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Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca): La face cachée d’une évasion meurtrière

le Samedi 17 Août 2013 à 01:11 | Lu 1078 fois



Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca): La face cachée d’une évasion meurtrière
Qu’est-ce qui s’est réellement passé le 23 juillet dernier à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) ? Pourquoi y a-t-il eu des coups de feu ? Combien de prisonniers ont perdu la vie lors de cette tentative d’évasion ? Notre enquête pour tout comprendre.

Après la tentative d’évasion du mardi 23 juillet 2013 à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), les langues commencent à se délier. Si les autorités ivoirienne persistent dans leur chiffre de «3 détenus tués dans un mouvement de foule» lors du déclenchement de la mutinerie, des détenus et des gardes pénitentiaires rencontrés, samedi dernier, soutiennent avec force que ce sont 57 corps de prisonniers qui ont été amassés à la morgue du bagne. «Ce mardi était jour de visites aux détenus et tout s’était bien passé jusqu’à 16h. Le détenu Coulibaly Yacouba dit Yacou le Chinois, chef du bâtiment C (réservé aux grands criminels) et cerveau du réseau des trafiquants à la Maca avait été dépossédé de ses portables et des paquets de drogue au cours d’une fouille.

Mieux, initiateur de la récente évasion d’un détenu, un certain Alexis condamné à 20 ans de prison ferme et incarcéré au bâtiment C, Yacou le Chinois a été informé par ses lieutenants, qu’il allait être convoyé le lendemain à la prison de Dimbokro dont les conditions de détention sont plus dures. Mais avant, les gardes ont décidé de le mettre au Blindé, une cellule d’isolement. C’était un moyen de se débarrasser de quelqu’un qui n’hésitait pas à dire en public, qu’il a tout le monde dans sa poche, y compris le directeur de la Maca et des magistrats. Donc le mettre au Blindé, devant les détenus sur lesquels il règne, était une grande humiliation pour lui.

C’est pourquoi, devant ladite cellule qu’il a refusée d’intégrer, Yacou le Chinois a lancé le cri de guerre : Les gars, c’est gâté ! Les détenus fidèles à ce récidiviste notoire se sont mis à frapper les gardes pénitentiaires avec des cailloux et des gourdins. L’un des agents, blessé grièvement au visage et au bas-ventre, a été sauvé in-extremis par un détenu surnommé Corbeau qui l’a soustrait de ses agresseurs. C’est de là que tout est parti», a indiqué un garde.

57 prisonniers tués lors de la mutinerie

Un autre a relevé que les détenus politiques n’ont pas été séquestrés. «Comme d’habitude, les détenus politiques se sont barricadés dans leurs cellules et ont fermé le bâtiment des assimilés où sont les cadres pro-Gbagbo, dès l’alerte. Car, d’autres détenus viennent les agresser. Lorsque les prisonniers ont envahi la grande cour et saccagé les grilles, les gendarmes postés aux miradors, des postes de surveillance au dessus de la prison, ont fait des tirs de dissuasion qui a paniqué les détenus.

Ce sont plutôt les éléments des Frci qui ont intégré récemment le corps des gardes pénitentiaires qui ont abattu des détenus avec des kalachnikov arrachés aux agents venus du parquet du Plateau dans le fourgon cellulaire d’environ 100 prisonniers. Ils tiraient sans distinction sur les détenus pour les contraindre à battre en retraite et à réintégrer les cellules. C’était un carnage. Ces éléments auraient pu éviter cela car, les détenus en face n’avaient pas d’armes à feu et n’ont pas tenté de forcer le portail pour s’évader », ont révélé des agents, pris de remords. Après les événements, selon les témoignages, les patrons de la prison et des autorités judiciaires ont rapidement dissimulé les corps ramassés par des détenus et présenté officiellement 3 morts.

