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Mamadou Koulibaly, le révolté de la politique ivoirienne

le Vendredi 11 Janvier 2013 à 06:45 | Lu 1539 fois

Il avait claqué la porte du FPI, le parti de Laurent Gbagbo. Aujourd'hui, Mamadou Koulibaly s'oppose au président ivoirien Alassane Ouattara. Portrait d'un écorché vif.



Mamadou Koulibaly, le révolté de la politique ivoirienne
«Le trublion», «le traître», «le déréglé», «le dioula», les injures pleuvent sur Mamadou Koulibaly, l’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne de 2001 au 11 avril 2011, durant la présidence de Laurent Gbagbo.

Elles pleuvent de tous bords. Des partisans d’Alassane Ouattara et de Guillaume Soro, n’admettant pas que Koulibaly, le musulman du nord, ait pris parti pour Gbagbo. Mais aussi, des partisans de l’ancien président, aujourd’hui détenu à La Haye, n’acceptant pas que le numéro deux du régime ait très rapidement reconnu la défaite de son camp et ait claqué la porte du FPI, l’ex-parti présidentiel, dont il assurait la présidence intérimaire après la chute de Gbagbo.

Empêcheur de gouverner en rond

Qui est vraiment cet empêcheur de gouverner en rond, cet oiseau de mauvais augure, ce perpétuel écorché vif de la politique ivoirienne? Un révolutionnaire, un idéologue, un anticolonialiste, un provocateur?

La seule étiquette qu’il accepte est celle de nationaliste africain «qui travaille à la réalisation des Peuples libres et unis d'Afrique». Et accessoirement, de partisan acharné de l’économie libérale. Pas de quoi le vouer aux gémonies.

Alors, pourquoi est-il l’objet de telles inimitiés? Sans doute, parce qu’il ne cesse de mettre les pieds dans le plat. Depuis dix ans, il collectionne les coups de gueule, les incartades à la doctrine officielle, les actes de rébellion.

En janvier 2003, il claque la porte de Marcoussis où se négocient des accords avec la rébellion de Guillaume Soro. En 2004, il s’en prend violemment à la France qui a tenté, à la faveur du bombardement de Bouaké, d’installer le général Doué, alors chef d’état-major de Gbagbo, dans le fauteuil présidentiel. En 2007, il s’oppose au dialogue direct avec les rebelles de Guillaume Soro, en réclamant un désarmement préalable. Au printemps 2010, il accuse Désiré Tagro, le ministre de l’Intérieur de Gbagbo, d’avoir truqué le concours d’entrée dans la police:


«1.000 des 1.538 déclarés admis (soit un peu plus de 65% des candidats), écrit-il dans une lettre au président de la République, ont plutôt été recrutés, selon un système de quotas répartis entre certains camarades du parti, membres ou non de la direction du parti (le FPI, Nldr).»

Il réclame même la démission de Tagro. Gbagbo fait la sourde oreille. A l’automne 2010, il s’oppose à une élection présidentielle sans réunification préalable du pays et sans désarmement.

Lui le deuxième personnage de l’Etat, est absent lorsque, début décembre, Laurent Gbabgo se fait investir pour un nouveau mandat, sur la foi de résultats du Conseil constitutionnel lui donnant la victoire.


«L’escalade sur le terrain semblait indiquer qu’on allait inévitablement à l’affrontement, raconte t-il aujourd’hui à Slate Afrique. J’ai alors fait mes démarches auprès de Ouattara alors au Golf Hotel, son QG, pour le dissuader d’avoir recours à la guerre sous peine de conséquences profondes. Quand j’ai voulu voir Gbagbo pour lui rendre compte et partager mes avis avec lui, il a refusé de me recevoir pendant quatre mois. Et c’est seulement quand tout était perdu, désespérément perdu, et que Malachie (un prophète évangéliste, Ndlr) était devenu le dernier recours qu’il s’est remis à me parler.»

