Distingués invités de la grande famille francophone et particulièrement à vous du continent africains!
Distingués invités des pays francophones ayant en partage la langue française,
Ce XIVe sommet de la Francophonie, coïncide avec mon arrivée au pouvoir dans mon pays la France, pays des droits de l’homme et de grande démocratie, mais aussi pays de liberté, égalité, fraternité, des idéaux et valeurs de haute importance sur lesquels le peuple français se distingue d’autres nations.
Ce sommet est l’exemple de fraternité avec des pays parlant notre langue. Eh bien, nous vous sommes reconnaissants de voir qu’en Afrique par exemple, depuis les indépendances, les peuples des pays francophones de ce continent riche sont fiers de parler notre langue que même l’indépendance n’a de ces pays n’a pas pu rayer du continent et par conséquent, tous les citoyens ne parlent que notre langue et la promeuvent plus que nous-mêmes français. À cet égard, nous nous plions à une telle noble réalité bien bénéfique à notre chère patrie, la Grande et puissante France, pays de droit.
Ici et là, partout en Afrique, combien ne sommes-nous pas heureux et fiers, nous français de voir que notre belle langue est bien la marque indélébile de la présence française en Afrique en tant que grande puissance car, les intérêts de la France ne sont pas seulement économiques, mais aussi culturels en regardant combien, notre langue est totalement utilisée dans l’administration publique, politique, scolaire et commerciale et même culturelle dans toute l’Afrique. Ceci démontre une fois de plus, la grandeur de la France, notre beau pays.
Cependant, ce n’est ni la France qui interdit aux peuples d’Afrique francophone de régler leurs problèmes culturels et linguistiques de manière à se cultiver et employer les langues locales dans les écoles! Mais, souvent, des petits intellectuels africains perdent du temps à critiquer leurs dirigeants d’être passifs sur la question.
C’est vrai, votre indépendance, votre souveraineté feraient que depuis que vous êtes indépendants, les langues africaines soient également le véhicule du savoir économique, scientifique et littéraire pour tout le continent, mais, il y’a à craindre tant de lacunes dans le suivi des résultats du reste déficients à craindre à cause des sérieux niveaux de pauvreté de vos langues africaines.
Je ne suis pas comme mes prédécesseurs qui ont de manière maladroite parlé du mal de l’Afrique!
Sans commentaires abusives, vous vous souviendrez que Jacques Chirac avait dit que :
-l’Afrique n’est pas encore mûre pour la démocratie. Mais, il a dit également qu’une grande partie de nos richesses vient de la sueur des Africains. C’est ce que j’ai appelé, au cours de la campagne présidentielle : prendre l’argent des pauvres en Afrique…, vous voyez? Je dis tout haut, ce que les gens pensent tout bas. Quant à mon prédécesseur, Nicolas Sarkozy, celui-là également n’a pas tardé de vomir que :
-l’Afrique n’est pas encore rentrée dans l’histoire….
Tous ces coups de gueule volatiles et infantiles sont de nature à considérer l’Afrique pour un continent sans avenir et qui n’a aucune mémoire.
Or, nous savons tous que notre coopération est d’égale à égale, malgré l’ingérence de la France dans les affaires intérieures des pays d’Afrique francophone, dont les répercutions populaires nous donnent un certain dégoût.
Mais, comprenez que si la France est forte, c’est grâce à vos matières premières juteuses. Les ressources naturelles dont nous avons besoin, nous contraignent parfois à regarder et tolérer tant d’abus sans que nous puissions réagir. Cette culture française est celle fondée sur une maxime à savoir: <<tu fais, tu pèses des risques, si ça marche et que tu gagnes, tu déverses quelque chose à l’État français>>, cela veut dire que des grandes entreprises installées dans le monde et surtout en Afrique, obéissent à la même politique, on peut appeler ça la Françafrique, mais , ça sera bien révisé sous mon mandat que je viens de commencer.
Aussi, faut-il être bien clair sur un cas assez difficile, celui des dictateurs africains…
Puisque ceux-là, sont également nos alliés, et qui nous permettent de vivre, comprenez l’équation! Comment alors pouvoir les balayer du pouvoir tant qu’ils nous font du bien?
Ainsi, nous allons coopérer dans le cadre même de la Francophonie, afin que Laurent Gbagbo soit libéré, mais son cas ne dépend pas de moi, mais aussi de toute l’’Union Européenne et les USA.
Camarades délégués, chers invités, la Francophonie dont le secrétaire-général est un fils d’Afrique, monsieur Abdou Diouf, est un signe que notre organisation existe grâce à ce vaste continent, l’Afrique et, n’oubliez pas aussi de savoir que La RDC est le deuxième pays francophone après la France, bien évidemment en termes d’âmes, bien que 7 millions de congolais ont été fauchés par des guerres successives. Pour cela, nous vous demandons pardons, nous Français, et l’Union- Européenne, sans compter les USA. Plus jamais ça!
C’est pourquoi, sur des questions de paix et de sécurité dans la sous-région, nous aimerions que les pays voisins soient bien avisés de manière à ne plus soutenir des rebellions. Je sais que la RDC n’a pas encore retrouvé ses lettres de noblesse, après avoir intériorisé les principes de démocratisation de la vie publique. Multipartisme, pouvoir, alternance. Sans guerre, sans tripatouillage…
Ainsi, distingués invités, et délégués-membres des pays francophones, le renforcement de la coopération entre pays membres ayant en partage la langue française dans la partage, la solidarité et le vivre ensemble, est notre vouloir et cela sera fait tous les jours.
je vous remercie!
NB : Discours imaginaire de François Hollande au XIVe sommet de la Francophonie qui se tiendra entre le 12 et le 14 octobre 2012 à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo.
Gervais Mboumba, militant des droits de l’homme


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