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Le Maroc l'autre base arrière de Ouattara et Compaoré ?

L'Afrique en mouvement - Isaac Pierre Bangoret le Lundi 15 Décembre 2014 à 15:30 | Lu 725 fois



La première base arrière de Ouattara fut le Burkina Faso. Cette affirmation est confirmée par les témoignages audio-visuels du soldat assassiné IB, et par la présence de nombreux soldats et mercenaires burkinabé sur le sol ivoirien. Une fois le pouvoir d’État conquis, au moyen des armes, les soldats en provenance du Burkina Faso qui ont porté au pouvoir Ouattara se rendent, désormais, au Maroc, pour leur formation militaire.

Les objectifs principaux de ces missions au Maroc sont connus ; il s’agit de donner à ces derniers une formation d’officiers, dans le but de substituer les officiers FDS et de conquérir, de nouveau, dans les mêmes conditions, le pouvoir d’État, durant les présidentielles de 2015. Nous pouvons, pour notre propre gouverne, faire, à juste titre, une analyse plus profonde des faits suivants : L’article écrit par Sylla A. de Soir Info, et publié le mardi 5 février 2013 sur Connectionivoirienne.net rapporte les informations suivantes: « Les commandants Koné Gaoussou dit Jah Gao et Morou Ouattara ont quitté la Côte d’Ivoire, depuis mi-janvier 2012, pour le Maroc.

Ils sont dans le Royaume chérifien précisément à l’Ecole royale d’infanterie (Eri) de Benguerir pour une formation de trois mois. Benguerir est une ville du Maroc située à 72 km de Marrakech. C’est dans ce chef-lieu de la Province de Rehamna, dans la région de Marrakech-Tensift-Al Haouz, que se trouve la plus grande base militaire marocaine. L’Eri de Benguerir n’a donc pas été choisie par hasard pour accueillir les ex-commandants de zone (Com’Zone) de Boundiali, Jah Gao et de Bouna, Morou Ouattara. Ces deux officiers font partie de l’unité des «Forces spéciales» mise en place, le jeudi 4 août 2011, par le chef de l’Etat, Alassane Ouattara. Adjoints du lieutenant-colonel Doumbia Lancina, Commandant de cette unité, Jah Gao et Morou sont en train de prendre, en ce moment, des cours d’officiers. En clair, ils reçoivent des formations de combats, d’état-major et de renseignements » .

De nombreux autres soldats proches de Ouattara ont entrepris le même voyage. Le second fait assez récent qui mérite notre attention est le bref séjour de Compaoré au Maroc et son retour en Côte d’Ivoire relaté sur le site YABILADI : « Bien qu’il n’y ait pas d’accord de justice entre le Maroc et le Burkina Faso, le premier ministre du pays ouest africain avait demandé aux autorités marocaines de « mettre le président Compaoré à la disposition de la justice burkinabé », si « une plainte est déposée contre lui ».

Le retour de Compaoré en Côte d’Ivoire devrait enlever une épine du pied aux autorités marocaines. Fatou Bensouda, la justicière de l’Afrique, et la CPI, se hâtent de demander la déportation à la Haye d’une femme, Simone Ehivet Gbagbo, députée ivoirienne, épouse du président ivoirien Laurent Gbagbo, mais reste de marbre face aux crimes commis par un protégé de la France ; Blaise Compaoré, qui survole librement l’Afrique.

Simone et Laurent Gbagbo à la Haye nous rappellent les récits douloureux des familles africaines séparées à jamais à Gorée durant la traite négrière. Au moment où ces hautes personnalités, ces universitaires africains émérites, élus du peuple ; Laurent et Simone Gbagbo, sont traités, à l’image de leurs ascendants noirs, envoyés comme esclaves aux États-Unis d’Amérique, les descendants de ces derniers y sont canardés, comme des lapins, par des policiers blancs. Nous avons, de nos jours, des Africains comme Ouattara, Bensouda, prêts à accompagner, à cautionner cet affront fait aux Noirs, ignorant que leurs propres descendants subiront le même sort, si rien n’est fait pour mettre fin à cette ignominie.

Il est temps que les Ivoiriens, dans leur ensemble, comprennent que la lutte pour la libération de Gbagbo, de Blé Goudé et de Simone Ehivet Gbagbo, est menée pour leur propre libération et celle de leurs enfants, qui courent, eux aussi, le risque d’être tués comme des lièvres au pays de l’Oncle Sam parce qu’ils sont simplement des Noirs. Que les citoyens marocains et leur Souverain aident les Africains à effacer de leur mémoire collective le rôle joué par le monde arabe dans la traite négrière, en ne permettant pas que leur pays soit impliqué dans cette forme moderne de traite négrière dont sont victimes les Ivoiriens, des Africains, qui dans un passé, pas trop lointain, défendirent le trône des Alaouites.

