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La Côte d’Ivoire surendettée: Ouattara met en danger l’avenir des enfants

L'Afrique en mouvement - Afrik53.com : Infos 7J/7 le Vendredi 29 Août 2014 à 00:00 | Lu 595 fois



La Côte d’Ivoire surendettée: Ouattara met en danger l’avenir des enfants
Quand les observateurs avertis de la vie économique ivoirienne soutiennent qu’Alassane Ouattara vend des illusions aux Ivoiriens, il y a cette camaria d’intrigants qui, dans une posture moutonnière, ruent aveuglement dans les brancards. Alors que ce sont les données officielles fournies par le gouvernement ivoirien, et interprétées par les experts internationaux de la finance, qui donnent la pleine mesure de la fragilité de l’économie de la Côte d’Ivoire.

Selon ces données, la Côte d’Ivoire sous Alassane Ouattara est comme ce baobab qui se dresse fièrement dans la forêt alors qu’il est profondément rongé de l’intérieur par de véraces termites. On n’attend plus que le temps nécessaire pour qu’il s’écroule.

Les termites, ici, c’est d’abord le solde budgétaire qui est constamment négatif (Voir tableaux). Depuis 2011, les recettes de l’Etat n’arrivent pas à couvrir les dépenses. Le danger est que quand un État est en situation de déficit public, il est contraint de s’endetter pour continuer à financer ses dépenses. Plus la dette est importante, plus les intérêts sont élevés, plus les dépenses de l’Etat augmentent, et plus le déficit se creuse si les recettes n’augmentent pas suffisamment. Comme c’est le cas de la Côte d’Ivoire. Malheureusement, la fin n’est pas pour demain. C’est une situation que le pays traîne et qui ne semble guère inquiéter le gouvernement. Face aux députés de la Commission des affaires économiques et financières, le ministre en charge du Budget, se réjouissait de ce que «le solde budgétaire est contenu et que les ratios d’endettement sont confortables».

C’est tout de même malheureux pour le gouvernement et rageant pour les Ivoiriens de constater que, malgré ces créations de nouvelles taxes, ces augmentations anormales d’impôts, ces augmentations de prix sur nombre de produits (carburant, dossiers administratifs etc.), ces nombreuses exonérations supprimées, la Côte d’Ivoire ne parvienne pas à équilibrer son budget sur ses ressources propres. Et qu’il faille absolument trouver la différence dans l’endettement à outrance. On a bien envie de crier à la traîtrise quant à la promesse non tenue de la pluie de milliards.

HYPOTHEQUE SUR LES GENERATIONS FUTURES

Les termites, c’est ensuite le cumul des dettes engendrées par les déficits de la balance commerciale (solde du compte courant des échanges avec l’extérieur. Voir tableaux). Celui-ci est passé de 244,16 milliards FCFA en 2013, pour avoisiner au premier semestre 2014, les 519 milliards FCFA. Un chiffre qui va croissant, qui inquiète, et qui mérite que l’on se pose des questions sur l’endettement de la Côte d’Ivoire et les risques qu’il fait encourir aux Ivoiriens et à leurs enfants.

Les termites, c’est aussi cette variation négative cumulée de la croissance économique qui hypothèque la richesse du pays (Voir tableaux). Ces chiffres dénotent d’une perte de performance continue de croissance de fin 2012 à la fin projetée de 2018. Cette perte de performance de production de richesse supplémentaire de l’économie ivoirienne est évaluée en moyenne à 285,152 milliards FCFA par an.

En termes simples, la Côte d’Ivoire vit au-dessus de ses moyens, tout en présentant l’image d’un pays où tout est beau, où tout est gentil, où tout va bien dans le meilleur des mondes. La question n’est pas de savoir si l’endettement de la Côte d’Ivoire est «intelligent» ou si le gouvernement a des «marges de manœuvre». Mais plutôt de savoir de ce que la Côte d’Ivoire perd dans cette politique suicidaire.
Voyons ce que représente la dette ivoirienne pour que chacun apprécie son étendue.

L’endettement extérieur déclaré officiellement (il est bon de le préciser, ce chiffre variant d’une source à une autre) est de 4.400 milliards FCFA (ce niveau était autour de 2,5 milliards FCFA il y a deux ans), soit les 220.000 FCFA par habitant (hommes, femmes et enfants compris estimés à 20 millions de personnes), là où près de 60% de la population consomment moins de 500 FCFA par jour.

