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La CPI va renoncer à poursuivre Simone Gbagbo et Blé Goudé – Voici les indices qui le démontre

le Lundi 14 Octobre 2013 à 00:00 | Lu 1149 fois



La CPI va renoncer à poursuivre Simone Gbagbo et Blé Goudé – Voici les indices qui le démontre
Le Nouveau Courrier-13/10/2013

Une jurisprudence libyenne permet d’entrevoir la stratégie du pouvoir Ouattara, qui semble agir en toute complicité avec le bureau du procureur du tribunal de La Haye. Il va présenter de beaux dossiers couverts par le secret pour prouver qu’il poursuit sérieusement l’ancienne Première Dame et le leader du COJEP – et faire prospérer ses exceptions d’irrecevabilité. Pendant ce temps, la CPI lui permet de gagner du temps quant à ses partisans qu’elle vise, puisqu’elle refuse de rendre publics les mandats d’arrêt concoctés contre eux. Petit précis de cynisme judiciaire.

C’est désormais presque absolument certain. La CPI va, selon toute évidence, abandonner les poursuites engagées par le bureau de la procureure Fatou Bensouda contre l’ex-Première Dame Simone Ehivet Gbagbo, deuxième vice-présidente du FPI, et contre l’ancien ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé, fondateur du Congrès panafricain des jeunes et des patriotes (COJEP). En effet, une jurisprudence qui est «tombée» aujourd’hui porte à le penser très fortement. L’institution basée à La Haye a autorisé la Libye à juger Abdallah Senoussi, chef des renseignements sous le «Guide» Muammar Kadhafi.

«La Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a décidé que l’affaire concernant Abdullah Al-Senussi faisait l’objet d’une enquête nationale par les autorités libyennes compétentes et que ce pays avait la volonté et était capable de mener véritablement à bien cette enquête. Par conséquent, les juges ont conclu que l’affaire était irrecevable devant la Cour eu égard au principe de complémentarité consacré par le Statut de Rome, traité fondateur de la CPI», peut-on lire dans le communiqué publié hier.

La décision peut sembler surprenante, dans la mesure où la CPI avait déjà rejeté le souhait des nouvelles autorités libyennes de juger Seïf Al Islam Kadhafi. Le tribunal s’est expliqué. Dans le cas Seif El-Islam, «la Chambre a conclu que les preuves produites n’étaient pas suffisantes pour considérer que l’enquête menée au niveau national et celle menée par la Cour recouvraient la même affaire et que la Libye était dans l’incapacité de mener véritablement à bien les poursuites contre Saif Al-Islam Gaddafi». Alors que dans le cas Senoussi, les choses seraient différentes.

«Après un examen approfondi des demandes et preuves communiquées par les parties et participants, la Chambre a conclu que les éléments de preuve soumis par la Libye étaient suffisants pour conclure que les enquêtes de la CPI et de la Libye recouvre la même affaire et que les autorités nationales prenaient peu à peu des mesures concrètes dans la procédure engagée à l’encontre d’Abdullah Al-Senussi.

Dans sa décision, la Chambre a tenu compte, de manière générale, du fait qu’Abdullah Al-Senussi est détenu par l’Etat libyen, de la quantité et la qualité des preuves réunies dans le cadre de l’enquête nationale, du transfert récent de l’affaire concernant Abdullah Al-Senussi et ses 37 coaccusés à la chambre d’accusation, de l’exemple qu’offrent certaines procédures actuellement en cours contre d’autres responsables de l’ère Qadhafi, et des efforts consentis pour résoudre certains problèmes que connaît le système de justice en faisant appel à l’aide internationale», peut-on lire. Le raisonnement peut sembler grotesque dans le contexte qui prévaut ces derniers jours. L’actualité nous donne en effet à voir un Etat libyen totalement détruit et mis en coupe réglée par des milices anarchisantes. Mais la CPI n’en est pas à une contradiction près. Soit dit en passant, Nicolas Sarkozy, sur lequel Al-Senussi possède des dossiers qu’il pourrait bien divulguer une fois arrivé aux Pays-Bas, peut légitimement se sentir soulagé…

Stratèges de l’ombre

Ce qui est sûr, c’est que le régime Ouattara, conseillé par on ne sait quels stratèges de l’ombre, a tout fait pour que le cas Simone Gbagbo soit traité suivant le même canevas que le cas Senoussi. Il a «collé» à l’ex Première Dame des accusations qui avaient pour but de recouper celles de la CPI, afin de mieux la mettre hors jeu. C’est en réalité la même logique, tout juste inversée, qui l’a poussé à se garder d’inculper Laurent Gbagbo pour «crimes de guerre» et «crimes contre l’humanité», afin de laisser un «espace» à Louis Moreno-Ocampo, instrumentalisé dans des logiques de pure politique intérieure. Les avocats du pouvoir actuel ont transmis à la CPI un long dossier concernant les procédures en cours contre Simone, et ils ont pris la peine d’en empêcher la publication, afin que personne ne puisse contester la solidité de leurs divers montages juridiques. Bingo !

