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L'article 48 est indissociable de l'article 35 Pierre angulaire de la constitution Ivoirienne

News en temps réel - Isaac Pierre BANGORET (Écrivain) le Mercredi 11 Mars 2015 à 09:29 | Lu 3196 fois



Toute Constitution est semblable à un contrat social, à un pacte qui met, selon Rousseau, la loi au-dessus de l’homme. Les philosophes Thomas Hobbes, John Locke et Rousseau affirment que ce pacte (la Loi fondamentale) se doit de protéger la vie de tous les citoyens, de garantir leur liberté et leurs biens, d’assurer le bonheur de tous et non celui d’un groupe ethnique particulier. Le contrat social de Rousseau, en jetant les bases de la démocratie, « investit le peuple de sa propre souveraineté » .

Il peut, par conséquent, s’opposer aux abus de l’État quand sa vie, sa liberté et ses biens sont en péril. Le président Gbagbo a eu recours à l’article 48 de la Constitution ivoirienne parce que les Institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité du territoire ivoirien et l’exécution des engagements internationaux étaient menacées d’une manière grave et immédiate, à cause de la rébellion armée qui divisait le pays en deux zones.

Il lui fallait donc prendre des mesures exceptionnelles exigées par ces circonstances dans l’intérêt de tous les citoyens. Son acte ne violait pas la souveraineté du peuple puisqu’il ne faisait que servir la loi (l’article 48) ; l’expression de la volonté du peuple. Tel n’est pas le cas de Dramane Ouattara, inéligible, conformément à l’article 35 de notre Constitution, choisit de se servir de l’article 48 pour assouvir des ambitions personnelles . Son acte est contraire au principe fondamental de toute démocratie qui investit le peuple de sa propre souveraineté et non un tiers.

Aucune menace particulière ne pèse gravement sur la Côte d’Ivoire sauf celles que produit artificiellement Ouattara, en condamnant des prisonniers politiques, malgré la vacuité de leur dossier, en rasant les maisons des plus démunis sans prendre des mesures sociales adéquates, en s’accaparant ou en détruisant le patrimoine de ses adversaires politiques, espérant mater dans le sang tout soulèvement populaire, afin de décréter, avec l’aide de Mindaoudou Aïchatou, représentante de Ban Ki-moon un « état d’exception en Côte d’Ivoire, et rendre ainsi légitime son maintien au pouvoir.

L’article 35 stipule en effet que le président ivoirien élu pour 5 ans au suffrage universel, rééligible qu’une fois, doit être ivoirien d’origine, né de père et de mère eux-mêmes ivoiriens. Il doit n’avoir jamais renoncé à la nationalité ivoirienne. Il ne doit s’être jamais prévalu d’une autre nationalité […]. Ici se trouve la pierre d’achoppement qui fait trébucher Dramane Ouattara, puisqu’il s’est déjà prévalu de la nationalité voltaïque. Ceux qui se limitent à une interprétation littérale de l’article 35, à son sens parlant et signifiant, seront tentés de taxer les Ivoiriens de xénophobie. Les personnes de bonne volonté qui s’emploieront, au contraire, à accéder à l’esprit de cet article, à son sens cachant, découvriront sa justesse, la finesse d’esprit des juristes ivoiriens, la sagesse des hommes politiques qui l’ont rédigé.

Pourquoi les pères de la « nation ivoirienne » ont-ils choisi, en effet, de rédiger l’article 35 ? Inspirons nous de l’histoire de la métropole afin de mieux comprendre la nôtre. Lorsque le général De Gaulle participa à la rédaction de la Constitution française du 4 octobre 1958, il tint compte de nombreux éléments propres au peuple français, il s’agit, entre autres choses, de la « spécificité française […] du tempérament national […] de la propension gauloise aux divisions et aux querelles », des conséquences des deux guerres mondiales sur le devenir de la France.

Les pères de la « nation ivoirienne » tinrent eux-aussi compte de certaines réalités historiques, anthropologiques, philosophiques, culturelles, des frères africains regroupés au sein du RDA, au moment de la rédaction de notre Loi fondamentale. Houphouët, le « père de notre nation », qui avait une saine appréciation de la chose politique de son époque refusa, à dessein, d’emprunter la voie tracée par les pères de la Fédération du Mali, et préféra plutôt lutter pour l’égalité des droits de tous les citoyens au sein de l’Union française (Les citoyens français et africains devaient, pour lui, jouir des mêmes opportunités, des mêmes droits). Il était conscient du fait que la question relative à la souveraineté des pays africains n’était qu’un subterfuge de la France pour se donner bonne conscience à la face du monde.

Il suffit de songer à la guerre d’Algérie. Houphouët savait aussi que notre pays aurait été en minorité au sein de la Fédération du Mali, où éclatèrent justement des dissensions entre Soudanais et Sénégalais sur leurs conceptions politiques respectives et sur les nominations en particulier. Les Ivoiriens auraient été déjà, à cette époque, victimes du « rattrapage ethnique » au sein de ladite Fédération, doctrine politique prônée sans vergogne par Dramane Ouattara, qui confirme, aujourd’hui, la crainte des pères fondateurs de la « nation ivoirienne ».

