Média Citoyen Libre
Afrik53.com
Afrik53 - Actualité Africaine , abidjan, cote d'ivoire :  infos du jour 7j sur 7,  nouvelle afrique , infos du jour,  infos afrique  , actualité ivoirienne  ,  infos cote d'ivoire ,  actu Afrique , actu cote d'ivoire , news afrique, abidjan.net
Média Africain Libre & Infos Utiles
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Notez

La Haye : Gbagbo raconte sa déportation : On nous a trompés

le Jeudi 29 Novembre 2012 à 13:36 | Lu 2752 fois



La Haye : Gbagbo raconte sa déportation : On nous a trompés
« Bonjour madame la présidente. Je vous remercie de me donner la parole. Je m’appelle Laurent Gbagbo. Je vois Laurent Koudou Gbagbo. Koudou, c’est aussi mon nom. Mais, officiellement, sur les papiers, c’est Laurent Gbagbo.

Mes conditions de ma détention à la cour à La Haye sont correctes. Ce sont des conditions normales de détention d’un être humain. Mais ce sont mes conditions d’arrestation qui le sont moins. J’ai été arrêté le 11 avril 2011 sous les bombes françaises, moi le président de la République. La résidence du président de la République a été bombardée du 31 mars au 11 avril. Et c’est dans ses décombres, le 11 avril, pendant qu’on bombardait la résidence qui était déjà à terre, et une cinquantaine de chars français ont encerclé la résidence pendant que les hélicoptères bombardaient, c’est dans ces conditions que j’ai été arrêté.

J’ai vu mourir mon ministre de l`intérieur, Tagro (Ndlr : ministre de l’intérieur de 2007 à décembre 2010). J’ai vu mon fils aîné qui est encore détenu en Côte d’Ivoire-je ne sais d’ailleurs pas pourquoi on l`a arrêté, peut-être parce qu’il est mon fils. Il a été battu. Mon médecin, le docteur Blé battu. Il est encore à Korhogo. C’est dans ces conditions que ça s’est fait. Je vais m’arrêter là. Les conditions de mon arrestation sont celles-là. C’est l’armée française qui a fait le travail et nous a remis aux forces d’Alassane Ouattara qui n’étaient pas encore des forces régulières. Puisque les forces régulières travaillaient avec moi.

On nous a amenés à l’hôtel du Golf qui était le QG de campagne d’Alassane Ouattara le 11 avril et le 13, l`Onuci m’a transféré moi et mon médecin à Korhogo à peu près à 600 km au Nord de la Côte d’Ivoire. J’étais logé dans une maison : lit, moustiquaire, douche, deux repas par jour à ma demande parce qu’on m’avait proposé trois. Donc, le problème n`était pas là mais je ne voyais pas le soleil et je ne savais ce qui se passait dans le ciel que quand il pleuvait sur le toit. Je ne voyais pas le soleil. J’ai vu le soleil les quelques rares fois où mes avocats sont venus.Me Altit a été empêché de me rencontrer. Ça a été tout le temps comme ça, une bataille entre des geôliers et les avocats. Ce n’est pas une séance pour apitoyer les gens. J’essaie de décrire les faits. L’enfermement sans pouvoir marcher, sans pouvoir voir le ciel sans pouvoir sortir a fait que j ai eu de nouvelles pathologies en plus de celles que j’avais déjà. Je ne suis plus un jeune de 20 ans et de 30 ans. J’ai mal à l’épaule mal aux poignets. Quand je suis arrivé, heureusement, on m’a fait des radios et on me donne des médicaments.

Sur mon transfert à la Haye, Madame je suis très surpris par certains comportements. Si on me dit Gbagbo, tu vas aller à la Haye, je vais, je monte dans l’avion et je vais à La Haye. Là encore, on nous a trompés. On m’a appelé pour me dire que je vais rencontrer un magistrat à Korhogo et on a attiré mes avocats là-bas. Et pendant qu`on discutait, le juge des applications des peines est arrivé avec un papier que je n’ai d’ailleurs pas lu. Voilà le mandat d`arrêt. Donc immédiatement, il faut qu’on fasse une séance, alors que mes avocats n’étaient pas préparés à ça, que moi-même je n’étais pas préparé à ça, ils ont improvisé là une séance de jugement pour que la cour donne son autorisation à mon enfermement. Madame je ne regrette pas d’être là, je suis là et on va aller jusqu’au bout. Mais on peut faire les choses de façon plus normale, on n’a pas besoin de se cacher. J’ai dirigé ce pays pendant 10 ans et je n`ai pas fait ça.

Et quand cette séance volée s’est achevée, mon geôlier m’a pris dans la voiture pour me ramener à mon lieu de détention. Et puis je vois qu’on dépasse mon lieu de détention et je lui dis « mais on a dépassé l’endroit ». Il me dit qu`on va à l’aéroport et que l’aéroport n’étant pas éclairé à partir de 18 h 30, il faut que l’avion s’envole. J’ai dit, je vais où en avion ? Il n’a même pas eu le courage de me dire. Il me dit : « vous allez à Abidjan ». Alors j’ai ri parce que j’avais compris. Et c’est comme ça que je suis venu sans rien, sauf mon pantalon et ma chemise. Je signale cela pour que vous puissiez prendre des précautions pour que prochainement, dans d`autres pays, dans d’autres cas, cela ne se répète pas. Ça ne sert à rien. Ça fait croire qu’il y a des gens qui sont de mauvaise volonté, qu’ils n’ont pas envie de comparaître. Si on m’accuse, c’est qu’on a réellement des éléments de preuve pour m’accuser. Donc, je comparais, je vais voir ces éléments de preuve, je vais les confronter à ma vérité à moi et vous jugerez. Mais, ce n est pas bon qu’on joue à des petits tours de passe-passe. Madame, voilà ce que j’ai voulu dire sur mes conditions d’arrestation, de détention et de transfert.