Il est évident que le même «process» sera utilisé en ce qui concerne Charles Blé Goudé. Le régime Ouattara prend son temps pour donner sa réponse quant à l’éventuelle extradition du «Général de la Rue» parce qu’il a l’intention de mettre son dossier en conformité avec les attentes de la CPI. Seïf El-Islam n’était pas officiellement dans le système carcéral national, et cela a pesé dans le refus de la CPI de lâcher l’affaire. Blé Goudé est en «résidence surveillée» en dehors de tout cadre légal, et il faut croire que son statut sera clarifié, au moins pour la forme, d’ici peu. Blé Goudé n’a pas non plus été formellement entendu par un juge d’instruction, et la procédure qui le vise n’a pas beaucoup avancé. Il faut donc «maquiller» l’arbitraire carcéral en vigueur et «l’habiller» un peu avec des «éléments de preuve», fantaisistes ou non, afin de déposer un «joli» dossier d’exception d’irrecevabilité à La Haye.

Au-delà des cas individuels des uns et des autres, il faut se convaincre d’une chose : le statut de Rome, bancal, a déjà été «digéré» par des régimes autoritaires qui savent comment s’y prendre pour envoyer qui ils veulent à la CPI et garder qui ils veulent sur le territoire national. La CPI est structurellement une «cour de convenance», selon l’expression de Maître Emmanuel Atit, avocat principal du président Gbagbo. Désormais, suffit juste de faire semblant d’être un Etat de droit…

Par ailleurs, ces derniers développements mettent une fois de plus en exergue la stupéfiante complicité entre la CPI et le régime Ouattara. Le «strip-tease» judiciaire qui a consisté à remettre des mandats d’arrêt sous scellés à l’actuel maître d’Abidjan et à lui donner le temps de s’adapter à ces mandats d’arrêt lui donne la marge de manœuvre nécessaire pour «ruser» comme il le souhaite. Surtout, en se gardant bien de lever les scellés sur les mandats d’arrêt des pro-Ouattara, qui ne font l’objet d’aucune poursuite nationale, et qui ne peuvent donc pas être couverts par le fameux article 17 du statut de Rome, la CPI prouve cyniquement que ses beaux discours sur l’impunité et la nécessité de protéger des victimes (qui continuent d’être menacées par des tueurs libres de leurs mouvements) n’ont de valeur que pour ceux qui y croient.

Théophile Kouamouo

Lundi 14 Octobre 2013
Vu (s) 1149 fois



1.Posté par Hermann N'da le 15/10/2013 17:11 | Alerter
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SI LE FRANC CFA RESTE MAINTENU, TOUT LE COMBAT QUE NOUS MENONS SERA VAIN - EXPLICATIONS:

Si le franc CFA reste maintenu, tout le combat que nous menons n'aboutira JAMAIS !
Le Franc CFA, originellement franc des Colonies Françaises d'Afrique a été créé par le Général DEGAULLE. C'est une monnaie d'inspiration nazie . La monnaie nazie a été, pendant longtemps, un moyen de domination de l'Allemagne sur la France et d'autres pays européens.

Actuellement, cette monnaie coloniale continue de survivre à  travers trois (3) BANQUES CENTRALES stratégiquement installées par la France dans ses 15 anciennes colonies africaines:

1/  La B C C ( Banque Centrale des Comores) : 1 ÉTAT 

2/. La B E A C ( Banque Centrale des États de l'Afrique Centrale) : 6 ÉTATS. 

3/. La B C E A O ( Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest ): 8 ÉTATS 

À/ LE CLOISONNEMENT DES TROIS ZONES ORCHESTRE PAR LA FRANCE

Pour faire obstacle au développement des échanges  économiques commerciaux et industriels entre ces différents États africains concernés et s'enrichir sur le dos de l'économie africaine, la France a stratégiquement cloisonné les trois zones. 

Ainsi, les francs CFA issus des trois Banques centrales indiqués plus haut sont TOUS DIFFÉRENTS, les uns des autres. Plus grave, ils ne sont même pas convertibles entre eux. 
En conséquence, un opérateur  économique Ivoirien ou Burkinabé qui vend des biens ou services au Cameroun ou au Gabon doit NÉCESSAIREMENT se faire payer dans une banque française qui, seule, est habilitée à assurer la convertibilité du CFA (assortie de frais, bien sur).
C'est ce qui explique le faible taux d'échanges commerciaux entre nos États qui, pourtant, sont très proches  à tout point de vue, et qui gagneraient à entretenir d'intenses relations commerciales entre eux.

Donc, aucun mouvement de devises ne peut avoir lieu entre les trois zones sans l'intervention du TRÉSOR FRANÇAIS  ET DES BANQUES FRANÇAISES. Ce mécanisme permet à la France, non seulement de contrôler nos  économies mais aussi de détenir ABUSIVEMENT nos avoirs.

