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Municipales et Régionales du 21 avril Marie-Odette Lorougnon (OFfpi) : « Que les femmes ne cautionnent pas cette mascarade électorale »

le Jeudi 18 Avril 2013 à 07:42 | Lu 446 fois



Municipales et Régionales du 21 avril Marie-Odette Lorougnon (OFfpi) : « Que les femmes ne cautionnent pas cette mascarade électorale »
Le Fpi ne participera pas aux élections locales du 21 avril prochain. Dans cet entretien, l’ex-député Marie-Odette Lorougnon, secrétaire nationale de l’Organisation des femmes du Front populaire ivoirien (Offpi), informe les Ivoiriennes éprises de démocratie et de liberté sur la position à observer.

Notre Voie : Madame la Secrétaire nationale, la campagne pour les élections locales bat actuellement son plein. Comment la vivez-vous?
Marie Odette Lorougnon : Si ce qui se passe peut être qualifié de campagne qui bat son plein, moi, je vois le contraire. Et puis, pour vous dire les choses de façon franche, nous vivons tout ceci avec indifférence, à la limite avec mépris. Car tout le monde sait très bien que ce qui se passe sous nos yeux est une honte pour le pays. Ces élections sont sans enjeu.

Parce que la violence que le Fpi avait dénoncée se vit dans plusieurs localités du territoire national. Il y a des candidats du Pdci-Rda qui sont menacés comme à Koumassi et même chassés des localités où ils sont candidats. C’est le cas, par exemple, de Séguéla... On regarde donc tout cela avec un sourire en coin. Nous avons été les premiers à dénoncer les violences électorales du Rdr. Le Pdci n’y a pas cru. Ce parti est en train de faire les frais de sa confiance aveugle au Rdr.

N.V.: Est-ce à cause de la violence que le Fpi a refusé d’aller à ces élections ?

M.O.L.: Il est plus correct de dire que le Fpi a été exclu des élections que de dire qu’il a refusé d’y aller. Et puis, il n’y a pas que la violence qui explique la position actuelle du Front populaire ivoirien. C’est sous les yeux de la communauté internationale que le Fpi a été exclu du jeu électoral.

N.V.: Comment le Fpi a-t-il été exclu ?

M .O.L: Vous n’ignorez pas que le Fpi est demandeur du dialogue direct. Nous avons longtemps invité le pouvoir à discuter jusqu’à ce qu’il accepte d’y aller le 17 février 2013. Pour nous, le dialogue direct visait à la normalisation de la vie socio-politique du pays. Et cette normalisation passait par un certain nombre de dispositions qui concernent la vie de la nation. Notamment un dialogue au sommet entre les présidents Gbagbo et Ouattara, une amnistie générale pour rassurer tout le monde. En ce qui concerne toujours les élections, nous avons demandé que le problème de l’insécurité soit définitivement résolu.

Cela implique que les dozos et autres supplétifs en armes soient retirés de la circulation. Et nous avons aussi demandé la réforme de la Cei, la commission qui a en charge l’organisation des élections. Elle est encore dirigée par Youssouf Bakayoko, qui a pris des faux résultats hors délai pour aller proclamer Alassane Dramane Ouattara, vainqueur à la présidentielle 2010, au Qg de campagne de celui-ci au Golf Hôtel. Nous n’avons plus confiance en cette personnalité parce que, si la Côte d’Ivoire a connu aujourd’hui une guerre postélectorale, c’est principalement à cause de Youssouf Bakayoko. Quand Laurent Gbagbo disait : «C’est celui qui n’a pas gagné les élections qui crée les troubles», il avait raison.

Nous avons demandé une Cei consensuelle. Car, dans sa composition actuelle, la Cei est dominée par le Rdr et les organisations rebelles qui ont revendiqué l’attaque de 2002 contre le régime Gbagbo. Dans les arrangements politiques qui ont été faits pour mettre l’opposition en confiance, le président Laurent Gbagbo lui a concédé une large représentation. Nous, nous demandons au moins que les représentations s’équilibrent. Et puis cette commission devrait avoir uniquement en charge l’organisation de la présidentielle et les législatives. Mais elle continue de travailler au-delà du mandat qui est le sien. En refusant d’accéder à toutes ces demandes, le pouvoir a clairement exclu le Fpi du jeu démocratique.

