Média Citoyen Libre
Afrik53.com
Afrik53 - Actualité Africaine , abidjan, cote d'ivoire :  infos du jour 7j sur 7,  nouvelle afrique , infos du jour,  infos afrique  , actualité ivoirienne  ,  infos cote d'ivoire ,  actu Afrique , actu cote d'ivoire , news afrique, abidjan.net
Média Africain Libre & Infos Utiles
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

Palais présidentiel: Ministres et Conseillers de Ouattara à couteaux-tirés

le Vendredi 5 Octobre 2012 à 03:06 | Lu 1204 fois

Entre des ministres et des conseillers de Ouattara, c'est le «je t'aime, moi non plus». Les deux entités se vouent actuellement une inimitié sans borne.



Palais présidentiel: Ministres et Conseillers de Ouattara à couteaux-tirés
Cette animosité réciproque serait restée sous le boisseau si le Premier ministre, Jeannot Kouadio-Ahoussou, n'avait pas pris une note demandant aux conseillers de ne plus adresser directement de courrier aux ministres. Avant de prendre une telle décision, le chef du gouvernement en a, sans doute, parlé au président de la République, Alassane Ouattara. Cette note, rendue publique à l'avant-dernier conseil du gouvernement, traduit le malaise entre les conseillers du chef de l’État et ses ministres. Une note interprétée par un confrère comme un désaveu des conseillers par le chef de l'Etat ; ce qui n'est pas juste, selon une source au sein de la Primature. De quoi s'agit-il?

Des membres du gouvernement, surtout ceux qui occupent des portefeuilles ‘’juteux’’, ne veulent pas sentir les conseillers du président de la République. Et pour cause, ceux-ci les empêcheraient de ‘’manger’’. Plusieurs faits l'attestent. A sa prise du pouvoir, le Président Ouattara avait ordonné des audits sur les grands chantiers engagés sous la présidence de son prédécesseur, Laurent Gbagbo.

Ces résultats d'audits auraient révélé des surfacturations et une surévaluation de plusieurs projets. Par exemple, pour la réalisation du pont Henri Konan Bédié qui reliera Marcory à Cocody-Riviera, Ouattara a découvert que le contrat a été gonflé. 130 milliards de FCFA, c'est la somme que proposaient les entrepreneurs pour un projet qui aurait pu coûter beaucoup moins. Le chef de l'Etat, selon plusieurs de ses collaborateurs, avait même menacé d'annuler le contrat. Mais il a revu sa position en proposant aux maîtres d'ouvrage, des travaux annexes. C'est ce qui justifie la construction des échangeurs de la Riviera II et ceux de Marcory. Mais Ouattara n'est pas au bout de sa surprise. Il découvre également que les mêmes micmacs ont été faits dans le projet de l'autoroute de Grand-Bassam. Sous Laurent Gbagbo, la construction de cette autoroute avait été surévaluée à 62 milliards de FCFA par les collaborateurs de ce dernier.

Mais, selon une source proche du ministère ayant monté le projet, le Président découvre que le projet coûte normalement 37 milliards de FCFA, révélant ainsi un surplus de 25 milliards de FCFA qu'auraient pu empocher plusieurs intermédiaires. Plutôt que d'annuler le contrat, le chef de l’État piège ‘’les mangeurs’’. Il accepte que le projet soit mené à son terme, mais exige des entrepreneurs des travaux annexes, à la hauteur des 25 milliards de FCFA qu'ils voulaient ‘’détourner’’.

Toutes ces tentatives de détournement ont avorté grâce à la vigilance des conseillers de la Présidence qui, il faut le préciser, sont recrutés sur la base d’une certaine probité les contraignant à une rigueur redoutée. Après la crise post-électorale, en effet, et pour se prémunir contre d’éventuelles malveillances pouvant être perpétrées par ses ministres, le Président Ouattara a pris soin de constituer une vingtaine de conseillers techniques venus des institutions internationales et ayant dans leur escarcelle une dizaine d'années d'expérience, voire plus, en matière de gestion de projets. Ceux-ci constituent une sorte de doublure des membres du gouvernement. Ils planchent sur tous les grands projets initiés en Côte d'Ivoire et vérifient leur compatibilité avec le programme du gouvernement du président de la République. Si le projet est mal ficelé par le ministre en charge du dossier, ce sont les conseillers du domaine qui le découvrent et en parlent au chef de l’État qui, lui, renvoie le ministre en question à sa copie.



