‘’Si on tient à la souveraineté, il faut abandonner les mamelles de la France et de l’Union Européenne. Il faut se détacher’’, a indiqué M. Sy, à l’occasion du symposium-dialogue régional sur le commerce, l’intégration et le développement.
La rencontre porte sur le thème : ‘’faire du commerce un instrument pour le renforcement de l’intégration et du développement durable en Afrique : lancement du centre africain pour le commerce, l’intégration et le développement ‘’.
Il a ajouté que la question de ‘’l’autonomie d'un pays c’est de pouvoir définir ses propres politiques structurelles, après avoir relevé que ''la monnaie que nous utilisons même ne reflète pas notre économie’’.
Chérif Salif Sy animait un panel sur : ‘’L’Afrique et la diversification des partenaires économiques : aspects politiques et stratégies de l’ouverture auSsud’’.
Selon lui, ‘’il est important qu’on arrête le processus dans lequel le continent est engagé depuis longtemps, c’est à dire un continent déterminé depuis cinq siècles par l’extérieur. C’est une situation unique dans les pays de la planète’’.
Il a ajouté : ‘’L’Afrique doit apprendre à prendre ses décisions elle-même, faire ses orientations, financer ses opérations et ses institutions. C’est important et ça crédibilise le continent et les acteurs, s’il faut aller à la conquête du monde que ce soit en termes de commerce international ou d’investissement’’, a-t-il souligné.
''Il y a pas de relation sans intérêt dans la coopération entre Etats. Maintenant, si vous êtes des Africains rebelles, le temps viendra où ça marchera. Formulez votre alternative, formulez la forme de coopération que souhaitez ce n’est qu’en ce moment-là qu’on s’en sortira'', a-t-il dit.
Parlant des goulots d’étranglement, il a souligné qu'après la période coloniale, c’est les problèmes d’ajustement structurel, ajoutant que ‘’tout le monde a vu que c’est un échec’’.
Selon lui, ‘’en Ethiopie, il n’existe aucune banque étrangère, aucune compagnie d’assurance étrangère, le pays le plus pauvre d’Afrique compte sur sa propre monnaie, sa propre ressource, sur la qualité de ses hommes et de son économie’’.
Pour lui, le problème de développement de l’Afrique ''n’est pas entièrement lié aux conflits qui existent sur le continent, il y a des pays en conflit qui ont de meilleurs résultats économiques que l’Afrique''.
''Le problème n’est pas seulement un problème de conflit c’est plutôt une question de formation, de qualification, de productivité, de compétitivité, de capacité d’épargne’’, a-t-il soutenu.
Il a fait savoir que ‘’le taux d’investissement est extrêmement important en matière de commerce international'', non sans préciser que ''l’industrialisation est la clé qui nous permet de mettre des biens et services avec de la valeur ajoutée achetables dans des meilleures conditions’’.








