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Relations France-Côte d`Ivoire: Les secrets de la visite de Fillon à Ouattara / Ce que gagne et perd le régime Ouattara

le Mardi 19 Juillet 2011 à 09:35 | Lu 1085 fois



Même si l'économie a été la plus mise en avant, avec notamment l'annulation de plus de 655 milliards FCFA (1 milliard d'euro) de la dette publique ivoirienne et le retour dans le giron de la Côte d'Ivoire des investisseurs français partis à la faveur des tristes événements de novembre 2004, n'empêche que la visite du Premier ministre français François Fillon la semaine dernière à Abidjan a été d'un ordre plus sécuritaire qu'économique et politique. On n'a qu'à bien observer l'itinéraire emprunté par le chef du gouvernement français lors de cette visite, avec notamment la visite en Côte d'Ivoire, le passage au Ghana et la fin de visite au Gabon, pour bien comprendre cet aspect hautement sécuritaire. En effet, de sources diplomatiques concordantes, la France a tenu à réitérer son soutien sans faille et ce, de façon publique, aux tenants du nouveau régime à Abidjan, surtout face aux rumeurs de déstabilisation et autres tentatives supposées d'éléments des ex-Forces de Défense et de Sécurité (FDS) favorables à l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo.

A cet effet d'ailleurs, la mise en garde publique du Premier ministre François Fillon, à la fin de sa visite à Abidjan, a été sans équivoque. Les mêmes sources précisent que l'étape du Ghana, dans le calendrier du chef du gouvernement français, consistait à prendre langue avec les autorités ghanéennes au sujet de la présence des officiers supérieurs et autres éléments des ex-FDS réfugiés sur le sol de ce pays voisin. In fine, il s'agissait en fait d'une vraie tentative pour court-circuiter une prétendue opération de déstabilisation fomentée depuis le sol ghanéen, par ces éléments des ex-FDS qui tardent à rejoindre les rangs des Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI). Cette escale en terre ghanéenne a été motivée par le fait que le courant n'est pas à la grande sympathie entre Abidjan et Accra, et que même les tenants du nouveau régime à Abidjan soupçonnent, à cause des liens d'amitié et de fraternité légendaires entre le Chef de l'État ghanéen, Son Excellence John Atta-Mills, et Laurent Gbagbo, une trop grande bienveillance de la part du régime ghanéen à l'égard de ces réfugiés ivoiriens là-bas et réputés proches de l'ancien régime. C'est même une lapalissade que de dire qu'entre Abidjan et Accra, les nuages persistent.

La France, qui a déjà verrouillé les airs, puis les mers à travers la présence de bâtiments de guerre de la marine française dans nos eaux, entend maintenant verrouiller les voies terrestres. En se rendant à Monrovia, il y a quelques jours, le Président Alassane Dramane Ouattara entendait verrouiller, avec la complicité de son homologue libérien, Mme Ellen Johnson Sirleaf, les frontières ouest du pays, poreuses à souhait depuis la guerre du Liberia. Il ne lui reste maintenant que les frontières Est, nouvelle source de porosité, alors que le potentiel des ex-FDS en exil est plus que consistant. Il y a du beau monde à Accra. L'étape de Libreville a consisté, selon les mêmes sources diplomatiques, à aller voir les troupes françaises basées là-bas. Mais, il faut rappeler que dans «l'opération 11 avril» qui a vu chuter le régime Gbagbo, les légionnaires français, au nombre de 300 ou 700 selon les sources, qui ont fait le gros du boulot au sol, appuyés par les hélicoptères de combat de l'Aviation Légère de l'Armée de Terre (ALAT), sont venus de Libreville. Visite de remerciement? Visite de rémobilisation des troupes face à la menace grandissante qui se précise? L'avenir nous le dira...

JMK AHOUSSOU

Relations france-cote d`ivoire : Ce que gagne et perd le régime Ouattara

La France est bien de retour en Côte d'Ivoire. Passé l'intermède de la politique de refondation engagée par les dirigeants de l'ancien régime, l'ancienne puissance coloniale a retrouvé toute sa place en terre ivoirienne. En témoigne la récente visite du Premier ministre français à Abidjan le 14 juillet dernier, qui a été précédée, il y a moins de deux mois, du président français, Nicolas Sarkozy lui-même, à la faveur de l'investiture d'Alassane Ouattara. Elle est donc bien loin l'époque où la destination Côte d'Ivoire était soigneusement évitée par les autorités françaises en raison des relations scabreuses qu'elles entretenaient avec le défunt régime socialiste.