Ici, je n’ai pas de problème. Voilà Madame. »



Propos recueillis par Koné Modeste
Source : notrevoie

Jeudi 29 Novembre 2012
Vu (s) 2752 fois



1.Posté par Blackpharaoh le 29/11/2012 07:41 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Annonce Radio & Site Internet

Hotep (Peace) Révolution Permanente,

Votre Panafrican Radio Team vous annonce la création d'un Site Internet et une Station Radio web. Ci-suivantes les adresses pour vous connecter:
1) visitez le Site Internet panafricanradio.net pour regarder nos "ULTIMATE" Videos & Audio dans le cadre de la MAAT EDUCATION. Car après la guerre et même pendant la guerre les vaillants guerriers de la Révolution Permanente doivent non seulement se connaitre mais aussi ses enenmis afin d'appréhender les raisons pour lesquelles le "WHITE SUPREMACY" mène contre l'Homme Noir ce combat plus violent que celui qui a engendré la disparition de certains espèces sur notre planète, selon le "Prof. Cheick Anta Diop"

2) écoutez des documentaires INEDITS et de la variété musicale sur la Radio "PANAFRICANRADIO". Ci-suivantes les diverses options pour vous connecter:
a) Windows Media Player...
b) Winamp, RealPlayer, iTunes...
c) Other Media Player...

Que Dieu bénisse la Côte d'Ivoire!

Asanté (Merci)

Your Panafricanradio Team
Contact: info@panafricanradio.net

2.Posté par Fatim le 29/11/2012 10:53 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Ca me revolte... ca me revolte.....et ca me revolte.....

3.Posté par oisifs bété le 29/11/2012 11:11 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
le mensonge ne prospère pas et c'est pour cela que Gbagbo, votre malhonnête de leader payera pour tous les crimes commis. il a affamé les ivoiriens en prenant seul la manne pétrolière et comme il existe toujours un Dieu pour les faibles, il a lui annoncé l'ampleur de la gabégie. selon la loi de finance de 2012, cette manne pétrolière avoisinerait 525 milliards de francs CFA par an, donc 10 ans, ça vous fera 5250 milliards. Celui là aime les ivoiriens. Que Dieu vous bénisse.

4.Posté par oisifs bété le 29/11/2012 11:13 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
mes conditions de détention ici à korhogo sont bonne disait laurent gbagbo aux elders.

5.Posté par doriane le 29/11/2012 11:27 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Courage, Excellence Laurent Gbagbo , Président de la république de côte d'Ivoire. Le temps vient et il est déjà venu où tous ceux qui vous ont humilié ainsi vont payer. A commencer par leur maître la france; après on s'occupera de ses chiens nègres burkinabés et de la cedeao qu'elle a déversés sur nos terres. Gbagbo est un esprit; vous l'avez mis en prison mais il ya eu effusion de plein d'autres Gbagbo qui n'auront plus pitié de l'étranger! A la guerre comme à la guerre!
Coucou Fatim.
Signé: doriane, la vraie

6.Posté par Hermann N'da le 29/11/2012 12:56 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
On ne combat jamais les vauriens et les nullards. L’Histoire de l'Humanité nous le prouve. SEM Laurent GBAGBO est une Valeur et un Grand Homme, un homme de caractère qui dit non quand il le faut. C'est pour cela qu'il est la cible des forces ténébreuses comme le raciste au petit pied qui se signale à @ OISIF MOUTON des postes 3 &4.
Sinon rien ne justifiait une guerre à l'issue d'une compétition électorale déjà achevée dans les urnes et dont les résultats sont disponibles et vérifiables à tout moment.
Au moment où deux candidats revendiquent la victoire après une élection (comme c'est le cas, à présent à l'UMP), l'un d'entre les deux propose un recomptage de voix par une commission internationale. L'autre candidat propose la solution militaire, c'est-à-dire, la guerre, estimant que le recomptage des voix est une injustice. Curieux tout de même !
Visiblement, Laurent GBAGBO suscite la peur aussi bien chez les colons que chez leurs marionnettes locales.
L'objectif visé par eux en le déportant à la Haye est de le neutraliser en l'éloignant de la scène politique nationale et même africaine. Mais tout ça n'est que peine perdue, parce que les choses se passeront autrement, forcément.


7.Posté par Faustmon le 29/11/2012 14:03 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
à toi oisifs bété, je ne savais pas que tu étais un burkinabé qui attend d'être naturalisé sans demande préalable pour bénéficier de la manne pétrolière ivoirienne. Le moment viendra où les gens de votre nature périront tous. Attends et tu verras

8.Posté par oisifs bété le 29/11/2012 14:08 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
L'information disponible sur Abidjan .net provient de sources extérieures et leur exactitude n'est pas garantie par Abidjan.net ni par son éditeur Weblogy. Weblogy ne peut être tenu responsable des erreurs ou défauts qui pourraient exister dans Abidjan.net ou d'aucune perte ou dommage découlant de ces défauts. Les descriptions des sites indexés dans Abidjan . net sont fournies par leurs éditeurs et Weblogy n'a aucun contrôle sur le contenu de ces sites. En savoir plus...



Gestion calamiteuse de la filière café-cacao : Gbagbo, le vrai responsable
________________________________________
Le Patriote - 16/7/2010
Le pouvoir a failli, dès le début. La gabegie, qui s’est installée au niveau de la filière café-cacao, ainsi que les détournements de fonds, ne doit surprendre personne. Les plus hautes autorités de ce pays qui ont favorisé la reforme de cette filière et manœuvré pour la dissolution de la Caistab sont les principales responsables de la gestion calamiteuse de ce secteur. En effet, ce n’était plus un secret pour personne. Même le président Laurent Gbagbo n’hésitait pas à dire que c’était l’argent des producteurs et qu’ils allaient désormais en boîte de nuit. Le gaspillage était donc la chose la mieux partagée au niveau des dirigeants des structures de la filière café-cacao.