Le directeur de la Maca débarqué

Yacou le Chinois n’est nullement inquiété par les autorités et vit comme un pacha à Maca après ces événements. C’est plutôt le régisseur Bandama Yobouët, directeur de l’établissement pénitentiaire, qui prend les pots cassés. En effet, pour n’avoir pas été rigoureux et ferme dans la gestion du pénitencier, à en croire des sources, le patron de la Maca est révoqué, le 6 août, de ses fonctions et remplacé par le régisseur Koné Hincléban, précédemment directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Dimbokro.

Il a pris fonction, le lundi 12 août dernier, à la grande prison d’Abidjan. «Les hommes du nouveau régime ne veulent pas se détourner de leur politique de rattrapage ethnique. C’est pourquoi, ils ont nommé un régisseur de leur région et de leur bord politique pour museler les prisonniers politiques et gérer la Maca d’une main de fer. Malheureusement, le régisseur Koné Hincléban qui traîne des casseroles sales depuis son passage en tant que régisseur-adjoint à la Maca - il a même fait la prison ici pour avoir permis l’évasion d’un Blanc - n’a pas une bonne réputation dans le milieu carcéral. Le régisseur Amonkou Monssan, actuel directeur de la maison d’arrêt de Bouaké, qui a une solide expérience pour avoir été un bon sous-directeur à la Maca puis directeur de la prison d’Adzopé, a le meilleur profil de gestionnaire de prison. Seulement, ses origines akyé le desservent. Les autorités le suspectent d’être un pro-Gbagbo », ont soutenu des gardes. Qui ont révélé qu’à la Maca, un détenu meurt chaque jour pour cause de Béribéri (une maladie liée à la malnutrition).

Affrontement entre Frci et gardes pénitentiaires

A l’atmosphère lourde qui prévaut, est venu s’ajouter un affrontement entre les éléments des Frci et des gardes pénitentiaires nouvellement intégrés qui a failli mettre le feu aux poudres, samedi dernier, devant l’entrée de la Maca. A l’origine, une note de service signée de l’ex-directeur de la Maca, Bandama Yobouët, autorisant les Frci à procéder au contrôle des visiteurs et à assurer la sécurité devant la prison. Cette mesure devrait prendre fin jeudi mais elle n’a pas été suivie d’une note de service. Pour les jeunes gardes, tant que les Frci seront postés à l’entrée, il n’y aura pas de visites aux détenus.

Cette situation conflictuelle a conduit les deux parties à ameuter leurs troupes qui ont positionné leurs armes de guerre. Des échauffourées et des cliquetis d’armes ont suivi. Les nombreux visiteurs ont été sommés de quitter la zone, en courant dans tous les sens. Les habitants de la cité des agents se sont e chez euxfermés par mesure de sécurité. En fin de compte, il n’y a pas eu d’échanges de coups de feu. Il a été arrêté de commun accord que les éléments des Frci ne devraient plus se faire voir devant la prison et dans la caserne des gardes pénitentiaires. La mesure devrait prendre effet, lundi dernier. Les Frci sont accusés de racketter les visiteurs des détenus et les automobilistes.


Une enquête réalisée par Didier Kéi
Notrevoie

Samedi 17 Août 2013
Vu (s) 1078 fois



1.Posté par moussa diakite le 17/08/2013 11:31 (depuis mobile) | Alerter
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le corps de gardes penitenciaires semble souffrir d''un manque d''organisation, d''un manque de maitrise deontologique, du a un profil aproximatif a une formation au rabais, et un recrutement arcaillique a l''amiable, doubles d''une corruption cronique.

2.Posté par WALACE le 17/08/2013 13:59 | Alerter
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c'est grave cela
j'ai bien dit que les journaux bleus du FPI favorable à SATAN GBAGBO et ses sbires ayant perdu leur crédibilité avec des vraies informations ce sont transformés en journaux de fait divers pour être mieux vendu , en voilà un exemple palpable
au lieu d'informer les ivoiriens sur la situation économique de leur pays , la vie que mène les ivoiriens au quotidien ,y'a t-il eu un progrès ou pas , avec des articles bien définis , non pour eux chaque fois c'est fait divers , et avec cela ils se disent les vrais intellectuels de la côte d'ivoire , ces animaux du FPI font honte à la côte d'ivoire en matière de presse écrite

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