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Laurent Gbagbo : un homme en avance sur son temps

le Mercredi 26 Octobre 2011 à 10:08 | Lu 864 fois



Laurent Gbagbo : un homme en avance sur son temps
En relisant les discours du président Laurent Gbagbo, avec du recul l’on se rend compte que tout ce qui se passe aujourd’hui, il l’avait déjà vécu avant nous. Comme le Christ qui anticipait les événements à venir en parlant d’eux à savoir sa passion, sa résurrection etc., le président aussi avait déjà parlé des événements actuels. Revisitons ensemble certains passages de ses discours.

Sa vision de la politique

Je fais la politique depuis longtemps1.
Pendant que j’étais dans l’opposition, je n’ai jamais fait la guerre2.
Mes positions sur la conquête et l’exercice du pouvoir son connues. Pour moi, il ne faut pas vouloir le pouvoir pour le pouvoir. On veut le pouvoir pour servir le peuple3.
Vous connaissez mes ambitions pour la Côte d’Ivoire. Je les ai exprimés tout au long de mon parcours politique.
Je me bats pour améliorer les performances de notre économie, c’est pour faire de la Côte d’Ivoire un pays de solidarité, de bien-être et de générosité4.
J’ai choisi d’être acteur de l’histoire de la Côte d’Ivoire et non une marionnette. Je suis fier d’être celui par qui le changement s’opère5.

Son avis sur la crise

Cette crise, dont nous avons subi la forme la plus aiguë, avec la guerre a couvé longtemps avant d’éclater ouvertement6.
Ce n’est pas la première tentative coup d’Etat. On eu décembre 99. Ensuite quand j’ai été élu à la fin octobre 2000, il y a eu une autre tentative en 2001, et en fin de septembre qui s’est muée en rébellion. Pour moi, c’est la même chose. C’est le même coup d’Etat décliné en plusieurs phases. Parce que l’objectif n’a pas été atteint.

Je n’ai jamais fait mystère de l’implication de l’Etat français dans la tentative de renversement de mon régime. Ce n’est pas aujourd’hui que je vais dire le contraire. Je ne comprends pas que des dirigeants s’arrogent le droit de vouloir faire partir de là où le peuple l’a mis, un chef d’Etat légalement élu, légitime, légitimé par une élection démocratique et populaire7.

Ils nous font la guerre, non pas parce que nous aurions empêché l’expression démocratique des Ivoiriens, mais parce qu’ils renient au peuple ivoirien son droit souverain de choisir lui-même ses dirigeants, de respecter les institutions qu’il s’est données et de vivre dans un pays libre8.
Nous sommes combattus aujourd’hui parce que nous avons des grandes idées pour l’Afrique.9

A ses amis « déserteurs » comme non « déserteurs »

On peut rester le même homme dans ses convictions, dans sa démarche. Le tout, c’est de tout faire, de prier pour ne pas changer dans le mauvais sens. 10

Un homme ne se renie pas. Un homme qui est un homme, assumant totalement sa détermination dans l’action doit agir ; et il agit selon ce qu’il a décidé. Moi, je n’ai rien d’autre que l’honneur. Et je m’efforce de vivre et de lutter sans haine. Je m’efforce de vivre et de combattre sans nuire. C’est pourquoi je marche, je marche et je marcherai toujours !11
J’ai un combat à mener, je le mène. Je peux gagner ou le perdre. Mais je le mène. Il faut être maître de son destin. Le combat pour une cause juste n’est jamais vain même si celui qui le mène n’en voit pas l’aboutissement. Quand on veut une chose, il faut se battre pour l’avoir.12

La construction de la République et de la démocratie est une chose difficile.13
Plus tard nos enfants vont commenter les événements d’aujourd’hui et ils vont nous juger.14
Chacun va expliquer de quel côté il était, dire où il était et quel côté il s’est rangé. Du côté du peuple ou du côté de ceux qui nous agressés ? 15

La question qui se pose aujourd’hui, c’est de savoir si le changement indispensable, inéluctable, s’opère par notre volonté ou par l’étranger. Est-ce nous, les Ivoiriens, qui transformons la Côte d’Ivoire selon ce que nous voulons ou est-ce quelqu’un qui nous dicte un changement ? Ma conviction, c’est que c’est nous.16

Le monde change. Nous passons d’une ère à une autre. La question est de savoir si nous allons être de simples spectateurs ou des acteurs à part entière des temps nouveaux qui se dessinent. La question est de savoir comment la Côte d’Ivoire, en tant que nation et les Ivoiriens en tant que peuple vont affronter les nouveaux enjeux de la démocratie, de la paix, et de l’économie. C’est sur ces questions que chacun doit méditer. Il ne tient qu’à nous et à nous seuls de continuer à vivre libre. A vivre en paix. A vivre libre et en paix. Il ne tient qu’à nous seuls de donner à notre pays tous les atouts de la prospérité.17

Ce qu’il pense de la paix

La guerre nous a tragiquement réveillés. Elle est venue nous montrer brutalement qu’il ne suffisait pas d’invoquer la paix pour avoir la paix. Nous avons tous vu où cette aventure a conduit notre pays. La paix doit reposer sur l’Etat de droit, sur la République et sur les institutions qui l’incarnent, sur le respect des choix exprimés par les Ivoiriens à travers des élections.