«J'ai quitté la Côte d’Ivoire, le 30 mars 2011, pour le Ghana où j’avais installé ma famille depuis 2004. C'est quand j'ai entendu le gouvernement, par la voix de Charles Blé Goudé à la télévision appeler les jeunes à se faire enrôler volontairement dans l'armée que j'ai compris que, contrairement à ce qu'il m'avait affirmé, Gbagbo avait décidé de faire la guerre. Je suis parti à Accra pour y attendre la fin du film avec ma famille. J'ai d'ailleurs voyagé avec le dernier fils du président Gbagbo, qui allait rejoindre sa mère (Nady Bamba, la seconde épouse) qui s'y trouvait elle-même depuis belle lurette.»

De retour à Abidjan le 20 avril 2011, neuf jours après l’arrestation du couple Gbagbo, il reprend la direction du FPI avant de se «faire jeter», selon sa propre expression, quelques semaines plus tard:


«Mes camarades m’ont dit: on n’attache pas bagage avec Dioula (une ethnie de la Côte d'Ivoire). Ce sont tes frères dioula qui sont au pouvoir, si tu ne peux pas aller les voir pour libérer Gbagbo, c’est que toi-même il faut partir.»



Le Dioula qui voulait être médecin

Dioula, le mot est lâché. Né le 21 avril 1957, à Azaguié à 45 km, au nord d'Abidjan, Mamadou Koulibaly est un pur produit nordiste.

Son père Bakary, d’origine senoufo, une ethnie du nord du pays, comme Guillaume Soro, est cultivateur de choux, salades, radis et carottes, avant de se convertir à la banane, cacao et au café. Sa mère Flany, mi-Malinké, mi-Sénoufo, est commerçante au marché du village.

Mamadou est le sixième fils d'une famille de dix enfants. Son épouse Amoussa Limata, née de père béninois et de mère burkinabè, originaire d'un village à l'ouest de Yamoussoukro, la capitale ivoirienne, a abandonné son métier de professeur de français pour se consacrer à l'éducation de ses enfants, trois filles aujourd'hui étudiantes.

«Moi, je voulais devenir médecin», raconte t-il. Une vocation avortée. On l'oriente vers les sciences naturelles. Il tombe malade «à la suite du choc de cette orientation arbitraire» et passe plus d'un mois au CHU de Cocody.

A sa sortie de l'hôpital, il obtient le droit d'entrer en fac de sciences-éco, va étudier à l'université d'Aix-Marseille, où il devient, à 27 ans, l'un des plus jeunes agrégés de son pays.

Il devient prof et commence à écrire des pamphlets contre Houphouët-Boigny (président de 1960 à 1993), puis Ouattara, et Bedié. Et se fait ainsi remarquer par l 'opposant Gbagbo, qui lui envoie un émissaire, lui proposant de prendre en main la politique économique du FPI.


«J'ai accepté, même si à l'époque, beaucoup de choses nous séparaient: j'étais libéral, il était socialiste. Lui voyait la politique comme un métier; pour moi, c'était un service que l'on devait rendre au pays et aux populations. Je trouvais que la politique était une activité dangereuse en Afrique, pratiquée avec beaucoup de roublardise et cela ne me convenait pas. Mais la lutte pour la liberté nous a rassemblés.»

Ministre du Budget, en 1999, quand le FPI décide de participer au gouvernement du général Gueï, il est élu député de Koumassi, un quartier d'Abidjan, en 2000, quand Gbagbo arrive au pouvoir.

Propulsé au perchoir de l'Assemblée nationale, en 2001, il vit le coup d'Etat manqué du 19 septembre 2002 comme «une véritable déchirure».


«Voir la Côte d'Ivoire balafrée d'est en ouest comme cela m'a profondément traumatisé. J'ai aussi été choqué que, après deux ans de pouvoir, l'exécutif n'ait pas su défendre les populations et prévenir ce coup d'Etat, malgré toutes les informations dont nous disposions sur les attaques en préparation depuis le Burkina Faso. Ma première option, à l'époque, était qu'il fallait, sans tergiverser, immédiatement mater militairement cette rébellion. D'autres ont privilégié la négociation.»

De nouvelles pierres dans le jardin de Gbagbo où elles s'accumuleront pendant dix ans, sans que le président corrige cet enfant terrible, le tenant à distance ou le cajolant, selon les nécessités du moment.

«Dès 2005, Gbagbo avait tout lâché»

En novembre 2004, sa résidence de président de l'Assemblée nationale, voisine de la résidence présidentielle est mitraillée par des hélicoptères français, une attaque destinée à impressionner Gbagbo et à l'éloigner du pouvoir.