Si - scénarii pessimistes - l’Etat décidait de vendre toutes les entreprises publiques, il ne récolterait que 5% de la dette publique extérieure. Et la vente de tout le patrimoine immobilier ne réduirait la dette que de 2,3%.

Les intérêts versés absorberaient presque 40% du budget de l’Etat. C’est plus que, par exemple, les parts réservées à la sécurité nationale ou aux dépenses pro-pauvres, trois fois plus que la part consacrée à l’Agriculture (mamelle de l’économie nationale), à l’Education nationale, et à l’Enseignement supérieur dans le domaine de la recherche.

Le montant des intérêts versés aux souscripteurs permettrait de construire tous les ans 200.000 logements individuels, chacun d’une valeur de 15 millions FCFA et 50 km de route. Ou encore 10 hôpitaux de grand standing, 23 maternités, 8 lycées etc.
Le règlement des intérêts fait perdre à chaque habitant environ 3 millions FCFA par heure (considérant toute la population).

Et ces chiffres ne cessent d’augmenter puisque l’Etat continue d’emprunter. A preuve, un emprunt obligataire est annoncé pour début septembre, malgré le succès de l’euro-obligation.
Quel gâchis pour un pays appelé à la prospérité et quel déshonneur pour un dirigeant qui se déclare «économiste-banquier» !

Pour ceux qui pensent que nous ne faisons que noircir le tableau, il est bon de rappeler que pour le premier semestre 2014, la Côte d’Ivoire a emprunté 723 milliards FCFA sur le marché des capitaux. Plus globalement, de 2011 à ce jour, la Côte d’Ivoire a mobilisé 2.075 milliards FCFA sur le marché des capitaux pour financer ses projets. Soit 764,5 milliards FCFA de bons de Trésor, 704,8 milliards FCFA d’obligations du Trésor, 606,2 milliards FCFA d’emprunts obligataires.

Si on y ajoute les 375 milliards FCFA de l’euro-obligation, on arrive à la coquette somme de 2450 milliards FCFA à rembourser au seul titre des emprunts sur le marché des capitaux. Il faut y ajouter les lignes de crédits ouverts par des bilatéraux et les emprunts directs. Alors que les ressources propres de l’Etat ne peuvent couvrir ces emprunts.

C’est tout comme cet habitant de Cocody-Angré (un quartier huppé d’Abidjan) qui emprunte constamment de l’argent à sa banque. Parce qu’il jouit de la seule image de résident d’un quartier chic et d’un salaire avantageux, la banque lui accorde les crédits qu’il demande. Alors qu’en réalité, son salaire ne couvre pas ses dépenses mensuelles et qu’il n’a personne sur qui compter.

A chaque fois, il est obligé de s’endetter ailleurs ou de se rendetter auprès de sa banque pour s’en sortir. Jusqu’à quand ce scénario va-t-il se poursuivre ? Comment sa famille va-t-elle gérer la situation à son décès ? N’est-ce pas tous ses biens qui seront vendus aux enchères afin de payer ses dettes ? Ne nous méprenons pas, on met un pays en prison : quand il est sous tutelle.

J-S LIA liasylve@yahoo.fr
notrevoie

Afrik53.com : Infos 7J/7
Vendredi 29 Août 2014
Vu (s) 595 fois



1.Posté par Digbe le 29/08/2014 21:45 (depuis mobile) | Alerter
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Et ls dechets tostic pendant 100ans nos enfants feront Koi .Le PRADO lui o moin il prend credit on voit CE kil fait avc largent ls routes- ls ponts- ls hopito-ls barages....Ls refondus vs avez vole notre argent pour faire Koi ls reveurs.

2.Posté par Kouakou le 31/08/2014 09:08 (depuis mobile) | Alerter
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Bande d''analphabètes tu ne sais pas que l''argent qui travaille présentement là c''est l''argent que woudi a mis de côté ? Quand tu parles de pond c''est N''zuéba qui a initié ça. Donc en un mot le mossi lui a fait koi ?

3.Posté par Angoua d'Abolikro le 31/08/2014 19:53 (depuis mobile) | Alerter
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C dommage k'1 père ki di aimer ses enfants doit mourir en laissant à ceux-ci 1e dette collossale... Cel8 là è 1 père indigne. C bien le cas d ADO le super économiste.

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