Même avec la Primature, quelques difficultés



Plusieurs ministres ont failli être éjectés du gouvernement pour tentative d'escroquerie. D’autres ont vu leurs projets rejetés et tout espoir de ‘’manger’’ voué à l’échec, ayant été interceptés par des conseillers. Aussi en veulent-ils, en sourdine, à ces empêcheurs de tourner en rond qui refusent de les voir s'emplir les poches et s’enrichir sur le dos des contribuables. Résultats : la collaboration grippée entre ces deux entités supposées se compléter, et le malaise qui règne entre elles.

Une source au sein du ministère des Mines, de l’Énergie et du Pétrole nous a révélé l'agacement du président de la République face au manque de collaboration entre ledit ministère et son conseiller du domaine. Le patron de l'Exécutif ivoirien aurait même menacé de ‘’chasser’’ son collaborateur du gouvernement si celui-ci continuait à engager le bras de fer avec son conseiller. C'est dire combien l'atmosphère est tendue entre des ministres et ces proches collaborateurs du chef de l’État érigés en gardiens de la bonne gouvernance au sommet, dans un contexte nouveau d'exercice du pouvoir que veut imprimer le nouveau tenant du palais d’Abidjan.

Après le déclenchement de la rébellion de septembre 2002, plusieurs accords politiques avaient été signés par les acteurs de la crise ivoirienne. Lesquels accords renforçaient le pouvoir du Premier ministre au détriment du président de la République. Ces dispositions avaient eu pour effet, à l’époque, de générer des conflits récurrents entre la Présidence et la Primature. Le chef de l’Exécutif, refusant en sa qualité d'élu du peuple, de plier l'échine face au second nommé par ses soins. En outre, les ministres étaient nommés sur proposition de listes des partis politiques avant d’être agréés par le président de la République.

Toute chose qui faisait que ces ministres ne répondaient que des patrons des formations politiques dont ils étaient issus et non du chef de l'Etat. On se retrouvait dans une sorte de panier à crabes où chacun pouvait faire ce qu’il voulait sans en être inquiété. Cette situation rendait possibles les nombreux détournements liés aux surfacturations, à la montée en flèche de la corruption, du népotisme, et bien d’autres maux au sein de l’équipe dirigeante. Les habitudes ayant la peau dure, après les élections présidentielles, plusieurs ministres des gouvernements précédents reconduits pensaient pouvoir continuer à agir comme par le passé. Manque de pot pour eux, certains ont vu leurs directeurs administratifs et financiers sautés de leurs postes, déchus par le président de la République. Un habitué, en principe, à la gestion des finances publiques qui passe au scanner tout ce qui sent les sous.

Ce changement de contexte déteint également sur les relations entre la Primature et la Présidence. Le président de la République ayant récupéré tous les pouvoirs de l’Exécutif que les accords avaient conférés au Premier ministre après la crise de septembre 2002. La Primature, réduite à sa plus simple expression, devient alors un exécutant, plutôt qu'un concepteur. Le président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, en a fait l’amère expérience. Lui qui a goûté aux deux pouvoirs, celui de Laurent Gbagbo et ce dernier d'Alassane Ouattara, en tant que Premier ministre. Aujourd’hui, le changement opéré ne semblerait pas du tout bien assimilé du côté de la Primature, où on aurait du mal à s'adapter.

Kouadio Konan Bertin dit ‘’KKB’’, président des jeunes du PDCI et bouillant député de ce parti allié au Président Ouattara, n'a pas manqué de rappeler que le Premier ministre Jeannot Kouadio-Ahoussou n’est que ‘’le premier des ministres’’. Ce qui n'est pas faux, au regard de la nature du pouvoir en Côte d'Ivoire, où tout se retrouve concentré entre les mains du chef de l’État. En somme, c'est l'ancien contexte de crise qui aura profité à beaucoup de membres du gouvernement que des ministres veulent réinstaurer en tenant loin de leur gestion, les conseillers. Et le président de la République devra repréciser les choses pour maintenir la cohésion autour de lui.



