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Les Ivoiriens parlent d'élections transparentes , de paix , Alassane prépare la guerre civile

L'Afrique en mouvement - Isaac Pierre Bangoret le Mardi 30 Décembre 2014 à 00:36 | Lu 858 fois



ALASSANE PRÉPARE LA GUERRE CIVILE Une guerre civile n’est ni une révolte ni une insurrection. Si une insurrection est un soulèvement armé contre le pouvoir en place, une révolte est, quant à elle, le refus de se soumettre aux décisions jugées illégales d’une autorité. Au Burkina Faso, la Communauté internationale a assisté, contre son gré, à la chute de Compaoré, qui bénéficie, jusqu’à ce jour, de sa protection, malgré tous les crimes dont il est accusé. Pour se débarrasser du président Laurent Gbagbo et des démocrates ivoiriens jugés gênants par la France, Alassane, Chirac puis Sarkosy ont choisi la voie de l’insurrection.

Ces deux faits démontrent que la révolte et l’insurrection peuvent revêtir un caractère « légitime », et être perçus comme des « conflits purement intérieurs ». Le maintien de la candidature de Ouattara aux élections de 2015 est indubitablement la préparation d’un autre coup d’État constitutionnel, si nous prêtons attention aux arguments développés par les personnalités suivantes ; le juriste ivoirien Faustin Kouamé proche de Bédié, Christian Vabé (président du Rpci-Ac) Docteur Boga Sako Gervais de la LIDHO. L’obstination de Ouattara pourrait, en effet, sur le plan politique, susciter soit une révolte soit une insurrection qui bénéficieraient d’une certaine légitimité constitutionnelle.

Pour contrer toute révolte du peuple ivoirien ou toute insurrection, Ouattara semble créer les conditions d’une guerre civile, afin de bénéficier, à nouveau, d’un soutien militaire international. Il suffit, pour lui, d’étendre les hostilités à des groupes ethniques, à des communautés religieuses etc...Jusqu’au début du XX e siècle, toute guerre civile était, en effet, considérée une affaire strictement intérieure. Après les Conventions de Genève de 1949, les Institutions internationales se sont dotées d’outils juridiques internationaux applicables aux guerres civiles. Les partisans de Ouattara, durant leur insurrection contre Laurent Gbagbo en 2002 puis en 2010, s’étaient assignés comme objectif principal la transformation des hostilités en guerre civile, afin de bénéficier de l’aide militaire française.

La presse internationale acquise à la cause de Ouattara étaient chargée de faire croire à l’opinion publique internationale que le contentieux électoral n’était qu’une guerre civile. Une fois à la tête de notre pays, Ouattara, avec l’aide de la CPI, de la justice ivoirienne, des casques bleus, du gouvernement secret Français en Côte d’Ivoire, introduit, cette fois-ci, dans notre pays les véritables ingrédients d’une guerre civile, dans le simple but de contourner notre Constitution, à l’orée des présidentielles de 2015. Le premier ingrédient est la doctrine politique du rattrapage ethnique qui sépare, à dessein, les Ivoiriens en deux groupes ; d’un côté, les fils du Nord et les étrangers, et de l’autre côté les autres Ivoiriens.

Les membres du clan Ouattara sont tous promus aux postes de responsabilité de l’État, les autres sont soit invités à se taire, à subir le régime oppressif d’Abidjan soit jetés en prison ou condamnés au chômage s’ils dénoncent l’injustice sociale. Le second ingrédient est le procès des pro-Gbagbo, au nombre de 83, face à une Cour d’assises, pour atteinte à la sûreté de l’État. Des questions fondamentales méritent d’être posées, dans le cadre de ce procès. Quelle est, en effet, la Loi Fondamentale qui régit cette Cour d’assises puisque Ouattara a affirmé à Korhogo tenir sa légitimité de la Communauté internationale, et non de la Constitution ivoirienne?

Si Ouattara tient sa légitimité de la Communauté internationale, les partisans de Gbagbo aux assises devraient être poursuivis pour avoir été rebelles aux injonctions de la Communauté internationale, et non aux lois ivoiriennes qui leur concédaient jusqu’à la fin du conflit, propre au contentieux électoral, le monopole de la violence physique légitime (le droit concédé à tout État d’user de la force pour maintenir l’ordre public). Tout président le demeure jusqu’à l’installation légale du nouvel élu. Cette loi serait-elle
rétroactive pour permettre à Ouattara de juger devant une Cour d’assises des personnalités politiques qui avaient, selon notre Constitution, le monopole de la violence physique légitime jusqu’à la résolution du contentieux électoral ?