«Mes enfants souffrent encore du traumatisme de cette époque.» Puis, vient l'époque du dialogue direct avec les rebelles de Guillaume Soro et l'accord de Ouagadougou qui conduira la Côte d'Ivoire à l'élection présidentielle d'octobre 2010. Koulibaly est contre.


«Gbagbo, explique t-il, s’est muré dans sa conviction que la guerre était finie, qu’on avait le contrôle des choses et qu’on pouvait aller aux élections sans désarmement. Moi j’étais convaincu que c’était un gros piège, qu’on était en plein jeu de rôles, qu’on était en train de le rouler dans la farine, mais il refusait de me croire et a fait le choix de me mettre à l’écart sans mauvaise conscience. Dès 2005, j’ai compris qu’il avait tout abandonné, tout lâché: la commission électorale, la liste électorale, tout. C’est à ce moment là que je lui suis apparu comme l’empêcheur de négocier en paix. Pour lui l’art de la politique prend toujours le dessus sur la valeur des principes.»

Sur Soro, son «frère» senoufo, son opinion n'a pas changé:


«C'est un rebelle qui a pris les armes pour arriver au pouvoir. Lui-même revendique ce statut, puisqu'il continue de parcourir le monde, aujourd’hui en tant que président de l’Assemblée nationale, en justifiant la prise des armes, le sang versé, la désolation semée par la nécessité de satisfaire les revendications d’obtention de cartes d’identité et de cartes d’électeurs pour leurs hommes que lui et ses donneurs d’ordre avaient à l’époque. Je me pose la question de savoir quelles seraient les perspectives de la Côte d’Ivoire, si chaque fois que quelqu’un a des revendications qui ne sont pas entendues, il a recours aux coups d’Etat, aux tueries, à la rébellion pour obtenir satisfaction.»

«Ouattara président d'une ethnie»

On connaît la suite, le second tour de l'élection présidentielle, la crise postélectorale qui aboutira, le 11 avril 2011, à l'arrestation de Gbagbo par les forces françaises et à l'investiture d'Alassane Ouattara.

Mamadou Koulibaly a depuis fondé un parti, Lider, superbement ignoré par le nouveau pouvoir. Qui lui donne une tribune pour lancer ses quatre vérités au président:


«Si j'avais Ouattara en face de moi, aujourd'hui, je lui dirais qu’il rentre dans l’Etat de droit, qu’il devienne, enfin, le président de tous les Ivoiriens et non d’une ethnie, qu’il libère les énergies des populations, en leur donnant la propriété privée de la terre, qu’il privilégie la bonne gouvernance et les appels d’offres transparents au lieu du diktat du copinage de gré à gré. J’ajouterais qu’il faut qu’il confie les dossiers du désarmement et de la réforme du secteur de la sécurité à l’ONU, puisque de toute évidence, il est totalement dépassé, afin que les Nations unies puisse nous offrir une armée républicaine et reformatée selon les règles de l’art, à la place de la violente milice armée du RDR qui tient lieu d’armée nationale depuis son institution par Ouattara.»

Entrerait-il au gouvernement si on lui proposait?


«Si c'est pour appliquer le programme, ou plutôt le non-programme de Ouattara et se remplir les poches en se partageant le "gâteau" de l'Etat, comme la coalition aujourd'hui au pouvoir le fait à l'image des huit années de la Refondation de Gbagbo, alors c'est non. Mais, s'il admet l'échec de son programme et son incapacité à recoudre le tissu social qu'il a fortement contribué à déchirer, et qu'il souhaite faire appel à des acteurs politiques de tous bords pour une mission bien précise limitée dans le temps, à savoir le désarmement et la réconciliation, en vue de la préparation d'élections présidentielles anticipées et apaisées, alors pourquoi pas?»

Que pense Mamadou Koulibaly, le révolté, de l'emprisonnement de Laurent Gbagbo à La Haye?


«Je suis contre l'impunité, répond t-il. Ce n’est pas le fait que Gbagbo soit jugé qui me dérange, mais que les autres devant l’être aussi pour les mêmes motifs, Guillaume Soro et Alassane Ouattara en l’occurrence, ne le soient pas.»

