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La presse française dans la crise posélectorale en Côte d’Ivoire: Le "commando invisible" se dévoile

le Mardi 25 Juin 2013 à 08:43 | Lu 2256 fois



La presse française dans la crise posélectorale en Côte d’Ivoire: Le "commando invisible" se dévoile
Le camp Ouattara ne semble plus passif face à l'impasse politique ivoirienne. Il passe désormais aux armes, grâce à un commando "invisible", officieusement à ses ordres.

"Il y a trois semaines, ils se glissaient en civil dans la foule, grenade en poche, enterraient leurs armes la journée pour ne les ressortir qu'à la nuit tombée. A présent, ils sont partout, depuis l'entrée d'Abobo jusque dans la banlieue d'Anyama, porte d'Abidjan vers les régions voisines", note l'envoyé spécial du journal Le Monde à Abidjan.

"Ils", ce sont les combattants du "commando invisible", aujourd'hui qualifiés "d'insurgés", et engagés dans une guerre fratricide avec les Forces de défense et de sécurité (FDS) pro-Gbagbo. Officieusement alliés au président reconnu par la communauté internationale et confirmé par l'Union Africaine (UA), Alassane Ouattara, ils ne semblent désormais plus si discrets qu'auparavant.
Depuis ce week-end, ces forces ne se limitent plus à la défense du quartier d'Abobo, fief de leur président. Le site de la radio RFI indique que ce lundi, ces combattants ont effectué une percée infructueuse vers le sud, sur la commune d'Adjamé (voir la carte ci-dessous) en lançant une attaque sur le camp de la compagnie républicaine de sécurité de Williamsville. Dans le même temps, des tirs à l'arme lourde ont retenti dans le quartier de Yopougon, près de la résidence privée du général Philippe Mangou, chef d'état-major des forces armées fidèles au président ivoirien sortant Laurent Gbagbo.

Ces récents événements concorderaient avec la prise de quatre localités de l'Ouest du pays - dont Toulépleu et Doké -, par les Forces Nouvelles (FN), celles-ci officiellement alliées à Ouattara depuis la rébellion de 2002. Ces forces marchent désormais sur Bloléquin.

Première cible:
la résidence de
Laurent Gbagbo

La formation d'un "commando invisible" avait été décidée depuis plusieurs mois déjà. "À partir du 16 décembre, lorsque les forces de Gbagbo ont commencé à tuer la population d'Abobo, nous avons décidé d'infiltrer le quartier, assure un officier pro-Ouattara, interrogé par l'envoyé spécial du Figaro. La constitution de cette force opaque concorderait alors avec la "surprise" que promettait d'infliger Alassane Ouattara, il y a quelques mois sur Canal+, contre le président sortant.

Les cibles de ce commando, qui a installé son quartier général à Abobo, sont aujourd'hui claires: "Notre Force armée impartiale de Côte d'Ivoire est en mesure de lancer d'un instant à l'autre l'offensive contre nos trois objectifs stratégiques: la résidence de Laurent Gbagbo, le palais présidentiel et la Radio télévision ivoirienne", indique l'officier en chef, interrogé par Le Figaro. Et il semble que l'attaque contre la RTI aie déjà eu lieu: fin février, cette chaîne de télévision avait été incendiée, un acte imputé au commando invisible par le camp Gbagbo.

Un commando
solidement armé

La stratégie de ce commando semble être de récupérer le matériel militaire des forces pro-Gbagbo tombées au combat. "Au début, on avait juste nos machettes. Eux, ils avaient des armes. Nous, on avait le courage. On a vu que la 'protection' [magique] était bonne, alors on a rejoint le commando, on a égorgé proprement des FDS et on a récupéré leur matériel", affirment au journaliste du Monde deux adolescents pro-Ouattara. Ce qui coinciderait avec les importantes pertes de matériels observées par le camp Gbagbo ces derniers jours.
Mais cette version des faits n'est pas partagée par tous.

Nombreux sont les pro-Gbagbo qui accusent l'Onuci d'armer ce commando, et de ne plus jouer son rôle d'arbitre au sein de la crise post-électorale. D'après le porte-parole du gouvernement de Laurent Gbagbo, ces forces, au nombre de 300 à 500 militaires, seraient dotés "d'armes lourdes, de lance-roquettes et de kalachnikov". Ce week-end, et en guise de représailles, Laurent Gbagbo, qui réclame le départ des forces de l'ONU, leur a alors interdit, tout comme à la Licorne française, de survoler le territoire ivoirien. Une décision qui n'a été suivie d'aucun effet.

Un commando divisé
et perméable

Toutefois ces forces de l'ombre manquent d'unité. "Il semble que plusieurs groupes distincts participent en fait aux affrontements", explique une source au QG d'Alassane Ouattara, interrogée par Le Figaro. "Ces derniers jours, des clivages entre différentes factions seraient même apparus au sein de l'insurrection", note enfin le journal. Par ailleurs, Le Monde explique que "les frontières [entre les deux camps seraient même] en train de se brouiller et les changements de camp se font sans bruit: les hommes de la 13e brigade [de l'armée] ne combattront pas le commando invisible." "Au contraire, ils nous aident avec des conseils et un peu de matériel, et si la situation devenait difficile, on pourrait compter sur eux", observe pour sa part un des chefs du commando, le commandant Dosso.

A ce stade, le "commando invisible" et ses capacités à résoudre la crise de façon officieuse, ne font pas l'unanimité. La Cédéao (Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest) et une partie de l'UA réfléchissent elles à une intervention davantage légitime. Quant au quotidien burkinabé L'Observatoire Paalga, il affirme que la solution est toute trouvée: cela "peut résider dans ce qu'on pourrait appeler un coup d'Etat démocratique. (...) Ni Gbagbo ni ADO [Ouattara]. Un 'bon' putsch (...). Scandaleux? Peut-être, mais ayons présent à l'esprit l'intérêt supérieur de la Côte d'Ivoire" où l'impasse dure depuis 3 mois et demi.


Pauline Tissot, L’express.fr du 15/03/2011
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Mardi 25 Juin 2013
Vu (s) 2256 fois



1.Posté par mèh le 26/06/2013 22:27 | Alerter
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