Priorité à la féminité donc. Une femme vraiment femme quoi. Le genre qui dégage une sensualité évidente… Dans l’allure, la démarche, la voix, le rire… Et puis, le sourire. Une femme qui fait la gueule pour un oui ou pour un non, parfois même pour que dalle, c’est pénible.
Pour moi, féminité doit aussi rimer avec une certaine impression de fragilité. Pour que le mâle puisse jouer son rôle de protecteur. Parce qu’une femme trop « solide » physiquement, moralement et intellectuellement, a vite fait de « castrer » son homme. Oui, oui, un peu macho tout ça, je le reconnais, mais on peut se permettre d’être honnête, une fois en passant.
Au niveau vestimentaire, même si on le lui demande pas de s’habiller comme une poupée Barbie, qu’elle évite de se fringuer tout le temps exactement comme moi, quand même. C’est-à-dire en jean et chemise ou t-shirt. Parce qu’à la longue, le risque, c’est qu’elle devienne carrément mon camarade. Robes, jupes, pagnes… ça suffira. (Enfin, ce n’est pas parce que tu es à la maison qu’il tu devrais toujours te balader avec un morceau de pagne négligemment attaché. Y a pas mieux comme tue-envie.)
Autre chose qui me fait carrément détaler ; l’excès de maquillage. Seigneur, quelle idée de se plâtrer le visage avec des tonnes de fond de teint ? Et de se transformer en tableau de Picasso (style cubisme, s’il vous plait). Même si maquiller est synonyme de grimer ou déguiser, ce n’est pas une raison pour effrayer les pauvres gens… Hé ! Un bon maquillage, c’est celui qu’on ne sent pas vraiment. Il doit être subtil. Trop agressif, il… repousse.
Il faut que mademoiselle ou madame ait aussi un peu de… conversation. On ne va pas passer tout notre temps à commenter des télénovelas, non ? Je ne lui demande pas de maitriser les subtilités de la politique internationale ni d’avoir lu les livres que tout le monde ou presque prétend avoir lus… Non ! Mais on ne va pas s’abêtir à commenter les aventures mélo-merdiques d’Edu, Angel, Maya, Sylvia et autre Préta des feuilletons brésiliens…
La séduction est un art. Elle s’apprend. Même si on raconte que toutes les femmes la portent dans leurs gênes. Au pays de la Téranga, c’est toute une éducation amoureuse qui est donnée aux filles. Et très tôt. Et elles savent s’y prendre avec leur homme. Du moins, celles qui veulent bien. Dans tous les cas, elles ont les armes et la technique qu’il faut. Elles vous accueillent avec le sourire, vous aident à vous déchausser, vous plongent les pieds dans une eau tiède qui vous débarrasse de vos fatigues et stress de la journée… Oui, j’entends d’ici certaines dire : « Hé mais, je ne suis pas ton esclave moi ! » Mais la vie est un choix… Sans rire !
J’adore, je l’avoue, ces petits pagnes appelés « béthios » qu’elles mettent, dans l’intimité. Surtout ornés de ces dessins si… suggestifs et de ces messages on ne peut plus clairs, du genre : « Viens te servir chéri ! » ou « Je n’attends que toi », pour ne pas dire plus… Ces bine-bines (ceintures de perles) qui brillent dans le noir. Et comme des panneaux routiers indiquent la bonne direction. Que dire de ces némali, encens qui vous étourdissent de désir ? Et j’en passe. Même cette démarche dansante qui vous donne un coup de point au bas-ventre au moment où vous vous y attendez le moins.
Bref, les techniques ne manquent pas. Même pas besoin de « pommade botio » (censé grossir le postérieur) ou de produits éclaircissants qui les transforment en vraie femmes… de couleurS.
Euh, c’était quoi la question déjà ? Qu’est-ce qui me séduit chez une femme ? Eh bien, la mienne. Mais ça, j’ai l’impression de l’avoir déjà dit.
Oumar Ndao


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