Il demande qu'on solde tous les comptes: 300 morts, en 2000. 400 en 2002....


«En novembre 2004, l'armée française a tué 64 de nos compatriotes et blessé plusieurs milliers de personnes devant l'hôtel Ivoire. Pendant la crise postélectorale, il y a eu près de 15 000 tués, même si on a officiellement et pudiquement arrêté de compter à partir de 3.000 morts.»

S'il accuse la France des morts de 2004, il est plus nuancé sur son action de 2011:


«Le mandat que lui avait confié l’ONU était tellement flou et combinard qu’il est difficile de dire s’il a été outrepassé ou non. Je n’en veux à personne d’autre qu’à ceux qui nous ont conduit dans ces erreurs de calculs et d’appréciations et qui après ont refusé d’assumer les conséquences.»

Des événements «étranges»

Aujourd'hui, Mamadou Koulibaly affirme vivre de son épargne et des appuis de parents et amis. Il attend toujours le paiement d'arriérés de salaires et la régularisation complète des traitements auxquels la loi lui donne droit en tant qu’ancien président d’institution et ancien ministre.

Et continue à être victime d'actes qu'il qualifie d' «étranges».


«En février 2009, mon bureau partait en fumée à l'Assemblée nationale sans que l'enquête n'aboutisse jamais à une conclusion. Le 21 octobre dernier, j'ai failli perdre la vie au volant de ma voiture dans des circonstances inexpliquées. Les policiers du service des constats semblent exclure la thèse de l'accident.»

«A force d’être, comme les membres de ma famille, régulièrement molestés et bastonnés par ceux qu’il convient désormais d’appeler les "Factions répressives de Côte d’Ivoire" (FRCI), les travailleurs de ma plantation d'Azaguié ont fui et tout est à l’arrêt depuis. Le régime manigance de grossiers complots pour faire croire que j’entretiendrais un camp d’entraînement de miliciens sur mon domaine. Ils ont également voulu faire croire que je cultivais du cannabis pour financer les activités de mon parti politique Lider, et ont été fort désappointés de devoir admettre que la parcelle incriminée appartenait à quelqu’un d’autre. Nous vivons en réalité sous un régime militaire qui porte des habits civils.»

Azaguié, le berceau familial qu'il n'a jamais quitté, même si son épouse et ses filles vivent au Ghana. C'est là qu'il possède une forêt naturelle d'environ 50 hectares «avec une maison que j’étais en train de bâtir quand le matériel de construction et de travaux champêtres a été volé par les FRCI».


«J'aime la forêt. Je suis un enfant de la brousse», lance Koulibaly, pour une fois apaisé.

Philippe Duval



Vendredi 11 Janvier 2013
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1.Posté par Fatim le 11/01/2013 12:17 | Alerter
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Puis quoi encore?

2.Posté par Hermann N'da le 11/01/2013 13:45 | Alerter
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Mamadou KOULIBALY, un libéral était un membre actif au cœur d'un régime socialiste (membre de l'Internationale Socialiste). Comment cela a-t-il pu être possible?

Allons-y comprendre quelque chose !

3.Posté par Yuotam le 11/01/2013 14:15 | Alerter
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Bonjour ma sœur FATIM

L'homme par qui le malheur des Eburnéens à prit corps, ce gars était N°2, en cas de vacances du pouvoir du N°1 KOUDOU LAURENT GBAGBO KAFISSA, c’est le N°2, qui assure l’intérim.

Il lui suffisait juste de dire qu'il était le remplaçant constitutionnel, à partir du GHANA, je paris que le nain de jardin Gaulois SARKOZI, ce fils de pute qui na pas hésiter une seconde à Génocider les IVOIRIENS à coup de missiles par son armée d'occupation NAZIE franSSaise, serait bien emmerder avec l’autre clown Flacthè OBAMA.