Pendant que les discussions étaient en cours avec le Premier ministre Kablan Duncan, le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, a fixé de façon unilatérale la date des élections. Et pourtant, dans les discussions, nous avons aussi rappelé la résolution 2062 qui demande que le pouvoir fasse en sorte que l’opposition mène librement ses activités politiques. Ce régime, qui est arrivé au pouvoir grâce aux nombreuses résolutions de l’Onu, a paradoxalement refusé de mettre en œuvre la seule résolution qui lui a été adressée. Toutes les demandes du Fpi ont été balayées du revers de la main.

Par ailleurs, le 8 mars dernier, le régime a signifié au Fpi une fin de non recevoir en ce qui concerne toutes ses propositions. Par la voix du Premier ministre Kablan Duncan, le pouvoir nous a clairement dit qu’il n’est pas possible de faire droit aux demandes du Fpi et que cela relevait du domaine du rêve. Et pourtant, parce qu’il tenait à ce que le dialogue direct aboutisse, le Fpi a consenti d’énormes efforts. Le Fpi, qui est un grand parti politique, qui sait comment on gagne des élections, ne pouvait pas se discréditer en allant à des élections dont les résultats sont connus d’avance.

N.V.: Les militantes du Fpi, dont vous êtes la Secrétaire nationale, sont-elles en phase avec vous concernant cette décision de boycott des Municipales et des Régionales?

M.O.L.: Nous faisons confiance aux femmes militantes et sympathisantes du Front populaire ivoirien, aux femmes patriotes, aux femmes démocrates, en particulier, et aux femmes, en général, éprises de paix, de justice et de liberté. Elles sont matures et savent depuis toujours reconnaître les mots d’ordre du parti. Elles arrivent surtout à distinguer l’intérêt général, de l’intérêt particulier. Mais je voudrais leur répéter que ces élections ne nous concernent pas, au regard des arguments que j’ai développés ci-dessus. Elles ne doivent donc pas écouter des individus qui viennent lui faire la cour relativement à ces élections.

N.V.: Des sanctions sont-elles prévues à l’encontre de celles qui contreviendraient à ce mot d’ordre?

M.O.L.: Il y a ce qu’on appelle la discipline au sein du parti. Si un militant ou une militante enfreint à cette discipline, il encourt naturellement une sanction. Mais, déjà, ce que nous disons, c’est que les militantes qui auront pris part à ces élections auront trahi la lutte du Fpi. Et on peut même dire que ces militantes ne veulent pas de la libération de tous nos camarades injustement en prison, y compris le président Laurent Gbagbo.

N.V.: A ce point-là ?

M.O.L.: Oui ! Nos militants doivent percevoir les enjeux du combat que le Fpi mène depuis toujours avec le président Laurent Gbagbo, fondateur de ce parti. Il concerne la liberté du peuple ivoirien. Par ailleurs, nous ne devons pas nous rendre complices de la dévalorisation de nos institutions. C’est très important. En accompagnant le Rdr dans cette campagne faite de violence, de fraude et de tous les manquements au jeu démocratique, nous acceptons de dévaloriser les institutions de notre pays. Je demande donc à toutes les femmes éprises de liberté, de paix et de justice de dire non à l’imposture et de refuser de cautionner la mascarade électorale qui se déroule sous nos yeux. C’est un impératif démocratique !

Interview réalisé par Armand Bohui




Jeudi 18 Avril 2013
Vu (s) 446 fois



1.Posté par doriane le 18/04/2013 19:12 | Alerter
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Bien réçu! ce n'est pas notre problème; ces élections; alors passons notre chemin! Ils peuvent se charcuter entre RHDP, on s'en fout!
Signé: doriane, la vraie

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