Ce grand groupe ethnique rassemblé au sein de cette Fédération africaine faisait une confusion monstrueuse entre les frontières ethniques et celles administratives. Compte tenu de leur grand nombre, ils auraient pratiquement brigué progressivement tous les postes politiques. C’est ce à quoi il nous est donné d’assister en Côte d’Ivoire avec Dramane Ouattara : la CEI, la Cour constitutionnelle, le ministère de l’intérieur, la Cpi de Fatou Bensouda, la représentante de l’ONU Aïchatou Mindaoudou appartiennent pratiquement au grand groupe ethnique favorable à la création de la Fédération du Mali, « d’un empire mandingue ». Au-delà de ce problème culturel, identitaire, les crises internes à notre pays risquaient de prendre automatiquement une dimension régionale.

La crainte d’Houphouët et de ses pairs s’est avérée puisqu’une simple crise identitaire (celle de l’ivoirité) et un contentieux électoral ont vu sur le terrain politique et militaire ivoirien l’implication du président burkinabé Compaoré, de ses milices et de nombreuses forces étrangères. Dramane Ouattara s’étant prévalu de la nationalité voltaïque, la crise identitaire ivoirienne fut perçue par de nombreux burkinabé comme une menace qui pesait sur leur peuple. Imaginons un seul instant que le premier ministre français Emmanuel Valls, d’origine espagnole, fasse intervenir des forces armées espagnoles en France à cause de la montée vertigineuse du FN, un parti nationaliste, qui interdirait l’immigration massive des espagnols.

C’est l’absurdité politique que cautionne justement la France en Côte d’Ivoire, en aidant des forces étrangères africaines à annexer notre pays, à emprisonner et à assassiner les Ivoiriens. Houphouët, pris entre le marteau et l’enclume, choisit l’indépendance au sein de la Communauté franco-africaine, parce qu’il tenait à bénéficier, avant tout, de la protection de la France face à ce grand groupe ethnique prêt à conquérir les richesses ivoiriennes, à envahir nos institutions sans se soumettre à notre Loi fondamentale. Le président Laurent Gbagbo, pour avoir revendiqué la souveraineté de notre pays, le respect du droit de vote des citoyens ivoiriens est enfermé à la Haye et a vu notre pays envahi par les frères de Dramane Ouattara.

L’article 35 indissociable de l’article 48 a été écrit par nos pères qui se sont inspirés des aléas de notre propre histoire. Cet article vise, en définitive, un double objectif : préserver, avant tout, notre pays de tout conflit régional parce que le président, qui s’est prévalu d’une autre nationalité est capable de faire intervenir, à l’instar de Dramane Ouattara, les citoyens de sa nation dans nos crises internes. Protéger la vie ainsi que le patrimoine des Ivoiriens menacés par des peuples qui n’ont aucune notion des frontières administratives, de la Loi fondamentale dont s’est doté chacun de nos pays. Se servir de l’article 48 sans l’approbation du peuple revient à violer l’article 35, pierre angulaire de notre Constitution dans un environnement caractérisé par l’immaturité politique de certains leaders.

Compaoré, dans sa rage, n’invita pas la France à larguer des bombes sur son peuple parce que, lui-même, d’origine burkinabé. Le général Guéï, dans sa fougue, mit fin à sa folie meurtrière parce qu’il était ivoirien. Dramane Ouattara, dans son désir de vengeance, menaça d’exterminer tous ceux qui auraient constitué un bouclier humain autour de la résidence du président Gbagbo, et les bombes françaises massacrèrent de jeunes ivoiriens. A l’image de Soumangourou Kanté, il fait emprisonner le père (Laurent Gbagbo), la mère (Simone Gbagbo) et le fils (Michel Gbagbo), nourrissant le secret espoir de faire disparaître, avec l’aide de la CPI, toute la lignée de son adversaire politique.

Dans son discours à San Pedro, il promet « d’anéantir » les groupes armés qui pourraient être de jeunes ivoiriens mécontents de voir les milices étrangères à sa solde occuper injustement leurs terres. Le dialogue politique est un vain mot pour Ouattara, qui hait les Ivoiriens et nous fait douter de son attachement à la nationalité ivoirienne. L’article 48 est indissociable de l’article 35 puisque ces deux articles ne visent qu’à préserver la vie, la sécurité des Ivoiriens. C’est donc aux Ivoiriens souverains de dire par voie référendaire s’ils tiennent à confier leur sécurité à Dramane Ouattara, en soutenant sa candidature de manière exceptionnelle. Si Ouattara refuse de se conformer à la volonté du peuple, il opère un coup d’état constitutionnel.

Isaac Pierre BANGORET (Écrivain)

Isaac Pierre BANGORET (Écrivain)
Mercredi 11 Mars 2015
Vu (s) 3196 fois



1.Posté par JJMA le 12/08/2015 19:48 (depuis mobile) | Alerter
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Que c''''est pathétique et affligeant votre interprétation primaire et unilatérale de notre constitution vue par le bout de votre lorgnette qui n''''empêchera pas le chef de l''''état de se succéder à lui-même pour redresser notre pays suite à votre passage.

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