L’Adage nous dit que tout flatteur vie au dépend de celui qui l’écoute, ce MAMADOU KOULIBALI, au lieu d’aller chercher Yao n’DRE, pour venir faire le Zouave a l’hôtel du Golf sous lagune ébrié, devant cet apatride Burkinabè, a vrai dire ce MAMADOU KOULIBALI, s’est laisser entuber par les petits ambassadeurs Gaulois le pétainiste Jean marc SIMON, et le yankee Carter III ce raciste du KU KLU KLAN, ces deux lascars ont promis monts et merveilles à ce MAMADOU KOULIBALI, je pense que dans ces moments il devait être shooter à la GANDJA.

Sans blague les deux petits blancs ont dit que le mossi drame des IVOIRIENS, avait une santé fragile, qu’il en à plus pour longtemps que s’il se rabaissait il serait le futur président, de la C.I. le rêve est permis à malin, malin ½ malin, et quel couillon.

4.Posté par GILBERT KITA le 11/01/2013 17:43 | Alerter
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IL a suivi les blancs. il a failli entrainer le FPI dans son erreur, mais la vigilance est l'autre non du FPI. Le pauvre Mamadou non seulement
n'est pas resté pour soutenir Yao N'dre, mais il s'est offert un parti
politique abandonnant le pauvre Yao à la vindicte populaire. aujourd'hui
il fait feu de tout bois pour exister. Il reconnait maintenant que OUATTARA
se joue de lui dans les differentes reunions avec le gouvernement.

5.Posté par RODNEY le 11/01/2013 21:39 | Alerter
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Du cinéma! De l' égoisme a un autre niveau comme l' on n' a jamais vu! Koul n' avait qu' a rester inébranlable apres Marcoussis. Il gargerait ainsi la sympatie des Ivoiriens. Bien dommage!