B/  LA DETENTION DE NOS RÉSERVES PAR LE TRÉSOR FRANÇAIS 

La principale conséquence qui découle du transit de nos avoirs par le TRÉSOR FRANÇAIS a abouti à la triste situation suivante:
* A PARTIR DE 2005
À partir de l'année 2005, 65% de nos réserves restaient détenus par le TRÉSOR FRANÇAIS 
* ACTUELLEMENT, 50% de nos réserves sont détenus par le TRÉSOR FRANÇAIS 
* PAR LE PASSÉ, c'était la TOTALITÉ (100%) de nos avoirs qui restaient détenus par le TRÉSOR FRANÇAIS. 
La détention abusive de nos avoirs par le TRÉSOR FRANÇAIS  permet à la France de nous accorder des prêts qui engendrent notre ENDETTEMENT. 

C / L'ORIGINE DES AIDES À LA COOPÉRATION ACCORDÉE PAR LA FRANCE  ET LE CERCLE VICIEUX DE LA DETTE

Ce sont donc les intérêts produits par nos avoirs bloqués en France qui permettent à la France de procéder à ce qu'elle appelle "Aide à la coopération" ou "aide au développement " . 

Ces sommes colossales sont donc utilisées par la France pour faire des prêts aux ex colonies qui sont tenues, ensuite, de les rembourser. D'ou l'origine de LA DETTE des pays Africains. 

Souvent on entend dire que la "France a annulé la dette de tel ou tel autre pays de la zone CFA.  En réalité, il s'agit de NOS PROPRES AVOIRS qui nous sont accordes SOUS FORMES DE PRÊTS  et que nous sommes contraints de rembourser avec des INTERETS et ce, de génération en génération.

Soulignons que c'est en prenant prétexte de ce FAUX PROBLEME de la FAUSSE DETTE qui a entraîné  des déséquilibres économiques et financiers dans nos pays, et dont il faut sortir,  que la France et ses partenaires (FMI, Banque Mondiale) ont réussi à nous imposer, les Programmes d'ajustement Structurel (P À S ), avec leurs corolaires de privatisations, licenciements, pauvreté, et autres mesures d'austérités  et donc impopulaires des années 80. 
Apres l'échec des P A S, la nouvelle invention qui est d'actualité s'appelle INITIATIVE PPTE.

Le Franc CFA est donc une monnaie coloniale qui ne nous appartient pas, qui ne nous sert pas. Il fonctionne dans le seul intérêt de la France. Il nous assujéti, nous appauvrit et nous maintient dans un esclavage qui ne dit pas son nom et ce, à travers le "SYSTÈME DE VERROUILLAGE" imposé par la France et qui est le  suivant:


D/  LA PRÉSENCE DE SIÈGES RÉSERVÉES À LA FRANCE DANS LES CONSEILS D'ADMINISTRATION  DES TROIS BANQUES CENTRALES

- À LA B C C ( aux COMORES), 
Sur les 8 MEMBRES que constitue le Conseil d'Administration de la FRANCE A DROIT À 4 SIÈGES .
Les décisions se prennent À LA MAJORITÉ.

- À la B E A C ( Afrique Centrale) 
Sur les 13 MEMBRES du Conseil d"Administration, siègent 3 FRANÇAIS Les décisions se prennent à L'UNANIMITÉ.

- A la B E C E A O ( Afrique de l'Ouest)
Sur les 16 MEMBRES du Conseil d'Administration, siègent, à ce jour, 2 FRANÇAIS.
Les décisions se prennent à L'UNANIMITÉ .

Inutile d'aller chercher ailleurs, les raisons de la présence de ces Français au sein des Conseils d'Administration de ces banques centrales dans ces États africains au 21 eme  et plus de 50 ANS après les "indépendances": Eh bien, ils veillent sur les INSERTS DE LA FRANCE.  Ils ont pour mission d'EMPECHER l'adoption de toutes décisions ou orientations financières et monétaires contraires aux intérêts  de la France.

CONCLUSION :
Pour  sortir de ce cercle infernal d'exploitation, les 15 ex colonies françaises de la zone CFA, dans une solidarité agissante, doivent purement et simplement ABANDONNER cet instrument d'appauvrissement, d'avilissement, de pillage et de recolonisation pour BATTRE LEUR PROPRE MONNAIE et prendre en main leur destin. 
La monnaie demeure avant tout, l' une, sinon la première marque de souveraineté de tout État, de tout peuple.
La monnaie est un formidable moyen de développement SI SES TENANTS ET SES ABOUTISSANTS sont maîtrisés par l'Etat ou les États qu'elle est sensée servir.

Sans les ex colonies, la France étalera au monde entier, son vrai visage de pays pauvre et quelconque, à l'instar de l'ESPAGNE et du PORTUGAL qui, après avoir définitivement perdu leurs anciennes colonies, sont aujourd'hui contraints, pour leur survie, d'"expatrier " leurs ressortissants désormais obligés de faire le ménage et les travaux domestiques à travers l'Europe. La France ne doit pas échapper à ce destin, pour tout le mal qu'elle ne cesse de faire aux Africains.

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