Que le peuple marocain se souvienne, en effet, de Moulay Rachid, né d’une esclave noire. Le sultan Moulay Ismaïl (1672-1727), un des plus illustres des Alaouites, demi-frère de Rachid, mort accidentellement à Marrakech, succéda à son frère défunt. Il imposa son autorité sur l’Empire chérifien grâce à une armée composée de milices d’esclaves-soldats noirs en provenance de l’Afrique Occidentale et du Pachalik marocain de Tombouctou. Ces valeureux guerriers appelés les Abidal-Bukhari furent des combattants d’élite qui affermirent l’autorité des Alaouites.

Ces derniers étaient, évidemment, les « frères » de Moulay Rachid, né d’une esclave noire. Les Marocains ne peuvent oublier ce pan de leur histoire, en faisant de leur pays une autre base arrière de Ouattara, pour endeuiller des familles ivoiriennes. Blaise Compaoré, nullement inquiété par la CPI de Fatou Bensouda est de retour en Côte d’Ivoire pour simplement prêter main-forte au président-banquier Ouattara, qui est loin d’être un stratège militaire capable de donner du fil à retordre aux vaillants militants du FPI qui ont porté, avec intelligence et finesse, à la tête de leur parti politique, l’intrépide résistant Laurent Gbagbo, élu à une majorité écrasante.

Qui mieux que Compaoré s’est, en effet, infiltré au sein de notre Armée nationale, sous les apparences d’un artisan de paix ? Qui mieux que Compaoré dispose d’une importante base militaire en Côte d’Ivoire ? Compaoré ne recule devant rien pour accomplir les basses besognes commanditées par la France. Avec son retour, il devient, auprès d’un Ouattara souffrant, le bras armé du régime d’abidjan qui refuse la contradiction, la démocratie, le suffrage universel. Il espère protéger ainsi son héritage politique, économique au Burkina Faso, grâce au soutien de ses alliés ivoiriens et français.

C’est, en effet, du Maroc que sont aussi venus les puissants exilés politiques de l’opposition ivoirienne qui se sont violemment opposés à la candidature de Gbagbo à la tête de son parti politique, le FPI. Fatou Bensouda, qui a fait du dossier Gbagbo une affaire personnelle, a, de son côté, tissé des liens indissolubles avec le Maroc puisque son époux est un maroco-gambien (Wikipedia). Si à toutes ces figures incontournables de la crise ivoirienne nous ajoutons les origines algériennes, maghrébines, de l’épouse de Ouattara, nous ne pouvons que relever, dans un premier temps, le rôle géopolitique joué par le Maroc dans la déstabilisation de notre pays.

Le Royaume chérifien apparaît comme une seconde base arrière de Ouattara où se rencontrent les taupes du FPI et les adversaires de Laurent Gbagbo. Les prochains jours nous permettront de mieux observer le fin stratège Compaoré devenu, certainement, le Chef d’État major officieux de Ouattara pour décapiter le FPI, et installer son « frère ». Cette fois-ci, les ennemis de notre pays, de notre Constitution, de la paix véritable, seront emportés, engloutis, grâce au Très Haut, par leurs propres flots. Ces ennemis de la paix, du bonheur, de la liberté des peuples africains seront pris à leurs propres pièges puisqu’ils sont désormais coupés de leurs principales sources d’information ; le cheval de Troie introduit au sein du FPI ayant été éventré, et les taupes démasquées dans leur majorité.

Le peuple burkinabé se doit surtout de comprendre que Compaoré étant, à présent, à leurs portes, nous nous devons de resserrer nos rangs, en invitant les compatriotes du milicien burkinabé Ouremi, à renoncer à leurs basses besognes. Les Ivoiriens et les Burkinabé se doivent d’assumer leur propre destin et de discuter d’égal à égal avec la France. Les Noirs ne sont pas nés pour devenir d’éternels laquais et être tués, à bout portant, comme du gibier, sur toute la surface de la terre, du fait de la couleur de leur peau. La souveraineté, la bonne gouvernance, la liberté passent par la prise de conscience de notre propre dignité. Nous ne sommes pas l’anneau manquant entre les singes et les hommes (les Blancs), nous sommes des êtres humains à part entière. C’est de cela qu’il s’agit !

Isaac Pierre BANGORET (Écrivain)

Isaac Pierre Bangoret
Lundi 15 Décembre 2014
Vu (s) 725 fois



1.Posté par Zadi le 16/12/2014 13:13 (depuis mobile) | Alerter
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Ces deux là non seulement ils sont vilains mais aussi des diables à part entière soyez maudits à vie

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