6.Posté par TCHEDJOUGOU OUATTARA le 12/01/2013 09:11 | Alerter
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Bonjour Général Hermann ! Et les troupes ? Pourquoi vous occupez-vous de ces bizarreries de Mamadou ? Un idéologue ? Mon oeil ! Je voudrais poser une seule question à Mamadou qui fait croire que c'est parce que GBAGBO avait le choix entre négocier ou faire la guerre avec Jacques CHIRAC de me répondre franchement : " Président, je te sais courageux. Rearde droit dans les yeux du peuple ivoirien, et reponds : est-ce toi et MANGOU les concepteurs de l'opération DIGNITE ou c'est GBAGBO ? Lorsque tu as dit à GBAGBO qui n'a été informé que quelques jours seulement avant le lancement de votre opération que la France était dans le coup, ne t'a-t-il pas retorqué que c'était un piège de la France ?. Mais comme vous dites être sûrs de votre chose, il prenait ses responsabilités en endossant votre opération.." Président KOULIBALY, est-ce vrai ou faux, toi le détenteur exclusif de la vérité ? Président Mamadou, peux-tu rappeler les résultats de cette opération aux ivoiriens ? Toute la flotte de l'armée ivoirienne n'a-t-elle pas été liquidée par Jacques Chirac ? La vie de GBAGBO n'a-t-elle pas été attentée par CHIRAC le 6 novembre 2004 ? Les ivoiriens aux mains nues, de toutes catégories sociales, n'ont-ils pas été affreusement mutilés par l'armée de Jacques CHIRAC devant l'Hôtel ivoire et sur le Pont De Gaulle ? As-tu un jour courageusement assumé cette forfaiture ? Gbagbo est un homme, mon frère Mamadou. Il a une kyrielle de défaut. Mais frère Mamadou, lorsque tu conduis un Chef qui te respect à de telles extrémités, crois-tu que si GBAGBO était comme un Dramane OUATTARA, il n'aurait pas usé de coups tordus pour t'assassiner pour avoir déshabillé son pouvoir ? Mais, par delà les idéologies, tout observateur de bonne foi, a constaté que GBAGBO et sa femme Simone t'on chéri et respecté. Malheureusement, en dépit des hautes responsabilités que tu as assumées dans ce pays, tu es toujours épidermique. Tu n'as pas d'idéal. Or, tu n'inventeras pas ce monde lorsqu'on passe à la loupe tous tes agissements. Tous ceux qui ont travaillé avec toi à l'Assemblée Nationale, qu'ils soient tes collègues députés ou le personnel administratif, ils sont tous unanimes qu'on ne peut même pas te confier la direction d'un petit village de 200 habitants, tant tu es rempli de toi-même. C'est toi qui sais tout. Oui, la déformation professionnelle de l'enseinant pouvait y avoir quelque chose, mais lorsque tu reconnais, la main sur le coeur, t'être retiré avec ta famille au Ghana, alors que ton régime fait face depuis la nuit du 19 septembre 2002 à une rébellion armée, que veux-tu que les ivoiriens pensent de toi ? Voici une 2ème personnalité d'un régime qui prescrit une solution armée en novembre 2004. Les résultats sont catastrophiques. Et pour toutes solutions, c'est de se retirer avec sa famille dans un pays voisi d'ou il vient toucher son salaire. C'est quel genre de leader es-tu ? Concernant la crise post-électorale, Prési, je voudrais savoir, est-ce parce que GBAGBO a refusé de te parler au départ que tu es allé convaincre le vaurien YAO N'dré de venir faire un juridisme suicidaire ou est-ce parce que tu as trouvé OUATTARA à l'Hotel du Golf pour lui demander de ne pas faire la guerre et qu'il l'a faite et remportée que tu t'es empressé de rentrer de ton exil du Ghana pour consolider son pouvoir ? Non, M. KOULIBALY, la constance est divine. C'est pourquoi, la bible déclare que tu n'es ni chaud, ni froid, je te vomirai. Président KOULIBALY, le monde entier te sait très courageux : arrête de raconter qu'on t'a chassé du FPI. Arrête ça. Assume. Monsieur que voulais-tu que le militant de base du FPI qui réside à Péguékaha, et qui se trouvait sous le traumatisme des images de GBAGBO mis à nu avec sa femme, ses enfants, ses petit-enfants, fasse de ton zoblazo politique ? QU'on te dise d'aller, avec en bandoulière le FPI, acclamer OUATTARA d'avoir tué TAGRO et les jeunes de C.I ? Tu parles de ce que tu as vu à la télévision BLE GOUDE appeler les jeunes à s'enrôler lors de la crise post-électorale. Mais M. le Président, je te sais honnête. Peux-tu contester que c'est le même BLE GOUDE qui, lorsque tu nous a foutu dans la merde avec ton opération DIGNITE qui a appellé les mêmes jeunes à défendre leur pays ? Ne les a-t-on pas exterminés à la suite de ton opération que tu as conçue vraissemblablement, dans un second état ? Pour terminer, M. KOULIBALY si tu avais utilisé le FPI pour mener le combat que tu crois mener présentement en singleton, ne vois-tu pas que ça t'aurait rapporté plus de lauriers ? Ce que tu caches et que tout le monde sait, est que ces occidentaux t'avaient proposés monts et merveilles. Tout le monde le sait. Peux-tu expliquer ton agenda sur des mystérieux voyages aux USA, en Grande-Bretagne et en France, dès que tu as fini de reconnaître OUATTARA, en tentant de prostituer le FPI. Arrête ça. Sur la terre des Hommes, tout se saura. Aujourd'hui, le FPI est dans ses difficultés. Ce parti était en droit de compter sur toi pour l'aider à sortir de là. Tu as fait ton choix. Si l'histoire qui dira si le peuple ivoirien te regarde encore comme celui en qui il a cru lorsque GBAGBO et sa femme t'ont imposé à tout le monde au FPI. Le futur, ça ment pas. Donc le travestissement de l'histoire récente, ça ne paiera point. Sois toi-même Président KOULIBALY et clarifie les choses, ne serait-ce que sur cette affaire d'opération DIGNITE. C'est à partir de là seul que certains ivoiriens qui ne croient plus en toi continueront de te créditer de l'homme atypique. L'Homme aux 1000 vérités. L'Homme dont il n'ya aucune photocopie en C.I. L'inénarrable MAMADOU KOULIBALY. Vanité, tout es vanité.

7.Posté par Hermann N'da le 12/01/2013 18:14 | Alerter
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Merci Combattant OUATT.

Mamadou Koulibaly doit répondre aux pertinentes interrogations que tu lui a adressées. Ou se taire.....à jamais.

Voilà des gens qui pensent que personne ne sait tout le mal qu'ils font au quotidien,...à la CI.