Dissolution de la Caistab et reforme de la filière

Le président Gbagbo, qui avait instruit l’Inspection générale d’Etat aux fins de mener une enquête dans le secteur, était au parfum de ce qui avait été fait. Il faut le reconnaître, tout est parti de la dissolution de la Caisse de Stabilisation et de soutien des prix des produits agricoles (Cssppa). Le premier arrêté ministériel portant liquidation de la CSSPPA a été pris le 22 février 1999, par le ministre de l'Economie et des Finances d’alors, M. Niamien N'Goran. Le deuxième, et dernier, arrêté a été pris le 10 juillet 2000 par plusieurs ministres, dont celui de l'Economie et des Finances de l’époque, M. Koulibaly Mamadou. Cette dissolution est le fruit des actions du Fpi (Front populaire ivoirien) qui, par ses critiques et ses interpellations auprès des bailleurs de fonds (Fmi), a obtenu gain de cause. Ce qui était reproché à la Caistab, c'est le peu de traçabilité de certains contrats de vente et surtout le doute qui s'est installé sur l'application des sanctions contre les exportateurs défaillants. C’était une erreur grave de dissoudre ce bel instrument. En effet, selon les experts, la Caistab avait la possibilité d'organiser une pénurie artificielle du cacao, en répandant, par ses réseaux, diverses rumeurs. Ce qui pousse les négociants internationaux à se couvrir à terme, en signant des contrats d'achats à terme. Cette rareté artificielle de la production fait augmenter le prix international du cacao, et par conséquent le prix bord champ, qui est en outre stabilisé. Les ventes à terme constituaient une source de recettes sûres de l'Etat : les prévisions de recettes du droit unique de sortie (D.U.S) étant connues d'avance par les pouvoirs publics. Le prix bord champ payé aux planteurs était stabilisé, rémunérateur et n'exposait pas les producteurs à des revenus erratiques, comme c'est le cas dans le système actuel de libéralisation.

Les missions des structures avant les réformes de 2000, 2001 et 2002 étaient entre les mains d'une seule personne morale : la Caistab. Mais ces missions ont été éclatées pour être confiées à trois institutions. L'Autorité de régulation du café/cacao (ARCC) qui joue le rôle de régulation administrative, la Bourse café/cacao (BCC), chargée de la régulation commerciale avec des missions connexes variées, le Fonds de Régulation et de Contrôle (FRC), créé en avril 2002, destiné à apporter notamment une assistance financière à la filière et, à entreprendre des activités connexes aussi importantes comme les contrôles. Quant au Fonds de garantie des coopératives café-cacao, il a été mis en place en décembre 1991 afin de remédier à la faible capacité d'emprunt des coopératives de la filière café/cacao auprès du système bancaire national. Ce Fonds avait pour objectif de garantir 80 % des prêts consentis par les banques aux structures coopératives. Il a reçu une dotation de 7,5 milliards de FCFA de 1992 à 1996 sur fonds Stabex, puis 12 milliards FCFA, en deux versements de 6 milliards FCFA en 1997-98, sur les excédents dégagés par la filière cacao. Le Fonds de Garantie des coopératives café-cacao (Fgccc) de son «statut de projet» est devenu une institution le 13 décembre 2001, date à laquelle, il est devenu établissement financier du premier groupe agréé par la BCEAO et confirmé par un arrêté du ministre de l'Economie et des Finances, en date du 09 avril 2002. La représentation de l’Arcc, Bcc et Frc dans la filière café/cacao reposait sur des missions d'interdépendance et fonctionnelles. L'un des objectifs de la réforme de la filière café/cacao, c'est de générer des ressources internes propres à la filière. Dans le cadre de cette reforme, l'ensemble de la filière café/cacao était totalement libéralisé à partir de la campagne 1999/2000. Les objectifs de la reforme étaient notamment d’assurer aux producteurs un revenu minimum, instaurer des règles établissant une concurrence loyale et effective entre tous les opérateurs, garantir un fonctionnement transparent et autonome de la filière, assurer la promotion des petites et moyennes entreprises et coopératives exportatrices (PMEX et COOPEX). La réforme dans sa conception théorique ne présentait pas de danger. C'est dans sa mise en œuvre que les difficultés nées des faiblesses diverses sont apparues au niveau des différents opérateurs économiques de la filière. Au niveau des producteurs, les difficultés relevées sont l'exposition envahissante et directe des paysans aux fluctuations des cours internationaux, en raison de l'abandon de la stabilisation, la réduction notable des sources de financement et de préfinancements dont ils pouvaient bénéficier sous le régime Caistab, la concentration de leurs principaux interlocuteurs et par conséquent, l'impossibilité pour eux de négocier avec plusieurs intermédiaires de la filière, le peu de mesures incitatives portant sur l'amélioration de la qualité de la production et la promotion du monde paysan et des coopératives, l'impossibilité, même à court terme, de prévoir les revenus dont ils peuvent disposer, du fait de la super-libéralisation de la filière et de la volatilité à la baisse des prix bord champ. Tous les experts sont d’avis que des erreurs ont été commises. Cela s’est traduit avec la création de la BCC (Bourse du café et du cacao) dont les statuts l'autorisent à mener des activités de régulation financière, alors que la réforme réservait ces mêmes missions au Fonds de Régulation et de Contrôle (FRC). A cela s’ajoute l'inorganisation du monde paysan par l'absence d'une Chambre Nationale d'Agriculture (au début de la reforme) alors que la profession a été invitée à se prendre en charge dans la gestion notamment des structures créées par la réforme. Les difficultés de cette filière émanent aussi de ‘‘causes stratégiques’’ comme l’a indiqué en son temps l’Inspecteur d’Etat, François Kouadio. Il s’agit de la précipitation dans laquelle, les pouvoirs publics ont accédé, à la dissolution de la Caistab et la mise en œuvre de la réforme de la filière, avec en arrière plan la conclusion des programmes d'ajustement avec les institutions financières de Bretton Woods. L’on peut aussi évoquer l'absence de convention de concession entre l'Etat de Côte d'Ivoire et la Bourse du café et du cacao (BCC), société privée de type particulier, créée par décret et avec l'assistance des pouvoirs publics. L'absence de protocole d'accord entre l'Etat et les Fonds de promotion (FDPCC et FGCCC) sur l'utilisation de leurs ressources. Ainsi que les intérêts divergents en jeu (exportateurs, producteurs et opérateurs nationaux de la filière) que l'Etat n'a certainement pas apprécié à sa juste valeur, pour en tenir suffisamment compte dans son rôle régalien, acteur de dernier recours de la filière. Et tout cela, le régime en place était informé de ces ‘‘errements’’. Mais cela ne l’a pas empêché de faire preuve de légèreté dans le choix des hommes.


