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Port d’Abidjan: un agent licencié après avoir accordé une interview au nom du FPI (l'interview en intégralité)

le Mercredi 26 Juin 2013 à 07:50 | Lu 1225 fois



Port d’Abidjan: un agent licencié après avoir accordé une interview au nom du FPI (l'interview en intégralité)
De source portuaire en Côte-d’Ivoire, monsieur Kacou Maurice, cadre au Port Autonome d’Abidjan, a été licencié le vendredi 21 juin dernier.

Officiellement pour suppression de poste, comme un certain Faustin T. auteur de «Devoir de Mensonges, crise à l’ivoirienne », licencié par les mêmes voies par Marcel Gossio du FPI, alors DG du même port. En service au Port Autonome d’Abidjan depuis 8 ans, Kouassi Maurice, par ailleurs Fédéral du Front Populaire Ivoirien (FPI) à Sakassou, s’est vu notifier sa lettre de licenciement après avoir accordé une interview titrée « Sakassou regrette Gbagbo », au confrère Notre Voie N° 4439 du mardi 11 juin 2013. Notons que son désormais ex-employeur promet lui payer 3 mois de préavis.

Kouassi Maurice, secrétaire fédéral Fpi de Sakassou: « Nos populations regrettent Laurent Gbagbo »

Source: Notre Voie

Plus de deux ans d’exercice du pouvoir d’Alassane Ouattara, le secrétaire général de la fédération du Front populaire ivoirien (Fpi) du département de Sakassou dit ce qu’en pensent les populations.

Notre Voie : Dans quel état se trouvent aujourd’hui les structures du Fpi dans le département de Sakassou ?

Kouassi Maurice: Le Front populaire ivoirien vit dans le département de Sakassou. C’est vrai, nous avons traversé une épreuve difficile au cours de laquelle il y a eu moins de pertes en vies humaines. Nous pouvons dire aujourd’hui que le temps de la peur est derrière nous et que le Fpi vit toujours dans la région. Les structures sont en place. Nous avons pu le vérifier, les sections et leurs animateurs sont en place. Nous n’avons pas enregistré une démission ni un départ au niveau des responsables des structures de base.

N.V.: Si les structures et leurs responsables sont en place, on peut alors penser que vos réunions ont repris ?

K.M.: Les structures existent comme leurs animateurs. Mais compte tenu de la grave crise que nous connaissons, la reprise des activités a été timide. Il y avait l’insécurité qui n’est pas un facteur propice à la libre expression. Donc par prudence, les réunions étaient suspendues. Mais nous avons décidé de vaincre la peur. Je vous rassure que dans les sections et dans la fédération les réunions ont repris.

N.V.: Est-ce qu’après le renversement du pouvoir en 2011 et les dures épreuves nées de cette crise, votre parti a-t-il des atouts pour rebondir dans le pays Baoulé ?

K.M.: Je peux sans hésiter vous répondre par l’affirmative. Oui, le Fpi peut rebondir dans le pays Baoulé. Dans la vie, à quelque chose, malheur est bon. Parce que pour comparer, il faut qu’il y ait au moins deux. Pour dire que c’est à partir de deux situations qu’on peut établir une comparaison. Quand on est devant un seul cas, on ne fait pas attention dans l’appréciation. Mais quand il y a un deuxième cas, on est en mesure de faire une comparaison. Le Fpi était au pouvoir, il y a des Ivoiriens qui ne l’ont pas écouté et qui ne l’ont pas compris. Mais aujourd’hui que le Fpi n’est plus au pouvoir, chaque Ivoirien est en train de voir la réalité. Et chacun commence à comprendre que le Fpi avait raison. Oui, on reconnaît que ce que nous avions dit en son temps et que nous continuons de dire est vérité.

N.V.: A quoi faites-vous allusion pour donner dire que le Fpi a eu raison trop tôt ?

K.M.: Prenez le coût de la vie qui grimpe et le pouvoir d’achat qui baisse. C’est une vie de misère qui suit. On ne peut rien acheter sur le marché aujourd’hui alors que les tenants du pouvoir avaient annoncé les solutions aux problèmes des Ivoiriens. Prenons le cas de Sakassou qui a une population agricole. Quand le prix de la production agricole chute chaque fois, la misère des populations devient encore plus grande et c’est la déception. Nous ne pouvons pas nous réjouir des situations dramatiques que nous vivons en ce moment. Mais elles poussent les populations à réaliser que le Fpi et le pouvoir de Laurent Gbagbo faisaient mieux que ceux qui sont actuellement aux affaires. Pour preuve, à notre dernière Assemblée fédérale à Sakassou, il y a des gens qui ne voulaient pas entendre parler du Fpi. Ces gens-là nous rejoignent aujourd’hui parce qu’ils estiment que Laurent Gbagbo et le Fpi arrangent les Ivoiriens. Ces frères et sœurs qui étaient hostiles au Fpi nous demandent les documents et les cartes de notre parti.

N.V.: Est-ce à dire que les populations de Sakassou préfèrent la gouvernance de Laurent Gbagbo à celle de Ouattara ?

K.M.: Bien sûr ! Si déjà, des gens reconnaissent que ce que nous disions est la vérité et qu’ils ne l’avaient pas compris, c’est suffisant pour comprendre que nos populations regrettent le renversement de Laurent Gbagbo en avril 2010. Face à la réalité actuelle et du vécu quotidien des Ivoiriens, nos parents ne se cachent plus pour dire qu’ils regrettent de ne nous avoir pas compris tôt. C’est pour dire que le Fpi, ce n’est pas un individu, mais des idées. Lesquelles idées, il faut le dire, sont tellement belles aux yeux de nos parents qu’ils les trouvaient irréalistes. Donc vu ce qui se passe aujourd’hui, les Ivoiriens reconnaissent que la vérité est avec le Fpi.

