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Recul du développement: Comment Ouattara a tué le Nord

le Samedi 7 Septembre 2013 à 08:26 | Lu 776 fois



Recul du développement: Comment Ouattara a tué le Nord
Alassane Dramane Ouattara a-t-il des raisons de dire que le nord a toujours été exclu du développement de la Côte d’Ivoire comme il l’a affirmé pendant sa dernière visite d’Etat, du 2 au 8 juillet 2013, dans le nord ? Non, répondent des cadres de la région regroupés dans le Collectif des nordistes ivoiriens pour la lutte contre la fracture sociale et pour la restauration de l’unité nationale. Dans un document exceptionnel publié par Notre Voie, les mercredi 28 et jeudi 29 août derniers, ils ont décidé de rétablir la vérité historique pour mettre fin au mensonge.

Le complexe de peuple exclu de tout développement économique et social développé par les ressortissants du nord de la Côte d’Ivoire n’est pas né sous l’ancien régime incarné par le président Laurent Gbagbo. Sous feu Félix Houphouet-Boigny, le premier président de la Côte d’Ivoire indépendante, les populations du nord avaient déjà, au début des années 60, le sentiment que l’Etat les avait abandonnées au profit des autres régions du pays. Selon le document du Collectif des nordistes ivoiriens pour la lutte contre la fracture sociale et pour la restauration de l’unité nationale, c’est ce complexe que l’actuel chef de l’Etat ivoirien est venu réveiller chez ces mêmes populations du nord en fustigeant le retard de développement accusé par le nord au cours de sa visite d’Etat effectuée dans la partie septentrionale du pays du 2 au 8 juillet 2013.

«Le nord n’a pas eu sa part de contribution à l’effort national», avait regretté Alassane Dramane Ouattara depuis la ville de Ouangolodougou, située à 733 km d’Abidjan. Le président du Rassemblement des républicains (Rdr) expliquait, en effet, que le retard de développement de la région dont il se réclame est perceptible au niveau des infrastructures, du manque d’eau et du faible taux de couverture électrique. Il estime ce taux de couverture à 15 % contre 90 % dans les régions du sud de la Côte d’Ivoire. Pour «rattraper» ce qu’il considère comme une «injustice», Alassane Dramane Ouattara promet d’importants investissements dans les routes, l’eau, la santé, l’éducation et l’électrification. «La Côte d’Ivoire est une et indivisible. Nous devrons construire une nation. Tous les Ivoiriens où qu’ils soient ont les mêmes droits et obligations», devait-il déclarer par ailleurs.

D’Houphouet-Boigny à Laurent Gbagbo

Pour les cadres du nord membres du Collectif, il n’est pas exact que M. Ouattara parle aujourd’hui de retard dans le développement de leur région. Ils lui conseillent de parler plutôt de recul du nord. A les en croire, les différents chefs d’Etat qui se sont succédé à la tête de la Côte d’Ivoire ont accordé une attention particulière à leur région. Et les premiers investissements d’un montant de 9 milliards de Fcfa, dégagés en 1974 pour lancer son développement, étaient des fonds provenant de la solidarité nationale parce qu’issus des recettes du café et du cacao, domiciliées à la Caisse de stabilisation (Caistab). Pour mieux faire les choses, se souviennent-ils, le président Félix Houphouet-Boigny avait confié la présidence du comité de gestion de ces fonds à El Hadj Namogo Popto Coulibaly, ancien président de la Cour suprême. Plusieurs infrastructures économiques et sociales d’envergure ont ainsi été mises en place.

Des stades de football, des réceptifs hôteliers, des complexes sucriers Ferké I et Ferké II, 8 usines d’égrainage, une rizerie, deux complexes d’élevage à Norognigné et la ferme de la Sodepra de Korhogo, une usine de production de fruits et légumes à Sinématiali, une usine d’anacarde, une station d’embouche bovine et une boucherie ultra moderne à Ferké étaient encore visibles et fonctionnels jusqu’en 1990. Malgré l’argent de la solidarité nationale provenant principalement du travail des populations des zones de production du café et du cacao, la main-d’œuvre était uniquement constituée des ressortissants du nord. Pour des raisons, disait-on, de préservation des meilleurs coûts-efficacité et de lutte contre la pauvreté ambiante causée par l’exode rural.

Les cadres qui composent le Collectif notent aussi que les investissements n’ont pas, non plus, baissé quand Konan Bédié est arrivé au pouvoir, en décembre 1993, à la mort du président Houphouet-Boigny. Il a consolidé le développement du nord en reliant par le bitume plusieurs départements entre eux et en accordant une priorité à l’électrification rurale. Quant à Laurent Gbagbo, indiquent-ils, malgré la rébellion contre les institutions de la République, il a valorisé plus que quiconque les ressources humaines et donné un élan au développement du nord.

Et ce, au nom de la paix et de l’unité nationale. Ainsi, parmi les nombreuses actions en faveur de leur région, citent-ils volontiers, le maintien de la fourniture en eau et électricité, alors que les populations du nord refusaient de payer leurs factures dès le déclenchement de la rébellion en 2002 ; le règlement définitif de la pénurie chronique d’eau potable dans la ville de Korhogo par la construction d’une canalisation allant du fleuve Bandama à Korhogo pour un coût de plus 4 milliards de Fcfa en 2009 ; la mobilisation de 20 milliards de Fcfa pour le bitumage des axes principaux de Korhogo.

«C’est grâce à ce financement mobilisé par Laurent Gbagbo que Korhogo a fière allure aujourd’hui et les populations le savent bien. Qu’on ne s’y méprenne pas !», avertissent les membres du Collectif. Juste pour indiquer que ni feu le président Houphouet-Boigny, ni Henri Konan, encore moins le président Gbagbo n’ont négligé le nord au profit d’une autre région de la Côte d’Ivoire comme a tenté de le faire croire Alassane Dramane Ouattara. Les cadres du nord vont même plus loin pour indiquer que si l’actuel chef de l’Etat n’a pas décrété le recul du nord, son nom y est étroitement lié.

Alassane Ouattara et le recul du Nord

Sa politique d’assainissement de l’économie nationale appelée Programme d’ajustement structurel (Pas) a provoqué le recul du développement dans le nord de la Côte d’Ivoire. Les sociétés d’Etat, la Soderiz et la Sodepra ont ainsi disparu entre 1990 et 1993. Et la Cidt, la Sodesucre, la Sovanord et la Sodefel vendues. Alassane Ouattara, qui n’avait sûrement pas prévu les conséquences négatives de ses actions en vendant et en fermant des structures aussi stratégiques, peut aujourd’hui crier au loup et accuser ses prédécesseurs. Mais, pour les populations du nord, c’est lui, Alassane Dramane Ouattara, qui a tué «les capacités et les outils de développement économique du fait de la disparition des sociétés mises en place».
Outre l’impact des Pas sur le nord, les cadres du nord notent aussi la guerre de succession suite au décès du président Houphouet-Boigny, le coup d’Etat de 1999, la rébellion de 2002 comme des causes réelles du recul du nord et la guerre postélectorale de 2010-2011. Des actes qui portent, malheureusement, la griffe des ressortissants du nord qui ont pris les armes pour qu’Alassane Dramane Ouattara accède au pouvoir.


Robert Krassault ciurbaine@yahoo.fr
Notrevoie

Samedi 7 Septembre 2013
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