Félix D. BONY
L'Inter

Vendredi 5 Octobre 2012
Vu (s) 1204 fois



1.Posté par amsvie le 05/10/2012 10:13 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
toi tu te fous des gens et kandia son escroquerie à l'inscription en ligne qu'elle fait, anne oulot qui donne les marché a ses amis vraiment l'inter tu intermenteur

2.Posté par Emmanuel le 05/10/2012 11:08 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
mr. Félix BONY veut nous endormir avec son "atalaku" sur la gouvernance d'un chef pour qui la vie humaine n'a pas d'importance : les libertés peuvent être confisquées,des innocents peuvent mourir pour rien chaque jour,ce qui compte pour le chef,c'est l'argent ! arrêtez de nous distraire,mr.BONY,soyons et restons sérieux.D'ailleurs,ces ministères qui avaient surfacturé sous GBAGBO,qui les avaient en charge?N'étaient-ce pas des gens du rhdp?Saura-t-on un jour la vérité sur les détournements de la filière café-cacao sous Gon COULIBALY?Et le coût final des travaux de réfection de l'université,les marchés de KANDIA et de OULOTO?Arrêtez ce viol de conscience de l'opinion, mr.BONY si vous voulez être pris au sérieux un jour : on ne peut pas parler de bonne gouvernance quand on a ses propres côtés des gens qui ont cassé et volé à la B.C.E.A.O.en même temps qu'ils continuent de tuer de pauvres innocents,IMPUNEMENT,et vouloir coller leurs crimes à KATINAN....Sincèrement,mr.BONY,votre article,s'il avait valeur de sondage doit vous imposer l'image de l'aveugle qui se plaint ou se moque de la capacité visuelle du borgne : on ne peut point convajncre autrui de sa probité pendant qu'on s'accomode de voleurs et de criminels comme collaborateurs depuis dix voire vingt ans ! Si vous avez en vous la crainte de Dieu, alors arrêtez ce jeu cynique,mr.BONY !

3.Posté par Alacabo le 05/10/2012 16:54 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
En effet sous quels ministres à ont étés les budgets ses projets? Et ses ministres là sont encore dans ce gouvernement international. Comment peut-on faire confiance à ceux qui ont les mains sales. Votre chiffon accusateur est de l'huile sur le feu. La CI n'en a pas besoin. Allons à la réconciliation!!!

4.Posté par Hermann N'da le 05/10/2012 20:28 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
ARRÊTEZ DE NOUS DISTRAIRE AVEC CETTE COMÉDIE

5.Posté par grace le 05/10/2012 21:24 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Tous des comédiens

6.Posté par bou le 08/10/2012 16:58 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Vous finirez par reconnaitre que en fait ce n'est pas l'homme Gbagbo qui était mauvais mais , certaines personnes mal intentionnées qui sont rentrés au gouvernement pour mettre en oeuvre leur plan diabolique qui ont empêché son programme de voir le jour.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Afrik53.com : Chers intervenants, injure = exclusion définitive de notre site

Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Afrik53.com . Si votre site se veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.

Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.

Injure = Exclusion définitive

Histoire Côte d'Ivoire | C.I - Revue Politique | C.I - Revue Société | C.I - Revue Economie | Revue Infos Plus | Gbagbo & Blé Goudé | C.I - Simone Gbagbo | C.I - FPI | Les Réactions | C.I - Affaire à suivre | C.I - Sport | Alerte Prévention | C.I - Education | C.I - Faits Divers | Débat Ivoirien | Révolution Permanente | Interviews | Droit de réponse | Afrik53.com | Interpellation | C.I-Présidentielle 2015 | Culture / Evènements









Les Articles les plus lus

Bien Vivre en Bonne Santé


Incroyable !