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Les soutiens à Gbagbo se multiplient : Angola, Libye, Ghana, Bénin, Guinée équatoriale, Cap Vert, Afrique du Sud, Gambie … La révolte gagne toute l’Afrique !

L'Afrique en mouvement - Afrik53 - News le Dimanche 23 Janvier 2011 à 09:26 | Lu 646 fois



Les soutiens à Gbagbo se multiplient : Angola, Libye, Ghana, Bénin, Guinée équatoriale, Cap Vert, Afrique du Sud, Gambie … La révolte gagne toute l’Afrique !
M. Teodoro Obiang Nguema, le président de la Guinée équatoriale, vient de dire son soutien ferme et sans faille au président de la République d’Angola, Eduardo Dos Santos, dans la position que ce dernier a affichée en soutenant le respect des institutions républicaines en Côte d’Ivoire. Avant-hier jeudi, c’est par la bouche même de M. Eustaquio Nseng Esono, vice-ministre équato-guinéen des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, reçu en audience au palais présidentiel angolais, que le chef de l’Etat angolais a entendu ce soutien ferme de son homologue équato-guinéen.

D’ailleurs, selon les informations dont nous disposons, au sortir de l’audience que lui a accordée Eduardo Dos Santos, M. Eustaquio Nseng Esono, précédemment ambassadeur de son pays en Angola, a déclaré à la presse : « La Guinée équatoriale appuie la position de l’Angola. La Guinée équatoriale est totalement d’accord avec la position de l’Angola pour le respect de la souveraineté de la Côte d’Ivoire ». Selon l’émissaire équato-guinéen, le président Obiang Nguema soutient que « la crise ivoirienne doit être réglée par le dialogue en vue de trouver une solution qui respecte les droits internes du peuple ivoirien ».

Mais, mieux, parlant de la volonté de quelques chefs d’Etat fous de la Cedeao menaçant de venir faire la guerre au paisible et hospitalier peuple ivoirien, le président de la Guinée équatoriale estime plutôt que « la communauté internationale doit aider la Côte d’Ivoire à trouver une solution politique et pacifique qui favorise toutes les parties ». Enfin, sûrement personne n’en ignore, le président Obiang Nguema, selon son ministre, va plus loin : « Il est temps que les pays africains ne permettent plus les ingérences des pays occidentaux dans leurs affaires internes ! », a déclaré Eustaquio Nseng Esono.

L’Afrique bouge !

Toujours ce même jeudi, M. Pedro Pirès, président de la République du Cap Vert, a également dépêché, chez Eduardo Dos Santos, son ambassadeur en Angola, Sem Domingos Mascarenhas, pour dire, dans les mêmes termes, son soutien ferme « à la sage position défendue par le président angolais dans la crise post électorale en Côte d’Ivoire ».

L’ambassadeur cap-verdien, à sa sortie d’audience avec le président angolais, a déclaré à la presse que, selon son président, « la position qu’a prise l’Angola dans la crise ivoirienne et qu’elle assume est sage parce qu’elle vient d’une personnalité qui a de l’expérience et qui connaît les conséquences néfastes de la guerre ».

Selon le diplomate cap-verdien, son président affirme que « de tous ceux qui sont intervenus jusque-là pour résoudre la crise post électorale en Côte d’Ivoire, la position de l’Angola est la plus claire » et que le Cap Vert milite fermement pour une « solution pacifique au problème ivoirien ». Enfin, tout comme la Guinée équatoriale, le Cap Vert est ferme : « Les Africains doivent cesser d’importer des solutions miracles pour régler leurs problèmes ! ».

Lors de la cérémonie de présentation des vœux du nouvel an des corps constitués, le jeudi 13 janvier 2011, le président angolais avait déclaré, devant tous les diplomates accrédités en Angola, qu’en Côte d’Ivoire, « les faits nous disent concrètement ce qui suit : le Président de la Commission électorale a diffusé les résultats du deuxième tour de l´élection présidentielle quand il n´était plus compétent. Le délai prévu par la loi pour le faire était déjà dépassé et le dossier avait été transmis, pour le traitement nécessaire, au Conseil constitutionnel.

Le représentant des Nations unies en Côte d´Ivoire, dans une attitude précipitée, a certifié et annoncé ces résultats, alors que la résolution ad hoc des Nations unies dit que la certification doit s´appliquer aux résultats électoraux validés par le Conseil constitutionnel, lequel ne s´était pas encore prononcé. Cette déclaration du représentant des Nations unies a induit en erreur toute la communauté internationale, car le Conseil constitutionnel n´a pas validé les résultats provisoires diffusés par le président de la Commission électorale, ayant accepté les réclamations et plaintes d´irrégularités et fraudes graves qui mettaient en cause lesdits résultats.