Amalgames, gaspillages …

La libéralisation de la filière a occasionné la création des structures ARCC, BCC, FRC, FGCCC et FDPCC. L’Arcc (Autorité de régulation du café et du cacao) a conduit une régulation administrative multiforme. Par le passé, l'agrément des exportateurs était accordé par le seul ministre du Commerce. Depuis la réforme, le Premier Ministre préside le Comité Interministériel, composé de quatre Ministères : Les Finances, L'Agriculture, Le Commerce, L'Industrie. Mais cette procédure est non seulement lourde (il faut recueillir la signature de quatre Ministres) et ne garantit pas non plus l'indépendance de l'Autorité de régulation. Dès lors, il peut toujours y avoir des pressions politiques pour influer sur les agréments ou les sanctions que pourrait proposer l'ARCC contre un exportateur défaillant. Par un arrêté interministériel n° 175 du 16 octobre 2001, l'ARCC a été autorisée, à titre provisoire, de percevoir ces ressources. Mais, dans la pratique, l'ARCC collecte ces redevances et les reverse à leurs bénéficiaires. Les prélèvements concernés sont : la redevance FDPCC, la redevance sacherie brousse, la redevance ARCC et BCC, la réserve de prudence. Le constat, c’est que dans la pratique, l'ARCC se détourne, en partie de ses missions régaliennes, pour exercer une mission de régulation financière partielle car, elle consacre un temps énorme à faire de l'enregistrement et du contrôle comptables. Autre impair, l'ARCC du fait qu'elle est chargée provisoirement de collecter les redevances perçues au titre de la filière, suit la gestion des comptes séquestres de la BCEAO. Par une lettre conjointe datée du 2 avril 2002, signée par les Ministres de l'Economie et des Finances (Bohoun Bouabré) et de l'Agriculture et Ressource Animales (Dano Djédjé), la Caisse Autonome a ouvert un compte. Le transfert du solde du compte séquestre réserve de prudence de la BCEAO à la Caisse Autonome d'Amortissement (CAA) a été fait par virement le 03 avril 2002 pour un montant transféré de 31 961 927 170 FCFA. Le solde du compte au 15 avril 2002 était de : 34 487 401 480 FCFA. Cette opération de «cassation» d'un compte séquestre ne repose ni sur aucun fondement juridique ni sur un pouvoir de gestion du compte de réserve de prudence. Ce compte, d'ailleurs, n'appartient pas à l'Etat de Côte d'Ivoire. Lorsqu’il s’est agit d’obtenir quelques années une partie de cet argent pour soutenir le prix aux producteurs, la Caa n’a pu s’exécuter et cela avait occasionner le courroux des producteurs. A l’analyse, il y a eu le non respect de la loi (ordonnance) instituant et réglementant la redevance professionnelle qui est, par ailleurs, préalablement affectée. Cette redevance n'est donc pas la propriété de l'Etat ivoirien. La Bceao n'a pas respecté les règles de gestion des fonds séquestres BCEAO soit par ignorance de l'ordonnance soit, par pression des Ministres gestionnaires de ces comptes séquestres. Les missions du FRC sont d'une façon générale la régulation financière ainsi que la gestion de la trésorerie conformément à l'ordonnance n°2000-583 du 17 août 2000 fixant les objectifs de l'action économique de l'Etat en matière de commercialisation de café et de cacao, telle que modifiée par l'ordonnance n° 2001-666 du 224 octobre 2001. En ce qui concerne la Bourse du café et du cacao, elle avait pour mission originelle, de façon générale d'assurer la régulation des opérations d'exportations du café et du cacao. Quasiment la même chose avec le Fonds de Régulation et de Contrôle (FRC), créé en avril 2002. D’où le vœu de l’Inspection générale d’Etat, de voir la restructuration de la Bourse café/cacao (BCC), en adaptant à la fois son budget, ses mécanismes, son organigramme et ses textes de base (statuts et textes fonctionnels) pour tenir compte de l'existence du FRC. Par ailleurs, l’on a pu constater de gros gaspillages au niveau de certaines structures dont l’Arcc et l’Inspecteur général d’Etat, commis par le président Gbagbo. Ainsi, du 10 octobre 2000 au 30 novembre 2001, l’Ancien Pca (avant la libéralisation) avait un salaire net de 2 millions de Fcfa et comme avantages : 1 véhicule avec chauffeur et 1000 litres super/mois ; téléphone cellulaire (prise en charge) ; assurance maladie (100 % (international) ; gardiennage (1 gardien de nuit + 1 BIP) ; domesticité forfait mensuel (500 000 FCFA) ; voyages (classe "affaires") ; frais de mission à l’étranger (300 000 FCFA/jour) ; frais de mission en Côte d'Ivoire (100 000 FCFA/jour) ; Indemnité véhicule jusqu'à l'acquisition du véhicule de fonction (675 000 FCFA) ; Frais d'installation (35 000 000 FCFA). Cependant, en ce qui concerne le nouveau Pca de l’Arcc (depuis le 1er décembre 2001), le salaire net est passé à 3 350 000 FCFA. Les avantages afférents à ce poste sont : Indemnités de transport (675 000 FCFA) ; Carburant 1000 litres super/mois (590 000 FCFA) ; téléphone cellulaire (prise en charge) ; gardiennage (1 gardien de nuit + 1 BIP) ; chauffeur (prise en charge) ; indemnités logement (990 000 FCFA/mois) ; voyages (classe "affaires") ; frais de mission à l’étranger (300 000 FCFA/jour) ; frais de mission en Côte d'Ivoire (100 000 FCFA/jour) ; Frais d'installation toujours importants même si cela est de 25 millions de Fcfa. Le Directeur exécutif de l’Arcc, avait à cette période des frais d’installation de 35 millions de Fcfa et les administrateurs, 20 millions de Fcfa. Au nombre de quatre, cela fait 80 millions de Fcfa. Au total, les salaires mensuels sur 18 mois, du 10 octobre 2000 au 31 mars 2002, étaient estimés à 142 200 000 Fcfa pour l’ancien Pca, le nouveau Pca et les administrateurs. Au chapitre de la Direction générale, le Directeur exécutif de l’Arcc a aussi bénéficié de certains avantages colossaux. A savoir : Salaire net mensuel de 3 500 000 FCFA ; Domesticité de 500 000 FCFA ; Voyage "classe affaires". Frais de mission à l’étranger (300 000 FCFA) ; Frais de mission en Côte d'Ivoire (100 000 FCFA) ; Gardiennage (prise en charge) ; Logement (1 000 000 FCFA/mois (bail)) ; Indemnités installation (35 000 000 FCFA) ; Téléphone cellulaire (prise en charge) ; Véhicule (12 CV) ; Essence (1000 litres super/mois) ; Chauffeur (prise en charge) ; Assurance maladie couverture (100 % famille) ; Dotation mensuelle de 1 000 000 FCFA au titre des relations publiques. Pour les Directeurs (experts ou assimilés), le salaire net varie entre 1 521 000 FCFA et 1 900 000 FCFA. Le Responsable Administratif et financier perçoit lui un net mensuel de 1 626 000 FCFA/mois. Les avantages en nature pour ces personnes sont : Dotation essence (150 000 FCFA/mois) ; Téléphone cellulaire (50 000 FCFA/mois) ; Assurance maladie couverture (100 % famille) ; Voyage classe économique. A ce niveau il n’y a pas d’indemnités de logements et de gardiennage. En ce qui concerne la Bcc, elle avait en 2002, un effectif de 163 agents et une masse salariale de 1 698 millions FCFA, soit 33 % du budget de fonctionnement.

