En effet, le Secrétaire général du parti, Laurent Akoun, a déclaré qu'au cours de leur entretien avec le premier ministre Jeannot Ahoussou Kouadio, "le mémorandum qui avait été remis au chef de l’Etat, M. Alassane Ouattara le 29 septembre 2011 - et qui a été actualisé pour le Premier ministre le 4 juin 2012 - n’a nullement été évoqué et qu’aucune des préoccupations exprimées par le FPI et dont l’examen devrait faciliter le dialogue ne figurait à l’ordre du jour des discussions".
Il a affirmé qu'en lieu et place, " le gouvernement a préféré remettre un document dans lequel il invite le FPI à s’inscrire dans le « Cadre Permanent de Dialogue » (CPD) qu’il a créé pour l’opposition ivoirienne, à l’issue du « Conclave de Grand-Bassam » en avril dernier, cadre auquel le FPI n’est pas partie prenante. De ce point de vue, tout en remerciant le numéro 1 du gouvernement d'Alassane Ouattara, la Direction du FPI exprime ses "regrets" et déplore le fait que "le pouvoir semble avoir opté d’ignorer ses préoccupations contenues dans le mémorandum.
Aussi que celui-ci "semble également vouloir donner dans la fuite en avant lorsqu’il tente d’éluder les questions pertinentes qui traduisent les préoccupations du FPI que l’application de la Loi pourrait permettre de régler". Enfin, l'ex parti déchu du pouvoir croit le régime "n’a nullement l’intention d’avoir des pourparlers directs avec lui en tant que contre-pouvoir institutionnel. Il semble préférer les coups de pub". Cependant, le FPI affirme qu'il "est toujours demandeur d’un dialogue avec le pouvoir afin de donner une chance à la réconciliation et à une paix durable dans notre pays".
Se disant profondément soucieux de voir se normaliser la vie politique nationale. S'appuyant sur la position de Bert Koenders, le chef de l’ONUCI, qui a estimé « que la situation des droits de l`Homme dans le pays reste préoccupante, au point qu’elle nécessite une attention et une action accrue de la part des parties prenantes nationales », plus d’un an après la crise postélectorale, la Direction du FPI a exhorté les gouvernement à "s’inscrire dans la voie d’un vrai dialogue dans l'intérêt supérieur de la Côte d’Ivoire".


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