Laurent Gbagbo parti, la France reprend « sa chose », pourrait-on dire, au regard des visites effectuées en un laps de temps par les plus hautes autorités françaises en terre ivoirienne, mais aussi du retour en force du protectorat français. En effet, trois mois après l'effondrement du régime Gbagbo et avec lui la litanie anti-française, on assiste à une consommation tous azimuts de l'expertise française. Dans l'armée, au palais, dans le monde des affaires. Plus aucune parcelle n'est cédée par la France, qui semble vouloir rattraper la décennie de privation. Elle injecte même de l'argent, beaucoup d'argent pour donner un coup de fouet à la relance économique.

Cette présence par trop voyante de l'ancienne puissance coloniale est du reste raillée par les partisans et thuriféraires de l'ancien régime de la refondation, qui y voient une recolonisation, un retour à la bonne vieille françafrique. Paris ne semble point s'émouvoir pour cette antienne que François Fillon a taxée de « logiciel dépassé » lors de son séjour à Abidjan. Pas plus que Ouattara ne semble s'émouvoir de ce qui est perçu comme un rapport de colon à indigène. « Le chien aboie, la caravane passe », a-t-il tourné en dérision les récriminations des nostalgiques de l'ère Gbagbo. A la vérité, cette trop grande présence de Paris au coeur du régime Ouattara peut donner à penser que le régime est biberonné, à la remorque de Sarkozy et de ses marsouins, toujours prêts à voler à son secours.

Ça finit par laisser le sentiment que la politique de développement que le locataire du palais du Plateau met en oeuvre est dictée de l'Elysée; que le choix des hommes, ses choix stratégiques, sa gestion du dossier des dignitaires de l'ancien régime, tout est « made in France ». Et ça, ce n'est pas forcément flatteur pour Ouattara, dont la capacité à gérer un pays, même en décrépitude comme le nôtre, ne souffre d'aucun doute. Il reste que cette propension à la francisation du pouvoir Ouattara a également ses avantages. Et le premier de tous, c'est la garantie d'une assurance tous risques contre d'éventuels déstabilisateurs. A entendre les autorités françaises de passage à Abidjan, le successeur de Laurent Gbagbo peut dormir sur ses deux oreilles, Paris se chargeant de régler leurs comptes aux conspirateurs tapis dans l'ombre, qui rumineraient une quelconque vengeance. A cet effet, un nouvel accord de défense était en vue, qui devait être rendu public.

C'est dans le cadre de ce pacte que la base française du 43e Bima, dont le démantèlement était acquis sous Gbagbo, sera en définitive maintenue. Avec pour mission inavouée de veiller jalousement sur le pouvoir ami d'Abidjan, en dépit des déclarations officielles de l'Elysée et Matignon. Aussi longtemps que les successeurs de Gbagbo se montreront aussi « coopératifs », ils peuvent être sûrs de la protection de l'armée française contre ces « méchants » refondateurs qui abhorrent l'Occident. Outre la protection de la France, le régime bénéficiera des ressources venues de Paris pour mettre en oeuvre son programme et ainsi répondre aux attentes pressantes des Ivoiriens. Le régime Ouattara, qui dit n'être nullement complexé par le tutorat de la France, n'entend pas cracher sur les euro français pour faire de la Côte d'Ivoire un pays émergent.


Comme l'a fait Houphouët-Boigny.
Source : L'Inter : Dernière Mise à jour : 19/07/2011 (Auteur : Assane NIADA )

Assane NIADA


Mardi 19 Juillet 2011
Vu (s) 1085 fois



1.Posté par gnrangnrangnon le 19/07/2011 15:33 | Alerter
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sa fait honte tout sa, une independance sous haute surveillance, une independance biberonner mais les seins de la france qui allaite ouatara et son sanguinaire regime vont devenir biento flasque et se mossi dramane sera sans defense quand la colere de DIEU se manifestera.

2.Posté par noche le 19/07/2011 22:14 | Alerter
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Ca finira un jour Quand on vient par les armes on va par les armes

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