Ce qui donne, au niveau des organes de gestion : Président du Conseil d'Administration (3 millions FCFA/mois net) ; Administrateurs, jeton de présence de 500 000 FCFA par session et par administrateur ; Comité de gestion : jeton de présence 100 000 FCFA par session par membre. Le Directeur général avait un salaire net de 4 500 000 FCFA/mois ; une prime de responsabilité de 500 000 FCFA/mois net, une gratification (13ème mois) ; un véhicule de fonction (14 CV), essence (250 000 FCFA/mois) ; assurance maladie (100 % + famille). Les Directeurs avaient un salaire brut salaire brut de 3 000 000 FCFA/mois, un véhicule de fonction, une gratification, une assurance maladie (100% + famille). Le secrétaire exécutif percevait un salaire brut de 3 500 000 Fcfa/mois avec les mêmes avantages que ceux accordés aux directeurs de la Bcc. Très souvent, la BCC est sollicitée par les autorités pour diverses dépenses non initialement prévues. Ces dépenses doivent être, et pour une maîtrise de la gestion budgétaire, budgétisées dès l'élaboration du budget. La Bcc a aussi payé par chèque le contrat de l'assistance technique signé entre le Premier Ministre et le consultant (CCC) chargé d'assister la filière. Depuis l'existence de la BCC, dans la période allant du 1er octobre 2001 au 31 mars 2002, les dépenses effectuées au niveau des jeton de présence étaient de 6 millions de Fcfa pour le Pca (période du 02 au 04 octobre 2001), des indemnités mensuelles de 24 millions de Fcfa, des divers de 1 million, des missions évaluées à près de 10,5 millions de Fcfa et pour le véhicule du Pca, 38 millions de Fcfa. D’autres dépenses au niveau du conseil de gestion de la Bcc ont occasionné près de 30 millions de Fcfa. Soit un total cumulé de plus de 123 millions de Fcfa (août à octobre 2001). Pour les administrateurs de la Bcc, au 31 mars 2002, il avait été dépensé près de 135 milliards de Fcfa. Ce qui fait, pour le conseil d’administration et les administrateurs, des dépenses de 258 milliards de Fcfa. Le Directeur général de la Bourse du café et du cacao, Tanoh Kassi avait accordé par engagement par signatures des garanties aux structures, CORECA (100 millions FCFA), African International Trading (100 millions FCFA), COPRADEG (25 millions FCFA). Soit un engagement par signatures total de 225 millions FCFA, valable jusqu'au 30 septembre 2002.


