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Proposition de dialogue de sourds à l’opposition: Pour qui Ouattara prend les Ivoiriens ?

L'Afrique en mouvement - Afrik53.com : Infos 7J/7 le Lundi 7 Septembre 2015 à 09:48 | Lu 1913 fois

A l’entame du Conseil des ministres du mercredi 2 septembre 2015, Alassane Dramane Ouattara, le dictateur d’Abidjan, a lâché ceci, sous la pression nationale et internationale : « Nous sommes ouvert au dialogue, et que le dialogue doit être constructif et les uns et les autres doivent faire preuve de responsabilité, quand la Côte d’Ivoire est en paix ».



Et comme pour prévenir ses éventuels interlocuteurs qu’en réalité, il n’est pas disposé à céder la moindre parcelle de son dispositif de fraudes électorales massives, Ouattara enchaîne en dévoilant ce qui les attend : « Je constate que la dernière élection s’est bien déroulée par la Commission électorale indépendante.

Au premier tour comme au deuxième tour. Donc la Commission électorale indépendante améliorée doit pouvoir faire son travail en toute sérénité. Et je répète que cette Commission a tout mon soutien. » Et il précise que « rien ne se fera sous la menace ». Et à la presse, après ce Conseil des ministres, le porte-parole du Gouvernement Koné Bruno Nabagné tente de ruiner l’espoir des Ivoiriens pour un dialogue franc, en annonçant que les revendications de l’opposition ne sont plus à l’ordre du jour.

Et que ces questions seraient déjà réglées dans le Cadre du dialogue permanent mis en place par le Gouvernement : « S’il s’agit de la liste électorale, vous savez très bien qu’aujourd’hui, ce n’est plus un sujet qui est discutable. S’il s’agit de la CEI, ce n’est plus un sujet qui est discutable aujourd’hui », a-t-il déclaré.

Dès le lendemain de ces propos, Ouattara durcit les conditions de détention de huit prisonniers pro-Gbagbo, dont les ministres Moise Lida Kouassi, Assoa Adou et l’ex-protocole de Gbagbo, Bai Patrice, en les déportant de la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) au camp pénal de Bouaké pour la plupart et d’autres à la prison de Dimbokro.

Au regard de ce comportement, on est en droit de se demander pour qui Ouattara prend les Ivoiriens ? A moins qu’il ait dit ces choses pour « bluffer » comme il peut, mais comment peut-il signifier à l’opposition ivoirienne : «Venez on va discuter, mais croyez-moi, je ne vous écouterai pas » ? Voilà le schéma qu’Alassane Dramane Ouattara propose à l’opposition ivoirienne !

Pas plus ! Or, c’est parce que ceux qui discutent avec son régime au sein du CPD (Cadre permanent de dialogue) ne sont en réalité que ses amis, non représentatifs de l’opposition ivoirienne, qu’est née la Coalition nationale pour le changement (CNC). Groupement politique dans lequel se trouvent le Front populaire ivoirien de Laurent Gbagbo, les candidats à la présidentielle Charles Konan Banny, Kouadio Konan Bertin (KKB) Kablan Brou Jérôme et bien d’autres partis et mouvements politiques et personnalités. Et c’est la pression démocratique de cette organisation qui a amené Ouattara à accepter le principe de s’asseoir autour d’une même table pour discuter.

LES REVENDICATIONS DE LA CNC

Mais la CNC n’a jamais fait mystère de ses revendications. Elle veut entre autres, « les conditions d’élections justes, transparentes, démocratiques et inclusives, le strict respect de la Constitution, créer les conditions de la victoire de notre Coalition aux élections dans une dynamique consensuelle

La CNC sait que l’organisation et la supervision du référendum et des élections sont l’œuvre d’une Commission indépendante. Or, elle constate que la loi No 2004-642 modifiant la loi No 2001-634 du 9 octobre 2001 portant composition, organisation, attributions et fonctionnement de la commission électorale indépendante est un problème. En ce sens qu’elle « porte en elle les germes de sa dépendance entière à l’exécutif et aux partis politiques ». Et qu’elle viole gravement l’article 32 de la constitution ivoirienne.

C’est bien pourquoi la CNC ne veut « plus se voir imposer une majorité mécanique, œuvre de la commission chargée des élections ». Parce ce qu’elle redoute une crise postélectorale que l’actuelle CEI a le don de créer. D’où son vœu ardant de la « dissolution de l’actuelle commission chargée des élections. Et la création d’une véritable commission électorale indépendante respectant l’esprit et la lettre de l’article 32 de la constitution. » Et sa proposition ? C’est « une CEI composée de membres permanents, choisis parmi des personnalités au-dessus de tout soupçon et d’appartenance politique. »

De même la CNC estime que, voter est un droit reconnu aux citoyens ivoiriens par la constitution en ses articles 31 et 32. Textes qui disposent que « La souveraineté nationale appartient au peuple » et que « Tout pouvoir émane du peuple qui l’exerce directement par voie de référendum ou d’élections et indirectement par ses représentants (…)». Pour elle, c’est également un devoir civique. Car, selon la CNC, « en votant, chacun participe à la désignation ou à la sanction des personnes chargées de gouverner ». Elle constate que le recensement électoral de 2008 a été un échec. Echec qui serait des causes majeures de la crise postélectorale de 2010-2011.