Inciter les Ivoiriens à une révolte ou à une insurrection, bien avant les présidentielles de 2015, reste, en résumé, pour un Ouattara inéligible, l’unique issue pour demeurer au pouvoir. Il est malheureux de constater que la CPI de Fatou Bensouda s’inscrit dans ce projet machiavélique pour avoir choisi, après de nombreux reports, de commencer, pratiquement, le procès du président Gbagbo, de son ministre Blé Goudé, à la même période que celle des 83 pro-Gbagbo convoqués devant une Cour d’assises. Il s’agit de la période, qui précède, tout juste, les élections de 2015. Une telle stratégie politique vise à étouffer les questions fondamentales liées à des élections transparentes auxquelles Ouattara ne peut, évidemment, participer.

Plus nous nous approchons de cette date fatidique, plus Ouattara, « Chef d’État major des armées », « sème » la zizanie au sein de son armée, en les divisant, progressivement, en deux groupes qui se regardent en chiens de faïence. L’armée des fils du Nord finiront par subir le même sort que les FDS parce que Ouattara peut maintenant compter sur les casques bleus, l’armée française et celle de Compaoré, qui n’attendait, selon l’ambassadeur de ce dernier, que les ordres du président burkinabé déchu pour abandonner le mont Peko. Les accusations d’Amadé Ouérémi à l’encontre des officiers FRCI dans les massacres de Duékoué s’inscrit dans cette logique.

Le responsable actuel de la zone de Tabou, lieutenant Coulibaly, l’aurait, selon ses dires, sollicité, et lui aurait livré des armes, sur instruction du commandant Losséni Fofana, pour massacrer des Ivoiriens. Ouattara, contrairement à Gbagbo, serait loin d’être le co-auteur des décisions de ses officiers qui jouiraient d’une « autonomie totale ». N’ayant plus besoin des jeunes ivoiriens FRCI du Nord, Ouattara est, en fait, prêt à se débarrasser d’eux pour conquérir, de force, le pouvoir d’État après la pacification de notre pays. Il se débarrasserait aussi de ses partisans du PDCI-RDA, conformément aux principes de la Realpolitik, afin que sa vengeance et sa conquête de notre pays soient totales: Oka Sylvain et Arthur Aloco, des proches de Banny poursuivis pour détournement de deniers publics, tandis que les membres de son clan sont acquittés pour les mêmes fautes Le dernier fait insolite qui semble fortuit est l’assassinat par un magistrat de la République et non par un citoyen ordinaire du jeune Malick Fall (paix à son âme, courage à sa fillette et à sa mère).

Ce geste horrible posé par une autorité judiciaire de notre pays démontre, d’un point de vue psychologique, que la justice ivoirienne ne croit plus à la force de la Loi mais à celle des armes. Son acte trahit l’état d’âme des magistrats de notre pays. Conscients de leurs sentences partisanes qui peuvent, à tout moment, susciter des insurrections ou une révolte du peuple, les magistrats, sous Ouattara, auraient-ils choisi de se doter d’armes à feu pour assurer leur propre sécurité ? Il serait même légitime de se demander si les magistrats n’auraient pas, sous leur robe, des armes à feu, lors des procès ? Mettre en évidence sa relation parentale avec Ouattara signifierait pour ce magistrat que toute appartenance à ce clan vous met au-dessus du droit ivoirien.

Que nos magistrats s’inspirent du sort, qui est réservé, aujourd’hui, par le peuple burkinabé à leurs collègues, qui ont agi pendant 27 ans au nom de Compaoré, pour ne dire que le droit car toute chose a une fin. L’assassinat de l’archiduc François Ferdinand a suffit à déclencher la première guerre mondiale ; une étincelle a suffit à embraser le monde.

Des gestes malheureux, semblables à celui du magistrat ivoirien, peuvent aussi embraser notre pays. Le rattrapage ethnique est synonyme d’impunité, de haine, de marginalisation. Cependant, la maturité des Ivoiriens permettra d’éviter la guerre civile, puisque la doctrine ségrégationniste de Ouattara n’est qu’un prétexte pour nous priver de nos richesses et affamer nos populations.

Isaac Pierre BANGORET (Écrivain)


Isaac Pierre Bangoret
Mardi 30 Décembre 2014
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