…choix des hommes

Le constat c’est que le Directeur général a été nommé. Il n'a pas été recruté par appels à candidatures comme pour toutes les structures de la filière café/cacao. Mais les autres Directeurs et autres responsables de la BCC ont été recrutés par appels à candidatures. On se rend compte qu’au niveau des Directeurs de département de ces deux institutions (Arcc et Bcc), il n'existe pas une véritable règle de fixation des salaires. Certains directeurs sont recrutés sur la base de leurs anciennes rémunérations. En ce qui concerne les Directeurs généraux des Fonds, il n'existe pas non plus une règle en la matière : le Directeur exécutif du FDPCC a un net mensuel de 4,5 millions de Fcfa, tandis que celui du FGCCC perçoit 3 100 000 FCFA net mois. Leurs directeurs respectifs bénéficient d'une grille de salaire qui favorise des prévarications. Au plus fort de la crise, précisément en 2002 dans le Dossier effort de Paix Officiellement, la contribution du FRC à l'effort de Paix était de 10 milliards de Fcfa. Mais en réalité, cette contribution avoisinait les 30 milliards de Fcfa. On peut aussi évoquer l’achat en 2004, de l’usine de Fulton, aux Etats Unis. L’on parle de 100 milliards de Fcfa. Mais le hic, c’est que ce projet d’achat n’a pas recueilli l’assentiment du ministère de l’Agriculture dirigé à cette période par Amadou Gon Coulibaly, ministre Rdr. Celui n’avait pas trouvé opportun et rentable cet achat. Et c’est l’un des pontes du Fpi, en l’occurrence, Firmin Kouakou, Directeur général du Frc et Directeur de campagne du président Laurent Gbagbo, à Bouaflé, qui a tout orchestré. Cela, sans que le premier des refondateurs dise officiellement un mot à cette époque pour marquer sa désapprobation. Comme on le constate, les erreurs issues de la libéralisation et de la dissolution de la Caistab actionnée par le Fpi sont nombreuses avec leur corollaire de gaspillage dès le début de la libéralisation. La gabegie constatée dans les différentes structures sans que cela ne fasse réagir le premier des refondateurs au début de cette libéralisation. Quoi de plus normal quand on sait que ce sont les ministres du Fpi qui avaient en charge le portefeuille de l’Agriculture. Il s’agit de Alphonse Douati (2000-2002), Dano Djédjé (2002-2003). Le Fpi avait donc manœuvré pour contrôler cette filière. Les présidents Placide Zoungrana, Pca de l’Arcc, (Directeur de campagne de Gbagbo à Toumodi), Angeline Kili, Pca du Frc (Fpi), Tapé Do, Pca de la Bcc et admirateur invétéré du Président Gbagbo, Didier Gbogou, Directeur exécutif de l’Arcc (Fpi Soubré), Firmin Kouakou, Directeur général du Frc (Fpi) et autres faisaient la pluie et le beau temps et étaient des soutiens de taille de ce parti. Comme si l’on venait d’ouvrir la boite de pandore. Tout était planifié. Tout a été fait à dessein par le Fpi qui a su manœuvrer pour favoriser la dissolution de la Caistab et placer ses hommes afin de mieux contrôler la filière café-cacao et jouir de la manne financière. Un gaspillage qui a pleinement profité au Fpi.


De la culpabilité de l’Etat

L'Autorité de la Régulation du café/cacao (ARCC) joue le rôle de régulation administrative. La Bourse café/cacao (BCC) est chargée de la régulation commerciale, avec des missions connexes variées. Le Fonds de Régulation et de contrôle (FRC) créé en avril 2002, est destiné à apporter une assistance financière à la filière et, à entreprendre des activités connexes aussi importantes comme les contrôles sur la filière. Des décrets présidentiels et des Arrêtés ministériels ont même été pris pour nommer les membres des différents organes (Conseil d'Administration et les conseils de gestion), sans que l'Etat s'entoure des textes légaux qui garantissent formellement son rôle de dernier recours et régalien dans la gestion de la filière café/cacao. En effet, l'Etat n'a signé aucune convention de concession avec l'ARCC, la BCC et le FRC. De même, aucune convention de bonne utilisation des ressources n'a été également signée avec le Fdpcc et le Fgccc, en charge de la gestion des redevances professionnelles et des ressources ayant un caractère d'épargne publique. Ce qui les obligerait à une meilleure gestion de leurs fonds. Outre cet ensemble de dispositions conventionnelles qui a fait défaut, il manquait aussi l'élaboration d'une loi fondamentale sur la filière café/cacao nécessaire pour définir et garantir le cadre réglementaire et l'environnement de chaque acteur de la filière : l'Etat, les institutions de la réforme, les entreprises privées, PMEX, Coopex et autres intermédiaires et, la place des producteurs et de la Chambre Nationale d'Agriculture. Ces faiblesses originelles de la réforme ont permis aux représentants nommés par l'administration de siéger dans les différents collèges des producteurs, d'être toujours membres du Conseil d'Administration de la BCC et du Comité de Gestion du FDPCC. Une maîtrise de cette filière par l'Etat aurait permis au chef de l'Etat non seulement de disposer d'un véritable instrument de souveraineté, comme ce fut pour la Caistab. Mais, surtout de garantir la paix sociale en Côte d'Ivoire, en provoquant des changements sociaux positifs, à la fois pour le monde paysan et négocier, par ce fait, l'entrée de la Côte d'Ivoire dans le cercle très concurrentiel de la globalisation de l'économie mondiale. Au contraire, le pouvoir a contribué à pourrir la situation et cela s’est accentué au cours des autres années. Il fallait surtout indiquer avec plus de clarté les missions de régulation et de promotion de chaque structure de la filière café/cacao. Mais l’Arcc, la Bcc et le Frc avaient des pouvoirs égaux. Il aurait également fallut veiller au respect du recrutement des responsables par, appels à candidatures. Les gaspillages sont aussi intervenus parce que l’on n’avait pas adopté un budget type de référence, de chaque institution. Ce budget devrait traduire les missions et le programme d'activité minimal. Cela aurait permis de maîtriser l'orientation et la politique générale de la filière. Le pouvoir devait donc veiller aussi à ce que les différentes initiatives nationales et externes, fondées sur la recherche d'une politique, pour la filière ne remettent pas en cause l'existence des structures de la filière café/cacao. Mais avec les différents gaspillages qui se sont opérés, l’on n’hésiterait pas à dire que tout a été planifié par le Fpi pour récolter les dividendes issues des fèves et cerises de cette filière.

