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MACA : Dans l'univers des prisonniers pro-Gbagbo

le Vendredi 6 Septembre 2013 à 08:55 | Lu 732 fois

Ils sont encore nombreux, les prisonniers pro-Gbagbo détenus à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan ( MACA), cela deux années après la crise post-électorale.



MACA : Dans l'univers des prisonniers pro-Gbagbo
A la faveur d'une visite, ponctuée de remise de dons effectuée le mardi 3 septembre 2013, par la Coalition des indignés de Côte d'Ivoire (CICI) aux prisonniers, nous avons pu échanger avec certains de ces détenus. Ils sont repartis en quatre groupes. Des leaders de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (FESCI), du Congrès panafricain pour la justice et l'égalité des peuples (COJEP), des éléments de groupes d'autodéfense communément appelés miliciens, et des pro-Gbagbo qui n'appartiennent à aucun des groupes. Tous croupissent dans des cellules au bâtiment C.

Nous avons pu reconnaître Youan Bi Angenor, le n°2 du COJEP et Martial Yavo, l'intérimaire de Charles Blé Goudé. Ils se portent plutôt bien et étaient visiblement heureux de recevoir la visite des Ivoiriens membres de cette organisation de la société civile. Ils étaient surtout heureux de savoir que des Ivoiriens se préoccupent de leur situation de prisonniers. Il y avait aussi Willy Brice Zahé, secrétaire général de la FESCI, qui a partagé cette joie. Il a confié qu'il est avec d'autres secrétaires généraux des sections d'Abidjan et des villes de l'intérieur du pays.

Notamment Zigui Marc Aubin, secrétaire général adjoint de Williamsville, Beugré Privat dit Débordo, ex-secrétaire adjoint de la cité Kalilou de Daloa, Gnadé Constant, ex-coordonnateur du Moyen Cavally, Seyo Eric Anselme, membre actif de la section de Cocody Mermoz, Abbe N'cho Monnet, ex-membre du bureau exécutif national de la FESCI et bien d'autres .

En plus des membres de cette organisation estudiantine, très active sous l'ancien régime, il y avait Yakalé Eric. Cet autre prisonnier a expliqué qu'il fait parti de ceux qui sont qualifiés de '' miliciens pro-Gbagbo''. Selon lui, il s'était réfugié au Libéria pendant la crise avec plusieurs jeunes, avant qu'il soit mis aux arrêts dans l'ouest du pays, deux mois après l'arrestation de l'ex-président ivoirien en détention à la Haye. « Nous étions 41 dont 7 femmes. On nous a appris que nous sommes poursuivis pour les mêmes délits que Gbagbo, crimes économiques et génocide à l'Ouest », a-t-il expliqué.

Un autre prisonnier, l'air beaucoup plus préoccupé, a révélé que seulement 7 sur les 41personnes arrêtées à l'Ouest, sont actuellement détenus à la MACA. Les autres 34 ont été déployés, selon lui, dans les prisons de l'intérieur du pays, dont 9 à la prison de Bouna, 10 à Katiola, et 15 a Boundiali. « Moi, je suis ici dans cette prison suite à une dénonciation calomnieuse et mon frère est là parce qu'il a arboré le tee-shirt d'un candidat », ont dénoncé deux autres anonymes. Dans l'ensemble, tous sont visiblement bien portants et disent avoir le moral.

Tout semble indiquer que les conditions de détention n'ont pas affecté ces détenus pro-Gbagbo, qui arboraient le sourire durant les échanges que nous avons eus. Concernant la liberté provisoire accordé à certains de leurs camarades,voici ce qu'ils en pensent : « C'est un sentiment de joie, de savoir que ceux qui étaient avec nous, ont recouvré la liberté.

C'est aussi un signal fort pour tous les prisonniers de la crise post-électorale », ont-ils reconnu. Ils ont ajouté que cette libération provisoire signifie que ''des gens ne sont pas restés au dehors pour rien. Car leurs actions sont en train de payer. Nous espérons également recouvrer la liberté''. Cette privation de liberté, notons-le, plonge les familles de ces détenus dans les situations difficiles, vu que nombre d'entre eux sont des pères de famille. Ils ne peuvent plus scolariser leurs enfants faute de moyens. Pis, des parents trouvés à côté des parloirs, ont confié qu'ils se saignent pour avoir de quoi à manger pour leurs enfants.

Aussi ont-ils interpellé la classe politique à mettre fin à leur souffrance en allant à la réconciliation. La coalition des indignés, qui n'est pas restée indifférente à la souffrance de ces Ivoiriens, a appelé le président de la République, Alassane Ouattara, à accorder une amnistie à toutes ces personnes qui souffrent, afin qu'elles retrouvent leurs familles respectives, reprennent leurs activités et s'occuper de leurs enfants. «On ne peut pas faire la réconciliation, penser développement et chercher en même temps à se venger. Que les leaders politiques acceptent de se pardonner au nom de la réconciliation », a-t-il exhorté.



Marcelle AKA
Source : L'Inter

Vendredi 6 Septembre 2013
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