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Le parti de Gbagbo un adversaire politique à abattre

L'Afrique en mouvement - Isaac Pierre Bangoret le Mardi 14 Octobre 2014 à 00:00 | Lu 551 fois



Le parti de Gbagbo un adversaire politique à abattre
« Asseyons-nous et discutons » est la maxime du président Gbagbo qui résume assez bien sa philosophie politique inspirée de la pure tradition socialiste. S’asseoir et discuter, c’est appeler son vis-à-vis par son nom, c’est abattre le mur des privilèges qui peut être un frein au dialogue politique. Il n’y a pas d’un côté le sachant (le savant), le savoir qu’incarnerait la classe dirigeante et de l’autre côté le non-sachant que représenterait la base (les militants).

Il n’y a pas l’écrivain au-dessus du lecteur, le professeur, qui dispense des cours magistraux à l’étudiant (au militant), le ministre auquel obéit aveuglément l’agent, le président, qui trône au-dessus de citoyens médusés, craintifs, parce qu’il a, sur eux, le droit de vie et de mort. Il peut les affamer ou leur concéder le pain quotidien, faire d’eux des prisonniers privés de leurs droits élémentaires, et rester insensible à leur grève de la faim, leur cri de misère dont l’objectif est la simple quête d’un jugement, après de nombreuses années passées derrière les barreaux. Les socialistes s’appellent, à juste titre, camarades et non monsieur, madame ou mademoiselle.

Le président Gbagbo, personne ne peut le nier, a été toujours un camarade jovial, humble, accessible à tous. Sa maxime, en introduisant une civilité plus égalitaire, va au-delà des limites du dialogue politique car le dialogue, philosophie politique prônée par Houphouët Boigny pourrait, par exemple, s’instaurer, entre les instances dirigeantes du parti de Bédié, enfermées dans leur tour d’ivoire, et des militants « anonymes » invités à observer simplement la discipline du parti, à se soumettre aveuglément à leurs injonctions.

Alassane Ouattara, père de la philosophie politique qui prône le rattrapage ethnique (synonyme, en politique, d’épuration ethnique), juge, personnellement consensuelle, une Cei où les représentants des différents partis politiques sont peu représentés. Il prétend avoir instauré ainsi le dialogue avec l’opposition ivoirienne, mais se contente de les menacer de faire organiser les élections par le ministère de l’intérieur puisque des opposants comme ChristianVabé président du RPCI -AC et le docteur Boga Sako Gervais demandent, officiellement et légitimement, la dissolution de cet organe.

Le dialogue atteint ici ses limites puisqu’il est devenu, dans un tel contexte politique, un vain mot. La philosophie politique du président Gbagbo ne se contente pas d’inculquer à tous les militants, sans exception, un savoir, un savoir-faire et un savoir-être, elle contribue à consolider les bases d’une organisation, d’un système politique où les membres vont, unis, comme un seul corps, à la conquête du pouvoir politique, du pouvoir d’État, puisque toutes les contradictions internes deviennent, dans le cadre de débats francs, et ouverts à tous, source d’enrichissement, de maturité politique.

Elle est aussi un remède à la bourgeoisie d’État, ce mal qui ronge nos frères du PDCI-RDA que nous voulons plus démocratiques, afin que la politique en Côte d’Ivoire soit perçue comme une compétition saine, fraternelle où le meilleur gagne. La maxime « Asseyons-nous et discutons » invite, plus que jamais, les instances dirigeantes du FPI à s’asseoir à la même table que la base pour aborder franchement les questions relatives à la libération du président Gbagbo ( de son ministre Blé Goudé, de Simone Gbagbo, de tous les prisonniers politiques, du retour des exilés), au principe de la participation ou non du FPI aux élections de 2015, au choix du président du FPI etc…

Tant que les bourgeois du FPI, les militants les plus nantis, les instances dirigeantes, collaboreront étroitement avec la base, discuteront fraternellement de tous les sujets inhérents à la conquête du pouvoir politique, la bourgeoisie d’État ne pourra s’enraciner au sein du FPI et entraîner sa dislocation. Le cadre des discussions, la ligne de conduite à adopter a été fixée par la classe dirigeante du parti de Gbagbo qui est aujourd’hui semblable à une barque en pleine tempête, puisque la violence, le mensonge, l’injustice, sont devenus des instruments légitimes utilisés, avec dextérité, par Alassane Ouattara et Bédié, pour conquérir le pouvoir d’État en Côte d’Ivoire. La
tempête se forme, en fait, à partir d’une modification de la structure atmosphérique en un endroit donné. Du local, les vents passent au global et entraînent des bouleversements à grande échelle.

