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Miaka Ouretto à propos des législatives : “Nos militants ne sont pas concernés par cette parodie de démocratie”

le Vendredi 9 Décembre 2011 à 08:09 | Lu 338 fois



A deux jours des législatives, le Fpi réitère son refus de ne pas y prendre part. Par conséquent, il invite ses militants à demeurer chez eux le jour du vote.

«J’insiste que le Fpi ne participe aux élections du 11 décembre. Et cela va de soi que tous les militants et militantes du Cnrd, tous les sympathisants, tous nos frères et sœurs et citoyens épris de paix et de justice qui sont attachés véritablement à la démocratie ne doivent pas se sentir concernés par cette élection qui est une parodie de démocratie». Tel est l’appel lancé par le Fpi hier, au siège du Cnrd à Cocody.

Selon Sylvain Miaka Ouretto qui assure l’intérim du président Pascal Affi Nguessan, il revient de manière récurrente que des députés sont déjà nommés comme au temps du parti unique. Il a expliqué que les candidats dits indépendants qui prennent part aux législatives n’engagent pas le Fpi et le Cnrd. «C’est incongru d’entendre des chancelleries parler de candidats indépendants Fpi. Cette façon de faire vise à tordre le cou à la démocratie. Non, le Fpi n’est pas présent et ne sera pas présent à ces législatives», a indiqué le président du Fpi.

Qui a fait savoir que bon nombre de candidats issus du Fpi ont, selon lui, finalement renoncé parce qu’ils étaient convaincus des risques graves qu’impliquait leur choix et, à l’en croire, étaient déçus par le non respect des promesses faites par le président Ouattara. «Si dans sa quête effrénée à prouver coûte que coûte, en dépit du bon sens, le caractère démocratique des législatives du 11 décembre, le pouvoir a cru devoir saisir à tour de bras l’annonce des candidatures indépendantes sorties du Fpi pour les brandir en se faisant des gorges chaudes, il doit se détromper», a souligné Miaka Ouretto.

Qui estime que la polémique sur la candidature des indépendants sortis des rangs du Fpi est définitivement close. Insistant sur le fait que des cadres et formations politiques membres du Cnrd qui s’entêtent à prendre part à ces législatives ne représentent rien et par conséquent ne devraient pas conférer à ces élections un caractère inclusif. Faisant une comparaison, il a dit que les indépendants issus du Cnrd représentent au plus 3,3% alors que les indépendants issus du Rhdp sont au nombre de 1.150 et représentent, selon lui, 86,37% du total des candidats de cette grande famille politique. «C’est plutôt au sein du Rhdp que les indépendants posent problèmes», a fait remarquer Sylvain Miaka Ouretto. Pour lui, ces législatives vont consacrer le règne de la pensée unique, ramenant, de son point de vue, le pays à plus de vingt ans en arrière.

Le premier responsable du Fpi est revenu sur les raisons du refus de son parti d’aller aux législatives. A ce sujet, il a indiqué que les conditions ont été posées relativement à la sécurité, au retour des exilés, à la libération des détenus, à l’équilibre de la Cei, au découpage électoral et à la révision de la liste électorale. Selon le président du Fpi, les nouvelles autorités ayant fait la sourde oreille, il a été décidé de ne pas participer aux législatives. «Nous avons dû nous rendre compte, à notre corps défendant, que les nouvelles autorités n’étaient pas prêtes à faire des concessions, confortées par leur victoire militaire. Le Fpi a donc décidé de suspendre sa participation au processus électoral, avec pour effet immédiat sa non participation aux élections législatives du 11 décembre», a rappelé Miaka Ouretto. Sur la question sécuritaire, le conférencier a dit que les faits donnent raison au Fpi parce que, avance-t-il, les cas de violences armées, intimidations et brutalités signalés ça et là entre alliés du Rhdp sont déjà des preuves suffisantes d’insécurité.

Abordant la question du transfèrement de Gbagbo à la Haye, il a dit sa fierté de revoir Laurent Gbagbo ragaillardi et lucide lors de sa première comparution là où on s’attendait à un homme diminué et sérieusement touché par les mauvaises conditions de détention.
«Gbagbo à la Cpi, c’est une image forte»

Au dire du président du Fpi, l’image de la première comparution de Laurent Gbagbo à la Cpi est une image forte et un message fort en ce sens qu’il est resté lucide, serein et convaincant malgré, selon lui, le mauvais traitement subi durant sa détention à Korhogo. Pour Miaka, Gbagbo n’a pas failli devant la Cpi qui a, selon lui, toujours été brandi aux Africains comme un chiffon rouge. Mais il a déploré le fait que des Africains vivent un complexe vis-à-vis du Blanc au point de leur laisser le sort de leurs compatriotes. En envoyant Gbagbo à la Cpi, pour le président du Fpi, c’est une démission et une fuite en avant.

«L’intelligence est universelle, donc le temps est venu de régler nos problèmes chez nous. Il faut que l’Afrique mûrisse et avance», a-t-il déclaré. Avant de partager son espoir de revoir Gbagbo revenir de la Cpi. Pour lui, Gbagbo ne mourra pas parce qu’il est un homme qui a un message à porter au monde entier. Mais il a soutenu qu’il ne sera pas le dernier à comparaitre devant la Cpi si on doit effectivement juger les crimes commis en Côte d’Ivoire. Pour Miaka Ouretto, il existe des preuves inattaquables sur les crimes et assassinats perpétrés à Bouaké, Petit Duékoué, Guitrozon, Fengolo, Pélézi et les 800 corps fumants découverts à Duékoué. «Gbagbo comparait certes, le premier devant la Cpi, mais il ne sera pas le dernier et son assurance lors de sa première comparution laisse entrevoir des surprises. Attendons de voir», a-t-il conclu.

Miaka n’a pas manqué de dire à l’auditoire que son rêve est de voir une Côte d’Ivoire qui avance et non celle dans laquelle les libertés sont bafouées, la démocratie constipée, où on licencie chaque jour comme c’est le cas sous Ouattara. Il ne veut pas d’une Côte d’Ivoire où le prix du sac de riz passe du simple au triple, où les journalistes sont jetés en prison sans raison.


Benjamin Koré benjaminkore@yahoo.fr


Source : notrevoie

Vendredi 9 Décembre 2011
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