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Monseigneur Bernard Agré: il faut trouver «une solution humaine au problème ivoirien»

L'Afrique en mouvement - Afrik53 - Media Libre pour tous le Samedi 25 Décembre 2010 à 13:10 | Lu 493 fois

En cette vielle de célébration des fêtes de Noël et sur fond de ces nouveaux déchirements en Côte d'Ivoire, le cardinal Bernard Agré, le premier prélat ivoirien à avoir été créé cardinal par le Vatican, souhaite que le dialogue ouvre « une solution humaine au problème ivoirien ».



Monseigneur Bernard Agré: il faut trouver «une solution humaine au problème ivoirien»
RFI : Monsieur le cardinal, bonjour. Le message de Noël est d’abord religieux, et même si le sens de cette fête peut échapper parfois aux religieux. On sait que tout le monde suit cette fête aujourd’hui, même les non-catholiques. Quel est le sens de cette parole chrétienne aujourd’hui, le message de Noël ?

Monseigneur Bernard Agré : Le message de Noël est celui-ci : Nous allons acheter beaucoup de choses. Nous faisons des cadeaux et très souvent, le côté commercial prend le dessus, mais il ne faut pas oublier que la souche même, la racine de Noël, c’est Dieu qui nous envoie son propre fils. Dieu a envoyé son fils pas pour rester loin de nous, mais il rentre dans notre histoire. Il est l’homme comme nous, mais l’homme pour tirer l’homme au dessus, pas pour l’enfoncer. Le mot Emmanuel, c’est Dieu qui vient avec nous pour nous donner la possibilité de lui ressembler un peu, c’est-à-dire de sortir des bas-fonds, de nos défauts, de nos égoïsmes, pour nous hisser à une certaine hauteur qui est le partage.

RFI : Monseigneur justement, est-ce que le sens religieux de cette parole est encore entendu aujourd’hui, est suffisamment entendu ?

Mgr. B. A. : C’est vrai que tout le monde ne l’entend pas. Dès qu’on parle de Noël, on voit le sapin, on voit les lumières et on voit le côté clinquant de la fête. Mais il ne faut pas s’arrêter à cela. Il faut entrer soit dans une deuxième, soit dans une troisième lecture. Et alors ce Noël, Dieu qui vient pour que nous, nous nous retrouvions un peu plus, pour que nous soyons capables de partager. Je crois que c’est Dieu qui vient à Noël et qui veut justement que les hommes soient heureux de vivre ensemble. Mais vivre ensemble, c’est une lumière de Dieu qui vient s’allumer en nous et comme cela, je vois en celui qui m’interroge de Paris, un frère. Je l’appelais comme un frère Emmanuel.

RFI : Même si je ne suis pas encore rentré dans les ordres, il faut quand même le préciser.

Mgr. B. A. : Frère veut dire humainement parlant « nous sommes frères ». Et Dieu est notre père.

RFI : Justement Monseigneur, aujourd’hui quelle place ce message catholique peut-il avoir au sein des sociétés laïques ?

Mgr. B. A. : Il y a Jean-Baptiste qui dit « Je prêche dans le désert ». C’est vrai. Le message de Dieu tombe un peu sur beaucoup de gens comme l’eau sur le dos d’un canard. Ce message glisse mais petit à petit. Par exemple quand vous êtes à la radio -et certains vous disent « la radio, ça ne me fait rien »- mais non, ça fait toujours quelque chose. Une goutte d’eau qui tombe sur un tas de sable, c’est vrai, ça disparaît. Mais si ça continue à tomber, au bout de quelque temps, un mince filet d’eau doit sortir au bas parce que toute la masse sera imprégnée. C’est vous dire la même chose. Dieu parle. On feint de ne pas comprendre et, petit à petit, ces envoyés qui parlent dans le désert et, plus tard, le désert refleurit. Le christianisme, c’est-à-dire la doctrine chrétienne, c’est-à-dire la vie chrétienne n’est pas réservée à une seule époque.

RFI : Alors on évoque le champ contemporain, Monsieur le cardinal. Alors justement, et à propos de la situation en Côte d’Ivoire et il est difficile de l’oublier à l’occasion de cette fête de Noël, qu’est-ce que justement la parole chrétienne peut dire autour de cela ?

Mgr. B. A. : Noël peut dire ceci : ce n’est pas bon. Ce n’est pas bon que pour Noël on inquiète un peuple. Noël dit : « Vous êtes des frères, solidarité d’abord » que ceux qui fatiguent la Côte d’Ivoire se disent quand on aura fatigué ce peuple, ce petit peuple, Dieu sera un peu plus éloigné de nous. Rapprochons-nous de Dieu et c’est simplement que nous trouverons, dans le dialogue, une solution humaine au problème ivoirien par rapport à ce que nous vivons aujourd’hui. Nous ne sommes pas des gens qui nous plaignons, qui pensons que nous sommes perdus. On n’est pas perdu. Dans le dialogue, la non-violence peut résoudre beaucoup plus de problèmes que les armes.

RFI : Merci beaucoup Monsieur le cardinal. Permettez-moi de vous souhaiter aussi un joyeux Noël.

Mgr. B. A. : Joyeux Noël et surtout que l’année 2011 soit une année de fête, une année où on apprend à s’aimer, même ceux qu’on n’aime pas.


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Samedi 25 Décembre 2010
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