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Marie-Odette Lorougnon, vice-présidente chargée de la mobilisation du meeting du 21 janvier : “Le pouvoir ne doit pas avoir peur du Fpi

le Vendredi 20 Janvier 2012 à 09:07 | Lu 230 fois



A quelques heures du grand meeting du Fpi prévu demain à la place Ficgayo de Yopougon, Marie-Odette Lorougnon, vice-présidente chargée de la mobilisation, bat le rappel des troupes.

N.V : Vous êtes chargée de la mobilisation pour le grand meeting de rentrée politique du Fpi prévue pour ce samedi 21 janvier à Yopougon. Pouvez-vous réussir cette mission dans le contexte difficile que traverse votre parti ?

Marie-Odette Lorougnon : Oui, nous le pouvons parce qu’il y a un réel engouement autour de ce rassemblement. Nos militants qui ne demendent qu’à s’exprimer démocratiquement ont été longtemps frustrés. Ils ont soif de se retrouver pour montrer que leur parti vit. Et conformément aux orientations de la direction du parti, nous sommes à pied d’oeuvre pour faire en sorte que la place Ficgayo soit noire de monde, ce samedi 21 janvier 2012.

C’est un moment historique pour notre parti qui traverse une période extrêmement difficile depuis la guerre postélectorale. Nous avons le devoir de faire un grand rassemblement. Il s’agira de donner l’occasion à la majorité silencieuse qui s’est tue face à la terreur depuis la chute du Président Laurent Gbagbo, de s’exprimer et dire à la face du monde qu’elle existe bel et bien malgré ses traumatismes. Nous cherchons à retrouver notre liberté perdue depuis le 11 avril 2010.

N.V : De façon concrète, quelles sont les dispositions prises pour permettre à vos militants de répondre massivement à l’appel du parti ?

M.O.L : Nous sommes un parti bien structuré. Ceux qui doivent être sur le terrain y sont. Pour des raisons de sécurité, nous ne pouvons pas exposer publiquement notre stratégie de mobilisation. Nos militants qui ont une longue expérience d’opposition savent comment ils se rendront à la place Ficgayo.

N.V : Justement à propos de la sécurité, est-ce que toutes les dispositions ont été prises ?

M.O.L : S’agissant de la sécurité, c’est le ministre Amani N’Guessan, président du comité d’organisation, qui s’en charge. Il a rencontré toutes les autorités compétentes qui ont donné leur accord. A ce niveau, je voulais demander aux nouvelles autorités de laisser le Fpi organiser son meeting. Quand on dit qu’un parti ne représente plus rien, on ne s’oppose pas aux activités de ce parti. On ne doit pas avoir peur d’un parti qu’on a décapité.On le laisse organiser librement ses activités pour que le monde entier sache que ce qu’il représente réellement. Le pouvoir ne doit pas avoir peur du Fpi parce que Laurent Gbagbo a enseigné au Fpi, la démocratie et la non-violence.

Nous ne sommes pas dans une logique de subversion. Nous sommes dans une logique démocratique qui nous permettra de retrouver la vie, nos droits, restaurer la démocratie et l’Etat de droit.

N.V : Quels sont ceux qui sont attendus à ce meeting ?

M.O.L : Nous attendons les militants du Fpi, les ivoiriens et ivoiriennes épris de Justice et de liberté qui croient en une Côte d’Ivoire libre et démocratique débarassée des armes et de la terreur. Nous attendons les démocrates de tous bords, d’ici et d’ailleurs, qui croient en la lutte que mène le Président Laurent Gbagbo et le Fpi depuis des décennies pour la liberté et la dignité de l’Afrique. Nous appelons à la mobilisation de tous les résistants pour dire non à la répression et à la soumission par nos idées et par notre engagement democratique.

N.V : Il est vrai que l’engouement est réel et perceptible, mais vos militants peuvent avoir quelques appréhensions liées à la repression des meetings de Koumassi et de Yopougon. Que pouvez-vous dire à vos troupes pour les rassurer ?

M.O.L : A tous les militants et à tous les démocrates, je veux dire que le temps est venu de nous réegager dans la lutte pacifique pour la démocratie et l’Etat de droit. La liberté ne s’octroie pas, elle s’arrache. Nous savons qu’ils ont tout perdu dans les moments difficiles que nous traversons. Beaucoup sont tombés. Les derniers en date sont le ministre Bohoun Bouabré et le maire Gnan Raymond. C’est pourquoi nous devons nous lever.

Non pas pour s’attaquer à un pouvoir, mais pour reclamer notre droit à la vie et retrouver nos libertés confisquées. Le pouvoir nous a donné sa parole. La parole donnée est la parole d’honneur. Nous pensons qu’il va tenir sa parole. C’est fort de cette parole donnée que nous invitons tous les militants et les démocrates à venir nombreux pour montrer aux yeux du monde que le Fpi n’est pas mort comme le prétendent les oiseaux de mauvais augure.



Vendredi 20 Janvier 2012
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