Elle demande donc que le recensement électoral se fasse dans des conditions optimales, sans laissés-pour compte significatifs. Malheureusement, le mode opératoire mis en place n’a pas été consensuel et l’opération lancée par la CEI a connu un échec patent. Là où elle attendait trois millions (3 000 000) d’inscrits, n’a pas pu obtenir la moitié. Et Gervais Coulibaly, 3e vice président de la CEI, a avoué cet échec le 16 août 2015 lors d’une conférence de presse à Abidjan, disant : « On a fait ce qu’on peut ». D’où vient-il donc que Ouattara veut saboter le dialogue annoncé ?

OUATTARA NE VEUT PAS DE DIALOGUE

A l’approche de la présidentielle 2015, le constat est général : ça ne va pas. Il y a quelque temps, quatre partis politiques qui viennent de l’allier à la CNC (l’Union républicaine et démocratique-Urd de Danielle Bonny Claverie ; le parti ivoirien des Travailleurs-Pit de Daniel Aka Ahizi ; le Rassemblement pour la paix-Rpp de Ouattara Gnonzié et l’Union des sociaux démocrates-Usd de Henri Niava) avaient réaffirmé une proposition claire. Dans une déclaration commune, ils ont dit : « Une plate-forme transitionnelle nous apparait comme le passage obligé ». Et ces partis s’étonnent : « Comment des prises de position vouées à l’intérêt supérieur de la Nation dans un Etat démocratique, peuvent-elles susciter de si vives récriminations ? » Ouattara se moque donc des Ivoiriens en leur proposant un dialogue de sourds.

En déportant des prisonniers pro-Gbagbo au goulag du camp pénal de Bouaké et de la prison de Dimbokro, alors qu’il annonce les négociations, Ouattara retrouve son jeu favori. On se rappelle le début du Dialogue direct Gouvernement – FPI en 2013. « Le 17 janvier 2013, le jour même du démarrage de ce dialogue direct, le président du COJEP, Monsieur Charles Blé Goudé, ancien Ministre, très proche du Président Laurent Gbagbo et du FPI, a été arrêté, extradé manu militari et détenu jusqu’à ce jour au secret, au mépris de toutes les règes judiciaires.

Le 04 février 2013, au moment où se refermait la première phase du dialogue, l’arrestation et l’extradition de Monsieur Jean Yves Dibopieu, président de la SOAF (Solidarité Africaine) et le commandant Jean Noël Abehi, tous les deux pour avoir soutenu au nom de la légalité républicaine le président Laurent Gbagbo, et donc le Front Populaire Ivoirien au pouvoir.

Le 13 février 2013, le Gouvernement, alors qu’il est engagé dans un processus de discussion, a fixé unilatéralement la date du 21 avril 2013 pour les scrutins locaux et la clôture du dépôt des dossiers de candidature le mercredi 06 mars 2013, sans le FPI qui attendait patiemment la reprise du dialogue prévue pour la mi-février, l’excluant du coup de ces élections locales, en tournant naturellement le dos à ses préoccupations. » Et ces faits avaient amené le FPI à se retirer de ces négociations. N’est-ce pas l’objectif que veut atteindre encore Ouattara, en durcissant les conditions de détention des prisonniers politiques ? Il annonce un dialogue qu’il souhaite que l’opposition refuse. Pour qui Ouattara prend les Ivoiriens ?

LE DONNEUR DE LECON MAL PLACE


Il est mal placé, lui Alassane Dramane Ouattara, pour dire à l’opposition ivoirienne qu’on ne fera rien sous la menace. Il est le père de la rébellion du Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI). Faction rebelle dirigée alors par Soro Guillaume et devenue Forces nouvelles, qui a endeuillé et pillé la Côte d’Ivoire durant huit ans, et même jusqu’aujourd’hui, après sa dissolution officielle.