Jean-Eric Adingra
Copyright © 2006 Le Patriote, Tous droits réservés.

9.Posté par Fati le 29/11/2012 14:49 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Une journée inoubliable !
Du courage Chef ,nous te gardons en nous.

10.Posté par Hermann N'da le 29/11/2012 14:51 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
@ oisifs MOUTON

C’est à croire qu'en dehors du copier-collé, tu ne peux réfléchir par toi-même Es-tu en train de nous dire que la déportation de SEM Laurent GBAGBO à la Haye est le résultat de la gestion de la manne pétrolière ou de la filière café-cacao?
Apparemment, vos chefs d'accusations vont dans tous les sens à l'image du désordre qui règne en CI depuis le coup d'état militaire du 11 avril 2011 perpétré par MOSSI DRAME

11.Posté par volume de paix le 29/11/2012 17:17 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
hermann n'da:
Non monsieur n’da. Sa déportation est la résultante de son refus de céder le pouvoir qu'il a perdu lors des élections 2010. Son refus a engendre la mort de plusieurs ivoiriens. Si nous voulons la vraie indépendance pour la CI, nous devons nous éloigner de la politique émotionnelle d’abord.
1-Même le recomptage des voix à des limites. On peut compter et recompter autant de fois, autant l’un des candidats peut toujours contester. Et puis, on recompte quoi et comment dans ces conditions ? Exemple l’UMP en France.
2-L’unique et la meilleur solution était d’annuler toute l’élection et de reprendre comme l’indique notre loi. Dans ce cas, aucun des candidats ne pouvait se dérobé. Et mieux, on était tous d’accord sur cette loi avant même les élections.
Toute démarche en dehors de la solution N°2, est nulle.

12.Posté par Hermann N'da le 29/11/2012 18:21 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
@ volume de paix

Dis-moi à quel moment M. OUATTARA a-t-il suggéré une voix de sortie de crise semblable à ta proposition n°2?

Entre la proposition de recomptage de voix sous la supervision d'une commission internationale constituée d'experts et celle appelant les troupes de la CEDEAO à faire la guerre, quelle est celle qui est susceptible d'entrainer 3 000 morts?

Crois-tu que si l'on reprenait les élections, cela aurait enrayé les velléités de fraudes et de tricherie qui ont massivement eu lieu dans la zone CNO? Tu vois bien que même ta solution n°2 comporte aussi des limites.

Logiquement celui qui a soutenu que le recomptage était une INJUSTICE et qui a appelé à la guerre doit assumer la responsabilité entière de toutes les tueries.

Pourquoi un candidat devrait-il céder le pouvoir à un autre alors que les deux se proclament vainqueurs? Sur la base de quelle logique cela se ferait?

Dernière question: Si OUATTARA n'avait pas bénéficié de l'appui des forces françaises et onusiennes pour gagner la guerre, penses-tu qu'il serait au pouvoir?

Autrement dit si GBAGBO avait gagné la guerre, OUATTARA serait-il au Palais?

Donc à y voir de près, celui qui est actuellement au pouvoir est bel et bien le vainqueur de la guerre.

Quant aux élections, il est, à ce jour, difficile de dire qui les a remportées. Simple question de logique.

Qu'en penses-tu?

13.Posté par Toani Mougly le 29/11/2012 19:29 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Facebook
je n'ai pas envie de répondre aux oiseaux de mauvaise augures. Pré sident GBAGBO, tu es digne, et je suis fier de toi. L'afrique a besoin des fils comme toi. Un jour, ces mêmes blancs écriront ton Histoire et ils diront la vrai vérité, ils te magnifieront, ils diront de toi toutes les bonnes choses qu'ils ont gardé jusqu'à présent comme secret. On ne combat un faible, on ne combat pas un pantin, on ne combat pas un collabo, on ne combat un assimilé... mais on combat celui qui dérange, on combat un courageux, on combat celui qui ne veut pas faire par habitude, qui ne veut pas singer... Regarder l'Histoire du monde et vous comprendrez beaucoup de chose. On ne dit pas que le Président GBAGBO est irreprochable, non, il est humain donc il a ses defauts aussi. Mais nous disons avec le Président GBAGBO, nous avons appri beaucoup de chose. Il a ouvert nos yeux.Avec lui, malgré que le pays était divisé en deux, on arrivait à joindre quand même les deux bouts. Il n'était qu'un pauvre enfant de paysan. Il n'a pas fait ses études aux USA. Mais aujourd'hui, qu'est qu'on constate avec le grand économiste de rénommé internationale: pas de boulots, pas de nourriture... Seulement des promesses et rien que des promesse. Déjà on est au 4 ème governement et toujours point de résultat probant. Reconnaitre à l'autre qu'il est fort n'est pas une faiblesse en soi. Le pouvoir, ce n'est pas les muscles mais c'est le bien être de la population. Ceux qui hier, nous disaient de ne pas faire le recomptage des voix; c'est eux aujourd'hui qui adoptent cette voie comme solution à l'UMP. Voyez vous, pauvres africains nous sommes la risée du monde! Ce qui ne marche pas chez eux marche chez nous. Réflichissez un peu négro. Prési GBAGBO, soit tranquille, en chacun de nous, il y a un petit GBAGBO. On peut anéantir le GBAGBO physique mais ils pourront pas tuer le GBAGBO ESPRIT. Africaines, Africains réveillez vous!!!!!

14.Posté par LaRédemption le 29/11/2012 20:00 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Hermann ne te fatigue pas à essayer de raisonner ces adomoutons. Ils sont tous dégantés par le sang des ivoiriens qu'ils ont assassinés lâchement. Avec le diable, on ne raisonne pas. C'est une perte de temps. Alors, concentre toi sur l'essentiel, c'est à dire le vrai combat pour la libération totale et définitive de notre pays. Une fois cette étape franchie, on s'occupera à expulser ces adeptes du diable à l'enfer chez leur maître lucifer. Salut à toute la RP et courage à vous. Respect à toi HM le guerrier infatigable. Dieu te bénisse et nous garde.

