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Règlement de la crise ivoirienne / Ouattara, droit dans le mur

L'Afrique en mouvement - Afrik53 - Presse Africaine & Internationale le Dimanche 27 Mars 2011 à 22:08 | Lu 554 fois



Aussitôt nommé par l’Union africaine, le haut Représentant de l’Organisation panafricaine est contesté par le camp Ouattara. L’intransigeance de ce dernier dans le règlement de la crise post-électorale ne peut que le perdre. Analyse !

Parlant de l’appétit sexuel, Hampaté Ba disait «certes, il faut de la femme. Mais pas au point où le sexe prend constamment la place de ton cerveau. Sinon, soit le chaume de ta respectabilité sera consumé, soit tu seras humilié». Cette citation peut être ramenée au niveau de l’attitude de Ouattara dans le traitement de la crise ivoirienne. Pris dans le tourbillon du pouvoir, il refuse toujours d’apprécier sainement la réalité du terrain politique post-élection. Pas question pour lui de discuter avec Gbagbo tant que ce dernier n’aura pas quitté le pouvoir. Sur la base d’une victoire entachée de graves irrégularités, Ouattara s’englue dans un hermétisme suicidaire.

L’ambition présidentielle de Ouattara est légitime. Cadre des finances internationales, il a été Premier ministre de la République de Côte d’Ivoire. Le débat sur sa nationalité a vécu. Son combat pour ne pas mourir apatride est juste. Parce que Ouattara n’a pas demandé à venir en Côte d’Ivoire. On le lui a demandé. On a bidouillé dans les documents officiels pour faire de lui un Ivoirien « plein ». Peu importe, s’il a réussi à sortir la Côte d’Ivoire du marasme économique. Après un tel sacrifice pour sauver le bateau Ivoire, il avait droit à la reconnaissance de la Nation.

Et non pas à une traque de Bédié et ses concepteurs d’Ivoirité. Mais les moyens utilisés par Ouattara pour revendiquer son appartenance à la Nation ivoirienne sont-ils légaux? Avons-nous besoin d’éventrer des femmes, d’assassiner froidement des gendarmes, de brûler vives d’innocentes populations pour revendiquer un droit ? Le droit à la vie ne prime-t-il pas sur le droit de Ouattara à être Ivoirien ou candidat à une élection présidentielle en Côte d’Ivoire ? Tout ça, les Ivoiriens ont passé l’éponge là-dessus. Non pas par faiblesse, mais par tolérance.

Pour sortir de la spirale de la violence et construire un bien commun : la Côte d’Ivoire. Malheureusement, cette attitude a été mal perçue par Ouattara et ses sbires. Pour eux, la candidature de Ouattara est le couronnement d’une lutte armée. La hauteur d’esprit de Laurent Gbagbo qui a autorisé Ouattara à compétir est minimisée. Depuis l’éclatement de la crise post-électorale, la folie meurtrière s’est à nouveau emparée de Ouattara et ses partisans. Des femmes, des enfants et vieillards ont été surpris dans leur sommeil par ses nervis à Anonkoi Kouté, dans la commune d’Abobo, avant d’être brûlés vifs ou exécutés. Pourquoi ?

Pour un simple fauteuil présidentiel. Ces tueries qui s’apparentent à une épuration ethnique n’ont d’autres buts que de dresser les populations les unes contre les autres. Histoire de justifier l’entrée officielle en guerre de l’Onu et de la France en Côte d’Ivoire. C’est vrai, la soldatesque sarkozienne fera d’une bouchée la minuscule armée ivoirienne. Et après ? Que fera-t-elle des milliers d’Ivoiriens qui continuent de jurer leur fidélité à Laurent Gbagbo ? Va-t-on les exterminer pour porter Ouattara au pouvoir ? Que va-t-il se passer après ?

Croire que Ouattara va s’installer paisiblement dans le fauteuil de Gbagbo sous la protection française, c’est être affligé d’une naïveté incurable. Bien au contraire, ce pays va prendre inexorablement la voie sinueuse de l’iamplosion sociale. Le pouvoir deviendra amer pour tous. En ce moment, l’on parlera de discussions. Après des décomptes macabres.

Si c’est le rêve caressé, en secret, par les pourfendeurs de Gbagbo, qu’on y aille. Quatre mois après la présidentielle, Laurent Gbagbo a toujours les leviers du pouvoir, en dépit des nombreuses tentatives d’étranglement économique de son pouvoir. L’armée lui reste toujours fidèle et loyale. C’est une donnée importante. Cela devrait amener les anti-Gbagbo à réviser leur position et à dire à Ouattara que la solution à des problèmes politiques ne se trouve pas aux extrêmes. La seule issue à laquelle il s’accroche, la force, est une voie sans issue. Demain, il sera un peu tard.

Tché Bi Tché
zanbi05641405@yahoo.fr


Afrik53 - Presse Africaine & Internationale
Dimanche 27 Mars 2011
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