8.Posté par Miaou le 16/01/2013 02:00 | Alerter
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tu nous as fais une révélation de taille là, frère Tchédjougou même si je me doutais personnellement de son implication à un haut niveau dans cette fameuse opération vue son activisme en ce moment là... En tout cas très bon commentaire. merci.

9.Posté par TCHEDJOUGOU OUATTARA le 16/01/2013 18:40 | Alerter
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Frère MIAOU, c'est MAMADOU KOULIBALY et MANGOU qui ont conçu l'opération DIGNITE. Pour des raions d'Etat, je ne revèlerai pas certains détails. C'est seulement à quelques cinq jours (05) jours qu'il s'est présenté devant Gbagbo pour lui dire qu'il avait tout goupillé pour mater la rébellion de SORO. Il attendait que Gbagbo dise non automatiquement pour clairement partout qu'il avait décidé de libérer le pays depuis novembre 2004 mais que ce serait Gbagbo qui aurait dit non. Comme je l'ai revelé, le Chef lui avait posé une question importante : " ET LA FRANCE DIT QUOI ?". Koulibaly a répondu, et je le mets au défi d'intervenir. Dans tous les cas, il lit tout ce que nous sommes en train de dire. Donc KOULIBALY avait repondu à GBAGBO : " LA FRANCE EST PARTANTE...". Sans détour, le Chef lui a lancé : " KOULIBALY, C'EST UN PIEGE...". A-t-il menti ?

Et au lieu de se repentir de tout le mal qu'il a fait à l'homme qui l'a pourtant tout le temps couvert, il se repand en invectives, en insanités contre lui, au moment même ou il devait se souvenir. Laisser tomber toutes les rangaines et leur voler au secours. Mais que non. C'est cet instant qu'il a choisi pour croire que le jour de son jour est arrivé.

Partout, il proclame et fait proclamer que pour Gbagbo et sa femme, et son FPI, c'est fini. Et avec cela, que veux-tu qu'on fasse avec toi. La politique, c'est l'art de l'humanisme. Mais si un individu de la trempe de KOULIBALY MAMADOU qui n'est habité par le moindre sentiment, quelqu'un ose se mettre dans son parti, c'est au risque et péril de la personne. Ce ne sont pas des anecdotes qu'on raconte. C'est l'histoire récente de la C.I. En Afrique, quel que soit le dégré de gravité du conflit qui t'oppose à quelqu'un, une soeur, un frère, un ami, un camarade, une connaissance, dès que tu as connaissance qu'il traverse une difficulté particulière, tu mets cela à profit pour faire table rase sur votre malentendu. Mais KOULIBALY, c'est tout le contraire. Et la question que tout ivoirien raisonné se pose est la suivante : " Qu'ont bien pu faire comme mal à Mamadou KOULIBALY, Gbagbo et sa femme...? Franchement, tant que Mamadou KOULIBALY n'aura pas donné de réponses satiisfaisantes à ces interrogations que ses détracteurs comme ceux qu'il en droit de séduire, se posent dorénavant, rien lui réussira, en tout cas en politique et en C.I

10.Posté par De kartarin le 16/01/2013 19:05 | Alerter
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TCHEDJOUGOU OUATTARA intrépide guerrier,reçois toute ma considération.A toi mon cher Hermann N'DA,mon respect et mon encouragement.A toutes et à tous les résistants je dédie une pensée profonde de GRANDE SANTE.

11.Posté par De kartarin le 16/01/2013 21:18 | Alerter
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Il suffit de regarder ce qui se passe en Cote d'Ivoire pour croire en M TCHEDJOUGOU.Après la sanglante crise post-électorale du 28 Novembre 2010,le général Chef d'Etat Major Mangou JUDA1,(étoillé)par GBAGBO,est nommé ambassadeur au Gabon.UN autre collabo de la gendarmerie nationale(18000 hommes),le Commandant Kassaraté JuDA2 est envoyé au Sénégal comme ambassadeur lui aussi.Pendant ce temps tous les ivoiriens dignes qui ont choisi l'indépendance totale et la souveraineté du pays,sont injustement assassinés ou arbitrairement emprisonnés.Mais bizarement le professeur Mamadou Koulibaly,le deuxième personnage du regime GBAGBO n'est pas inquiété.IL organise meme des rassemblements publiques.

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