Le Conseil constitutionnel est, en vérité, le seul organe compétent légal pour valider et publier les résultats finaux des élections. Aux termes de la loi, le Conseil constitutionnel devrait recommander la réalisation de nouvelles élections dans un délai de 45 jours, mais il n´a pas agi ainsi et a proclamé les résultats donnant la victoire à l´autre candidat ».

Face à tous ces actes inaltérables, le président Eduardo Dos Santos a conclu : « Compte tenu de ces faits, il est difficile à l´Angola d´accepter qu´il y ait un président élu en Côte d´Ivoire. Nous considérons, néanmoins, qu´il y a un président constitutionnel, qui est l´actuel président de la République; lequel doit être maintenu jusqu´à la tenue de nouvelles élections, comme l´établit la loi électorale de ce pays ! ».

Depuis cette courageuse prise de position, les énergies sont libérées à travers tout le continent. La révolte contre les manigances de l’Occident s’étend. Dans un discours musclé à l’ouverture de la Conférence des Emigrés africains eu Europe, le 17 janvier 2011, à Tripoli, le Guide de la Révolution libyenne, Muammar El Kadhafi, a élevé le ton contre l’Occident : « Des gens de plusieurs nations, d’un ou de deux continents, veulent s’accaparer l’Afrique…. Derrière tout cela, il y a le colonialisme occidental. Ils ont des velléités pour le continent et veulent liquider les dirigeants de la libération pour permettre aux suppôts du colonialisme de gouverner l’Afrique, afin qu’ils donnent l’Afrique sur un plateau d’or au colonialisme. Ils veulent que l’Afrique soit une arrière cour de l’Europe et une mine pour les usines de l’Europe et de l’Amérique.

L’Europe et l’Amérique se comportent en Afrique comme dans leurs propriétés, comme s’ils sont les tuteurs de l’Afrique. Qui leur a conféré ce droit ? Nous sommes un continent et des hommes comme eux. C’est une chose provocante qui nous pousse à la colère, à la haine et à la révolte. De quel droit s’ingèrent-ils dans nos affaires intérieures ? ».

Puis, après ce coup de colère, Kadhafi conclut encore plus ferme : « S’ils veulent que les pays africains d’aujourd’hui soient traités comme des esclaves, cela veut dire que nous sommes encore à l’époque de l’esclavagisme et de la traite négrière. Nous refusons cela ! ».

Dans la même veine, le très discret président béninois, Yayi Boni, émissaire de la Cedeao dans la crise ivoirienne, a déclaré, depuis l’aéroport de Luanda, après une rencontre avec Eduardo Dos Santos, le 18 janvier 2011, que « Gbagbo a raison ! ».

Les vérités de Jacob Zuma

Hier, lors d’une conférence de presse, le président sud-africain, Jacob Zuma, a mis le pied dans le plat en faveur de Laurent Gbagbo : "Nous devons faire quelque chose d`autre que de demander à l`un des deux chefs de partir. Les deux candidats ont lancé de sérieuses accusations concernant des irrégularités de vote au cours de la présidentielle du 28
novembre dernier. Nous devons trouver un moyen de vérifier les faits et, en fonction des résultats, de pouvoir avancer’’. Et au président Zuma de proposer ce que les détracteurs de Laurent Gbagbo refusent d’accepter : « Le prochain sommet de l`Union africaine qui s`ouvre le 30 janvier à Addis-Abeba doit étudier la question ! ».

Toujours hier, de par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Dr. Mamadou Tangara, dépêché auprès du président Gbagbo à Abidjan, le président Yaya Jammeh a fait dire au monde entier que « la Gambie s’oppose à tout autre moyen que le dialogue ! ». Enfin, ceci expliquant sûrement cela, le Premier ministre kenyan Raïla Odinga, ex-émissaire de l’Ua, parti d’Abidjan mercredi dernier pour une campagne africaine pour la guerre contre Gbagbo, s’est dégonflé en Angola. Reçu en audience le 20 janvier par Eduardo Dos Santos, Raïla Odinga a confessé devant la presse : « Ce n’est pas la peine que les pays occidentaux s’ingèrent dans la crise ivoirienne.

La Cedeao et l’Union africaine peuvent gérer le problème. Ces deux organisations sont capables de trouver une solution pacifique pour le pays. Il y a toujours une possibilité de trouver une solution pacifique si les deux parties s’engagent à créer une ambiance de dialogue ». Plus grave, Raïla Odinga dit avoir aimé la détermination avec laquelle le président Dos Santos s’est investi dans la crise ivoirienne : « C’est sûrement l’expérience angolaise dans la résolution des conflits parce qu’ayant vécu une longue guerre civile qui explique la position affichée par l’Angola », a-t-il dit.
C’est très clair : le président ivoirien, Laurent Gbagbo, n’a jamais été autant soutenu. L’Afrique entière se révolte contre les néocolons.


César Etou (cesaretou2002@yahoo.fr)

Afrik53 - News
Dimanche 23 Janvier 2011
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