Charles Blé Goudé fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la part du gouvernement libérien, qui voit sa main derrière les derniers massacres des vendredi 8, lundi 11 et mardi 12 juin 2012 dans les villages de Para, Tiero-Oula et Saho, de la sous-préfecture de Taï, ayant vu la mort plus d’une trentaine de personnes dont sept ( 7) Casques Bleus issus du contingent nigérien. Il soutient ne rien comprendre à l’attitude des autorités libériennes, n’excluant toutefois pas sa volonté ( ?) de se présenter devant la Cour pénale internationale (Cpi), si cela s’avérerait nécessaire à l’éclatement de la vérité.
« Je tombe des nues. Je n’arrive pas jusqu’à aujourd’hui à comprendre cette sortie malencontreuse contre ma personne. Je ne suis pas un putschiste. Je ne suis pas un criminel qui déstabilise l’Afrique » s’est-il défendu. Le leader du Cojep, relativement au processus de réconciliation, dénonce le paradoxe entre le discours et les gestes du gouvernement ivoirien, qui tient d’une main les clés des prisons et de l’autre le rameau de la paix. « Je laisse la latitude aux autorités en Côte d’Ivoire de choisir la voie qu’elles pensent être justes pour rapprocher les Ivoiriens.
Si elles pensent que je peux y servir, il n’y a qu’à me contacter, si ce n’est pas le cas, j’observe », a-t-il fait valoir. Rien, a priori, ne s’oppose à la volonté de Blé Goudé de se rendre à la Cpi pour témoigner. « J’ai eu des rumeurs par-ci par-là, que la Cpi s’apprêterait à me lancer un mandat. Je voudrais être très clair : si demain, la Cpi estime que ma présence à La Haye peut permettre que la vérité éclate, moi je ne suis pas à La Haye, je suis prêt à me présenter à La Haye. Parce qu’il faut qu’on sache en Côte d’Ivoire qui a fait quoi ? », a dit Blé Goudé.
Armand B. DEPEYLA
Soir Info


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