N.V.: Vos parents devraient être heureux si on s’en tient aux ambitions d’Alassane Ouattara pour Sakassou. N’y a-t-il pas des premiers signes du changement annoncé ?

K.M.: Il faut avoir le courage et l’honnêteté de le dire. Pour le moment, nous ne percevons aucun signe dans le département de Sakassou. Je l’ai dit, nos populations vivent de l’agriculture. Elles produisent et il faut pouvoir écouler leurs produits. Mais ils ne peuvent pas vendre leurs produits. On a chanté en son temps la gratuité des soins, mais Dieu seul sait si Sakassou en a bénéficié. La vérité est que nos parents ne peuvent pas se soigner parce qu’ils sont devenus plus pauvres et parce que les centres de santé aussi ne disposent pas de médicaments. C’est pour vous dire qu’à notre connaissance, on n’a jusque-là rien vu de ce pouvoir à Sakassou.

N.V.: Malgré ce sentiment de déception, Ouattara opte pour un autre mandat. Comment avez-vous accueilli sa demande ?

K.M. : Ecoutez ! Chez nous en pays Baoulé, on dit qu’on n’entreprend pas plusieurs choses à la fois. Surtout quand on n’a pas encore fini une première mission. Avant de demander une deuxième mission, il faut d’abord finir la première. S’il y a donc quelqu’un qui demande un autre mandat, que cette personne ait le courage de faire son bilan du premier.

N.V. : En attendant son bilan, quelle serait votre notation à la politique de Ouattara?

K.M. : Vous savez, la notation se fait par secteur et compartiment. Il y a l’éducation, la santé, l’agriculture, l’emploi, les infrastructures et autres. Quand je prends par exemple la politique de communalisation, pour ce secteur je peux donner 2 sur 10 à Ouattara. Parce que le président Gbagbo a crée 4 nouvelles communes dans le département de Sakassou. Ces nouvelles communes étaient Assandrè, Assrikro, Toumodi-Sakassou et Ayaou-Sran qui portaient à 5 les communes dans le département avec la commune centrale de Sakassou. Mais Alassane Ouattara a supprimé toutes ces 4 nouvelles communes. Ainsi, on se retrouve avec la seule ancienne commune qui se limite à un rayon de 10 kilomètres dans un vaste département. Et les autres villages qui ne sont pas dans la commune, comment les développe-t-on ?

N.V. : Le pouvoir dira que la Région va se consacrer au développement des autres villages.

K.M.: Mais pourquoi le pouvoir crée-t-il de nouvelles communes au Nord et ne laisse pas les régions seules conduire le développement. Pourquoi deux poids deux mesures ? Si nous estimons qu’il y a trop de communes en Côte d’Ivoire et qu’il faut les simplifier, alors il ne faut pas en créer de nouvelles. Et quels sont les critères qui font qu’on crée de nouvelles communes pendant qu’on en supprime ailleurs ?

N.V. : Une fille du département, l’ancienne Secrétaire générale adjointe du gouvernement et Haute autorité du Centre, Christine Konan, est en exil. Comment vivez-vous son absence ?

K.M. : C’est douloureux ! C’est douloureux ! Christine Konan est notre sœur au niveau du département. C’est notre camarade au niveau du parti. Et dans notre organisation, elle est comme notre aînée que nous appelons affectueusement notre maman. C’est douloureux pour un frère de voir sa sœur se séparer de lui. Douloureux pour un fils de voir sa mère se séparer de lui. Face à la situation, nous prions pour que Dieu l’assiste et la protège là où elle se trouve pour qu’on puisse la retrouver un jour. Et nous croyons en la justice de Dieu.

N.V. : Votre parti appelle à un rapprochement avec le Pdci. Comment appréciez-vous cet appel du Fpi ?

K.M.: Il faut voir le sens de l’appel. C’est un appel patriotique que le Front populaire ivoirien a lancé. Nous disons que vu les difficultés du moment, vu la situation intenable du moment, il faut que nous nous retrouvions pour agir en patriote. Maintenant la balle est dans le camp du Pdci et nous attendons. Il ne revient pas à un seul individu ou à une seule fédération de décider. Nous appartenons à un parti politique. Si notre parti décide, nous suivrons.

Mercredi 26 Juin 2013
Vu (s) 1225 fois



1.Posté par zoumana alassane le 26/06/2013 13:04 | Alerter
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C'est à croire dans ce pays personne n'a le droit de se reclamer d'un autre parti politique que le RDR quoi. On peut pas être tous des Adorateurs mon vieux !

2.Posté par Sily Camara le 26/06/2013 13:46 | Alerter
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Ils ne se sont pas instruit de l'expérience des autres. En 1990, on a vu cela ici. Des gens ont osé licencier des employés parce que militants du FPI. D'autres ont fait empêcher ou réprimer des manifestations. Ils ont vu et ont compris, par la suite. Comme des moutons, les nouveaux maitres du pays ont oublié. Ils comprendront aussi.

3.Posté par Abel EBESSE LUMBALA le 26/06/2013 15:37 | Alerter
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C'est légion en Afrique !!!

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