Des injections quotidiennes de la molécule pendant six semaines entraînaient une diminution rapide du nombre et de la motilité des spermatozoïdes, amenant un effet contraceptif sans que les comportements sexuels ne soient affectés. Après l'arrêt du traitement, la fertilité retournait au niveau de départ après 4 à 6 mois selon les doses reçues. Aucun effet secondaire n'était constaté (ce qui resterait à voir chez l'homme et à long terme…).
Les chercheurs estiment que ces découvertes devraient être transposables chez l'homme. Une option non-hormonale est préférable que les traitements hormonaux actuellement en cours d'essai clinique, souligne le New Scientist, car les hormones qui affectent la fertilité masculine affectent aussi la formation des os et le foie notamment.
Des experts estiment que la molécule présente le meilleur potentiel à date pour une pilule contraceptive masculine tout en soulignant que des études restent à mener pour s'assurer que les effets sont vraiment réversibles à plus long terme et pour investiguer de potentiels effets secondaires (tels que sur la progéniture…). Le chemin à parcourir avant une éventuelle commercialisation sera long, précisent-ils.
Des dérivés de la molécule sont actuellement testés dans des essais cliniques comme traitement du cancer.
D'autres travaux sont aussi en cours pour le développement d'une pilule non-hormonale de contraception masculine.
Un commentaire fréquent à cette actualité est que beaucoup de femmes feront davantage confiance au fait de prendre elle-mêmes la pilule…







