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RCI: Les FRCI enlèvent 7 personnes dont un adjoint au maire

le Mercredi 21 Décembre 2011 à 08:32 | Lu 653 fois





Le nouveau courrier

Quelques semaines après l’arrestation spectaculaire du numéro 2 du COJEP à Aboisso, Angenor Youan Bi aujourd’hui incarcéré à la MACA, une autre affaire mystérieuse d’enlèvement de sept personnes par des FRCI partis d’Abidjan trouble la quiétudes des populations de Bonoua.

Sept personnes au nombre desquels un adjoint au maire du nom de Christophe Atchowo ont été enlevées depuis le vendredi 16 décembre 2011 à Bonoua, aux environs de 19h 30, par des éléments des FRCI partis d’Abidjan. Depuis, leurs familles et proches vivent la peur au ventre. Embarquées pour une destination inconnue alors qu’ils s’adonnaient à une partie de jeu de dames, il a fallu l’implication de plusieurs autorités administratives, politiques et militaires de la région pour arriver à les localiser et à savoir leur lieu de détention. Saisi de la situation, le maire de Bonoua, M. N’guessan Bohi Faustin, qui compte deux collaborateurs au nombre des otages, alerte le président du conseil général de Grand Bassam, Akoï Kacou Innocent.

Ensemble, il en informe le souspréfet, mais aussi le commandant de la brigade de gendarmerie et le commissaire de police de la ville qui, cela est de notoriété, n’ont pas été tenus au courant de l’opération. Les élus locaux, accompagnés du sous-préfet, prennent contact avec le responsable FRCI de Grand Bassam. Mais jusqu’au samedi en fin de matinée, point de trace des personnes enlevées. Suite à l’intervention des rois de Bonoua et de Moossou, les sept otages seront enfin localisés, au niveau de l’état major des armées. Les tractations devraient aboutir, depuis hier, à leur libération.

Mais jusque tard dans les nuits, rien ne présageait d’une telle mesure en la faveur de ces chefs de famille éloignés des leurs en cette période de fin d’année et détenus dans des conditions obscures.

Une affaire mystérieuse

Selon les témoignages recueillis dans la ville, les faits se déroulent le vendredi aux environs de 19h 30. Les habitants du quartier Résidentiel jouent, comme c’est le cas chaque week end, aux dames sur un espace public qui les rassemble régulièrement. Ils sont plongés dans cette partie de jeu quand arrivent, incognito, à bord de véhicules 4X4 banalisés, des éléments des FRCI en civil mais les armes au poing. Des kalachnikovs qu’ils brandissent tout de suite pour procéder à l’enlèvement de sept personnes au total avec lesquelles ils sont repartis avec eux pour une destination inconnue. Le rapt se fera sans violence, personne n’ayant opposé de résistance aux ravisseurs. Si les démarches entreprises jusque là n’ont pas abouti, elles auront au moins permis d’identifier les ravisseurs basés à l’état major des armées et dont les méthodes tranchent avec les procédures militaires et policières.

Les parents et amis des détenus, qui ne désespèrent pas de les voir libérés, craignent pour leurs vies, vu qu’ils sont quasiment inaccessibles. «Jusqu’à hier matin (dimanche 18 décembre 2011, ndlr), leurs portables sonnaient encore même s’ils ne pouvaient pas décrocher. Depuis, ce n’est plus le cas. Mais nous, nous supposons que c’est parce que leurs appareils sont maintenant déchargés qu’on ne peut pas les joindre. Au moins nous savons qu’ils sont détenus à l’état major», s’est exprimé l’un des parents des personnes aux mains de l’armée pour des raisons inconnues.

Qu'est ce qu'on leur reproche?

Sur la cause de ces arrestations qui ne respectent nullement les règles de l’art, le mystère reste entier. En dépit des efforts pour en savoir davantage auprès de l’état major que nous approché hier, dans la soirée. Le colonel Chérif Moussa n’a pu «confirmer ou infirmer l’information».

«J’ai pris contact avec mon collègue en charge de la sécurité et de la protection des populations qui m’a juste confié qu’il a sous la main une affaire similaire mais n’a pas dit plus. Il a juste rassuré qu’il a la situation en mains. (...) Je ne peux pas vous dire que les personnes dont vous parlez sont détenues ou pas. Mon collègue a juste dit qu’il y a une affaire semblable mais je ne peux pas faire de déduction ni tirer de conclusion», a déclaré le colonel Chérif Moussa, qui a lu dimanche soir, la déclaration de l’état major sur le plateau de RTI1 concernant les tueries de Vavoua.

Des démarches entreprises pour la libération des sept détenus, il ressort pourtant qu’il leur est reproché de mener des actions de déstabilisation contre le régime Ouattara. «Ils n’ont pas donné le fond du problème, le détail. Des sources disent aussi que pendant les élections, il y aurait dans la ville 27 personnes qui sont arrivées dans le but d’empêcher les élections. De fait, on n’a pas d’informations viables. On ne nous dit même pas pourquoi ces personnes ont été arrêtées», s’indigne un haut cadre de la région. Dans les causeries dans la ville, il s’agirait d’une opération kamikaze qui visait principalement un militant du FPI, l’adjoint au maire Atchowo qui a pris une part active à l’organisation du meeting de Bonoua. Ce dernier, précise une source bien renseignée, faisait partie d’une délégation qui est allée à la base des FRCI avec le sous-préfet pour des négociations.

Et à cette occasion, l’infortuné avait été sauvagement battu par les éléments des FRCI. Ce qui fait dire aux habitants de Bonoua que son enlèvement est lié à la tenue du meeting. Ce sont des représailles. Les autres détenus, des locataires de M. Atchowo, ne seraient que des victimes collatérales de cette opération ciblée.

Focal: Psychose généralisé sur l'axe Aboisso-Bonoua

Ces arrestations arbitraires, qui surviennent quelques mois après l’épisode de l’enlèvement du numéro 2 du COJEP à Aboisso, crée la psychose au sein des populations qui ne se sentent pas du tout en sécurité. Et craignent sérieusement pour leurs vies. Un sentiment partagé par un grand nombre d’habitants de la ville natale de la première dame Simone Gbagbo, dans le viseur du régime Ouattara depuis son avènement.

«Nous vivons toujours dans la peur. On vient, on t’enlève. On ne sait même pas ce qu’on te reproche. Finalement, on se dit : ‘’A qui le tour’’. On ne sait vraiment pas ce qui se passe. Il y a la police, la gendarmerie. Ces unités basées dans la ville ne sont pas informées et on vient on enlève des gens. Cela pose problème et donne beaucoup de frayeur à tout un chacun», regrette un autre haut cadre de la région qui, pour des raisons évidentes de sécurité, a choisi de garder l’anonymat.

Mercredi 21 Décembre 2011
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