15.Posté par oisifs bété le 29/11/2012 21:56 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
votre criminel qui se trouve à la haye payera payera pour sa cupidité, il a appauvri les ivoiriens au détriment de son clan, il mérite chatiment, c'est pour cela que le plan de Dieu s'accomplira. il restera à la haye pour longtemps encore comme Charles Taylor, ce dernier ne disait-il pas que Gbagbo a plus tué que lui? vous pensez que vos injures sur le net auront un impact sur la décision que la CPI rendra.? au lieu de penser à vous et à votre descendance, C'est à l'excellent Dramane OuATTARA que vous pensez. comme vous et votre leader vous possedez des mémoire de coq vos prises de position et commentaires n'ont aucun fondement, vous faites de la diversion.La côte d'ivoire avance avec son digna fils Ouattara. Donnez lui la Nationalité qui vous plaise, nous, on avance.

16.Posté par Hermann N'da le 30/11/2012 00:02 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
@ oisifs apatride

Avec toi, l'adage selon lequel "qui se ressemble s'assemble" se confirme.

Personne ne connait le nom du village de BOUCHE TORDUE en CI.
Il est peut-être un Mossi d'Abidjan;
Que faire avec de vulgaires trafiquants de cartes d'identité? Vous avez raison d'avoir honte de vos pays poussiéreux où les populations se nourrissent de criquets et autres sauterelles au 21è siècle.
KONAN BEDIE avait eu raison aussi de lancer un mandat d’arrêt international contre BOUCHE à GAUCHE, YEUX à DROITE, pour fraude sur la nationalité ivoirienne.
Des mendiants de nationalité !

17.Posté par volume de paix le 30/11/2012 09:36 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
hermann n'da
C’est n’ai ni à Ouattara, ni à Gbagbo de proposer une sortie de crise. La constitution exprime la volonté du peuple. Et c’est cette constitution qu’il fallait appliquer à la lettre. Et puis monsieur N’DA , dans vos analyses, vous faites abstraction de la loi. Un pays se gouverne avec la loi et non avec des propositions ni moins des commentaires. Appliquons d’abord notre loi, ensuite nous parlerons des colons. Toutes actions en dehors de la loi, est vaine et pure distraction. Je commence à douter de votre sens d’intellectuel et je me résous à comprendre que votre site n’est que pure fanatisme.

18.Posté par FOUNGUOSSERGUE le 30/11/2012 10:06 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Hermann s'il te plaît arrête de gaspiller ton intelligence avec ces gens qui ne comprendront jamais rien de ce qui est logique dans la vie. tu ne pourra jamais convaincre des ignards qui ne cherche pas un débat mais étale plutôt leurs idioties. parce que ceux qui sont des tueurs dans ce pays sont ceux qui dépuis 1993 cherchent à foutre en l'air l'avenir de ce beau pays et DIEU ne le voudra pas parce que le diable à beau sevi, il ne pourra jamais ébranler les enfants du père celeste. mais prions afin que ces personnes soient délivré des main du diable. Amen

19.Posté par Hermann N'da le 01/12/2012 14:21 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
@ volume de paix

Je te fais savoir que contrairement à ce que tu crois, ce n'est pas la constitution qui régit les élections. C'est plutôt le CODE ÉLECTORAL
Peux-tu me citer les dispositions du code électoral qui soutiennent tes allégations?

S'agissant de respect de la constitution, PARLONS-EN.
1/ Sais-tu que, conformément à la constitution que tu évoques sans jamais l'avoir feuilletée, les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours?
Le juge constitutionnel est le seul à connaitre et à
à se prononcer sur le contentieux électoral. Quand on respecte la Constitution, on s'incline devant sa décision.

2/ Rappelle-nous la date à partir de laquelle la rébellion, son mentor et sa bande d'immigrés ont commencé à respecter la Constitution. Depuis quand respectent-ils la Loi?

2/ La rébellion montée et financée par OUATTARA pendant plus de dis ans est-elle prévue par la Constitution?


Évite d'évoquer, au risque de te ridiculiser, les sujets que tu es loin de maitriser. Tu ne sais rien du droit. Il suffit de lire tes écrits de néophyte pour s'en convaincre.
L'expression profane "un pays se gouverne avec la loi"sic, en est une illustration parmi tant d'autre. Dans le langage juridique, on ne dit pas "un pays...." Bref.

Il me parait plus sensé de tenir compte des remarques de @ FOUNGUOSSERGUE.
Rien ne sert de perdre mon précieux temps avec des ADOrateurs qui sont réputés pour leur analphabétisme même au sommet de l’État.
Souvenons-nous du nouveau lexique de KANDIA CAMARA, Dame CAPTURATION.( automatiquement souligné en rouge par mon ordi).

Tout le monde sait que Dramane recrute la majorité de ses militants parmi les analphabètes. C'est d'ailleurs pour cela qu'il a toujours perdu les élections à COCODY.
Je t'autorise à compléter ma pensée depuis ton fief d'ABOBO.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Afrik53.com : Chers intervenants, injure = exclusion définitive de notre site

Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Afrik53.com . Si votre site se veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.

Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.

Injure = Exclusion définitive

Histoire Côte d'Ivoire | C.I - Revue Politique | C.I - Revue Société | C.I - Revue Economie | Revue Infos Plus | Gbagbo & Blé Goudé | C.I - Simone Gbagbo | C.I - FPI | Les Réactions | C.I - Affaire à suivre | C.I - Sport | Alerte Prévention | C.I - Education | C.I - Faits Divers | Débat Ivoirien | Révolution Permanente | Interviews | Droit de réponse | Afrik53.com | Interpellation | C.I-Présidentielle 2015 | Culture / Evènements









Les Articles les plus lus

Bien Vivre en Bonne Santé


Incroyable !