Transféré dans le monde politique ivoirien, nous constatons que l’une des grandes tempêtes, qui a secoué le FPI, et entraîné le massacre des étudiants, des civils, la déportation du président Gbagbo à la Haye, l’emprisonnement de tous les hommes politiques opposés à Alassane Ouattara est parti d’Abobo, où ont été présentées, à la face du monde, des femmes, qui auraient été massacrées par les soldats républicains, qui formaient, durant la bataille d’Abidjan, une ceinture de sécurité autour de Gbagbo, le président proclamé par la Cour constitutionnelle ivoirienne.

Les vents ont pris naissance à Abobo et sont devenus, avec l’appui de l’Élysée, une tempête, qui a bouleversé le paysage politique ivoirien. Cette violence inouïe est redoutée, aujourd’hui, par des militants du FPI opposés au principe de la participation du parti de Gbagbo à la présidentielle de 2015. Leur slogan est assez clair : « Sans Gbagbo, sans la libération des prisonniers politiques, sans le retour des exilés, pas de participation du FPI à la présidentielle de 2015 ». Tous ceux qui ne partagent pas cette opinion, cette stratégie politique, semblent, malheureusement, indexés, couverts d’ignominie, victimes d’une chasse aux sorcières, parce qu’accusés de vouloir entraîner, de l’intérieur, la dislocation du parti de Gbagbo.

Quel toupet ! Ignorer qu’il existe au sein d’un parti politique des taupes au service de l’adversaire politique considéré, dans notre pays, comme un ennemi, serait faire preuve d’une grande naïveté politique. S’interroger, à partir des faits et des actes posés par certains membres des instances dirigeantes sur leur bonne foi, dans la lutte pour la conquête du pouvoir d’État, est une chose noble, à encourager, mais taxer d’infâmes ou tenir des propos diffamatoires à l’endroit de ceux qui ne partagent pas leurs opinions, leur stratégie politique, quant à l’instauration de la démocratie en Côte d’Ivoire, est une attitude abjecte parce qu’elle ne contribue pas à la maturité politique des uns et des autres.

Il nous faut accepter la contradiction pour devenir plus forts moralement, afin de parvenir à la vérité, fruit d’une quête de longue haleine. Les principales raisons avancées, sommairement, par ceux qui refusent LE PRINCIPE de la participation du FPI aux élections de 2015 sont les crimes perpétrés par les milices d’Alassane Ouattara, la violence utilisée comme instrument politique qui nuirait gravement aux électeurs ivoiriens, et contribuerait, surtout, à la légitimation de la candidature d’Alassane Ouattara, de son « élection certaine » puisque les résultats sont connus d’avance. Il nous faut faire, à ce niveau, certaines précisions, en vue d’éclairer la lanterne de chaque électeur ivoirien : autant le président Gbagbo est présumé innocent tant qu’il n’a pas été condamné, autant Alassane Ouattara et ses milices ne peuvent être encore accusés de crimes qu’ils n’ont pas encore commis.

Inviter les Ivoiriens à participer, nombreux, à ces élections pour conquérir leur souveraineté, ce n’est pas les envoyer à l’abattoir puisque c’est, en fait, le seul jour où les populations ivoiriennes, sous le régime d’Abidjan, pourront sortir afin d’exprimer leur ras le bol, à travers leur droit de vote. Les instances dirigeantes du FPI pourront, aux yeux de nombreux observateurs étrangers, organiser, avec « l’aide de ceux qui sont payés par les contribuables ivoiriens ; l’ONUCI », des élections « sécurisées ». Nous savons que de nombreux faits démontrent que les casques bleus ont protégé d’avantage les criminels que nos populations, mais il convient, à ce niveau, de mettre dans la même balance, les dangers auxquels nous serons éventuellement confrontés, si le FPI refuse de participer à ces élections.

De nombreux jeunes, durant la crise postélectorale, ne se sont pas rendus autour de la résidence du président Gbagbo, et ont été pourtant victimes de la violence suscitée par la France et le régime d’Alassane Ouattara. Certains ont été tués pour leur patronyme, d’autres, à cause de leur physique, parce que soupçonnés d’être des soldats républicains en civil. Existe-t-il en Côte d’Ivoire une zone où les partisans de Gbagbo pourraient échapper à cette violence ? Non ! Si nous ne combattons pas aux mains nues et
dans les urnes cette violence, elle nous trouvera dans nos maisons ou dans nos lieux de service. C’est fort du monopole de cette violence que le régime de Ouattara licencie abusivement des travailleurs, que des Ivoiriens apprennent ahuris, assis devant leur télévision, la liquidation de leur société.

Le comble consisterait à perpétrer des attaques contre les électeurs dans les zones pro-Gbagbo, et à faire croire que les coupables sont les militants du FPI parce qu’opposés à la participation de leur parti à la présidentielle de 2015. Un tel vent local deviendra ensuite global et créera, comme à Abobo, une tempête politique qui sera entretenue, volontiers, par Hollande et ses partenaires, comme le fit Sarkosy. Son chef d’accusation est tout trouvé ; le refus du dialogue politique des partisans de Gbagbo. Cette situation constituerait pour Bensouda une aubaine inespérée.

