais ce n’est que le principe. Et c’est sur la base de ce principe que nous avons désigné nos représentants. En espérant que ce principe va se concrétiser par un bureau effectivement consensuel. Parce que notre objectif, c’est un bureau consensuel. Et ce que nous avons posé comme acte, n’est qu’un acte de bonne volonté.

Un acte pour manifester notre engagement. Et notre présence dans la CEI est conditionnée par la concrétisation du principe du consensus. Et donc d’une CEI qui rassure tous les acteurs. Et donc c’est dans la recherche de cette CEI qui rassure que nous avons rencontré le président Bédié parce que, le Pdci-Rda est un acteur majeur de la vie politique nationale et du processus électoral. Rien ne peut se décider sans la contribution du Pdci-Rda et donc sans la contribution du président Bédié. Nous sommes venus pour le sensibiliser sur la responsabilité du Pdci-Rda dans la construction de la paix en Côte d’Ivoire. Et, en tant qu’ancien chef de l’Etat, en tant qu’acteur impliqué dans la gestion du pouvoir actuel, nous pensons qu’il a les moyens d’aider la Côte d’Ivoire à se retrouver autour de la commission électorale.

Au-delà de la commission électorale, nous avons évoqué avec le président Bédié aussi, toutes les autres questions qui touchent à la situation sociale et politique au niveau de la Côte d’Ivoire. Qu’il s’agisse du dialogue politique qui, à l’heure actuelle, n’avance pas comme nous le souhaitons. Puisque les problèmes qui se sont posés à la suite de l’élection de 2010 restent entiers alors que nous ne sommes qu’à un an des futures élections générales. Nous pensons que le président Bédié peut nous aider à faire avancer le dialogue politique.

A faire en sorte que, à brève échéance, il n’y ait aucun prisonnier politique en Côte d’Ivoire. Cela constitue une de nos préoccupations. Qu’à brève échéance, tous nos frères qui ont été obligés de fuir le pays à cause des violences post-électorales, à cause des menaces sur leur vie, rentrent en Côte d’Ivoire. Qu’aucun citoyen n’ait ses avoirs ou son compte bancaire gelé. Trois ans de gel, nous considérons que c’est trop, c’est excessif. Et cela ne se comprend pas à l’heure actuelle surtout si l’on pense pouvoir aider le pays à avancer.

Il y a aussi la question de l’occupation des terres à l’ouest où beaucoup de nos parents se retrouvent pratiquement étrangers à l’heure actuelle dans leurs propres villages. Ils n’ont pas accès à leurs plantations qui sont prises en otage par des étrangers. Nous considérons que ce sont des questions qu’il faut régler. Nous voulons que tous les réfugiés rentrent en Côte d’Ivoire, qu’ils retrouvent leurs biens, qu’ils aient l’esprit à participer à la vie politique nationale. Il faut que l’occupation des terres à l’ouest soit une question résolue.

Il y a aussi la question de la sécurité de façon générale avec la réforme de l’armée qui n’est pas une réalité à l’heure actuelle. Et qui ne permet pas de s’assurer que la Côte d’Ivoire dispose aujourd’hui d’une armée véritablement républicaine sur laquelle on peut compter pour des élections apaisée en 2015. Il y a le fait aussi que cette armée doit être encasernée et que la police et la gendarmerie qui sont les structures de sécurité publique, qualifiées pour maintenir l’ordre public, retrouvent leur place régalienne dans la gestion de la sécurité nationale. Voilà donc toutes ces questions qui touchent à la situation nationale que nous avons évoquées plus une ou deux autres questions qui touchent aussi à la situation nationale mais que je préfère ne pas évoquer ici.

Est-ce que le président Bédié vous a rassurés sur la question de la présidence de la CEI ?
PAN : Alors sur l’ensemble de ces questions, le président Bédié a pris une image à savoir qu’il est le masque, mais il y a le grand masque. Et que depuis le 15 juillet, il a engagé une série d’entretiens avec le chef de l’Etat qu’il compte poursuivre. Et qu’à l’occasion de ces entretiens, toutes nos préoccupations seront examinées avec le chef de l’Etat et que d’ici le 15 septembre, il nous accordera une nouvelle audience pour nous faire part des conclusions de ses entretiens. Donc nous partons confiants parce que nous savons quand le président Bédié promet d’agir, il agit effectivement.

Est-ce que le président Bédié vous a donné des garanties quant à votre revendication du poste de président de la CEI ?

PAN : Nous avons posé les problèmes, ces problèmes vont être examinés. Nous avons suffisamment argumenté sur la nécessité que la présidence de la CEI revienne à l’opposition, que c’est cela qui serait dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire. Donc, nous espérons que cette revendication sera prise en compte.

Monsieur le président, les membres de la CEI prêtent serment tout à l’heure à 15h. Vous disiez tout à l’heure que vous n’aviez pas encore totalement donné votre accord quant à votre participation…
PAN : Non ! Ce n’est pas ce que j’ai dit. J’ai dit que nous avons posé un acte de bonne volonté en désignant nos représentants sur la base de l’accord que le bureau de la CEI sera consensuelle. C’est-à-dire que c’est un bureau qui satisfera les attentes de tous les acteurs.

Donc c’est sur la base de ce principe que nous allons. C’est la première étape, la désignation de notre représentant. L’étape suivante, c’est celle de la négociation pour obtenir ce consensus et nous sommes dans cette étape puisque pour accompagner ces négociations, il était important de rencontrer le président Bédié et de lui faire part de cette préoccupation et lui demander de mettre son poids dans la balance pour que la CEI soit consensuelle parce que c’est dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire.

Liste des délégations

Alliance : Affi NGuessan (FPI), Monnet Agnès (FPI), Amani NGuessan (FPI), Tia Monnet, (UDTCI), Danièle Boni Claverie (URD), Daniel Aka Ahizy (PIT), Sam l’Africain (NACIP)
PDCI-RDA: Henri Konan Bédié, Maurice Kakou Guikahué, Coulibaly Lénissongui
Propos retranscrits par Augustin Kouyo

Afrik53.com : Infos 7J/7
Jeudi 14 Août 2014
Vu (s) 7078 fois



1.Posté par samba le 14/08/2014 14:51 | Alerter
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affi ,bédié veut bien que les ivoiriens vivent dans la quiétude et cela belle lurette mais cette france qui lui a mis la pression d'être avec elle a fait que bédié a perdu la face tout ceci pour ne pas perdre ses biens personnels et c'est là la soufrance des ivoiriens.

2.Posté par Morifitini TRAORE le 16/08/2014 02:42 (depuis mobile) | Alerter
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President Affi, c''est de la politique que vous faites. Et pourtant vous savez autant que moi que mossi dramane qui vous arrache le pouvoir violemment n''acceptera jamais de le perdre par la voie des urnes. Car, il le sait, il ne represente

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