En dépit des souffrances et des drames qu’elle a engendrés, la guerre ne nous a pas brisés. Bien au contraire, elle aura révélé et renforcé le sentiment patriotique des Ivoiriens ; elle a raffermi les liens qui font l’unité de la nation. J’en veux pour preuve le courage devant l’épreuve, la détermination à rester débout et à refuser qu’on lui dicte sa conduite. Ensemble nous avons préservé les bases de l’Etat. La fonction de Chef de l’Etat impose des responsabilités à celui qui l’assume vis-à-vis de son peuple. Ayant fait front, avec vous, j’ai voulu montrer que pour sauver la République, il faut être capable de résister et de faire échec à la guerre.18

Ce que nous avons cru impensable s’est produit. Il y a eu la guerre en Côte d’Ivoire. Nous avons constaté qu’avec la guerre, nous étions tous menacés dans les mêmes droits élémentaires. Quelles que soient nos appartenances régionales, religieuses ou politiques, quelques soient nos positions sur guerre elle-même, nous avons frôlé une catastrophe collective. Mais les peuples entrent en action quand l’Histoire l’exige. Les peuples se mobilisent toujours pour sauver les nations en péril.

Nous sommes restés débout. Aujourd’hui, la guerre est terminée. Il s’agit à présent de gagner la paix. Il ne suffit pas d’invoquer la paix pour l’avoir, ni de la décréter pour la vivre. Nous ne voulons pas la paix du parti unique. Or, les solutions que nous recherchons pour sortir notre pays de la crise et bâtir l’avenir de notre nation ne se trouvent pas dans ce passé nostalgique. Le passé pour la Côte d’Ivoire, c’est le parti unique et son ordre. Et le parti unique n’est pas et ne peut être un modèle à revendiquer. Au contraire, nos difficultés actuelles sont le legs de ce régime politique dont nous n’avons pas su tirer les leçons. Partout où les peuples ont été longtemps soumis à un régime de parti unique, il y a tôt ou tard de grandes turbulences.

La paix du parti unique est en effet une paix factice imposée dans la violence, et sous laquelle la violence couve en permanence. En Côte d’Ivoire, le parti unique a engendré la guerre des héritiers qui débute en janvier 1993 qui entraîne le coup d’Etat de décembre 1999 et le régime militaire de 1999 à 2000. Ce sont les contrecoups de ces rivalités qui conduiront à la tentative de coup d’Etat de janvier 2001, et à la guerre civile déclenchée en 2002. Une paix réelle et vraie, une paix à nous, habitants de la Côte d’Ivoire doit reposer sur l’ordre démocratique ; une paix pour jouir de nos libertés et vivre notre indépendance.19

Aux ivoiriens

Vous qui souffrez/ Ne désespérez pas ; / Demain sera fait de votre courage / Et vos maux d’aujourd’hui / peuvent être votre bonheur de demain. Dixit Laurent Gbagbo

Malgré l’acuité des questions, l’espoir est permis, quand les hommes et les peuples croient en eux-mêmes, en leur capacité à opérer les changements appelés par leur histoire et leur culture. Nous avons connu la guerre. La crise née de cette guerre a crée dans le pays une situation inhabituelle. Ayons confiance en nous-mêmes. La guerre a perturbé nos vies. Ne lui permettons pas de briser aussi nos rêves. C’est maintenant qu’il faut bâtir la Côte d’Ivoire pour le milieu du 21eme siècle. Les crises sont les aiguillons de l’histoire. Je refuse la fatalité pour mon pays. Je veux que nos enfants aillent à la rencontre de l’avenir en toute confiance.20

Nous devons restés dignes et forts dans l’épreuve21.

C’est pourquoi nous devons rester soudés. N’oublions jamais que le chemin de la démocratie est long. Les pays qui comptent aujourd’hui parmi les plus démocratiques et les plus stables au monde ont mis du temps pour mettre en place les institutions dont ils ont raison d’être fiers. Notre pays aura mis cinquante ans à chercher la voie de la démocratie. Hier, le pays négociait le passage de la colonisation à l’indépendance. Aujourd’hui, il passe de la culture du parti unique à celle de la démocratie. Nous devons rester sereins. Depuis 2002, le pays montre qu’il est capable de résister pour défendre l’essentiel.

Ce n’est pas le moment de nous décourager. Nous avons garder intacts nos atouts pour mettre notre pays pleinement sur la voie de la modernisation, de la paix, de la démocratie et de la prospérité. Gardons confiance en nous-mêmes, en notre pays. C’est nous et nous seuls qui pouvons le faire avancer. Soyons sereins. Préparons-nous.22

Une contribution de Charles Tiekpo
tiekpocharles@yahoo.fr




Mercredi 26 Octobre 2011
Vu (s) 864 fois



1.Posté par Marie21 le 26/10/2011 15:47 | Alerter
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Merci, pour ce beau travail et que le Seigneur protège L.G.,sa famille,ainsi que tous ceux qui ont été arrêtés abritrairement.

2.Posté par marc didier yapi atsé le 26/10/2011 19:01 (depuis mobile) | Alerter
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j' ai vraiment apprecié dans son integralité les paroles de mon bien aimé president le seul que je considere malgré tout..
Le president LAURENT GBAGBO est belle et bien le guide ivoirien choisir par Dieu lui même pour conduire la déstinée de ce pays. Soyez donc sans crainte Dieu pourvoira... Prions et veillons Dieu est au contrôl. Je vous aime

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