Au lieu d’oeuvrer à la libération du président Gbagbo, nous ne ferons que fournir à la CPI des éléments nouveaux. Ce sera, alors, l’occasion rêvée des taupes tapies au sein du FPI, de sortir du parti de Gbagbo pour faire allégeance à Alassane Ouattara puisque nous aurons refusé de partir, unis, à la conquête du pouvoir d’État. Nous n’avons pas tous la même résistance, il faut que les plus forts aident les plus faibles ; ceux qui chancellent sous le poids de leur fardeau.

En allant aux élections, les plus forts aideront les plus faibles à poursuivre la lutte puisque la conquête de la démocratie est une oeuvre de longue haleine. Il sied maintenant que ceux qui refusent le principe des élections de 2015 répondent à cette demande. Nous désirons voir, contrairement à certains, la figure emblématique du président Gbagbo à la tête FPI, puis candidat aux élections de 2015, car la page Gbagbo ne doit pas être tournée. Alors qu’est ce qui nous oppose fondamentalement ?

Sont-ils certains que les taupes qui désirent la dislocation du FPI ne sont pas tapies aussi bien, au sein de la classe dirigeante prête à se rebeller à la discipline du parti de Gbagbo, que parmi ceux qui sont catégoriquement opposés au PRINCIPE de la participation du FPI aux élections de 2015 ? Qui gagnerait à ne pas voir le FPI et le PDCI-RDA aux élections de 2015 ?

Asseyons-nous et discutons ! Que les idées et les arguments se substituent aux offenses gratuites qui ne sont l’apanage de personne. Le FPI est un FRONT, il n’est donc la propriété privée de personne et reste, que l’on veuille ou non, un creuset où chaque citoyen ivoirien qui croit à la lutte politique de Gbagbo et pas forcément aux idéaux de certains courants politiques du FPI, est libre d’exprimer ses opinions. Le débat est donc ouvert combattons dans le champ des idées et non des vilénies! Qui gagnerait à abattre réellement le FPI ?

Isaac Pierre BANGORET (Écrivain)

Isaac Pierre Bangoret
Mardi 14 Octobre 2014
Vu (s) 551 fois



1.Posté par Hermann nda le 14/10/2014 01:18 | Alerter
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"Il n'y a rien de nouveau sous les cieux" est une expression qui invite souvent l'espèce humaine à comprendre qu'agir par analogie ou s'inspirer des expériences du passé pour poser certains actes dans le moment présent, est non seulement une question d'humilité mais aussi et surtout une attitude empreinte de sagesse.

Il est certes vrai que comparaison n'est pas raison. Mais l'ANC n'a pas disparu du paysage politique sud africain durant toutes ces années ou cette formation politique était interdite de toute activité en Afrique du sud pourquoi le FPI viendrait-il donc à disparaître pour avoir refusé de prendre part à une élection ?

Le passé récent de la vie politique en CI nous indique également que le FPI ne s'est pas disloqué après le boycott de 1995.

Pour notre part, c'est légitimer le régime de OUATTARA en l'accompagnant aux prochaines présidentielles dans les conditions actuelles qui constitue la plus grande menace de suicide non seulement pour le Parti de Laurent GBAGBO mais pour Laurent GBAGBO lui-même.

Sans avoir la prétention de faire de la politique fiction, le régime de OUATTARA pourrait se saisir de cette muscarade planifiée pour attribuer un score dérisoire au FPI.

1/ Cela permettra à son régime de faire croire qu'il existe une certaine démocratie en CI étant entendu que les élections étaient " ouvertes à tous" .

2/ Le régime d'imposture d'Abidjan, la communauté dite internationale et la CPI se saisiront alors de cette "nouvelle donne" pour tenter de convaincre toute la planète de ce que le Parti de GBAGBO ne représentait en réalité RIEN depuis toujours et que GBAGBO avait EFFECTIVEMENT tenté de s'accrocher au pouvoir en 2010.

Chacun d'entre nous peut aisément imaginer la suite. C'est ici et MAINTENANT qu'il faut éviter de tomber dans ce piège ÉLÉMENTAIRE.

Cela dit, tout citoyen qui souhaite se présenter aux prochaines élections présidentielles est libre de le faire. Mais en son nom propre. Pas au nom du FPI. Que cela soit bien clair dans nos esprits.

2.Posté par Kpao le 14/10/2014 16:40 (depuis mobile) | Alerter
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Merci frere HERMANN N DA c est verite mais aussi le plan de DIEU Il aura plusieurs ki conduiront ds le feu et 1 seul ki mene a la nvlle CI chers ne vs laissez pas entrainer ds l abime

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