N’est-ce pas lui, Alassane Dramane Ouattara, auteur de tant de promesses incendiaires ? Un aperçu de ses menaces : «Je frapperais ce régime moribond et il tombera comme un fruit mur » ; «Je rendrais ce pays ingouvernable si ma candidature est rejetée » ; «Je n’attendrai pas 5 ans pour arriver au pouvoir » ;« J’ai signé le décret numéro 91-631 portant application de la loi numéro 90-437 du 29 mai 1990 pour mettre la carte de séjour en vigueur pour tous les étrangers vivants sur le sol Ivoirien » ; « Je donne à la police tout pouvoir d’empêcher toute grève dans les universités qui pourrait troubler la quiétude des riverains » ; «On ne veut pas que je sois candidat, parce que je suis musulman et du nord » ; « On peut faire les élections sans désarmement » ; «Si je suis élu vous récupérez vos terres et plantations » ; «Il s’agit d’un simple rattrapage, les communautés du Nord soit 40% de la population, étaient exclues des postes de responsabilités.», etc. Cet homme violent, arrivé au pouvoir en Côte d’Ivoire par les armes, les bombes franco-onusiennes, a-t-il des leçons à donner à l’opposition démocratique ivoirienne ? Non ! Pour qui prend-il alors les Ivoiriens ?

Hier encore, face à son entêtement, le Front populaire ivoirien, par la voix de son Secrétaire général adjoint chargé des élections et de la réconciliation d’alors, le Pr Dano Djédjé, a pris l’opinion à témoin en ces termes : « La première chose, c’est lorsque le FPI lance un mot d’ordre, il ne le fait pour le plaisir de le faire. C’est en toute connaissance de cause. Le FPI a indiqué que ces élections ne seraient pas crédibles parce qu’elles ne sont ni démocratiques, ni inclusives. Le FPI a interpelé le président Ouattara et la communauté internationale sur ces deux faits, il n’a pas été entendu.

Le résultat est là. Les estimations qui nous parviennent indiquent que le taux de participation ne peut pas excéder 15%. Cela veut dire que respectant le mot d’ordre de boycott du FPI, les Ivoiriens ne se sont pas sentis concernés par ces simulacres d’élections. Comme ce fut le cas lors des législatives. Deuxième chose, nous constatons que la CEI que nous décrions tant a encore prouvé qu’elle est partisane et qu’elle n’a pas les compétences nécessaires pour organiser des élections propres. A preuve tous les retards, les changements de position des candidats sur les bulletins de vote et les tâches découvertes dans les cases de certains candidats.

Troisième chose, les élections ont été émaillées par endroits de violence. Cela confirme parfaitement de quel côté se trouve la violence. Cela confirme également ce qui s’est passé pendant les élections présidentielles. La leçon qu’on en tire est qu’en politique, il est bon quelquefois d’écouter l’opposition. Et c’est la bonne gestion des contradictions qui est la base de la démocratie. Le gouvernement voulait organiser ces élections à tout prix, il l’a fait et voilà le résultat. Les Ivoiriens les ont proprement boudées. Il doit maintenant en tirer toutes les conséquences. C’est-à-dire qu’il se rende à l’évidence que ces élections ne sont pas crédibles. En ce sens que nous allons avoir des maires et des présidents des conseils régionaux qui ne sont pas représentatifs parce qu’issus d’une minorité ».

Au regard de tout cela, et en affirmant « Je constate que la dernière élection (Celle de 2010 qui a provoqué plus de 3000 morts) s’est bien déroulée par la Commission électorale indépendante. Au premier tour comme au deuxième tour. Donc la Commission électorale indépendante améliorée doit pouvoir faire son travail en toute sérénité. Et je répète que cette Commission a tout mon soutien. », on peut vraiment se demander pour qui Ouattara prend au juste les Ivoiriens en vouant avec leur nerfs ? N’est-ce pas cette CEI dont le président, Youssouf Bakayoko, est allé seul, le proclamer président élu dans son QG de campagne, en toute illégalité ? Pour qui prend-il les Ivoiriens ?

Suzanne Gahé, pour Eburnienews.net

Afrik53.com : Infos 7J/7
Lundi 7 Septembre 2015
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1.Posté par sanogo kadjoua le 08/09/2015 12:01 | Alerter
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Suzanne Gahé,la cei avait été empechée de proclamer les resultats.tout le monde avait été chassé la soldateste de gbagbo,c'est pour ça ils se sont deplacer

2.Posté par adolphe le 08/09/2015 20:34 (depuis mobile) | Alerter
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chere sanogo,nous somme en cote d'ivoire et savons tous que le resultat proclame par le fameux bambar yacouba n'a pas été consolalidé par tous les membres de la cei.donc comme à leur habitude de hors la loi, il va tout seul les proclamer. ce qui 'est pas normal et la suite on la connu. préférons la legalité et non l'inégalitè

3.Posté par FIDELE.K le 08/09/2015 22:05 (depuis mobile) | Alerter
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Nous savons tous que Ouattara n''a que faire d''une opposition ici.La preuve il enferme tout ceux qui se mettent au travers de son chemin.Ne parlons meme pas de reconciliation car c''est le dernier de ses soucis..Mais allons seulement....

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